Barack Obama annonce qu’il va quitter sa femme pour Jean Sarkozy

C’est sans doute le buzz du moment; le fils Nicolas Sarkozy au poste de Président de l’EPAD (Etablissement Public d’Aménagement de la Défense) provoque de sérieux remous sur le Net. Si certains réagissent à l’événement au 1er degré, il faut reconnaître que l’humour sans limite des internautes est encore une fois mis à l’honneur.

Tout semble être parti d’un tweet (petit message rédigé dans twitter) de Florent Latrive, journaliste à Libération et très suivi sur la plate forme de micro-blogging : plus de 1 000 followers (nom donné à ceux qui suivent l’actualité -les tweets- d’une personnes sur Twitter). Un simple aphorisme (« Jean Sarkozy va remplacer Didier Lombard à la tête d’Orange stressée ») qui sera suivi de quelques autres (« Jean Sarkozy candidat à l’académie française », « Jean Sarkozy rachète @rue89 », « Jean Sarkozy reprend le rôle de De Funès dans un remake de la Grande Vadrouille »… et c’est parti ! Sur Twitter comme dans la blogosphère, tout va très vite et ce qui était une simple blague sans prétention est devenu ce qu’on appelle un mème (meme en anglais). Sur le Net, un mème c’est un concept, une habitude, une information, un phénomène, une attitude, etc, répliqué et transmis par l’imitation du comportement d’un individu par d’autres individus (wikipedia).

Tout le monde s’y est mis, donnant naissance à une flopée d’aphorismes qui rappelle sans conteste les blagues sur Chuck Norris. L’acteur, à cause de rôles très virils et pour le moins manichéens,  a en effet donné naissance à un site américain répertoriant toutes les petites phrases qui cherchent en peu de mots à caractériser l’aspect brutal et supérieur du karatéka barbu… Un site vraiment hilarant qui a été traduit en français. Foncez le voir, c’est très drôle !

Pour revenir à Jean Sarkozy, le phénomène a même donné naissance à un site www.jeansarkozypartout.com qui reprend d’ailleurs le style très commenté du site Désirs d’avenir de Ségolène Royale. Le site reprend tous les tweets du moment en temps réel mais permet aussi de découvrir les meilleurs. Sur Facebook, des groupes se sont créés; là aussi 1er et second degré se cotoient. Une fausse offre d’emploipour la Présidence de l’EPAD a même été publiée le week-end dernier sur le site de l’établissement public (retirée depuis).

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Carla Bruni-Sarkozy lance son site web

Ca y est, il fonctionne… Submergé hier dès son lancement, le site de la 1ère dame de France fonctionne correctement ce matin. 1er constat : Ce site est dédié aux activités humanitaires et spécifiques à la femme du Président. Rien à voir donc avec le site de Carla Bruni consacré lui aux activités de la chanteuse. Carlabrunisarkozy.org propose à la fois l’actualité de la 1ère dame de France (Fondation carla Bruni-Sarkozy, Fond mondial de lutte contre le sida, agenda de la 1ère dame,…), une part d’informations culturelles (culture en prison, concert du Mandela Day,…) et un abécédaire personnel non dénué d’humour : voir « Bling-bling » à B, « Mon Mari » à M…

2ème constat; sur la forme, le site propose une ambiance assez douce et féminine. S’il n’est en rien innovant, il correspond assez bien à l’idée qu’on se fait d’un site personnel un peu travaillé… La comparaison avec le ratage « technico-esthético-financier » du « site » de Ségolène Royal « Désirsdavenir.fr » est inévitable même si le site de carla Bruni, encore une fois assez réussi, se contente d’être un espace d’information ne proposant aucune fonction participative : commentaires, suggestions, participation à la création des contenus, partage d’infos…

La Présidence prépare par ailleurs un nouveau développement de ses outils dédiés à la communication et à l’information : Un site web 2.0 (participatif donc) devrait bientôt être proposé tandis que le sommet de Copenhague sur le climat doit être l’occasion de la mise en place de la page Twitter du Président Sarkozy. Cette page permettra de suivre au plus près les négociations tout au long du sommet.

