A la découverte du Kindle…

Kobo (Fnac), Bookeen (Cybook), Sony Reader, Kindle (Amazon),… l’offre des liseuses, ces tablettes spécialisées dans la lecture de livre, devient enfin sérieuse tant sur le plan qualitatif que sur celui des tarifs.

Le Kindle, eBook Reader d’origine américaine, est l’un des plus aboutis. Je vous propose de le découvrir à travers un test grandeur nature : pas de mesures comparatives ni de spécifications techniques dans ce test. Juste l’expérience d’un nouvel utilisateur exigent et passionné de nouvelles technos…

OU ACHETER UN KINDLE ?

Le Kindle est fabriqué et distribué par le Cyber-marchand Amazon. Historiquement attaché aux produits culturels, Amazon a décidé de distribuer son propre eBook Reader à un tarif agressif : 99€. Si Amazon perd certainement de l’argent en vendant son appareil à si bas prix, c’est que le modèle économique repose sur la vente de contenus. Le Kindle, c’est un peu la machine Nespresso du livre : Le constructeur ne fait aucun bénéfice sur le machine mais se rattrape sur les consommables. Les capsules de café chez Nespresso, les livres électroniques chez Amazon (Je reviendrai un peu plus tard sur le modèle économique). En toute logique donc, pour acheter un Kindle, le plus pratique reste l’achat en ligne sur Amazon.fr. Mais les amateurs de boutiques réelles pourront toujours trouver leur bonheur chez Virgin qui distribue le Kindle (en ce moment en tout cas) au même tarif, tout comme certains magasins Casino.

OUVERTURE DE LA BOÎTE

L’aspect « carton recyclé » de la boîte surprend un peu. Alors que les constructeurs peaufinent l’aspect de leurs boîte, Amazon semble jouer la carte écolo à fond. Pas plus mal, d’autant qu’Amazon facilite aussi l’ouverture de l’emballage. Tout y est donc « zen » : L’achat à distance, le carton écolo et l’ouverture facile. Une expérience globale plutôt positive… avant même d’avoir touché le produit. Si l’étape du « Unboxing » n’atteint pas le degré d’émotion offert par l’ouverture d’un produit siglé d’une Pomme, il faut reconnaître que le premier contact avec le produit est plutôt agréable.

Dans la boîte : Le Kindle bien sûr, accompagné d’un guide de prise en main et d’un câble à la norme Micro USB. Le guide de prise en main est très succinct. Il suffira aux utilisateurs déjà habitués aux appareils mobiles mais se révèlera à mon avis très insuffisant pour un débutant peu à l’aise avec les nouvelles technologies. Pour eux, un manuel est intégré dans le Kindle. Et oui, il faut s’y faire. Tout appareil électronique se veut désormais utilisable tout de suite, sans notice. La simplicité de leur ergonomie le permet… en théorie.

15€ le chargeur…

Le câble USB permet de charger le Kindle sur son ordinateur. Pratique mais je suis déçu : il n’y a pas d’adaptateur secteur ! Pas très cohérent : Amazon fait la promo du Kindle en précisant qu’on n’a pas besoin d’ordinateur pour utiliser son eBook reader; le Wifi autorise en effet le téléchargement de livre sans passer par une quelconque synchronisation filaire. Un énorme bon point ! Mais alors pourquoi imposer une recharge par USB ? Pour réellement se passer de PC ou de Mac, il faudra mettre la main à la poche : 15€ le chargeur…

PREMIER CONTACT

Mon Dieu que c’est léger ! Voilà ce que vous vous direz certainement lorsque vous sortirez votre Kindle de sa boîte. 170 grammes. Plus léger qu’un livre de poche. Plus fin qu’un magazine… comme dit Amazon. C’est le premier choc… une sorte de « bienvenue au XXIème siècle ! ». Une pression sur le bouton d’allumage. L’appareil se réveille. Amazon a eu la bonne idée de livrer le Kindle avec un peu de batterie histoire de pouvoir jouer avec dès l’ouverture.

Le second choc, c’est la qualité d’affichage. Celui qui n’a jamais aperçu un écran e-link de très bonne qualité (c’est le cas ici) n’aura qu’un réflexe : Caresser l’écran pour s’assurer qu’il n’est pas… en papier ! C’est bluffant et terriblement confortable pour les yeux. On est très loin du fatigant scintillement des tablettes tactiles du type iPad. Ces dernières sont capables d’afficher des livres mais leur technologies (le LCD) associée à des écrans brillants sont fatigants à la longue d’où une sensation d’inconfort au bout de plusieurs minutes de lecture.

Toute la navigation se fait à l’aide du bouton central. L’appareil est réactif mais on regrette quand même que le Kindle ne soit pas tactile. On est tellement habitué à cliquer du doigt l’élément qu’on veut ouvrir, qu’il est difficile de cliquer 8 fois sur la flèche du bas pour atteindre la huitième ligne…

C’EST PARTI !

Première étape : Créer un compte Amazon pour avoir le droit de télécharger des livres. A part la notice, pas grand chose à se mettre sous la dent à l’ouverture de l’appareil. Je pars du principe que je n’ai pas de PC. Je me connecte au Wifi et lance la procédure de création de compte. C’est ultra simple, tout le monde peut le faire. Le seul obstacle reste l’absence de clavier… Tout texte doit être entré à l’aide d’un clavier virtuel sur lequel on navigue grâce au bouton central. Si le déplacement du curseur est très rapide, ça reste tout de même assez rébarbatif : entrer ses nom, prénom, mot de passe, adresse mail,… avec un seul bouton, c’est long, long…La bonne nouvelle, c’est que cette étape est unique et définitive ! Ouf !

