Une école active la webcam de ses étudiants à distance

La semaine dernière, le site Boing boing rapportait une histoire assez effrayante : Un lycéen de Lower Merion en Pennsylvanie (USA) s’est retrouvé dans le bureau du proviseur et s’est vu reprocher d’avoir eu un comportement inapproprié devant son ordinateur. Des captures photos réalisées depuis la webcam du PC confirmaient les dires du proviseur ! Explications données à l’étudiant : L’ordinateur, prêté par l’établissement scolaire, est équipé d’un programme permettant la mise en route de la webcam à distance !

Pourquoi un tel système de surveillance ? La Lower Merion School prête un MacBook a chacun de ses élèves (une initiative à encourager d’ailleurs) et comme le déclare le super-intendant de l’établissement « le système permet de localiser un ordinateur perdu, volé ou manquant ». La webcam, alors commandée par le service informatique, permet de prendre une photo de la personne utilisant un appareil volé ou perdu. On peut comprendre la stratégie dans la mesure où les MacBook restent la propriété du lycée.

Mais l’utilisation d’une photo prise par un tel système dans un tout autre contexte (apporter la preuve d ‘un comportement inapproprié) prouve que la vidéosurveillance peut être source de graves abus. En l’occurence, l’élève incriminé et sa famille ont été photographiés à leur insu. D’autres lycéens auraient eux aussi pu être espionnés abusivement.

L’affaire est en tout cas entre les mains de la Justice qui a d’ores et déjà ordonné au lycée de couper le système et de ne pas détruire les éléments qui auraient déjà été recueillis de la même manière… Ce que les médias américains nomment le Webcampgate devrait donner lieu à un croustillant procès qui colle pas mal à l’actualité.

En France, si aucune histoire de ce genre n’est à déplorer (il faudrait déjà que les lycées prêtent une machine à chacun leurs élèves…), il faut reconnaître que les établissements sont sensibles à ce que leurs élèvent disent et montrent sur le Net. Quant au vol de matériel informatique, il est légion dans nos contrées. La surveillance à distance (via webcam ou tout autre système automatique déclenchable à distance : capture d’écran, localisation,…) pourrait être une solution intéressante. Mais voilà, d’abord, ce genre d’investigation n’est pas du ressort d’une école, surtout si les personnes surveillées ne sont pas prévenues; et même bien encadrée par les autorité compétentes, les abus et les dérives son quasiment inévitables.

Le problème n’est pas du tout nouveau et le déploiement d’internet n’est pour rien dans le phénomène. Je ne rappellerai pas ici les abus nés des écoutes téléphoniques en France entre 1983 et 1986 et ce, malgré un « contrôle » hiérarchique et légitime ! Je rappellerai en revanche qu’aujourd’hui, au nom de la sécurité intérieure et au coeur des débats de la loi LOPPSI, certains responsables politiques n’ont pas hésité à déclarer que la vidéo-surveillance video-protection ne gène pas ceux qui n’ont rien à se reprocher… Ce genre de déclaration peut passer quand on refait le monde au coin d’un bar; en revanche quand on se demande dans quelle société on veut vivre, l’argument est un peu court… La preuve…

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Déposer un chèque depuis n’importe où… avec un iPhone

Le dépôt de chèque est une activité qui n’a pas beaucoup évolué depuis des décennies… Soit vous marchez jusqu’à votre agence (qui doit être ouverte) et déposez votre argent sur un compte, soit vous n’avez pas accès à votre agence et êtes obligé de mettre les pieds dans une succursale lambda de votre réseau; et là… c’est le drame. Pièce d’identité, support de compte, signature, preuve papier à remporter… bref, l’opération vous offre un bond en 1978 alors que le domaine financier est tout de même l’un des secteurs économiques les plus informatisés du monde…

Tout ça est sur le point de disparaître car il va bientôt être possible de déposer des chèques simplement grâce à son iPhone… aux Etats-Unis pour l’instant. Là-bas, l’opération est déjà possible depuis plusieurs mois, en tous cas pour les membres de la USAA (Banque et Assurance). Le mouvement est lancé : Bank of America, Citybank et Chase sont sur le point de lancer ce service. Si ces annonces se font autour de l’iPhone, c’est avant tout pour des raisons marketing (innover sur l’iPhone, c’est la garantie d’un buzz gratuit et planétaire sur le Net et dans les médias plus traditionnels) car les autres environnement mobiles (Blackberry, Androïd, Nokia,…) devraient pouvoir profiter des même services peu après.

Concrètement : Vous avez un chèque à déposer. Vous le photographiez recto verso (signature au dos) et envoyez le tout à la banque. Celle-ci procède aux vérifications qui s’imposent, enregistre le tout et vous renvoie une confirmation. Vous n’avez plus qu’à détruire ou classer le chèque.