D’autres infos dans l’article de Zdnet.fr (1 min de lecture)

Loi internet et création : c’est pour mars

BILLET D’HUMEUR…

Nicolas Sarkozy vient de le confirmer. En mars sera votée la loi Internet et Création, censée lutter contre le téléchargement illégal de biens culturels.  « Le piratage détruit massivement la musique et le cinéma (…) je ne laisserai pas piller les droits d’auteurs, parce que derrière les droits d’auteurs, derrière la protection de ces droits, il y a tout le processus de la création «  (…) a déclaré le Président.

Mon Dieu, je suis las d’entendre de tels propos. La loi sera votée. Soit. Elle défendra parfaitement les intérets des majors qui, on le voit bien, ont quasiment dicté le texte. Les Maisons de disques, incapables d’imaginer que le monopole de la production et de l’édition puisse leur échapper, ne tolèrent pas que les droits d’auteurs aillent un peu plus… aux auteurs. Elles ne tolèrent pas non plus que les usages de leur vaches à lait, j’ai nommé les consommateurs, se modifient à la faveur du talent qui n’attend plus nécessairement une Major pour se révéler.

Les Maisons de disques et les Majors du cinéma déclarent que le téléchargement des fichiers musicaux et vidéos représentent des milliards de manque à gagner pour les industries culturelles. Elles assènent régulièrement aux internautes et consommateurs les milliards d’euros que les pirates volent en téléchargeant gratuitement sur le Net. Les chiffres annoncés par l’industrie sont d’une opacité et d’une malhonnêteté exemplaires. Elle mélange tout, histoire de culpabiliser l’opinion publique : ceux qui téléchargent pour ne pas payer, ceux qui téléchargent pour essayer avant d’acheter, ceux qui téléchargent parce que c’est le seul moyen de profiter d’un bien culturel absents du monde physique, ceux qui téléchargent parce qu’ils n’ont pas accès aux biens légaux,… Tous ces téléchargements sont loin de représenter un manque à gagner. En effet, comment peut-on honnêtement mettre dans le même panier :

Un parisien qui télécharge Harry Potter, alors en salle, pour ensuite acheter le DVD. Un parisien qui télécharge Harry Potter parce qu’il n’a pas 10€ à mettre dans une séance ciné ou 20€ dans un DVD. Un coréen qui télécharge Harry Potter parce que c’est la seule manière qu’il aura d’accéder au film, etc, etc. Dans tous ces exemples, il n’y a aucun manque à gagner pour les Majors ou si peu… Sans compter que les ados, réputés pour être de gros « téléchargeurs », sont aussi de gros consommateurs, plusieurs études l’ont prouvé aux Etats-Unis, au Canada et en Europe !  Les Maisons de disques n’auraient-elles pas été dépassées par des changements d’usages qu’elles auraient plus ou moins volontairement ignorés ? Les générations actuelles ont une culture sensiblement différente de celle de leurs parents : les internautes essaient avant d’acheter. Et c’est vrai pour un logiciel comme pour la musique ou le cinéma ! l’industrie du logiciel l’a bien compris, et depuis longtemps tous les éditeurs proposent gratuitement une version « Lite » ou bien « à l’essai » de leurs produits. Les millenials (ceux qui sont nés avec internet) sont des zappeurs, à la recherche du plus grand nombre d’émotions et d’expériences… et les maisons de disques tentent de les entraîner dans l’écoute d’albums sans fin où 9 morceaux sur 12 sont de pâles resucées des 3 tubes en puissance du CD. Les plus jeunes sont capables de dépenser beaucoup pour leurs idoles (albums en série limitée, concerts, t-shirts, sonneries de téléphone,…) mais n’acceptent pas de payer 9 chansons sans intéret pour pouvoir profiter des 3 morceaux qu’ils recherchent. D’où une montée en puissance des ventes de morceaux uniques au détriment d’albums décevants dans leur globalité. Ils n’acceptent pas non plus de payer 20€ un album de Madonna vieux de 20 ans… 

