Les fausses-vraies pubs envahissent le Web

Y’a un truc de plus en plus répandu sur le Net : les fausses-vraies publicités. Je ne parle pas ici de parodies plus ou moins bricolées, je ne parle pas non plus de sketches ou de réalisations humoristiques officiellement présentés comme tels. Je parle de vidéos qui ont le goût, l’odeur bref, l’apparence de vraies publicités professionnelles et qui pourraient finalement être l’expression de publicitaires qui se seraient lâchés (c’est d’ailleurs quelquefois le cas). Le problème c’est que ce type de contenu brouille l’image que de nombreux industriels veulent donner de leurs marques. Des industriels encore coïncés par une communication traditionnelle (pub TV, affichage, spot radio,…) souvent en décalage avec l’état d’esprit et les usages  répandus chez les internautes.

J’en ai déjà parlé dans ASLN (voir liens en fin de billet). Mais j’ai quelques exemples assez significatifs du phénomène sous le coude.

Il y a quelques jours, Apple lançait son nouvel iPhone. L’appareil de 4ème génération apporte son lot de nouveautés (2ème caméra, visio-conférence, flash,…) et il faut reconnaître que la marque à la Pomme présente toujours ses nouveaux produits de façon très emphatique. Une habitude déjà bien parodiée par internet et les médias traditionnels. Ces derniers jours, une vidéo « parodique » reprenant la présentation officielle du smartphone d’Apple tourne pas mal sur les blogs un peu geek ou « Apple fanboy ». Elle est en anglais et donc un peu réservée aux plus anglophiles d’entre vous. Je vous en traduit quelques passages à la louche sous la vidéo.

« (…) la 1ère fois que j’ai utilisé Facetime (visio-conférence), j’étais complètement nu dans une chambre d’hôtel (…) je parlais à ma femme (…) ça a probablement sauvé mon mariage… (…) Je pense que mes propres enfants… en fait , je n’ai pas d’enfant mais j’en aurai un jour et d’ici 18 ou 20 ans, quand ils partirons faire leurs études, je pourrai les appeler , leur parler… et voir leur bouche bouger quand ils s’exprimeront…

(…) grâce à la qualité de l’écran (4 fois plus précis que l’ancien iPhone), je peux enfin comprendre ce que racontent les livres [images du livre Winnie qui est offert avec l’application iBook de l’iPhone]… l’ours en fait… veut juste du miel…

(…) On a développé une nouvelle qualité d’acier inoxydable… c’est comme un nouveau métal…

(…) la meilleurs façon de réinventer un produit c’est de lui ajouter une seconde caméra… Le prochaine iPhone aura une 3ème caméra… c’est cool les caméras… »

Le jeu des acteurs reprend parfaitement l’attitude des responsables Apple qu’on retrouve dans ce genre de vidéo. Quant au décor, il imite à la perfection le vrai. Apple est l’une des marques les plus parodiées sur le Web. Mais ça fait partie du jeu… Apple innonde en même temps internet de contenus positifs et parfaitement maîtrisés tant sur le fond que sur la forme. Et leur impact est tel, qu’une vidéo comme celle-là, si elle amuse, est noyée dans un océans de contenus made in Cupertino. D’autres vidéos attaquant Apple pullulent sur le Web.

C’est un peu différent pour Volkswagen qui a du officiellement annoncer que la « publicité » ci-dessous n’a rien à voir avec sa marque. Le clip est osé, très créatif mais sa connotation sexuelle, machiste, un brin vulgaire est à mille lieues de la stratégie conventionnelle du constructeur automobile. Son réalisateur, Sebastian Raphaël, n’est pas un débutant.