Il est assez clair que que le monde bancaire a encore quelques pas à faire vers les nouveaux usages car s’il est possible de façon simple de consulter ses comptes ou de réaliser certaines opérations depuis un PC de bureau avec une simple connexion internet, l’avenir est à l’internet mobile et les smartphones devront permettre les même opérations et bien d’autres avec une ergonomie repensée pour un usage en toute mobilité : écran de petite taille, fonctions tactiles, GPS, Réalité augmentée,…

D’autres infos à la Source (2 min de lecture)

Google offre 2 millions $ à Wikipedia

Ce don est en réalité versé à la Fondation Wikimedia qui chapeaute un certain nombre de projets comme Wiktionary, Wikibooks, Wikinews et Wikipedia entre autres. Fondé par Jimmy Wales, Wikipedia, projet encyclopédique gratuit, créé et enrichi chaque instant par les utilisateurs, connaît un succès fulgurant. J’en parlais il y a quelques jours : Wikipedia comptera bientôt 1 millions d’articles en langue française.

Les contenus sont gratuits mais le fonctionnement de Wikipedia a un coût; si les auteurs sont bénévoles par définition, le succès planétaire de l’encyclopédie rend le projet gourmand en bande passante, en serveurs (stockage) et en maintenance. Wikimedia a d’ailleurs fini l’année comme d’habitude avec un appel aux dons qui lui a rapporté 8 millions de dollars (240 000 donateurs). En voici donc 2 de plus qui doivent servir aussi à l’amélioration de son ergonomie et de son accessibilité.

Si Google et Wikimedia ont déjà collaboré, notamment sur des tests de  traduction automatique d’articles, c’est la première fois que Google se montre aussi généreux avec le projet encyclopédique. Mais Sergei Brin (co-fondateur de Google) est clair : « Wikipedia est un des plus grands triomphes d’internet (…) »

Si la directrice générale de la fondation déclare que Google et Wikipedia sont des partenaires naturels, certains rappelleront tout de même que le moteur de recherche développe lui-même un projet encyclopédique du nom de Knol. Ce dernier se dit différent dans le sens où les articles ne sont pas anonymes (responsabilisation et mise en lumière des signataires) et que la publicité (grande spécialité de Google) doit venir rémunérer les auteurs et… Google. Plusieurs autres différences de fond opposent les 2 encyclopédies mais dans les deux cas, les contenus sont générés par les internautes. 2 avis s’opposent donc : ceux qui pensent que Knol et Wikipedia sont concurrents et les autres qui pensent que les deux projets sont complémentaires.

En terme de taille, il n’y a pas photo. En juillet 2009, au bout d’un an d’existence, le knol francophone comptait 5 000 articles (selon Knol); près d’1 millions sont référencés sur Wikipedia (122 000 knols au total contre 15 millions sur Wikipedia) mais Knol est jeune. Il a été mis en ligne en juillet 2008 alors que Wikipedia vient de fêter ses 9 ans ! Cependant, et malgré sa jeunesse, certains parlent d’un certaine stagnation de Knol. Sa fréquentation pourrait être faible (175 000 visites en juillet 2009 selon Elektor.fr) et les critiques sont parfois singlantes : lire l’article de Slate.com (anglais) qui relève des fautes d’orthographe, un auteur qui se dit expert en tout, des copies conformes d’articles de Wikipedia, de l’auto-promotion, des articles abandonnés par leur auteur, du plagiat, etc.

Reconnaissons tout de même que Wikipedia, également très critiquée, a mis plusieurs années à se stabiliser.

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Une vidéo YouTube récompensée par un prix de journalisme

C’est une question récurrente sur le Net : internautes, blogueurs, membres de réseaux sociaux, simples citoyens, vidéastes ou étudiants de tous horizons s’expriment sur la Toile et créent de l’information en permanence. L’émergence d’un « nouveau journalisme », différent de celui que pratiquent les journalistes professionnels et les médias traditionnels, s’impose, poussée par le sens de l’Histoire.

Si le livre et le journal d’information ont permis à tous de SAVOIR, internet permet à tous de DIRE; Les outils d’expression (blogs, réseaux sociaux, caméras, mobiles, APN,…) se démocratisant, les barrières financières et techniques tombant de plus en plus bas, les citoyens rapportent naturellement les événements qui les touchent au plus près, publiant sur internet des tranches de vie parfois dignes de scoop internationaux. Souvenez-vous l’évacuation de l’avion crashé sur l’Hudson River (photo d’illustration de ce billet). Photographiée par un citoyen équipé d’un simple mobile, les images ont fait le tour du monde. On pourrait aussi parler des manifestations tibétaines filmées par des témoins équipés d’un portable, et du récent soulèvement iranien, lui aussi abondamment filmé et commenté grâce aux réseaux mobiles et internet; et ce, malgré les efforts du gouvernement pour étouffer l’événement.