« je n’ai pas été élu pour laisser voler au supermarché « . A qu’elle est belle et provocante la phrase de Sarko ! J’adore les jugement à l’emporte-pièce… Le vol en supermarché. Parlons-en. Un homme rentre chez Carrefour, il vole une chemise parce qu’il n’a pas les moyens de la payer. Résultat : perte sèche pour Carrefour. C’est ce qu’on appelle la démarque inconnue (qui englobe aussi la destruction de marchandise mais je ne suis pas marketeur). Cette démarque inconnue est un facteur assez précisément évalué par la Grande distribution. En 2004, en Europe, son taux représentait 1,34% du chiffre d’affaire toutes enseignes confondues (source Checkpoint Systems). La même année, des chercheurs américains ont évalué le taux de démarque inconnue pour l’industrie musicale à… 1% démontrant du même coup que les échanges de fichiers musicaux sur les réseaux Peer to Peer (P2P) sont d’une part inférieurs à ceux de la grande distribution et n’ont d’autre part qu’un effet limité sur les ventes de musique dans le monde. Selon eux, et c’est là la différence avec le supermarché de M. Sarkozy, la grande majorité des internautes qui téléchargent « (…) sont principalement des individus qui n’auraient pas acheté l’album, même si les systèmes d’échange n’existaient pas ». Si à cela on ajoute l’internaute qui télécharge en guise de pré-écoute avant achat (voir plus haut), on est loin, très loin du voleur de supermarché et des conséquences de son acte sur le chiffre d’affaire du magasin. C’est tout simplement incomparable… mais tout mélanger c’est facile et ça permet de gonfler significativement les chiffres… car pour les industries musicale et cinématographique, chaque téléchargement illicite est un vol. Nicolas Sarkozy ne fait que reprendre le discours erroné et ultra-orienté des majors de la musique et du cinéma dont l’obsession est de protéger leur rôle d’intermédiaire : mesdames et messieurs les internautes, chers clientes, chers clients, vous êtes des voleurs et des pirates ! Mesdames et messieurs, le peer to peer est illégal. Faux, 3 fois faux ! Comment les majors ont-elles pu imaginer pouvoir être aussi provocantes et agressives sans que cela n’ait de conséquences sur leurs relations avec le consommateur et les artistes. Comment les Majors ont-elles pu imaginer qu’elles pourraient se réserver le monopole de la distribution de biens culturels sur le Net et imposer au monde dématérialisé toute l’arrogance de leur modèle économique ? Et voilà Nicolas Sarkozy qui en remet une couche !

Par contre, les majors ne s’expriment rarement jamais à propos des marges réalisées sur les ventes légales de fichiers numériques (album, single, sonneries de téléphone,…) ! Certes, en chiffre d’affaire, la baisse des ventes de CD n’est pas compensée par l’augmentation des ventes dématérialisées mais quid des marges ? dans la vente numérique : pas de boîtier, pas de pressage, pas de galette sérigraphiée, pas d’acheminement vers le distributeur, pas de réédition, pas d’impression de livret, pas d’emballage,… pas d’exportation de volumes de CD, pas de problème de distribution à l’étranger (Daft Punk n’a pas besoin d’être physiquement présent chez Wall Mart pour être vendu aux Etats-Unis), etc. Sur internet, les leviers promotionnels, gratuits pour la plupart, sont d’une puissance extraordinaire : les blogs, forums, réseaux sociaux, sites spécialisés, plateformes de téléchargement légales, etc, sont des relais puissants qui peuvent faire vendre des morceaux par milliers sur toute la planète en quelques clics ! Ce phénomène démultiplicateur sera d’autant plus efficace si les Majors acceptent de partager les revenus avec ces nouveaux intermédiaires : C’est peut-être ce qui est en train d’arriver avec des services comme Zaploop.com qui permet aux internautes de proposer sur leur blog, leur site ou leur profil (MySpace,…) une playlist d’artistes dont ils sont fans  et d’en proposer l’achat. Sur chaque vente, l’internaute touche une commission de 25% ! Une révolution dans l’état d’esprit des Majors !

Ayons une vision positive des combats d’arrière-garde (DRM, monopole de la production, marges indécentes,…) de l’industrie culturelle. Elle est à la recherche d’un nouveau modèle économique. Mais tout comme Tarzan ne peut pas lâcher une liane avant d’en avoir une nouvelle en main, les Majors s’accrochent à leur modèle ancestral reposant sur l’ultra-rémunérateur et confortable copyright avant de saisir celui qui révolutionnera leur business model. 