TELECHARGER DES LIVRES

1 400 livres dans la main

Amazon annonce plus de 35 000 livres en français sur sa plateforme avec 4 000 références gratuites. C’est le cas des classiques dont les droits sont tombés dans le Domaine Public. Vous y trouverez tout Maupassant, Balzac, Racine, Flaubert et tous les grands auteurs à 0,00€ !! De quoi lire des heures gratuitement et légalement… Quelle aubaine pour un étudiant passionné de littérature !

Le Menu de démarrage n’a rien de sexy. Dommage. La page d’accueil qui affiche les livres téléchargés et les Dossiers (appelés « Collections ») vous plongera dans une interface un peu datée mais efficace. La navigation avec le bouton central est ultra-rapide. C’est la bonne surprise de l’appareil qui, rappelons-le, ne coûte que 99€.

La recherche de titre ou d’auteur se fait à travers le clavier sur lequel il faut sélectionner une à une chaque lettre à l’aide de ce fameux bouton central. C’est peu ergonomique mais une fois les premières lettres tapées, une liste de suggestions toujours pertinentes vous évite d’aller jusqu’au bout d’un titre ou d’un auteur. Une fois le titre sélectionné, l’ouvrage est téléchargé en quelques secondes en Wifi. Un vrai bonheur

LA LECTURE

Un écran comme du papier !

C’est là le vif du sujet. Que vaut la lecture d’un eBook ? Ce qui surprend à l’allumage d’un eBook Reader, c’est l’aspect papier de l’écran. Cette caractéristique joue évidemment un rôle essentiel dans le confort de lecture. Le Kindle est doté d’un excellent écran eInk (encre électronique) qui permet de s’immerger dans une histoire aussi confortablement et aussi longtemps qu’avec un livre papier. L’écran ne présente pas de scintillement ni de reflet… même en plein jour !

Les 170 grammes de la « bête » sont quasiment imperceptibles. La lecture peut durer des heures sans fatigue des bras. Cette qualité devient déterminante lorsque le livre est long. Je suis souvent en déplacement et je n’arrive pas à lire la Biographie de Steve Jobs. Son poids (1kg ?) et sa taille (650 pages) n’ont pas leur place dans ma sacoche ! Sur le Kindle, c’est 170 grammes même avec 1 000 livres sur soi ! (Amazon annonce une capacité de 1 400 eBook). Le transport, parlons-en : Presque imperceptible au milieu d’un sac ou d’une sacoche, le Kindle s’emporte même dans une poche arrière de pantalon. Le seul endroit où je me méfierais un peu, c’est sur la plage. Comme tout appareil mobile, il reste sensible au sable et à l’eau.

Quant à l’autonomie, elle est assez extraordinaire. Amazon annonce un mois à raison de 30 minutes de lecture quotidienne avec Wifi désactivé : ce qu’il faut retenir, c’est qu’un écran e-Ink ne consomme de l’énergie qu’au moment où on change de page et plus généralement quand on modifie l’affichage (écriture sur le clavier, soulignage,…). Une fois l’image figée, l’appareil ne consomme plus d’énergie. La fonction la plus énergivore finalement, c’est le téléchargement de livre par le Wifi. Un Wifi qui peut d’ailleurs être désactivé pour une meilleure autonomie.

Besoin de lire dans le noir ?

LES DEFAUTS

Le Kindle est livré sans protection. Et l’écran reste une zone sensible à la casse et aux rayures. Des protections plus ou moins luxueuses sont en vente sur Amazon.fr. Des pochettes dont certaines sont même pourvues d’une lampe. Pourquoi une lampe ? C’est l’une des plus grosses déceptions du Kindle : Impossible de lire dans le noir. L’écran n’est pas rétro-éclairé. Ce « détail » est commun à toutes les liseuses à base d’e-Ink. De ce côté-là, il n’y a donc pas de progrès par rapport au livre papier…

D’autres défauts sont eux davantage liés au secteur du livre électronique. Parmi eux, on trouve le prix. Difficile de comprendre qu’un fichier informatique qui ne demande aucune impression ni transport ne soit pas sensiblement moins cher que sa version papier. Certes, la TVA sur les eBook est fixée à 19,6% alors qu’elle n’est que de 5,5% sur le livre papier (soit dit en passant, Amazon ne paie pas sa TVA en France). Mais tout de même ! Il arrive qu’un eBook soit plus cher que son équivalent papier ! C’est tout simplement inadmissible ! Dans ces conditions, il ne faut pas rêver à un développement rapide du secteur. Autre écueil de la profession : La peur. La peur de perdre le contrôle de la distribution (comme cela est arrivé aux Majors de la musique), la peur du piratage,… Résultat : les éditeurs semblent parfois freiner des 4 fers le développement d’une offre qui reste trop pauvre… Les éditeurs misent encore tout ou presque sur le bon vieux papier.

DEFAUTS OU QUALITES ?