Si l’expression « nouveau journalisme » peut surprendre, voire choquer certains intervenants de la presse traditionnelle, 2 épisodes viennent renforcer mes convictions :

1. Pendant les manifestations contre le pouvoir iranien en juin 2009, la vidéo d’une iranienne agonisant après avoir été frappée d’une balle, a fait grand bruit. Postée par un inconnu sur YouTube, la vidéo a été reprise par tous les journaux, prenant du même coup une réelle valeur journalistique. En même temps, l' »épisode » est devenu une « image icône de la résistance iranienne ». Cette vidéo-choc de la mort de Neda Agha-Soltan vient d’être récompensée par le prix George Polk 2009. Un prix décernée par l’Université Long Island dans l’Etat de New York. « Cette récompense met en évidence le fait que, dans le monde d’aujourd’hui, un spectateur courageux équipé d’un téléphone avec une caméra peut utiliser les sites de partage de vidéos et les réseaux sociaux pour diffuser de l’information » a déclaré John Darnton, le président du Jury. 2 autres auteurs travaillant pour le New Yok Times (NYT) et le New Yorker ont par ailleurs été récompensés.

Voici la vidéo. Attention, âmes sensibles passez votre chemin.

2. Le journal gratuit Metro a lancé une grande opération de coopération avec les internautes. Ceux-là peuvent proposer des contenus « journalistiques » qui seront diffusés dans un espace dédié nommé metroreporter. Le principe rappelle iReporter mis en place par CNN aux Etats-Unis ou  Citizen News lancé par youTube ou encore Les Observateurs initiés par France 24. Cerise sur le gateau, chez Metro, les meilleurs contenus seront sélectionnés pour être publiés dans le journal papier. Les contributions ainsi publiées seront naturellement rémunérées.

Une opération intéressante qui fait de l’internaute, du blogueur ou du témoin, un collaborateur du journal. Internet n’est plus concurrent de la presse (je sais certains diront que Metro, c’est « l’arrière train » de la presse) mais un complément valorisé et valorisant. J’ai fait un tour sur le site et je remarque rapidement que la plupart des infos proposées sont assez locales : « retour du froid à Nantes », Fontaine gelée à Lyon », « Une fuite d’eau gigantesque à Saint-Denis », « Défilé du Nouvel An chinois à Paris »,… Les infos sont courtes et se résument le plus souvent à des photos ou des vidéos agrémentées de quelques lignes de commentaires. Ce que je retiens, c’est leur caractère local. Car c’est à mon avis un énorme potentiel pour la presse nationale professionnelle. Coupler des dizaines de milliers de correspondants locaux à la force éditoriale d’un journal et à la géocalisation magique d’un iPad par exemple, et vous obtenez un journal ultra-personnalisé mis à jour en temps réel qui réunira information internationale, nationale et locale. Chaque lecteur pouvant personnaliser la l’espace de chacune au sein de SON journal.

Je pense donc que l’arrivée des citoyens-reporters au sein des rédactions traditionnelle est une formidable opportunité pour la presse. A elle de tirer la quintessence d’un nouveau genre de journalisme.

Source pour Metro

Source pour la vidéo

70 propositions pour une école numérique

Nos enfants auront-ils un jour ce fameux cartable numérique qui les affranchirait de leur sac scandaleusement lourd ? Nos enfants profiteront-ils un jour de tout ce que les avancées technologiques autorisent dans les cercles les plus innovants : tableaux tactiles, visio-conférence, e-learning, podcast,… ? La réponse est oui. La question qui reste en suspens, c’est « Quand ? ».

Certes, les écoles les plus riches équipées (ou encore les 5000 « écoles numériques rurales ») sont dotées de ce genre de technologies : TBI (Tableau Blanc Interactif), PC, vidéoprojecteur, connexion internet haut débit, Wifi, etc. Mais les pouvoirs publics semblent vouloir passer à la vitesse supérieure : 100% des établissement scolaires devraient être connectés d’ici 2012 (75% aujourd’hui).

70 mesures et 12 priorités ont été réunies dans un rapport remis au 1er ministre François Fillon par Jean-Michel Fourgous, député-maire UMP d’Elancourt (Yvelines). Des 328 pages du rapport, on retient donc que l’Etat souhaite connecter et équiper les écoles au numérique, créer de nouveaux contenus pédagogiques (manuels numérisés, dictionnaires, cours interactifs, cours à distance, serious games, podcast…) et nouveaux espaces d’échange (carnet de notes, cahier de texte ou de liason, aide aux devoirs,…), développer les espaces de travail numériques (TBI, PC, baladeur MP3…) mais aussi encadrer, encourager, former, éduquer les établissements, le corps enseignants, les parents et les élèves à la société numérique.