Sarkozy piégé ou Sarkozy révélé ?

 

 

La vidéo a été vue plus d’1 million de fois en 24 heures ! En pleine polémique sur le financement de la télévision publique, Nicolas Sarkozy se lâche en off sur un plateau de France 3 qui ne l’accueille pas comme une bonne éducation l’exigerait.

Quant à ses commentaires sur la mise au placard d’un journaliste, je vous laisse juge…

C’est le site Rue89.com qui a publié la séquence. france 3 a d’ailleurs officiellement demandé le retrait de l’extrait et a sommé le site de nommer ses sources !! Un comble de la part d’une chaîne dont les journalistes protègent naturellement les leurs. il semble cependant qu’à 21h00 Rue89 ait appris que Paul Nahon avait demandé à son service juridique de retirer cette dernière demande.

Plus d’infos sur Rue89.com (2 min de lecture)

Financement de l’audiovisuel public : Sarkozy va plus loin que Copé

C’est hier que Nicolas Sarkozy a reçu le Rapport de la Commission Copé sur la réforme de la télévision publique. Et c’est le jour même que le Président de la République a présenté sa propre vision du dossier, allant plus loin que les préconisations de la Commission.

– La publicité disparaîtra des écrans de France Télévision après 20h00 dès janvier 2009. En décembre 2011, c’est l’ensemble de la grille qui sera débarrassée de messsages publicitaires. La Commission Copé proposait respectivement septembre 2009 et début 2012. Nicolas Sarkozy faisant remarquer que “si on attend septembre 2009, c’est encore un an où le téléspectateur aura entendu dire qu’il allait se passer des choses et que ça allait changer et où il ne se passera rien”.

– Pour compenser les pertes publicitaires, les opérateurs telecom et les fournisseurs d’accès à internet (FAI) devront renoncer à 0,9% de leur Chiffre d’Affaire. La Commission Copé préconisait elle, 0,5%. “Cette taxe qui va au delà des recommandations de la commission Copé est à la fois contre-productive et illégale” s’est empressée de déclarer la fédération Française des télécoms.

Toujours dans cet esprit de compensation, 3% des recettes publicitaires des chaînes privées viendront compléter le financement de l’audiovisuel public.

La proposition la plus surprenante du Président de la République reste le changement du mode de nomination du Président de France Télévision. Actuellement nommé par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), il sera désormais choisi “par l’Exécutif après avis conforme du Conseil supérieur de l’audiovisuel, et sous réserve qu’une majorité qualifiée de parlementaires n’y fasse pas obstacle”. La Commission Copé préconisait une nomination par le Conseil d’Administration de France Télévision.

C’est un projet de loi proposé par le Ministère de la Culture et probablement débattu au Parlement à l’automne prochain, qui doit concrétiser la réforme.

Plus d’infos sur Challenges.fr (2 min de lecture) et sur tempsreels.nouvelobs.com (2 min de lecture)

 

De la finesse de Sarkozy

Nicolas Sarkozy s’est à nouveau distingué à travers une déclaration sans nuance à propos de la crise de la presse en France. Selon l’analyse du Président de la République, “Le problème d’Internet est considérable parce que comment voulez-vous que les gens achètent leur journal en kiosque s’il est gratuit sur Internet”. Remettre en cause la presse du Net de façon aussi globale est un peu fort dans la mesure où chaque journal , qu’il soit quotidien, hebdomadaire ou mensuel, possède son propre site qui lui rapporte de forts gains publicitaires. Ces gains font désormais partie des sources de revenus d’un titre pourtant en vente en kiosque. D’autre part, le succès phénoménal de la presse gratuite (20 minutes, Métro, Direct Soir,…) n’est sans doute pas pour rien dans le déclin des ventes de la presse payante.

Plus d’infos à la Source (1 min de lecture)

La chanson du dimanche

Commençons (tardivement) ce lundi en chanson avec  le dernier extrait du duo qui exerce ses talents sur lachansondudimanche.com.

Le voyage de notre Président à Londres l’a inspiré et c’est un plaisir…

J’imagine que Nicolas Princens est déjà au courant…

Si vous voulez le clip accompagné des paroles, visionnez la vidéo ici 

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