Et que dire de celle-là ? très bien réalisée, elle reprend le slogan de la marque autour de la solidité de ses véhicules. Un boulot de publicitaires libérés façon Beigbeider dans 99 Francs…

Pourtant, je ne m’inquiète pas pour la marque allemande qui est assez dynamique sur le web. Pour preuve sa dernière opération de street marketing assez efficace émotionellement parlant (si la marque n’apparaît pas sur le lieu du « happening » c’est sa diffusion ultérieure sur le Web qui créera le buzz) :

Sprite (propriété de Coca-Cola) a connu le même genre de désagrément lorsqu’un réalisateur professionnel s’est amusé à créer des spots pour la boisson. L’homme s’est contenté de les poster sur YouTube sans vouloir créer le buzz. Mais l’effet YouTube a marché à plein et les vidéos ont attiré les internautes par centaines de milliers avant que Coca-Cola ne fasse retirer les clips… que voici :

Vodpod videos no longer available.

Vodpod videos no longer available.

Assez fair play, Coca avait reconnu qu’elle ne pouvait pas tout contrôler sur le web. Alors ce type de contenus nuit-ils à la marque ? Ou bien au contraire, les User Generated Content (contenus générés par les internautes dit aussi UGC) contribuent-ils à rajeunir ou améliorer l’image d’une marque ? Les 2 exemples de Sprite ne sont pas très bons car, à mon sens, ils ne sont pas très réussis. Et c’est bien dommage car sur la forme, à défaut d’être exceptionnel, c’est plutôt maîtrisé.  Dommage également qu’à l’époque, Sprite (Coca) n’en ai pas profité pour surfer sur le buzz. C’était peut-être l’occasion d’éviter… la disparition de la marque. Qui boit du Sprite aujourd’hui ? Cela dit, rebondir sur un bad buz n’est pas donné à tout le monde. Il faut un peu de culot… Et Electroni Arts, éditeur de jeux vidéos en a eu lorsqu’il a été lui-même victime d’une vidéo de type UGC autour de son titre phare Tiger Woods PGA Tour.

Un bug du jeu décelé par un joueur a été « mis en scène » à travers une vidéo pour le moins amateur… mais tellement efficace : le bug (assez grave quand on est un hardcore gamer) permet de putter en faisant marcher Tiger Woods sur l’eau. Voici la vidéo du « Jesus shot » :

Electronic Arts aurait pû virer le développeur qui a mal fait son boulot ou le chef de projet qui a laissé passer le bug. Autrement dit EA aurait pû réagir à l’ancienne… A l’heure du Web, ElectronicArts a fait le contraire. L’éditeur a rebondi sur le bad buzz et a publié ça :

Si la vidéo du bug a attiré plus d’1 millions d’internautes sur YouTube, la « vidéo-réaction » d’Electronic Arts a cumulé plus de 5 millions de vues ! Bravo EA.

Sur le même sujet :

Publicité : Samsung brille, Microsoft trébuche (à nouveau) : le spot qui a choqué les américains !

Inonder le web de contenus émotionnellement positifs

Ces entreprises que l’on parodie sur le Web

Facebook pollue mais Google va tous nous sauver…

Je le disais dans le billet précédent : les activités sur les réseaux sont de plus en plus nombreuses et le volume de données qui en découle est tout simplement inimaginable. Avec l’explosion des réseaux sociaux, des jeux vidéos en ligne, de la vidéo et de la musique en streaming, du mail, du téléchargement et du stockage toujours plus important de données sur des machines distantes (cloud computing), les serveurs se comptent désormais par centaines de millions à la surface de la planète.

C’est dans ce contexte que Greenpeace vient d’épingler 2 des plus gros acteurs des Technologies de l’Information et de la Communication : Apple et Facebook. Leurs fermes informatiques, qui abritent des centaines de milliers de serveurs, sont très gourmandes en énergie. Google, Yahoo!, Microsoft et les autres ne sont pas en reste : alimentation 24h/24, 7 jours/7 et refroidissement permanent  font des acteurs des TIC de grands pourvoyeurs de CO2… surtout quand l’électricité utilisée est générée par des centrales particulièrement polluantes. C’est notamment le cas de Facebook qui projette d’alimenter un prochain data-center par une électricité provenant de centrales au charbon…

Dans le rapport de Greenpeace, un tableau répertorie « grossièrement » la nature de l’électricité utilisée par les data-center de certains géants de l’informatique. Google, qui mise gros sur le cloud-computing à travers Google Docs, sort du lot grâce à l’une de ses fermes : celle de Dalles. Son énergie provient à 50,9% d’une électricité durable (centrale hydro-électrique) qu’on peut qualifier d’écologique.