Vaste programme qui demandera de grosses ressources financières et humaines pour l’équipement, la formation, la maintenance et la création de contenus. 1 milliard d’euros au moins d’ici 2012… Le rapport prévoit aussi 50 000 emplois créés pour l’occasion (formateurs, encadrants,…). Car équiper sans former est simplement vain. Et M. Fourgous précise : « Jusque-là, 80 % des crédits étaient consacrés aux équipements, 20 % à la formation, nous proposons d’arriver à 50-50 ». Un projet global ambitieux qui serait financé par une partie du grand emprunt et les collectivités territoriales. Autres leviers financiers : une TVA à 5,5% pour « le numérique pédagogique ». Pour l’équipement personnel des lycéens , un prêt à taux zéro est envisagé par le rapport. Des partenariats Public/Privé sont également préconisés.

Le plan découlant de ces 70 mesures et 12 priorités devrait être annoncé par Luc Chatel (ministre de l’éducation) d’ici avril.

Une idée de ce qu’il se fait déjà ? Regardez, ça fait rêver

Dans un monde de plus en plus numérique, les enjeux sont clairs : fournir à la jeune génération un enseignement en adéquation avec un monde du travail en pleine mutation. Enjeux sous-jacent : Eviter qu’une fracture numérique vienne s’ajouter à une fracture sociale déjà difficile à combler. Ces enjeux ne sont « assumables » qu’à travers un fort investissement dans les technologies de l’information et de la communication pour l’éducation (TICE).

Voici quelques articles sur le sujet :

Un député veut connecter toutes les écoles d’ici 2012 (01net)

Numérique à l’école : 70 propositions pour « rattraper le retard » (Zdnet)

Les 12 priorités de la cyber-éducation (LeMonde.fr)

Quelques expériences de l’école numérique :

Dans mon école, obtenir un ordinateur et un vidéoprojecteur relève du parcours du combattant (LeMonde.fr)

L’Ile de France met ses lycées en ligne (LesEchos.fr)

Axe dans votre mobile

Le mobile, véritable extension personnelle de tout ado qui se respecte peut désormais aider les plus timides à faire le premier pas…

Dans le cadre d’une campagne virale originale, la marque de déodorant Axe (Lynx en anglais) propose aux détenteurs (timides) de mobile de doter leur appareil de plusieurs « attrape-filles » plutôt amusants. Suivent donc 3 démos d’applications à télécharger gratuitement et à utiliser sans modération.

Démonstration en 3 vidéos :

1. Demandez à une fille (celle qui vous plaît le plus évidemment) de vous prendre en photo avec votre téléphone. Elle s’execute et le cliché qui  apparaît doit la… convaincre. Regardez.

2. Les filles adorent les QCM censés leur dire qui elles sont (d’où je sors cette info moi ?…) alors tendez-lui votre mobile et proposez-lui de découvrir quel est son type d’homme. Pas de panique, Axe est avec vous et le résultat va peut-être lui soutirer un sourire susceptible de… briser la glace.

3. La 3ème application est peut-être la moins évidente à mettre en oeuvre. Le jeu de la bouteille (une bouteille tournante désigne la fille qui doit vous embrasser) implémenté dans votre mobile est complètement… truqué.

Moi, je dis bravo à Axe qui se risque à sortir des sentiers battus trop fréquentés par les marques de déodorants et autres parfums : Je suis beau, tu es belle, je sui super musclé, tu es ultra-sexy, j’ai une vie trépidante et je ne transpire pas, tu t’habilles en noir comme personne et y’a même pas de marque sous tes bras…

D’autres applications à télécharger sont à découvrir sur le site dédié.

D’autres infos à la Source (1 min de lecture)

Mobiles : 4,6 milliards d’abonnements…

La planète compte 4,6 milliards d’abonnés mobiles ! Selon l’Agence des télécommunications de l’ONU (UIT), la demande est toujours aussi forte sur le marché des télécommunications et ce malgré la crise. L’UIT estime même que la barre des 5 milliards devrait être franchie cette année.

Alors que dans les pays riches les combinés adoptent les fonctions informatiques les plus perfectionnées (navigation sur le Web, mail, traitement de documents, photos, vidéo, réseaux sociaux, agenda, jeux, …), dans les pays en voie de développement, le portable améliore les services bancaires et de santé (message de rappel aux patients, rdv, détails de posologie,…).

Lire l’article sur Canoe.com (1 min de lecture)

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Les sites français les plus visités sont… américains !

Qu’on se le dise… les américains dominent ce domaine qui nous tient tant à coeur : le Web. Le Cabinet Hitwise publie le top 10 des sites les plus fréquentés en France; et le résultat est sans appel :

Google, Facebook, Microsoft et YouTube trustent 60% des places disponibles sur ce podium. Les 4 premières places étant 100% américaines… Google est toujours archi-dominant sur le marché des moteurs de recherche avec 67% de PDM dans le monde; même si le géant de Mountain View a perdu quelques dixièmes de points ces derniers mois à la faveur de Bing (moteur de recherche de Microsoft) notamment.