Certains défauts n’en sont pas forcément. Quand on a un Kindle, un défaut ne saute pas tout de suite aux yeux : on est obligé de s’approvisionner en livre chez Amazon… Format oblige. Le Kindle lit un format propriétaire (le AZW) alors que plusieurs formats cohabitent sur le marché. Le Kindle est notamment incompatible avec le format ePub pourtant très répandu. Mais c’est aussi la base du modèle économique du livre électronique américain. L’appareil est vendu à perte et le constructeur-distributeur se rattrape en margeant sur les livres. Les avantages d’un système fermé comme celui-ci sont simples : Tous les livres proposés par Amazon sont garantis de fonctionner correctement (affichage, annotations, navigation, recherches,…) sur le Kindle. Un compte chez Amazon garde de surcroît en mémoire tous les téléchargements et autorise gratuitement un nouveau téléchargement en cas de perte de l’appareil ou de bug. Ce système qui fonctionne parfaitement chez Apple avec le couple iTunes/iPod (iPhone) fait d’ailleurs des émules : La FNAC propose son Reader maison, le Kobo, et Virgin aussi en partenariat avec Bookeen… Pour contourner ces verrous, les plus avertis utiliseront des convertisseurs de formats : de petits logiciels qui permettent de reformater un livre ePub par exemple en ouvrage lisible par le Kindle. Le logiciel Calibre (gratuit) fait partie de ceux-là.

 Défaut ou qualité ? Le Kindle n’est fait que pour une chose : lire des livres…. et encore des livres. Je passe sur sa capacité à lire les journaux et magazines. Je n’ai pas testé la lecture du Monde ou des Echos sur le Kindle. Ces 2 journaux et d’autres font pourtant partie de l’offre. Une prochaine fois, je testerai. Bref, le Kindle ne lit pas de MP3, ne lit pas de vidéo, ne prend pas de photos, son écran est Noir & Blanc et il est incapable de naviguer sur internet (en fait il est possible de cliquer sur des liens qui figurent dans des articles qui auraient été téléchargés sur le Net via des services comme Instapaper. Mais l’expérience est assez désagréable et je réserve cet article aux débutants qui ont soif de littérature). En contrepartie, le kindle est simplisme, bon marché et il excelle dans sa spécialité.

CONCLUSION

Le Kindle est un fantastique appareil qui laisse sérieusement entrevoir l’inéluctable fin du papier. Les avantages d’un reader sont trop importants pour que le papier lui résiste longtemps. Les éditeurs le savent. A eux de se convaincre que ce n’est pas en améliorant la bougie qu’on a inventé l’ampoule à incandescence…

Pour revenir au Kindle, je rêve d’un modèle tactile, multitouch capable aussi de naviguer sur le Net et de partir à l’assaut des millions d’articles de blogs et sites d’information. En attendant ce modèle, nous attendons impatiemment en France le Kindle Touch, une version tactile et multitouch du Kindle. Plus besoin de bouton, tout s’y commande d’une tape sur l’écran.

Présentation du Kindle Touch

EN RESUME

Qualités: Légèreté, Finesse, Rapidité, Confort de lecture, Prix, Pas besoin d’ordinateur (à condition d’acheter le chargeur mural)

Défauts : Chargeur mural non inclus, Saisie de texte rébarbative, Internet obligatoire -Wifi ou filaire – (j’aurais aimé une 3G gratuite comme sur le Kindle Touch), Prix des livres, catalogue de livres encore pauvre

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La Méthode Google

Voilà bien longtemps que je ne n’ai pas proposé de livre sur ASLN.  J’ai récemment terminé « La Méthode Google » de Jeff JARVIS. L’auteur est connu des technophiles; il anime en effet BuzzMachine.com, l’un des plus populaires blogs sur les nouvelles technologies et les nouveaux usages.

A travers 400 pages très accessibles, l’auteur s’efforce de décrypter les valeurs nouvelles d’un monde en pleine mutation. Le modèle ? Google bien sûr ! Le géant de Moutain View ne s’est pas contenté de révolutionner la recherche d’information. Google a profondément modifié tous les secteurs de notre société : Industrie, culture, divertissement, médias, télécoms, enseignement, commerce,… Et Jeff Jarvis tente de nous expliquer comment. A travers ses expériences, ses rencontres et une foultitude d’exemples concrets, l’auteur nous explique pourquoi et comment ce qu’il appelle les « lois de Google » s’imposent désormais en toute circonstance à travers une question centrale : Que ferait Google ?

4ème de couverture :

« Une seule entreprise échappe à la crise et connaît la croissance la plus spectaculaire à ce jour depuis sa création : GOOGLE.
Ce développement repose sur une approche radicalement nouvelle, une méthode unique. Que ferait Google si elle appliquait cette méthode à d’autres secteurs d’activité ?
Médias, restauration, énergie, automobile, télécoms, immobilier, banque, assurance… Que seraient un Google café, une Google mobile, un Cola Google, Air Google ou encore un hôpital ou une université Google ? »

L’AUTEUR
Jeff Jarvis, fondateur d’Entertainment Weekly et animateur de buzzmachine.com, décrypte dans ce livre les singulières « lois de Google » pour en extraire des principes de management et de comportements inédits. Préface Franck Riboud

L’iPad va-t-il révolutionner l’informatique personnelle ?