Les TIC pourront-elles un jour bénéficier d’une électricité verte en quantité illimitée ? La firme de Moutain View y croit et finance à coup de millions de $ plusieurs pistes prometteuses. J’ai écrit un petit article pour le site www.viesaineetzen.com autour des visions de Google : découvrez comment le moteur de recherche mise sur la géothermie profonde, les centrales hydro-électriques, la puissance des vents d’altitude, la magie des moteurs hybrides ou l’efficience de l’énergie photovoltaïque. Découvrez Google.org, fondation philanthropique  qui finance des projets comme RechargeIT (voiture hybride), PowerMeter (compteurs électriques intelligent) ou RE<C (Energie Renouvelable moins chère que le charbon).

Google va-t-il sauver la planète ? (5 min de lecture)

Le rapport de Greenpeace (anglais)

Greenpeace épingle Facebook pour sa politique énergétique (2 min de lecture)

Naviguer sur facebook pollue la planète (2 min de lecture)

L’iPad va-t-il révolutionner l’informatique personnelle ?

Le 27 janvier 2010, Apple révélait au monde (numérique ?) son dernier produit star : l’iPad. Une tablette tactile, sorte de gros iPhone survitaminé qui doit révolutionner notre rapport à l’ordinateur et pourquoi pas relancer plusieurs marchés plutôt mal en point, à savoir, la presse quotidienne, la presse magazine et l’édition littéraire.

Passons rapidement sur son aspect, assez fidèle à l’esthétique Apple même si personnellement, je regrette un peu le nom (iPad) que je ne trouve pas fantastique. Je devrais m’habituer; il me semble qu’à la sortie de l’iPod, le nom sonnait bizarrement aussi. Ajoutons cependant qu’aux Etats-Unis, le mot « pad » sert à décrire les serviettes hygiéniques que nos belles utilisent régulièrement; un beau terreau pour les humoristes de tous horizons. Je regrette également la bande noire, trop large à mon goût, qui ceinture l’écran comme sur l’iMac et le MacBook. Enfin, je trouve les icônes trop petites surtout lorsqu’il y en a peu… En dehors de ces détails cosmétiques, l’esthétique reste dans la continuité du travail de Jonathan Ive (Designer en chef de la marque à la Pomme) : écran en verre, habillage d’aluminium, un seul bouton (façon iPhone et iPod Touch), un poids plume (- de 700gr, soit 2 fois moins que le MacBook Air déjà très léger) et une finesse à couper le souffle (1,3 cm) pour une émotion certaine lors de la prise en main.

L’iPAD VA-T-IL REVOLUTIONNER L’ORDINATEUR ?

Le matériel informatique connaît une vraie révolution depuis 2 années. Alors que l’ordinateur de bureau (Desktop) et l’ordinateur portables (Laptop) se partageaient à eux seuls les marchés personnels et professionnels de l’informatique, un nouveau produit a fait exploser ce schéma : Le NetBook. Cette race de Mini-portable bon marché lancé d’abord par la marque ASUS avec l’Eee PC a envahi les rayons des spécialistes de matériel technologique, tant sur le Net que dans le commerce traditionnel. Ces appareils représentent désormais plus de 20% des ventes de PC portables. Ils sont très bon marché (à partir de 200€), très transportables car petits (écran à partir de 7″) et légers. Ils répondent aux besoins quotidiens de la plupart des utilisateurs : navigation sur le Web, lecture et envoi de mail, fréquentation d’un réseau social type facebook, bureautique légère,…