Il est intéressant de voir que Facebook n’est plus si loin de la part de Google. Ce dernier s’approprie 10,38% des visites mais Facebook est « déjà » à 6,83%. Facebook, nouveau concurrent de Google ? De Google news (agrégateur d’informations) en tout cas ! Selon HitWise en effet, aux Etats-Unis, Facebook génèrerait 3 fois plus de visites vers les sites de News que Google News ! Concrètement : vous aimez les infos du Figaro et avez une page Facebook ? C’est simple : abonnez-vous gratuitement à la Fan page du Figaro sur Facebbook. Désormais, dans le fil d’actualité de votre mur, s’inscriront toutes les news du journal… Une nouvelle manière d’accéder à l’information. Pour garder l’exemple du Figaro, il y a plus d’abonnés à la fan page du journal qu’à son flux RSS principal pourtant lui aussis gratuit !

Plus d’infos à la Source (2 min de lecture)

L’iPad va-t-il révolutionner l’informatique personnelle ?

Le 27 janvier 2010, Apple révélait au monde (numérique ?) son dernier produit star : l’iPad. Une tablette tactile, sorte de gros iPhone survitaminé qui doit révolutionner notre rapport à l’ordinateur et pourquoi pas relancer plusieurs marchés plutôt mal en point, à savoir, la presse quotidienne, la presse magazine et l’édition littéraire.

Passons rapidement sur son aspect, assez fidèle à l’esthétique Apple même si personnellement, je regrette un peu le nom (iPad) que je ne trouve pas fantastique. Je devrais m’habituer; il me semble qu’à la sortie de l’iPod, le nom sonnait bizarrement aussi. Ajoutons cependant qu’aux Etats-Unis, le mot « pad » sert à décrire les serviettes hygiéniques que nos belles utilisent régulièrement; un beau terreau pour les humoristes de tous horizons. Je regrette également la bande noire, trop large à mon goût, qui ceinture l’écran comme sur l’iMac et le MacBook. Enfin, je trouve les icônes trop petites surtout lorsqu’il y en a peu… En dehors de ces détails cosmétiques, l’esthétique reste dans la continuité du travail de Jonathan Ive (Designer en chef de la marque à la Pomme) : écran en verre, habillage d’aluminium, un seul bouton (façon iPhone et iPod Touch), un poids plume (- de 700gr, soit 2 fois moins que le MacBook Air déjà très léger) et une finesse à couper le souffle (1,3 cm) pour une émotion certaine lors de la prise en main.

L’iPAD VA-T-IL REVOLUTIONNER L’ORDINATEUR ?

Le matériel informatique connaît une vraie révolution depuis 2 années. Alors que l’ordinateur de bureau (Desktop) et l’ordinateur portables (Laptop) se partageaient à eux seuls les marchés personnels et professionnels de l’informatique, un nouveau produit a fait exploser ce schéma : Le NetBook. Cette race de Mini-portable bon marché lancé d’abord par la marque ASUS avec l’Eee PC a envahi les rayons des spécialistes de matériel technologique, tant sur le Net que dans le commerce traditionnel. Ces appareils représentent désormais plus de 20% des ventes de PC portables. Ils sont très bon marché (à partir de 200€), très transportables car petits (écran à partir de 7″) et légers. Ils répondent aux besoins quotidiens de la plupart des utilisateurs : navigation sur le Web, lecture et envoi de mail, fréquentation d’un réseau social type facebook, bureautique légère,…

L’Eee PC d’ASUS et ses congénères ont bouleversé le marché du PC portable

Apple a son idée du Netbook. Toutes les grandes marques s’y sont mises : Toshiba, Dell, Acer, etc. Apple, grand absente de ce marché low cost est toujours restée ferme sur ses convictions : Les Netbook sont des produits de mauvaise qualité, peu puissants, peu ergonomiques et peu fiables. On ne peut pas faire un bon appareil pour un tarif aussi bas ! La version du Netbook d’Apple suit une toute autre philosophie : Comme tout Netbook, il a « peu » de mémoire interne (toutes nos données sont censées être stockées sur des serveurs externes) et ne dispose pas de lecteur ou graveur de CD/DVD. Ces 2 caractéristiques permettent d’alléger et affiner considérablement la machine pour une meilleure portabilité. Là où l’état d’esprit Apple diverge sensiblement de la concurrence c’est que pour Steve Jobs (CEO d’Apple) un ultra-portable doit disposer d’une puissance, d’un confort de travail (taille du clavier et de l’écran notamment), d’une finition (celle des NetBook est simplement affligeante) et d’une ergonomie de haut niveau. Le MacBook Air répond à toutes ces exigences. Mais les tarifs s’envolent (à partir de 1 400€), et on ne parle plus de PC low cost ! Si l’appareil ne permet pas de faire du montage ou du calcul 3D de haute volée, il autorise le multi-tâches et la plupart des activités informatiques dans une enveloppe d’une extrême finesse et d’une incroyable légèreté.