Le 27 janvier 2010, Apple révélait au monde (numérique ?) son dernier produit star : l’iPad. Une tablette tactile, sorte de gros iPhone survitaminé qui doit révolutionner notre rapport à l’ordinateur et pourquoi pas relancer plusieurs marchés plutôt mal en point, à savoir, la presse quotidienne, la presse magazine et l’édition littéraire.

Passons rapidement sur son aspect, assez fidèle à l’esthétique Apple même si personnellement, je regrette un peu le nom (iPad) que je ne trouve pas fantastique. Je devrais m’habituer; il me semble qu’à la sortie de l’iPod, le nom sonnait bizarrement aussi. Ajoutons cependant qu’aux Etats-Unis, le mot « pad » sert à décrire les serviettes hygiéniques que nos belles utilisent régulièrement; un beau terreau pour les humoristes de tous horizons. Je regrette également la bande noire, trop large à mon goût, qui ceinture l’écran comme sur l’iMac et le MacBook. Enfin, je trouve les icônes trop petites surtout lorsqu’il y en a peu… En dehors de ces détails cosmétiques, l’esthétique reste dans la continuité du travail de Jonathan Ive (Designer en chef de la marque à la Pomme) : écran en verre, habillage d’aluminium, un seul bouton (façon iPhone et iPod Touch), un poids plume (- de 700gr, soit 2 fois moins que le MacBook Air déjà très léger) et une finesse à couper le souffle (1,3 cm) pour une émotion certaine lors de la prise en main.

L’iPAD VA-T-IL REVOLUTIONNER L’ORDINATEUR ?

Le matériel informatique connaît une vraie révolution depuis 2 années. Alors que l’ordinateur de bureau (Desktop) et l’ordinateur portables (Laptop) se partageaient à eux seuls les marchés personnels et professionnels de l’informatique, un nouveau produit a fait exploser ce schéma : Le NetBook. Cette race de Mini-portable bon marché lancé d’abord par la marque ASUS avec l’Eee PC a envahi les rayons des spécialistes de matériel technologique, tant sur le Net que dans le commerce traditionnel. Ces appareils représentent désormais plus de 20% des ventes de PC portables. Ils sont très bon marché (à partir de 200€), très transportables car petits (écran à partir de 7″) et légers. Ils répondent aux besoins quotidiens de la plupart des utilisateurs : navigation sur le Web, lecture et envoi de mail, fréquentation d’un réseau social type facebook, bureautique légère,…

L’Eee PC d’ASUS et ses congénères ont bouleversé le marché du PC portable

Apple a son idée du Netbook. Toutes les grandes marques s’y sont mises : Toshiba, Dell, Acer, etc. Apple, grand absente de ce marché low cost est toujours restée ferme sur ses convictions : Les Netbook sont des produits de mauvaise qualité, peu puissants, peu ergonomiques et peu fiables. On ne peut pas faire un bon appareil pour un tarif aussi bas ! La version du Netbook d’Apple suit une toute autre philosophie : Comme tout Netbook, il a « peu » de mémoire interne (toutes nos données sont censées être stockées sur des serveurs externes) et ne dispose pas de lecteur ou graveur de CD/DVD. Ces 2 caractéristiques permettent d’alléger et affiner considérablement la machine pour une meilleure portabilité. Là où l’état d’esprit Apple diverge sensiblement de la concurrence c’est que pour Steve Jobs (CEO d’Apple) un ultra-portable doit disposer d’une puissance, d’un confort de travail (taille du clavier et de l’écran notamment), d’une finition (celle des NetBook est simplement affligeante) et d’une ergonomie de haut niveau. Le MacBook Air répond à toutes ces exigences. Mais les tarifs s’envolent (à partir de 1 400€), et on ne parle plus de PC low cost ! Si l’appareil ne permet pas de faire du montage ou du calcul 3D de haute volée, il autorise le multi-tâches et la plupart des activités informatiques dans une enveloppe d’une extrême finesse et d’une incroyable légèreté.

MacBook Air : Le NetBook surpuissant d’Apple

L’iPad, l’ordinateur le plus simple du monde. En proposant une machine qui se positionne assez clairement entre un iPhone (qui est en réalité un ordinateur miniaturisé) et un MacBook (nom générique des ordinateurs portables Apple), Apple est peut-être aussi en train de réinventer l’informatique personnelle. Naviguer sur internet, créer et éditer des documents (présentation, tableau, traitement de texte), écouter de la musique, gérer, partager et profiter de ses photos, etc; tout ça est possible sur l’iPad avec une simplicité qui peut s’avérer « déroutante ». Tout l’aspect informatique est caché, dissimulé derrière des pop up et autres menus automatiques qui rendent la mécanique transparente. Une révolution ergonomique qui peut dérouter les « power users », ceux qui utilisent au quotidien, plus de 10% des capacités de leur machine de bureau ! Ceux-là se demanderont comment on duplique un fichier, comment on gère des dizaines de projets, etc, sans barre de menu, sans Dock, sans Bureau… bref, comment on fait sans Finder…

L’iPad : entre l’iPhone et le MacBook, va-t-il tuer les Netbook ?