L’Eee PC d’ASUS et ses congénères ont bouleversé le marché du PC portable

Apple a son idée du Netbook. Toutes les grandes marques s’y sont mises : Toshiba, Dell, Acer, etc. Apple, grand absente de ce marché low cost est toujours restée ferme sur ses convictions : Les Netbook sont des produits de mauvaise qualité, peu puissants, peu ergonomiques et peu fiables. On ne peut pas faire un bon appareil pour un tarif aussi bas ! La version du Netbook d’Apple suit une toute autre philosophie : Comme tout Netbook, il a « peu » de mémoire interne (toutes nos données sont censées être stockées sur des serveurs externes) et ne dispose pas de lecteur ou graveur de CD/DVD. Ces 2 caractéristiques permettent d’alléger et affiner considérablement la machine pour une meilleure portabilité. Là où l’état d’esprit Apple diverge sensiblement de la concurrence c’est que pour Steve Jobs (CEO d’Apple) un ultra-portable doit disposer d’une puissance, d’un confort de travail (taille du clavier et de l’écran notamment), d’une finition (celle des NetBook est simplement affligeante) et d’une ergonomie de haut niveau. Le MacBook Air répond à toutes ces exigences. Mais les tarifs s’envolent (à partir de 1 400€), et on ne parle plus de PC low cost ! Si l’appareil ne permet pas de faire du montage ou du calcul 3D de haute volée, il autorise le multi-tâches et la plupart des activités informatiques dans une enveloppe d’une extrême finesse et d’une incroyable légèreté.

MacBook Air : Le NetBook surpuissant d’Apple

L’iPad, l’ordinateur le plus simple du monde. En proposant une machine qui se positionne assez clairement entre un iPhone (qui est en réalité un ordinateur miniaturisé) et un MacBook (nom générique des ordinateurs portables Apple), Apple est peut-être aussi en train de réinventer l’informatique personnelle. Naviguer sur internet, créer et éditer des documents (présentation, tableau, traitement de texte), écouter de la musique, gérer, partager et profiter de ses photos, etc; tout ça est possible sur l’iPad avec une simplicité qui peut s’avérer « déroutante ». Tout l’aspect informatique est caché, dissimulé derrière des pop up et autres menus automatiques qui rendent la mécanique transparente. Une révolution ergonomique qui peut dérouter les « power users », ceux qui utilisent au quotidien, plus de 10% des capacités de leur machine de bureau ! Ceux-là se demanderont comment on duplique un fichier, comment on gère des dizaines de projets, etc, sans barre de menu, sans Dock, sans Bureau… bref, comment on fait sans Finder…

L’iPad : entre l’iPhone et le MacBook, va-t-il tuer les Netbook ?

Mais à qui s’adresse l’iPad ? Au tout venant.  A ceux qui aiment accéder à internet ou à leur réseau social dans de bonnes conditions de visualisation (affichage pleine page). A ceux qui désirent écrire des mails avec un clavier utilisable à 2 mains. A ceux qui veulent mettre à jour leur blog confortablement. A ceux qui sont allergiques à l’informatique, aux utilisateurs ultra-mobiles,… Bref à ceux qui utilisent déjà un Netbook ! Alors l’iPad va-t-il tuer les Netbook ? Si ces derniers sont très bon marché, les moins onéreux sont clairement de mauvaise facture : leur puissance et leur qualité ne sont pas comparables à l’iPad (même si on ne connaît pas encore précisément la puissance de la bête). Les Netbook acceptables en terme de puissance, d’ergonomie et de fiabilité tournent autour de 450€. Soit quelques dizaines d’euros en dessous de l’iPad qui débute lui à 499$ (il y a des chances qu’il soit vendu 499€ en France). Précisons que pour ce tarif, la qualité de finition d’un iPad est exceptionnelle : verre et aluminium. Le segment des Netbook, qui dynamise le marché de l’ordinateur personnel depuis plusieurs mois, voit donc arriver un concurrent très sérieux. L’iPad, un NetBook killer ? La réponse dans quelques mois.