MacBook Air : Le NetBook surpuissant d’Apple

L’iPad, l’ordinateur le plus simple du monde. En proposant une machine qui se positionne assez clairement entre un iPhone (qui est en réalité un ordinateur miniaturisé) et un MacBook (nom générique des ordinateurs portables Apple), Apple est peut-être aussi en train de réinventer l’informatique personnelle. Naviguer sur internet, créer et éditer des documents (présentation, tableau, traitement de texte), écouter de la musique, gérer, partager et profiter de ses photos, etc; tout ça est possible sur l’iPad avec une simplicité qui peut s’avérer « déroutante ». Tout l’aspect informatique est caché, dissimulé derrière des pop up et autres menus automatiques qui rendent la mécanique transparente. Une révolution ergonomique qui peut dérouter les « power users », ceux qui utilisent au quotidien, plus de 10% des capacités de leur machine de bureau ! Ceux-là se demanderont comment on duplique un fichier, comment on gère des dizaines de projets, etc, sans barre de menu, sans Dock, sans Bureau… bref, comment on fait sans Finder…

L’iPad : entre l’iPhone et le MacBook, va-t-il tuer les Netbook ?

Mais à qui s’adresse l’iPad ? Au tout venant.  A ceux qui aiment accéder à internet ou à leur réseau social dans de bonnes conditions de visualisation (affichage pleine page). A ceux qui désirent écrire des mails avec un clavier utilisable à 2 mains. A ceux qui veulent mettre à jour leur blog confortablement. A ceux qui sont allergiques à l’informatique, aux utilisateurs ultra-mobiles,… Bref à ceux qui utilisent déjà un Netbook ! Alors l’iPad va-t-il tuer les Netbook ? Si ces derniers sont très bon marché, les moins onéreux sont clairement de mauvaise facture : leur puissance et leur qualité ne sont pas comparables à l’iPad (même si on ne connaît pas encore précisément la puissance de la bête). Les Netbook acceptables en terme de puissance, d’ergonomie et de fiabilité tournent autour de 450€. Soit quelques dizaines d’euros en dessous de l’iPad qui débute lui à 499$ (il y a des chances qu’il soit vendu 499€ en France). Précisons que pour ce tarif, la qualité de finition d’un iPad est exceptionnelle : verre et aluminium. Le segment des Netbook, qui dynamise le marché de l’ordinateur personnel depuis plusieurs mois, voit donc arriver un concurrent très sérieux. L’iPad, un NetBook killer ? La réponse dans quelques mois.

La démonstration faite autour de la suite bureautique iWork (Pages, Numbers et Keynotes) a d’ailleurs été bluffante. Les logiciels déjà existants dans l’univers Mac ont totalement été repensés pour une utilisation nomade et tactile ! Une nouvelle fois, Apple réinvente le rapport homme-machine… même s’il n’y a pas une grande différence avec l’iPhone; certains le regretteront… La saisie et le redimensionnement tactiles des objets / texte sont tout simplement révolutionnaires. La fluidité des opérations donnaient d’ailleurs une petite idée de la puissance de la machine. A cette puissance s’ajoute une autonomie annoncée record : 10 heures en utilisation, 1 mois en veille ! Le rêve pour tout utilisateur ultra-mobile qui se respecte ! Des données exceptionnelles à prendre avec des pincettes ! Personnellement, j’enlève systématiquement 30 ou 40% à ce genre de valeurs…

Petits bémols tout de même :

– l’iPad n’est pas autonome. De la présentation de Steve Jobs, on retiendra que la machine a besoin de se synchroniser avec un Mac ou un PC ! Comme avec l’iPhone, il faut donc déjà être équipé. L’iPad ne sait pas nativement récupérer des fichiers par transfert USB ou même par Wifi. Toute récupération de données (Photos, musique, vidéos,…) se fait par câble via iTunes, la plaque tournante du business de l’écosystème Apple. Ce qui est acceptable voire tout à fait logique pour un iPhone un iPod Touch, ne l’est plus tellement pour une tablette censée préfigurer l’informatique et l’ordinateur de demain ! Cependant, comme sur l’iPhone, des applications tierces permettront certainement de transférer par les airs toute forme de fichiers : word, pdf,…

– L’absence remarquée de clavier posera sans doute quelques problèmes. Même si l’efficacité du clavier virtuel se confirme, il ne permettra pas pour autant de taper confortablement un document de 5 000 caractères… Quant au « dock + clavier » en option, n’étant pas pliable, sa transportabilité en est très réduite…

Présentation de Keynotes, Pages et Numbers, la suite bureautique d’Apple adaptée à l’iPad

L’iPAD VA-T-IL SAUVER LA PRESSE ?