Mais à qui s’adresse l’iPad ? Au tout venant.  A ceux qui aiment accéder à internet ou à leur réseau social dans de bonnes conditions de visualisation (affichage pleine page). A ceux qui désirent écrire des mails avec un clavier utilisable à 2 mains. A ceux qui veulent mettre à jour leur blog confortablement. A ceux qui sont allergiques à l’informatique, aux utilisateurs ultra-mobiles,… Bref à ceux qui utilisent déjà un Netbook ! Alors l’iPad va-t-il tuer les Netbook ? Si ces derniers sont très bon marché, les moins onéreux sont clairement de mauvaise facture : leur puissance et leur qualité ne sont pas comparables à l’iPad (même si on ne connaît pas encore précisément la puissance de la bête). Les Netbook acceptables en terme de puissance, d’ergonomie et de fiabilité tournent autour de 450€. Soit quelques dizaines d’euros en dessous de l’iPad qui débute lui à 499$ (il y a des chances qu’il soit vendu 499€ en France). Précisons que pour ce tarif, la qualité de finition d’un iPad est exceptionnelle : verre et aluminium. Le segment des Netbook, qui dynamise le marché de l’ordinateur personnel depuis plusieurs mois, voit donc arriver un concurrent très sérieux. L’iPad, un NetBook killer ? La réponse dans quelques mois.

La démonstration faite autour de la suite bureautique iWork (Pages, Numbers et Keynotes) a d’ailleurs été bluffante. Les logiciels déjà existants dans l’univers Mac ont totalement été repensés pour une utilisation nomade et tactile ! Une nouvelle fois, Apple réinvente le rapport homme-machine… même s’il n’y a pas une grande différence avec l’iPhone; certains le regretteront… La saisie et le redimensionnement tactiles des objets / texte sont tout simplement révolutionnaires. La fluidité des opérations donnaient d’ailleurs une petite idée de la puissance de la machine. A cette puissance s’ajoute une autonomie annoncée record : 10 heures en utilisation, 1 mois en veille ! Le rêve pour tout utilisateur ultra-mobile qui se respecte ! Des données exceptionnelles à prendre avec des pincettes ! Personnellement, j’enlève systématiquement 30 ou 40% à ce genre de valeurs…

Petits bémols tout de même :

– l’iPad n’est pas autonome. De la présentation de Steve Jobs, on retiendra que la machine a besoin de se synchroniser avec un Mac ou un PC ! Comme avec l’iPhone, il faut donc déjà être équipé. L’iPad ne sait pas nativement récupérer des fichiers par transfert USB ou même par Wifi. Toute récupération de données (Photos, musique, vidéos,…) se fait par câble via iTunes, la plaque tournante du business de l’écosystème Apple. Ce qui est acceptable voire tout à fait logique pour un iPhone un iPod Touch, ne l’est plus tellement pour une tablette censée préfigurer l’informatique et l’ordinateur de demain ! Cependant, comme sur l’iPhone, des applications tierces permettront certainement de transférer par les airs toute forme de fichiers : word, pdf,…

– L’absence remarquée de clavier posera sans doute quelques problèmes. Même si l’efficacité du clavier virtuel se confirme, il ne permettra pas pour autant de taper confortablement un document de 5 000 caractères… Quant au « dock + clavier » en option, n’étant pas pliable, sa transportabilité en est très réduite…

Présentation de Keynotes, Pages et Numbers, la suite bureautique d’Apple adaptée à l’iPad

L’iPAD VA-T-IL SAUVER LA PRESSE ?

La tablette à la Pomme va exploser 2 boulets : Les rotatives et les NMPP (Presstalis). Lors de la Keynote de mercredi, la démonstration réalisée autour du New York Times donne à mon avis une idée de la presse du futur :  Texte, lien, vidéo, son et toutes formes de contenus susceptibles de transmettre de l’information sont ici réunis à travers un journal « transportable » entièrement repensé. Avec une telle machine et de tels contenus, on peut très bien imaginer un journal ultra-personnalisé et hyper-localisé ! Chacun aura un journal répondant à ses propres besoins, ses propres centres d’intérets. Et si les contenus peuvent être localisés, les publicités peuvent l’être aussi ! Un outil aussi puissant ne peut pas être ignoré par les journaux. Ces derniers sont aujourd’hui en panique. Ils ne savent plus quoi faire sur le Net : être gratuit ? Payant ? Semi-gratuit ? Faire payer et perdre 30% de lecteurs voire plus ? Etre gratuit et ne compter que sur des ressources publicitaires pas assez rémunératrices ? Sur Internet, Le Monde, Libération, La Tribune, Les Echos et les autres n’existent plus ! Leur marque disparaît au profit de l’info elle-même… Les internautes vont sur Google News ou utilisent le champ de recherche de leur « browser » préféré (Google, Yahoo!, Bing,…). Un récent sondage réalisé par le Cabinet de conseil Outsell a révélé que si 57% des sondés en quête d’information se tournent vers des moyens numériques, seuls 8% se dirigent directement vers les sites de média ! Et 50% des utilisateurs de Google News (agrégateur d’informations) ne lisent que les titres !

LiPad est à mon sens une formidable opportunité pour les journaux. Le moyen d’exister à nouveau. L’iPad est une plateforme ! Un espace qui doit permettre à quiconque de créer son business… Les grands titres ne doivent pas laisser passer leur chance… L’iPad va de surcroît bénéficier de la mécanique marketing d’Apple, du buzz naturel généré par la marque et ses fans (voir vidéo ci-dessous). Autant dire qu’il faut se précipiter.

Apple place son produit lors des Grammy Awards alors

que le produit est à 2 mois de sa sortie commerciale !