La démonstration faite autour de la suite bureautique iWork (Pages, Numbers et Keynotes) a d’ailleurs été bluffante. Les logiciels déjà existants dans l’univers Mac ont totalement été repensés pour une utilisation nomade et tactile ! Une nouvelle fois, Apple réinvente le rapport homme-machine… même s’il n’y a pas une grande différence avec l’iPhone; certains le regretteront… La saisie et le redimensionnement tactiles des objets / texte sont tout simplement révolutionnaires. La fluidité des opérations donnaient d’ailleurs une petite idée de la puissance de la machine. A cette puissance s’ajoute une autonomie annoncée record : 10 heures en utilisation, 1 mois en veille ! Le rêve pour tout utilisateur ultra-mobile qui se respecte ! Des données exceptionnelles à prendre avec des pincettes ! Personnellement, j’enlève systématiquement 30 ou 40% à ce genre de valeurs…

Petits bémols tout de même :

– l’iPad n’est pas autonome. De la présentation de Steve Jobs, on retiendra que la machine a besoin de se synchroniser avec un Mac ou un PC ! Comme avec l’iPhone, il faut donc déjà être équipé. L’iPad ne sait pas nativement récupérer des fichiers par transfert USB ou même par Wifi. Toute récupération de données (Photos, musique, vidéos,…) se fait par câble via iTunes, la plaque tournante du business de l’écosystème Apple. Ce qui est acceptable voire tout à fait logique pour un iPhone un iPod Touch, ne l’est plus tellement pour une tablette censée préfigurer l’informatique et l’ordinateur de demain ! Cependant, comme sur l’iPhone, des applications tierces permettront certainement de transférer par les airs toute forme de fichiers : word, pdf,…

– L’absence remarquée de clavier posera sans doute quelques problèmes. Même si l’efficacité du clavier virtuel se confirme, il ne permettra pas pour autant de taper confortablement un document de 5 000 caractères… Quant au « dock + clavier » en option, n’étant pas pliable, sa transportabilité en est très réduite…

Présentation de Keynotes, Pages et Numbers, la suite bureautique d’Apple adaptée à l’iPad

L’iPAD VA-T-IL SAUVER LA PRESSE ?

La tablette à la Pomme va exploser 2 boulets : Les rotatives et les NMPP (Presstalis). Lors de la Keynote de mercredi, la démonstration réalisée autour du New York Times donne à mon avis une idée de la presse du futur :  Texte, lien, vidéo, son et toutes formes de contenus susceptibles de transmettre de l’information sont ici réunis à travers un journal « transportable » entièrement repensé. Avec une telle machine et de tels contenus, on peut très bien imaginer un journal ultra-personnalisé et hyper-localisé ! Chacun aura un journal répondant à ses propres besoins, ses propres centres d’intérets. Et si les contenus peuvent être localisés, les publicités peuvent l’être aussi ! Un outil aussi puissant ne peut pas être ignoré par les journaux. Ces derniers sont aujourd’hui en panique. Ils ne savent plus quoi faire sur le Net : être gratuit ? Payant ? Semi-gratuit ? Faire payer et perdre 30% de lecteurs voire plus ? Etre gratuit et ne compter que sur des ressources publicitaires pas assez rémunératrices ? Sur Internet, Le Monde, Libération, La Tribune, Les Echos et les autres n’existent plus ! Leur marque disparaît au profit de l’info elle-même… Les internautes vont sur Google News ou utilisent le champ de recherche de leur « browser » préféré (Google, Yahoo!, Bing,…). Un récent sondage réalisé par le Cabinet de conseil Outsell a révélé que si 57% des sondés en quête d’information se tournent vers des moyens numériques, seuls 8% se dirigent directement vers les sites de média ! Et 50% des utilisateurs de Google News (agrégateur d’informations) ne lisent que les titres !

LiPad est à mon sens une formidable opportunité pour les journaux. Le moyen d’exister à nouveau. L’iPad est une plateforme ! Un espace qui doit permettre à quiconque de créer son business… Les grands titres ne doivent pas laisser passer leur chance… L’iPad va de surcroît bénéficier de la mécanique marketing d’Apple, du buzz naturel généré par la marque et ses fans (voir vidéo ci-dessous). Autant dire qu’il faut se précipiter.

Apple place son produit lors des Grammy Awards alors

que le produit est à 2 mois de sa sortie commerciale !

