Une école active la webcam de ses étudiants à distance

La semaine dernière, le site Boing boing rapportait une histoire assez effrayante : Un lycéen de Lower Merion en Pennsylvanie (USA) s’est retrouvé dans le bureau du proviseur et s’est vu reprocher d’avoir eu un comportement inapproprié devant son ordinateur. Des captures photos réalisées depuis la webcam du PC confirmaient les dires du proviseur ! Explications données à l’étudiant : L’ordinateur, prêté par l’établissement scolaire, est équipé d’un programme permettant la mise en route de la webcam à distance !

Pourquoi un tel système de surveillance ? La Lower Merion School prête un MacBook a chacun de ses élèves (une initiative à encourager d’ailleurs) et comme le déclare le super-intendant de l’établissement « le système permet de localiser un ordinateur perdu, volé ou manquant ». La webcam, alors commandée par le service informatique, permet de prendre une photo de la personne utilisant un appareil volé ou perdu. On peut comprendre la stratégie dans la mesure où les MacBook restent la propriété du lycée.

Mais l’utilisation d’une photo prise par un tel système dans un tout autre contexte (apporter la preuve d ‘un comportement inapproprié) prouve que la vidéosurveillance peut être source de graves abus. En l’occurence, l’élève incriminé et sa famille ont été photographiés à leur insu. D’autres lycéens auraient eux aussi pu être espionnés abusivement.

L’affaire est en tout cas entre les mains de la Justice qui a d’ores et déjà ordonné au lycée de couper le système et de ne pas détruire les éléments qui auraient déjà été recueillis de la même manière… Ce que les médias américains nomment le Webcampgate devrait donner lieu à un croustillant procès qui colle pas mal à l’actualité.

En France, si aucune histoire de ce genre n’est à déplorer (il faudrait déjà que les lycées prêtent une machine à chacun leurs élèves…), il faut reconnaître que les établissements sont sensibles à ce que leurs élèvent disent et montrent sur le Net. Quant au vol de matériel informatique, il est légion dans nos contrées. La surveillance à distance (via webcam ou tout autre système automatique déclenchable à distance : capture d’écran, localisation,…) pourrait être une solution intéressante. Mais voilà, d’abord, ce genre d’investigation n’est pas du ressort d’une école, surtout si les personnes surveillées ne sont pas prévenues; et même bien encadrée par les autorité compétentes, les abus et les dérives son quasiment inévitables.

Le problème n’est pas du tout nouveau et le déploiement d’internet n’est pour rien dans le phénomène. Je ne rappellerai pas ici les abus nés des écoutes téléphoniques en France entre 1983 et 1986 et ce, malgré un « contrôle » hiérarchique et légitime ! Je rappellerai en revanche qu’aujourd’hui, au nom de la sécurité intérieure et au coeur des débats de la loi LOPPSI, certains responsables politiques n’ont pas hésité à déclarer que la vidéo-surveillance video-protection ne gène pas ceux qui n’ont rien à se reprocher… Ce genre de déclaration peut passer quand on refait le monde au coin d’un bar; en revanche quand on se demande dans quelle société on veut vivre, l’argument est un peu court… La preuve…

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Déposer un chèque depuis n’importe où… avec un iPhone

Le dépôt de chèque est une activité qui n’a pas beaucoup évolué depuis des décennies… Soit vous marchez jusqu’à votre agence (qui doit être ouverte) et déposez votre argent sur un compte, soit vous n’avez pas accès à votre agence et êtes obligé de mettre les pieds dans une succursale lambda de votre réseau; et là… c’est le drame. Pièce d’identité, support de compte, signature, preuve papier à remporter… bref, l’opération vous offre un bond en 1978 alors que le domaine financier est tout de même l’un des secteurs économiques les plus informatisés du monde…

Tout ça est sur le point de disparaître car il va bientôt être possible de déposer des chèques simplement grâce à son iPhone… aux Etats-Unis pour l’instant. Là-bas, l’opération est déjà possible depuis plusieurs mois, en tous cas pour les membres de la USAA (Banque et Assurance). Le mouvement est lancé : Bank of America, Citybank et Chase sont sur le point de lancer ce service. Si ces annonces se font autour de l’iPhone, c’est avant tout pour des raisons marketing (innover sur l’iPhone, c’est la garantie d’un buzz gratuit et planétaire sur le Net et dans les médias plus traditionnels) car les autres environnement mobiles (Blackberry, Androïd, Nokia,…) devraient pouvoir profiter des même services peu après.

Concrètement : Vous avez un chèque à déposer. Vous le photographiez recto verso (signature au dos) et envoyez le tout à la banque. Celle-ci procède aux vérifications qui s’imposent, enregistre le tout et vous renvoie une confirmation. Vous n’avez plus qu’à détruire ou classer le chèque.