La tablette annonce probablement le début de la fin pour 2 énormes boulets financiers propres à la presse : les rotatives et le système de diffusion français dit Presstalis (anciennement NMPP) qui détient un quasi-monopole de la distribution de la presse française sur notre territoire et dans le monde. Les grands journaux (versions papier et numérique ne faisant plus qu’un) vont pouvoir se concentrer sur le coeur de leur métier : trouver, analyser et transmettre l’information. Ils seront maîtres de leur destin et pourront concentrer leurs ressources financières et humaines sur les contenus ! Ils vont enfin pouvoir être instantanément là où se trouvent leurs lecteurs : dans le métro, dans l’avion, à leur bureau, dans leurs toilettes, à la table de leur déjeuner, dans leur salon, dans une salle d’attente, dans un confortable fauteuil… Cette nouvelle opportunité ne doit cependant pas faire oublier que la concurrence restera rude : les « pure player », ces sites, blogs et portails exclusivement présent sur le Web auront la même stratégie. Et si les journaux persistent à diffuser une majorité de dépêches d’agences de presse (AFP, Eureka, Belga,…) sans autre valeur ajoutée, les désillusions seront grandes. D’autant que l’épineux sujet des tarifs peut lui aussi tout faire basculer ! Combien coûtera un abonnement mensuel au Monde ou au Figaro dans sa version iPad ? Voilà un facteur déterminant pour l’avenir de la presse…

Démo du New York Times sur l’iPad. Le journal a été adapté en 3 semaines seulement

L’iPAD VA-T-IL (RE)LANCER LE LIVRE NUMERIQUE ?

Le marché de l’eBook est tout juste naissant. Alors que les fabricants de lecteurs subissent et entretiennent à la fois plusieurs conflits de formats (ePub, PDF, MobiPocket,…), aucun n’est capable de permettre à ses clients d’avoir accès à la totalité des titres disponibles sur le marché ! Ces titres étant de surcroît répartis sur des plateformes concurrentes disséminées sur la Toile… Incidemment, aucun eBook Reader ne permet de lire à la fois un livre, un magazine, une BD et un journal. Pour des raisons qui sont également techniques (affichage de la couleur, taille de l’écran,…), chacun travaille dans son coin. Ces facteurs sont, à mon avis, déterminants dans le développement du marché. Comment peut-on espérer réussir en vendant un lecteur de journaux à 300€ si celui-ci n’est compatible qu’avec un seul titre ? Comment Sony peut-il correctement vendre son e-reader s’il ne peut pas proposer la quasi-totalité des catalogues français ? Ne blâmons pas trop la haute frilosité des éditeurs. Ceux-là sont traumatisés par le sort subi par la musique numérique. Les éditeurs ne veulent pas voir leurs contenus piratés et échangés illégalement sur le Net. Les éditeurs ne veulent pas non plus se retrouver à la merci d’un distributeur devenu trop puissant comme c’est le cas dans l’univers musical avec iTunes ! Les déclarations de Steve Jobs lors de la Keynote ne vont pas les rassurer. Apple est en train de mettre sur pieds un Book Store qui sera intimement lié à l’iPad, comme l’iTune Store et l’AppStore l’ont été avec l’iPod puis l’iPhone / iPod Touch.

Apple ne propose pas un livre électronique. L’iPad est un ordinateur capable dans l’absolu de lire n’importe quel contenu. L’iPad est de surcroît physiquement adapté à la lecture de livres, de BD, de magazines ou de journaux. Le Noir & Blanc, la couleur, le son, la vidéo, tout lui est permis ! La démonstration effectuée lors de la Keynote de Steve Jobs a révélé une interface léchée, fluide et ultra-intuitive pour la lecture de livre. Autant dire que de ce point de vue-là, les eBook reader sont enterrés ! On peut même imaginer l’appareil dans les mains des étudiants et écoliers de France et de Navarre. L’iPad préfigure-t-il le fameux cartable électronique dont on entend parler depuis des années ?

Le culte que l’humanité voue au livre papier va-t-il s’estomper devant un support mobile affichant texte,

vidéo, animations et capable d’exploiter la puissance des liens ?

N’ayant pas manipulé la machine, je me pose quand même 2 questions. Quid du confort de lecture sur un écran LCD de surcroît recouvert d’une vitre en verre ? Si une chose est impressionnante sur un eBook reader exploitant les qualités de l’e-Ink (encre électronique), c’est son affichage qui imite parfaitement le papier : pas de brillance, pas de reflet, pas de scintillement. L’iPad peut-il rivaliser avec le Kindle ou l’eReader sur ce plan-là ? La lumière tamisée de la Keynote ne permet pas de savoir si on peut correctement lire son journal ou son livre sur le siège d’un bus en pleine journée. Quid de ce même confort après une heure de lecture sur un appareil qui pèse 700gr ? Car si l’iPad est léger pour un Mac ultra-mobile, il est 2 fois plus lourd que le Kindle d’Amazon, eBook reader très populaire aux Etats-Unis.