La tablette à la Pomme va exploser 2 boulets : Les rotatives et les NMPP (Presstalis). Lors de la Keynote de mercredi, la démonstration réalisée autour du New York Times donne à mon avis une idée de la presse du futur :  Texte, lien, vidéo, son et toutes formes de contenus susceptibles de transmettre de l’information sont ici réunis à travers un journal « transportable » entièrement repensé. Avec une telle machine et de tels contenus, on peut très bien imaginer un journal ultra-personnalisé et hyper-localisé ! Chacun aura un journal répondant à ses propres besoins, ses propres centres d’intérets. Et si les contenus peuvent être localisés, les publicités peuvent l’être aussi ! Un outil aussi puissant ne peut pas être ignoré par les journaux. Ces derniers sont aujourd’hui en panique. Ils ne savent plus quoi faire sur le Net : être gratuit ? Payant ? Semi-gratuit ? Faire payer et perdre 30% de lecteurs voire plus ? Etre gratuit et ne compter que sur des ressources publicitaires pas assez rémunératrices ? Sur Internet, Le Monde, Libération, La Tribune, Les Echos et les autres n’existent plus ! Leur marque disparaît au profit de l’info elle-même… Les internautes vont sur Google News ou utilisent le champ de recherche de leur « browser » préféré (Google, Yahoo!, Bing,…). Un récent sondage réalisé par le Cabinet de conseil Outsell a révélé que si 57% des sondés en quête d’information se tournent vers des moyens numériques, seuls 8% se dirigent directement vers les sites de média ! Et 50% des utilisateurs de Google News (agrégateur d’informations) ne lisent que les titres !

LiPad est à mon sens une formidable opportunité pour les journaux. Le moyen d’exister à nouveau. L’iPad est une plateforme ! Un espace qui doit permettre à quiconque de créer son business… Les grands titres ne doivent pas laisser passer leur chance… L’iPad va de surcroît bénéficier de la mécanique marketing d’Apple, du buzz naturel généré par la marque et ses fans (voir vidéo ci-dessous). Autant dire qu’il faut se précipiter.

Apple place son produit lors des Grammy Awards alors

que le produit est à 2 mois de sa sortie commerciale !

La tablette annonce probablement le début de la fin pour 2 énormes boulets financiers propres à la presse : les rotatives et le système de diffusion français dit Presstalis (anciennement NMPP) qui détient un quasi-monopole de la distribution de la presse française sur notre territoire et dans le monde. Les grands journaux (versions papier et numérique ne faisant plus qu’un) vont pouvoir se concentrer sur le coeur de leur métier : trouver, analyser et transmettre l’information. Ils seront maîtres de leur destin et pourront concentrer leurs ressources financières et humaines sur les contenus ! Ils vont enfin pouvoir être instantanément là où se trouvent leurs lecteurs : dans le métro, dans l’avion, à leur bureau, dans leurs toilettes, à la table de leur déjeuner, dans leur salon, dans une salle d’attente, dans un confortable fauteuil… Cette nouvelle opportunité ne doit cependant pas faire oublier que la concurrence restera rude : les « pure player », ces sites, blogs et portails exclusivement présent sur le Web auront la même stratégie. Et si les journaux persistent à diffuser une majorité de dépêches d’agences de presse (AFP, Eureka, Belga,…) sans autre valeur ajoutée, les désillusions seront grandes. D’autant que l’épineux sujet des tarifs peut lui aussi tout faire basculer ! Combien coûtera un abonnement mensuel au Monde ou au Figaro dans sa version iPad ? Voilà un facteur déterminant pour l’avenir de la presse…

Démo du New York Times sur l’iPad. Le journal a été adapté en 3 semaines seulement

L’iPAD VA-T-IL (RE)LANCER LE LIVRE NUMERIQUE ?

Le marché de l’eBook est tout juste naissant. Alors que les fabricants de lecteurs subissent et entretiennent à la fois plusieurs conflits de formats (ePub, PDF, MobiPocket,…), aucun n’est capable de permettre à ses clients d’avoir accès à la totalité des titres disponibles sur le marché ! Ces titres étant de surcroît répartis sur des plateformes concurrentes disséminées sur la Toile… Incidemment, aucun eBook Reader ne permet de lire à la fois un livre, un magazine, une BD et un journal. Pour des raisons qui sont également techniques (affichage de la couleur, taille de l’écran,…), chacun travaille dans son coin. Ces facteurs sont, à mon avis, déterminants dans le développement du marché. Comment peut-on espérer réussir en vendant un lecteur de journaux à 300€ si celui-ci n’est compatible qu’avec un seul titre ? Comment Sony peut-il correctement vendre son e-reader s’il ne peut pas proposer la quasi-totalité des catalogues français ? Ne blâmons pas trop la haute frilosité des éditeurs. Ceux-là sont traumatisés par le sort subi par la musique numérique. Les éditeurs ne veulent pas voir leurs contenus piratés et échangés illégalement sur le Net. Les éditeurs ne veulent pas non plus se retrouver à la merci d’un distributeur devenu trop puissant comme c’est le cas dans l’univers musical avec iTunes ! Les déclarations de Steve Jobs lors de la Keynote ne vont pas les rassurer. Apple est en train de mettre sur pieds un Book Store qui sera intimement lié à l’iPad, comme l’iTune Store et l’AppStore l’ont été avec l’iPod puis l’iPhone / iPod Touch.