Il est assez clair que que le monde bancaire a encore quelques pas à faire vers les nouveaux usages car s’il est possible de façon simple de consulter ses comptes ou de réaliser certaines opérations depuis un PC de bureau avec une simple connexion internet, l’avenir est à l’internet mobile et les smartphones devront permettre les même opérations et bien d’autres avec une ergonomie repensée pour un usage en toute mobilité : écran de petite taille, fonctions tactiles, GPS, Réalité augmentée,…

D’autres infos à la Source (2 min de lecture)

Google offre 2 millions $ à Wikipedia

Ce don est en réalité versé à la Fondation Wikimedia qui chapeaute un certain nombre de projets comme Wiktionary, Wikibooks, Wikinews et Wikipedia entre autres. Fondé par Jimmy Wales, Wikipedia, projet encyclopédique gratuit, créé et enrichi chaque instant par les utilisateurs, connaît un succès fulgurant. J’en parlais il y a quelques jours : Wikipedia comptera bientôt 1 millions d’articles en langue française.

Les contenus sont gratuits mais le fonctionnement de Wikipedia a un coût; si les auteurs sont bénévoles par définition, le succès planétaire de l’encyclopédie rend le projet gourmand en bande passante, en serveurs (stockage) et en maintenance. Wikimedia a d’ailleurs fini l’année comme d’habitude avec un appel aux dons qui lui a rapporté 8 millions de dollars (240 000 donateurs). En voici donc 2 de plus qui doivent servir aussi à l’amélioration de son ergonomie et de son accessibilité.

Si Google et Wikimedia ont déjà collaboré, notamment sur des tests de  traduction automatique d’articles, c’est la première fois que Google se montre aussi généreux avec le projet encyclopédique. Mais Sergei Brin (co-fondateur de Google) est clair : « Wikipedia est un des plus grands triomphes d’internet (…) »

Si la directrice générale de la fondation déclare que Google et Wikipedia sont des partenaires naturels, certains rappelleront tout de même que le moteur de recherche développe lui-même un projet encyclopédique du nom de Knol. Ce dernier se dit différent dans le sens où les articles ne sont pas anonymes (responsabilisation et mise en lumière des signataires) et que la publicité (grande spécialité de Google) doit venir rémunérer les auteurs et… Google. Plusieurs autres différences de fond opposent les 2 encyclopédies mais dans les deux cas, les contenus sont générés par les internautes. 2 avis s’opposent donc : ceux qui pensent que Knol et Wikipedia sont concurrents et les autres qui pensent que les deux projets sont complémentaires.

En terme de taille, il n’y a pas photo. En juillet 2009, au bout d’un an d’existence, le knol francophone comptait 5 000 articles (selon Knol); près d’1 millions sont référencés sur Wikipedia (122 000 knols au total contre 15 millions sur Wikipedia) mais Knol est jeune. Il a été mis en ligne en juillet 2008 alors que Wikipedia vient de fêter ses 9 ans ! Cependant, et malgré sa jeunesse, certains parlent d’un certaine stagnation de Knol. Sa fréquentation pourrait être faible (175 000 visites en juillet 2009 selon Elektor.fr) et les critiques sont parfois singlantes : lire l’article de Slate.com (anglais) qui relève des fautes d’orthographe, un auteur qui se dit expert en tout, des copies conformes d’articles de Wikipedia, de l’auto-promotion, des articles abandonnés par leur auteur, du plagiat, etc.

Reconnaissons tout de même que Wikipedia, également très critiquée, a mis plusieurs années à se stabiliser.

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Une vidéo YouTube récompensée par un prix de journalisme

C’est une question récurrente sur le Net : internautes, blogueurs, membres de réseaux sociaux, simples citoyens, vidéastes ou étudiants de tous horizons s’expriment sur la Toile et créent de l’information en permanence. L’émergence d’un « nouveau journalisme », différent de celui que pratiquent les journalistes professionnels et les médias traditionnels, s’impose, poussée par le sens de l’Histoire.

Si le livre et le journal d’information ont permis à tous de SAVOIR, internet permet à tous de DIRE; Les outils d’expression (blogs, réseaux sociaux, caméras, mobiles, APN,…) se démocratisant, les barrières financières et techniques tombant de plus en plus bas, les citoyens rapportent naturellement les événements qui les touchent au plus près, publiant sur internet des tranches de vie parfois dignes de scoop internationaux. Souvenez-vous l’évacuation de l’avion crashé sur l’Hudson River (photo d’illustration de ce billet). Photographiée par un citoyen équipé d’un simple mobile, les images ont fait le tour du monde. On pourrait aussi parler des manifestations tibétaines filmées par des témoins équipés d’un portable, et du récent soulèvement iranien, lui aussi abondamment filmé et commenté grâce aux réseaux mobiles et internet; et ce, malgré les efforts du gouvernement pour étouffer l’événement.