Quant aux contenus, c’est pour l’instant la grande inconnue, en tout cas pour les titres français… Plusieurs Editeurs ont été annoncés comme partenaires de l’iPad. En dehors d’Hachette, tous sont spécialisés dans les contenus en langue anglaise. Il faut d’ailleurs noter que les pages françaises d’Apple dédiés à l’iPad ont tout simplement évacué la fonction eBook !! La boutique de livres (iBook) est en revanche bien annoncées sur les pages américaines. Les choses auront-elles changé d’ici fin mars (date de sortie de l’iPad) ? Les éditeurs français ont-ils peur d’Apple et de l’hégémonie orchestrée par le géant californien dans le domaine musical (iTunes est la propriété de la marque à la Pomme) ? C’est certain, Apple tentera avec son Book Store de réitérer une stratégie très bien menée sur le marché de la musique numérique : proposer un catalogue quasi-exhaustif exploitant autant les hits que la longue traîne du marché. Forcer les lecteurs à posséder un iPad…

L’iPAD : UNE CONSOLE DE JEUX ?

Je ne suis pas un grand amateur de jeux vidéos mais comme des millions de personnes, j’ai succombé aux plaisir des casual games, ces jeux destinés aux joueurs occasionnels : pas d’univers ou de niveaux infinis, pas de règles sibyllines, pas de commandes par dizaines,… juste de quoi s’amuser de façon innovante et originale (commandes tactiles, accéléromètre,…) le temps d’un métro, d’un dîner entre amis ou d’une attente chez le médecin. Si l’iPad assure la continuité de ce côté-là (les jeux iPhone et iPod Touch sont compatibles), la tablette deviendra peut-être un vrai concurrent des PSP Go (Sony) et autre Nintendo DS. Aucune console portable ne propose un écran aussi grand et une expérience aussi immersive et originale. L’adaptation de certains hits (GTA, Assassin’s Creed,…) et l’imagination des studios feront le reste. Encore une fois, si la démo de la Keynote donnait une idée du potentiel, seule l’expertise des éditeurs et joueurs pourront valider ou non la qualité de la machine et du gameplay.

Jouer sur l’iPad ? Petites démos alléchantes

Pour voir la Keynote dans son intégralité, rendez-vous sur cette page.

Les 90 questions que tous les parents se posent

Comme le livre présenté précédemment (Netbrain) était un peu pointu, je vous propose de découvrir un titre bien plus « grand public »; et pour cause, il s’adresse simplement aux parents plus ou moins dépassés par les nouveaux usages de leur progéniture : internet, téléphone mobile, jeux vidéos, réseaux sociaux, etc. toutes les sources d’inquiétude sont traités assez objectivement. Pas de diabolisation ni de prosélytisme dans le discours de l’auteur qui atteint ici ses objectifs : expliquer, rassurer, conseiller. Jacques Henno tient par ailleurs un blog, nosenfants.fr, qui traite des rapports que les enfants et ados entretiennent avec les nouvelles technologies.

Les 90 questions que tous les parents se posent. De Jacques HENNO – Ed Télémaque, 16€

4ème de couverture :

° À quel âge faut-il mettre un enfant devant Internet ?
° Ma fille de 9 ans a vu des images X sur Internet : que lui dire, comment l’en protéger ?
° Quels sont les meilleurs sites légaux pour écouter de la musique ?
° Comment savoir si mon enfant est accro aux jeux vidéo ?
° À quel âge peut-on lui donner son premier mobile ?
° Mon enfant de 13 ans veut aller sur Second Life : qu’est-ce que c’est au juste et est-ce vraiment pour lui ?

Jacques Henno, dans une enquête minutieuse, a relevé les 90 questions que tous les parents se posent au sujet d’Internet, du téléphone mobile, des jeux vidéo et des mondes virtuels.
Aidé de psychiatres, psychologues éducateurs, sociologues et professionnels d’Internet qu’il a longuement rencontrés, il répond à ces interrogations et propose des solutions concrètes, des conseils pratiques, des astuces, des adresses utiles et tout simplement des repères pour les parents qui veulent aider leurs enfants à grandir avec les outils numériques.

Un guide pratique essentiel pour accompagner, de l’âge tendre à l’adolescence, la première génération d’enfants qui aura toujours vécu avec les nouvelles technologies.

http://www.nosenfants.fr

Journaliste indépendant, spécialiste des nouvelles technologies, Jacques HENNO a publié récemment :

Les enfants face aux écrans, pornographie la vraie violence
«Un ouvrage citoyen dont je souhaite qu’il ait la plus grande diffusion possible.» Dr Aldo NAOURI

Tous fichés
«Un livre informé aux meilleures sources.» La Vie

«Assez incroyable, je vous recommande ce document.» Jacques PRADEL

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Netbrain, Planète numérique

Je viens de terminer un livre passionnant sur les enjeux sociaux et économiques du réseau des réseaux, internet. Le low cost, la coopération, la bataille de la recherche et des brevets, le marché des licences, la liberté et la neutralité du Web, etc; autant de thèmes-clés qui permettent de mieux cerner le nouveau paradigme imposé par la disparition des frontières physiques et l’explosion des réseaux.

Si vous vous intéressez de près à l’avenir de la Net-économie, Netbrain, planète numérique est simplement incontournable. 

