Publicité : Samsung brille, Microsoft trébuche (à nouveau)

Si vous résistez aux longs couloirs publicitaires qui « ornent » nos programme TV, vous aurez certainement remarqué la grosse campagne publicitaire de Microsoft pour son navigateur maison, à savoir Internet Explorer dans sa version 8. Des petits films sans saveur, mal interprétés et parfois même prenant le consommateur pour… un idiot ! Exemple : Cet homme qui nous explique en 8 secondes que la navigation « sans trace » lui permet de cacher sa quête d’un cadeau précieux pour sa bien-aimée sur internet…

Qui va croire ça ? Pourtant, Microsoft avait « osé » se rapprocher d’une réalité plus probable en diffusant le spot suivant… sur le net. Car non, les hommes et les femmes n’ont pas les même gouts numériques… et pour éviter le divorce l’incident diplomatique, la navigation sans trace peut s’avérer salutaire. (note : le spot, présent un temps sur les sites de Microsoft, a été retiré suite aux plaintes de certains internautes un peu choqués)

Microsoft n’a jamais brillé dans le domaine publicitaire. Sa communication a, ces dernières années, oscillé entre la pâle copie de ce que fait Apple la concurrence, l’humour incompréhensible , l’humour presque compréhensible et l’indescriptible flou humoristico-blockbusteresque…

Je me demande si la meilleure opération de communication de Microsoft sur notre sol ne serait pas la présence d’Internet Explorer 8… sur les boîtes de Speed rabbit !

Pour revenir à la dernière campagne TV de Microsoft, j’ajouterai que sa « médiocrité » saute aux yeux surtout quand on la compare à ce que propose les grands acteurs des technologies de l’information (je ne vous inflige pas ici la présence des autres spots IE 8 tous ratés; quant à la campagne « Moi, je suis PC » c’est encore pire, personne n’ayant pris la peine de caster de vrais comédiens…) . Jetez un oeil sur la campagne de samsung pour ses APN dotés de 2 écrans de contrôle. Un spot traditionnel certes mais bien moins coûteux que la bande-annonce d’Office 2010 et à mon sens bien plus créative et actuelle.

Windows 7 vend votre bureau

J’imagine qu’une grande part des utilisateurs de machines informatiques (PC, Mac, smartphone,…) personnalise son espace de travail à travers un fond d’écran, un écran de veille,  un ensemble de couleurs et de sons qui collent à ses aspirations… Bref, « donne-moi tes paramètres de personnalisation, je te dirai qui tu es… ». Windows 7, le dernier OS de Microsoft, autorise ce type de réglages et plusieurs thèmes sont gratuitement téléchargeables sur une page dédiée. La nouveauté ? Certains thèmes, peu nombreux je vous l’accorde, sont proposés par des marques : Coca-Cola, Pepsi, Zune et Bing (2 marques de Microsoft), Ferrari, Ducati, Porsche, Infiniti, Avatar (le film), Gears of War (jeu vidéo). Autrement dit, chacune des marques propose une gallerie de fonds d’écran associée à des écrans de veille, des couleurs de fenêtres et des sons qui collent à son univers.

Fan de Ferrari ?

Le téléchargement de ces thèmes est gratuit pour le consommateur mais Microsoft, pour sa part, monétise votre espace de travail. L’histoire ne dit pas combien ni comment les marques paient leur présence dans la « Gallerie de personnalisation » mais voilà un nouveau terrain de conquête pour les publicitaires.

Source

En parlant des nouveaux usages auxquels doivent se plier les industriels, jetez un coup d’oeil à la vidéo qui suit. Elle donne une idée assez intéressante du virage publicitaire que tout annonceur doit considérer. Anglais.