Si l’expression « nouveau journalisme » peut surprendre, voire choquer certains intervenants de la presse traditionnelle, 2 épisodes viennent renforcer mes convictions :

1. Pendant les manifestations contre le pouvoir iranien en juin 2009, la vidéo d’une iranienne agonisant après avoir été frappée d’une balle, a fait grand bruit. Postée par un inconnu sur YouTube, la vidéo a été reprise par tous les journaux, prenant du même coup une réelle valeur journalistique. En même temps, l' »épisode » est devenu une « image icône de la résistance iranienne ». Cette vidéo-choc de la mort de Neda Agha-Soltan vient d’être récompensée par le prix George Polk 2009. Un prix décernée par l’Université Long Island dans l’Etat de New York. « Cette récompense met en évidence le fait que, dans le monde d’aujourd’hui, un spectateur courageux équipé d’un téléphone avec une caméra peut utiliser les sites de partage de vidéos et les réseaux sociaux pour diffuser de l’information » a déclaré John Darnton, le président du Jury. 2 autres auteurs travaillant pour le New Yok Times (NYT) et le New Yorker ont par ailleurs été récompensés.

Voici la vidéo. Attention, âmes sensibles passez votre chemin.

2. Le journal gratuit Metro a lancé une grande opération de coopération avec les internautes. Ceux-là peuvent proposer des contenus « journalistiques » qui seront diffusés dans un espace dédié nommé metroreporter. Le principe rappelle iReporter mis en place par CNN aux Etats-Unis ou  Citizen News lancé par youTube ou encore Les Observateurs initiés par France 24. Cerise sur le gateau, chez Metro, les meilleurs contenus seront sélectionnés pour être publiés dans le journal papier. Les contributions ainsi publiées seront naturellement rémunérées.

Une opération intéressante qui fait de l’internaute, du blogueur ou du témoin, un collaborateur du journal. Internet n’est plus concurrent de la presse (je sais certains diront que Metro, c’est « l’arrière train » de la presse) mais un complément valorisé et valorisant. J’ai fait un tour sur le site et je remarque rapidement que la plupart des infos proposées sont assez locales : « retour du froid à Nantes », Fontaine gelée à Lyon », « Une fuite d’eau gigantesque à Saint-Denis », « Défilé du Nouvel An chinois à Paris »,… Les infos sont courtes et se résument le plus souvent à des photos ou des vidéos agrémentées de quelques lignes de commentaires. Ce que je retiens, c’est leur caractère local. Car c’est à mon avis un énorme potentiel pour la presse nationale professionnelle. Coupler des dizaines de milliers de correspondants locaux à la force éditoriale d’un journal et à la géocalisation magique d’un iPad par exemple, et vous obtenez un journal ultra-personnalisé mis à jour en temps réel qui réunira information internationale, nationale et locale. Chaque lecteur pouvant personnaliser la l’espace de chacune au sein de SON journal.

Je pense donc que l’arrivée des citoyens-reporters au sein des rédactions traditionnelle est une formidable opportunité pour la presse. A elle de tirer la quintessence d’un nouveau genre de journalisme.

Source pour Metro

Source pour la vidéo

70 propositions pour une école numérique

Nos enfants auront-ils un jour ce fameux cartable numérique qui les affranchirait de leur sac scandaleusement lourd ? Nos enfants profiteront-ils un jour de tout ce que les avancées technologiques autorisent dans les cercles les plus innovants : tableaux tactiles, visio-conférence, e-learning, podcast,… ? La réponse est oui. La question qui reste en suspens, c’est « Quand ? ».

Certes, les écoles les plus riches équipées (ou encore les 5000 « écoles numériques rurales ») sont dotées de ce genre de technologies : TBI (Tableau Blanc Interactif), PC, vidéoprojecteur, connexion internet haut débit, Wifi, etc. Mais les pouvoirs publics semblent vouloir passer à la vitesse supérieure : 100% des établissement scolaires devraient être connectés d’ici 2012 (75% aujourd’hui).

70 mesures et 12 priorités ont été réunies dans un rapport remis au 1er ministre François Fillon par Jean-Michel Fourgous, député-maire UMP d’Elancourt (Yvelines). Des 328 pages du rapport, on retient donc que l’Etat souhaite connecter et équiper les écoles au numérique, créer de nouveaux contenus pédagogiques (manuels numérisés, dictionnaires, cours interactifs, cours à distance, serious games, podcast…) et nouveaux espaces d’échange (carnet de notes, cahier de texte ou de liason, aide aux devoirs,…), développer les espaces de travail numériques (TBI, PC, baladeur MP3…) mais aussi encadrer, encourager, former, éduquer les établissements, le corps enseignants, les parents et les élèves à la société numérique.