Note de l’éditeur : Netbrain, planète numérique montre qu’une cyberpuissance est née. Un monde numérique en train de devenir un acteur politique, social et économique majeur. Le monde ne sera pas « made in Asia », il sera sous la domination de la puissance numérique. Dans cette terre incognita, les taux de croissance sont époustouflants ; un milliard de personnes y échangent des connaissances et y établissent des liens sociaux. Les savoirs sont soumis à la concurrence internationale et sont entrés dans un univers marchand. Comment la France, parmi les autres nations savantes, peut-elle prendre sa place dans cette économie du savoir, fondée sur la R&D et la vente de licences ? Comment produire de l’innovation marchande ? Les champs de bataille de cette économie opposeront les partisans de l’économie des biens numériques communs à ceux des biens numériques privés.

Plus d’infos sur ettighoffer.com
Netbrain a obtenu le Prix 2008 du Club de l’économie numérique


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Internet détruirait notre Culture…

Je rebondis un peu sur le billet précédent pour parler du livre de Andrew Keen : « Le culte de l’amateur, comment Internet détruit notre culture ». Si vous pensez que la fiabilité de l’information gratuite sur le Net (comme dans le métro) n’est qu’une vaste fumisterie; si vous êtes convaincus que les téléchargements légaux et illégaux tueront les cultures musicales et cinématographiques; si vous pensez que les amateurs aussi nombreux soient-ils, ne seront jamais aussi fiables qu’un expert; si pour vous, Internet ressemble à un chaos pavé de prédateurs sexuels, de cyber-criminels et autres manipulateurs, alors vous êtes l’ami d’Andrew Keen. Et son livre finira de vous convaincre… Si au contraire, vous ne jurez plus que par la toute puissance du Net, la liberté des blogueurs, la suprématie de la collaboration, la facilité du téléchargement et la gratuité de l’information, alors la lecture du « Culte de l’amateur » vous aidera à mettre un peu d’eau dans votre vin.

Facile à lire, gorgé d’exemples concrets, l’essais (pamphlet) d’Andrew Keen n’a rien de technique et s’adresse donc à tous. Sa pensée reste cependant très orientée.

Plus d’infos dans la présentation de l’éditeur :

Le Culte de l’amateur est un livre événement qui a fait débat dans la presse anglo-saxone. Andrew Keen y expose les rouages de la révolution Web 2.0 qui, de Wikipédia à YouTube et de MySpace à Google, met en péril l’existence même de nos médias traditionnels. Il décrit sans concession les répercussions culturelles et économiques du Web 2.0 : gratuité, violation de la vie privée et du droit d’auteur. Il dénonce la manipulation, la rumeur, la désinformation et la célébration de l’amateurisme au détriment de l’expertise. Selon Andrew Keen, nos valeurs, notre économie et notre culture seraient menacées par les millions d’amateurs qui, jour et nuit, œuvrent gratuitement derrière l’écran de leurs ordinateurs. Le Culte de l’amateur révèle aussi les aspects les plus sombres du Web 2.0, tel que l’anonymat dont bénéficient aujourd’hui les utilisateurs d’Internet qui permet aux voleurs d’identité et aux prédateurs sexuels de sévir impunément dans le cyberespace. L’auteur propose fort heureusement des solutions concrètes au chaos de l’Internet. 

Biographie de l’auteur
Andrew Keen, entrepreneur, vit dans la Silicon Valley. Il écrit pour le Weekly Standard, le San Francisco Chronicle, Fast Company, Forbes et ZDNet. Il anime l’émission AfterTV, diffusée sur le site du même nom.

N’oubliez pas que l’onglet « A LIRE » vous permet de découvrir une liste des ouvrages qui permettent de mieux comprendre les enjeux d’internet.

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Comment le web change le monde

 

Ed. Village mondial, 2008 - 22€

Ed. Village mondial, 2008 - 22€

Qu’est-ce que les internautes font du Web ? Ce dernier est-il vraiment en train de modifier en profondeur les valeurs de notre Société ? Plusieurs éléments de réponse dans cet ouvrage passionnant et infiniment instructif.

 

Présentation de l’Editeur

Près du quart de la population mondiale utilise l’internet. Impressionnant, ce chiffre n’est pourtant qu’une pâle indication des transformations en cours.

Après avoir sagement commencé par consulter des sites, acheter en ligne, chercher l’âme soeur, échanger des courriels, les internautes se sont mis à participer, à s’exprimer, à créer des groupes. Le web est devenu si simple qu’ils peuvent l’utiliser à leur gré au point d’en devenir les acteurs. Avec les blogs (ces fameux journaux personnels en ligne), ils s’expriment aujourd’hui directement sur leurs sites. Sur YouTube et Dailymotion, ils partagent leurs vidéos et sur MySpace ou Facebook, ils développent leurs réseaux sociaux. Non contents de surfer, ces internautes d’un nouveau type proposent des services, échangent des informations, s’impliquent. Appelés « webacteurs » dans ce livre, ils sont en train de changer le monde.

Pour comprendre ce phénomène qu’on a parfois surnommé « web.2.0 », Francis Pisani et Dominique Piolet ont sillonné la Silicon Valley pour interroger ses meilleurs experts. Émaillant leur réflexion d’exemples et d’éclairages multiples, ils montrent comment tous les secteurs sont peu à peu gagnés par ce mouvement participatif irréversible qualifié par eux « d’alchimie des multitudes« . Stimulant, prometteur, le phénomène n’est pas seulement porteur du meilleur. Il est toujours un défi aux institutions comme l’indique l’engouement qu’il suscite auprès des jeunes générations.

Un livre indispensable pour comprendre les évolutions de l’internet et le web de demain.

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