Apple ne propose pas un livre électronique. L’iPad est un ordinateur capable dans l’absolu de lire n’importe quel contenu. L’iPad est de surcroît physiquement adapté à la lecture de livres, de BD, de magazines ou de journaux. Le Noir & Blanc, la couleur, le son, la vidéo, tout lui est permis ! La démonstration effectuée lors de la Keynote de Steve Jobs a révélé une interface léchée, fluide et ultra-intuitive pour la lecture de livre. Autant dire que de ce point de vue-là, les eBook reader sont enterrés ! On peut même imaginer l’appareil dans les mains des étudiants et écoliers de France et de Navarre. L’iPad préfigure-t-il le fameux cartable électronique dont on entend parler depuis des années ?

Le culte que l’humanité voue au livre papier va-t-il s’estomper devant un support mobile affichant texte,

vidéo, animations et capable d’exploiter la puissance des liens ?

N’ayant pas manipulé la machine, je me pose quand même 2 questions. Quid du confort de lecture sur un écran LCD de surcroît recouvert d’une vitre en verre ? Si une chose est impressionnante sur un eBook reader exploitant les qualités de l’e-Ink (encre électronique), c’est son affichage qui imite parfaitement le papier : pas de brillance, pas de reflet, pas de scintillement. L’iPad peut-il rivaliser avec le Kindle ou l’eReader sur ce plan-là ? La lumière tamisée de la Keynote ne permet pas de savoir si on peut correctement lire son journal ou son livre sur le siège d’un bus en pleine journée. Quid de ce même confort après une heure de lecture sur un appareil qui pèse 700gr ? Car si l’iPad est léger pour un Mac ultra-mobile, il est 2 fois plus lourd que le Kindle d’Amazon, eBook reader très populaire aux Etats-Unis.

Quant aux contenus, c’est pour l’instant la grande inconnue, en tout cas pour les titres français… Plusieurs Editeurs ont été annoncés comme partenaires de l’iPad. En dehors d’Hachette, tous sont spécialisés dans les contenus en langue anglaise. Il faut d’ailleurs noter que les pages françaises d’Apple dédiés à l’iPad ont tout simplement évacué la fonction eBook !! La boutique de livres (iBook) est en revanche bien annoncées sur les pages américaines. Les choses auront-elles changé d’ici fin mars (date de sortie de l’iPad) ? Les éditeurs français ont-ils peur d’Apple et de l’hégémonie orchestrée par le géant californien dans le domaine musical (iTunes est la propriété de la marque à la Pomme) ? C’est certain, Apple tentera avec son Book Store de réitérer une stratégie très bien menée sur le marché de la musique numérique : proposer un catalogue quasi-exhaustif exploitant autant les hits que la longue traîne du marché. Forcer les lecteurs à posséder un iPad…

L’iPAD : UNE CONSOLE DE JEUX ?

Je ne suis pas un grand amateur de jeux vidéos mais comme des millions de personnes, j’ai succombé aux plaisir des casual games, ces jeux destinés aux joueurs occasionnels : pas d’univers ou de niveaux infinis, pas de règles sibyllines, pas de commandes par dizaines,… juste de quoi s’amuser de façon innovante et originale (commandes tactiles, accéléromètre,…) le temps d’un métro, d’un dîner entre amis ou d’une attente chez le médecin. Si l’iPad assure la continuité de ce côté-là (les jeux iPhone et iPod Touch sont compatibles), la tablette deviendra peut-être un vrai concurrent des PSP Go (Sony) et autre Nintendo DS. Aucune console portable ne propose un écran aussi grand et une expérience aussi immersive et originale. L’adaptation de certains hits (GTA, Assassin’s Creed,…) et l’imagination des studios feront le reste. Encore une fois, si la démo de la Keynote donnait une idée du potentiel, seule l’expertise des éditeurs et joueurs pourront valider ou non la qualité de la machine et du gameplay.

Jouer sur l’iPad ? Petites démos alléchantes

Pour voir la Keynote dans son intégralité, rendez-vous sur cette page.

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