Source de la vidéo

Etats-Unis : la loyauté des blogueurs sous surveillance

Qu’ils soient édités par un professionnel, un spécialiste, un passionné ou un internaute en mal d’attention, les blogs font aujourd’hui partie des sources d’information les plus courantes. On évoque souvent la grande variété qualitative qui caractérise la blogosphère. Oui, le web héberge aussi bien des sources passionantes que des contenus affligeants. D’où l’importance de toujours recouper les infos glanées sur le Net. Un phénomène est plus discret pour le grand public : celui des billets sponsorisés. certains blogs ont atteint une telle audience et une telle réputation que des Agences se sont spécialisées dans la mise en relation des annonceurs (les marques) avec les blogueurs influents. Au sein de nos blogs préférés, on retrouve donc de plus en plus d’articles sponsorisés par des marques qui trouvent là un moyen de parfaitement cibler une campagne de communication. En gros, le billet sponsorisé est au blog ce que le publi-reportage est à la presse magazine… sauf que les publi-reportages sont toujours identifiés comme tels; même si c’est discret et que tout est mis en oeuvre pour que le lecteur pense lire un article de fond. Le problème avec le post sponsorisé c’est que la relation commerciale qui lie l’auteur à la marque est…cachée ! Ce phénomène n’est cependant pas généralisé; certains blogueurs précisent bien que tel ou tel billet est rédigé à la demande d’une marque.

Aux Etats-Unis, pour éviter des débordements (déjà atteints en fait dans ce pays…), une réglementation vient désormais encadrer les billets sponsorisés. Outre-Atlantique, un blogger testant un produit ou un service gratuitement et publiant ensuite un article rémunéré, doit désormais stipuler sa relation avec la marque en question. Tout contrevenant risquant 11 000$ d’amende. Cette réglementation s’applique également aux réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter.

En France, il n’y a pas de réglementation spécifique quant à la transparence des blogs et autres recommandations sur le net mais tout porte à croire que ça viendra. Il y a quelques jours, dans un domaine lui aussi assez opaque, un projet de loi a été déposé : celui-ci viserait à apposer une étiquette « retouchée » sur toute photo corrigée grâce à un logiciel. Bref, une mini-révolution dans l’univers du magazine de mode, de beauté mais aussi dans celui de la publicité…

Vous souvenez-vous de cette vidéo mise en ligne par un monteur-truquiste de Room-tv, révélant les correction effectuées sur les stars qu’on adule.

Plus d’infos à la Source (2 min de lecture)

Pas de pub pour l’alcool sur les sites de jeunes… Un doux rêve

Internet est décidément au coeur de l’Assemblée. depuis hier en effet, la publicité pour l’alcool est officiellement autorisée sur la Toile à l’exception des sites « édités par des associations, sociétés et fédérations sportives ou des ligues professionnelles » ou « destinés à la jeunesse. Les associations de lutte contre l’alcoolisme sont furieuses mais pour lutter efficacement contre ce type de message dans un monde numérique qui ne connaît pas de frontière, il faudrait interdire la créativité des publicitaires toujours très inspirés quand il s’agit d’alcool.  Cette publicité pourtant 100% américaine, a fait le tour du Web en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Une pub qui a d’ailleurs déjà été parodiée par une marque concurrente (ci-dessous). Les jeunes et les moins jeunes se délectent de ce genre de divertissement. Les moyens législatifs mis en oeuvre par la France sont donc en retard d’un train sur les nouveaux usages… A croire que le législateur français aime les initiatives rétrogrades (je fais bien sûr allusion à la loi Hadopi) qui ne s’avèrent être rien d’autre que des coups d’épée dans l’eau.

Source

Publié dans Loi, VIDEO BUZZ. Étiquettes : , . Leave a Comment »

Google News adopte la pub

Peut-être vous servez-vous de Google News : Ce moteur de recherche développé par Google agrège les articles émanant de milliers de grands sites d’information (4 500 aux EU et 500 en France) : Le Figaro, Les Echos, Le Monde, le Point, Nouvel Obs, Libé, 20Minutes, TF1, l’AFP,… En un coup d’oeil, le « site » donne accès à une mine d’infos sérieuses dans tous les domaines : Economie, Sciences, Sport, Santé, Showbiz, etc. Ce système avait déjà soulevé le problème des copyright. En effet, Google se contente de relayer des infos sans payer aucun droit aux journaux concernés. En France, c’est L’AFP qui avait fait le plus de bruit. Mécontente que le géant de mountain View utilise les articles et photos de l’agence sans retour numéraire; le conflit avait abouti en 2007 à un accord des 2 parties tout comme cela s’est fait aux Etats-Unis avec Associated Press.