Vaste programme qui demandera de grosses ressources financières et humaines pour l’équipement, la formation, la maintenance et la création de contenus. 1 milliard d’euros au moins d’ici 2012… Le rapport prévoit aussi 50 000 emplois créés pour l’occasion (formateurs, encadrants,…). Car équiper sans former est simplement vain. Et M. Fourgous précise : « Jusque-là, 80 % des crédits étaient consacrés aux équipements, 20 % à la formation, nous proposons d’arriver à 50-50 ». Un projet global ambitieux qui serait financé par une partie du grand emprunt et les collectivités territoriales. Autres leviers financiers : une TVA à 5,5% pour « le numérique pédagogique ». Pour l’équipement personnel des lycéens , un prêt à taux zéro est envisagé par le rapport. Des partenariats Public/Privé sont également préconisés.

Le plan découlant de ces 70 mesures et 12 priorités devrait être annoncé par Luc Chatel (ministre de l’éducation) d’ici avril.

Une idée de ce qu’il se fait déjà ? Regardez, ça fait rêver

Dans un monde de plus en plus numérique, les enjeux sont clairs : fournir à la jeune génération un enseignement en adéquation avec un monde du travail en pleine mutation. Enjeux sous-jacent : Eviter qu’une fracture numérique vienne s’ajouter à une fracture sociale déjà difficile à combler. Ces enjeux ne sont « assumables » qu’à travers un fort investissement dans les technologies de l’information et de la communication pour l’éducation (TICE).

Voici quelques articles sur le sujet :

Un député veut connecter toutes les écoles d’ici 2012 (01net)

Numérique à l’école : 70 propositions pour « rattraper le retard » (Zdnet)

Les 12 priorités de la cyber-éducation (LeMonde.fr)

Quelques expériences de l’école numérique :

Dans mon école, obtenir un ordinateur et un vidéoprojecteur relève du parcours du combattant (LeMonde.fr)

L’Ile de France met ses lycées en ligne (LesEchos.fr)

Axe dans votre mobile

Le mobile, véritable extension personnelle de tout ado qui se respecte peut désormais aider les plus timides à faire le premier pas…

Dans le cadre d’une campagne virale originale, la marque de déodorant Axe (Lynx en anglais) propose aux détenteurs (timides) de mobile de doter leur appareil de plusieurs « attrape-filles » plutôt amusants. Suivent donc 3 démos d’applications à télécharger gratuitement et à utiliser sans modération.

Démonstration en 3 vidéos :

1. Demandez à une fille (celle qui vous plaît le plus évidemment) de vous prendre en photo avec votre téléphone. Elle s’execute et le cliché qui  apparaît doit la… convaincre. Regardez.

2. Les filles adorent les QCM censés leur dire qui elles sont (d’où je sors cette info moi ?…) alors tendez-lui votre mobile et proposez-lui de découvrir quel est son type d’homme. Pas de panique, Axe est avec vous et le résultat va peut-être lui soutirer un sourire susceptible de… briser la glace.

3. La 3ème application est peut-être la moins évidente à mettre en oeuvre. Le jeu de la bouteille (une bouteille tournante désigne la fille qui doit vous embrasser) implémenté dans votre mobile est complètement… truqué.

Moi, je dis bravo à Axe qui se risque à sortir des sentiers battus trop fréquentés par les marques de déodorants et autres parfums : Je suis beau, tu es belle, je sui super musclé, tu es ultra-sexy, j’ai une vie trépidante et je ne transpire pas, tu t’habilles en noir comme personne et y’a même pas de marque sous tes bras…

D’autres applications à télécharger sont à découvrir sur le site dédié.

D’autres infos à la Source (1 min de lecture)

Mobiles : 4,6 milliards d’abonnements…

La planète compte 4,6 milliards d’abonnés mobiles ! Selon l’Agence des télécommunications de l’ONU (UIT), la demande est toujours aussi forte sur le marché des télécommunications et ce malgré la crise. L’UIT estime même que la barre des 5 milliards devrait être franchie cette année.

Alors que dans les pays riches les combinés adoptent les fonctions informatiques les plus perfectionnées (navigation sur le Web, mail, traitement de documents, photos, vidéo, réseaux sociaux, agenda, jeux, …), dans les pays en voie de développement, le portable améliore les services bancaires et de santé (message de rappel aux patients, rdv, détails de posologie,…).

Lire l’article sur Canoe.com (1 min de lecture)

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