Jusqu’à présent, Google se contentait de rendre un service aux internautes sans que cela ne génère vraiment de revenus. Même si l’on sait qu’une part des recherches lancées sur Google News génère un trafic naturel vers le moteur de recherche classique qui lui regorge de liens publicitaires rémunérateurs. Crise oblige, Google doit optimiser la monétisation des ses services. Désormais, des liens publicitaires apparaisssent dans Google News. Google s’engage cependant avec précaution : pas de pub sur la page principale du moteur de recherche; la collecte automatique des news continue de se faire sans pub. Par contre, lancer une recherche par mot-clé dans Google News fait apparaître, en parallèle des résultats,  les fameux liens commerciaux. Les mêmes que ceux qu’on a l’habitude de voir (ou de ne pas apercevoir) sur Google : dans le champ de recherche, tapez « iPhone » ou « Windows » et vous avez des chances d’avoir des liens en rapport avec leurs univers et « produits dérivés ». 2ème précaution : Le système publicitaire est pour l’instant limité aux moteur « Etats-Unien ». En France : rien…

Pourquoi tant de précautions ? Simplement parce que se repose la question du partage des droits. Personne ne sera étonné si les éditeurs de journaux dont les titres sont repris par Google News se manifestent en demandant quelle sera leur part du gâteau ! La presse, en mal de revenus, ne peut pas laisser Google s’enrichir sur son dos. D’autant que les espaces publicitaires désormais disponibles dans le moteur de recherche d’informations s’apparentent à une nouvelle concurrence pour une presse en ligne financièrement sur le fil. Jusqu’à présent, les journaux français pouvaient se « contenter » du fait que 10 à 20% de leur fréquentation soit générée par Google News (chiffres Les Echos). Les journaux sont en effet un peu « coincés » : refuser d’être sur Google News, c’est se priver de milliers de visites. La nouvelle stratégie de Google va-t-elle tout changer ?

D’autres infos sur clubic (1 min de lecture) et Technaute (3 min de lecture)

Internet au bureau… suite

Les salarié français utilisent leur accès professionnel au web avant tout pour bosser (voir billet précédent). Mais quand internet flanche…? Que se passe-t-il quand le réseau est coupé ? Cisco, fournisseur de solutions réseau (infaillibles ?) a imaginé la réponse, histoire d’encourager nos chers dirigeants d’entreprise et Directeurs informatiques à choisir un partenaire technique digne de ce nom.

Les images du film publicitaire de Cisco sont tirées des plate-formes de partage vidéo. Certaines font partie des Hits du Net. C’est un avis personnel mais j’ai le sentiment que des collègues un peu canailles n’ont pas besoin d’une coupure de réseau pour délirer se détendre devant une caméra…

Publicité pour l’alcool sur le Net : Mme Bachelot n’est pas contre

Alors que le débat sur l’alcool et les jeunes devrait mener vers une loi interdisant la vente de boissons alcoolisées aux mineurs, la Ministre de la santé, Roselyne Bachelot déclare qu’elle ne s’opposera pas à l’amendement de la loi Evin qui autorisera vraisemblablement la publicité pour l’alcool sur le Net. La Ministre souligne cependant qu’elle ne laissera pas les alcooliers faire tout et n’importe quoi : Spam et pop-up (messages publicitaires qui surgissent au beau milieu d’une page) devront être bannis. « Ensuite, la promotion de l’alcool devra être assortie de messages sanitaires parfaitement visibles, adaptés à Internet, et respecter la neutralité imposée par la loi Évin. Enfin, les sites dédiés à la jeunesse, au sport et aux activités physiques devront être absolument exclus du champ d’application de la loi. »

Pour en savoir plus, lire l’interview de Roselyne Bachelot sur le Figaro.fr (2 min de lecture)

%d blogueurs aiment cette page :