La tablette annonce probablement le début de la fin pour 2 énormes boulets financiers propres à la presse : les rotatives et le système de diffusion français dit Presstalis (anciennement NMPP) qui détient un quasi-monopole de la distribution de la presse française sur notre territoire et dans le monde. Les grands journaux (versions papier et numérique ne faisant plus qu’un) vont pouvoir se concentrer sur le coeur de leur métier : trouver, analyser et transmettre l’information. Ils seront maîtres de leur destin et pourront concentrer leurs ressources financières et humaines sur les contenus ! Ils vont enfin pouvoir être instantanément là où se trouvent leurs lecteurs : dans le métro, dans l’avion, à leur bureau, dans leurs toilettes, à la table de leur déjeuner, dans leur salon, dans une salle d’attente, dans un confortable fauteuil… Cette nouvelle opportunité ne doit cependant pas faire oublier que la concurrence restera rude : les « pure player », ces sites, blogs et portails exclusivement présent sur le Web auront la même stratégie. Et si les journaux persistent à diffuser une majorité de dépêches d’agences de presse (AFP, Eureka, Belga,…) sans autre valeur ajoutée, les désillusions seront grandes. D’autant que l’épineux sujet des tarifs peut lui aussi tout faire basculer ! Combien coûtera un abonnement mensuel au Monde ou au Figaro dans sa version iPad ? Voilà un facteur déterminant pour l’avenir de la presse…

Démo du New York Times sur l’iPad. Le journal a été adapté en 3 semaines seulement

L’iPAD VA-T-IL (RE)LANCER LE LIVRE NUMERIQUE ?

Le marché de l’eBook est tout juste naissant. Alors que les fabricants de lecteurs subissent et entretiennent à la fois plusieurs conflits de formats (ePub, PDF, MobiPocket,…), aucun n’est capable de permettre à ses clients d’avoir accès à la totalité des titres disponibles sur le marché ! Ces titres étant de surcroît répartis sur des plateformes concurrentes disséminées sur la Toile… Incidemment, aucun eBook Reader ne permet de lire à la fois un livre, un magazine, une BD et un journal. Pour des raisons qui sont également techniques (affichage de la couleur, taille de l’écran,…), chacun travaille dans son coin. Ces facteurs sont, à mon avis, déterminants dans le développement du marché. Comment peut-on espérer réussir en vendant un lecteur de journaux à 300€ si celui-ci n’est compatible qu’avec un seul titre ? Comment Sony peut-il correctement vendre son e-reader s’il ne peut pas proposer la quasi-totalité des catalogues français ? Ne blâmons pas trop la haute frilosité des éditeurs. Ceux-là sont traumatisés par le sort subi par la musique numérique. Les éditeurs ne veulent pas voir leurs contenus piratés et échangés illégalement sur le Net. Les éditeurs ne veulent pas non plus se retrouver à la merci d’un distributeur devenu trop puissant comme c’est le cas dans l’univers musical avec iTunes ! Les déclarations de Steve Jobs lors de la Keynote ne vont pas les rassurer. Apple est en train de mettre sur pieds un Book Store qui sera intimement lié à l’iPad, comme l’iTune Store et l’AppStore l’ont été avec l’iPod puis l’iPhone / iPod Touch.

Apple ne propose pas un livre électronique. L’iPad est un ordinateur capable dans l’absolu de lire n’importe quel contenu. L’iPad est de surcroît physiquement adapté à la lecture de livres, de BD, de magazines ou de journaux. Le Noir & Blanc, la couleur, le son, la vidéo, tout lui est permis ! La démonstration effectuée lors de la Keynote de Steve Jobs a révélé une interface léchée, fluide et ultra-intuitive pour la lecture de livre. Autant dire que de ce point de vue-là, les eBook reader sont enterrés ! On peut même imaginer l’appareil dans les mains des étudiants et écoliers de France et de Navarre. L’iPad préfigure-t-il le fameux cartable électronique dont on entend parler depuis des années ?

Le culte que l’humanité voue au livre papier va-t-il s’estomper devant un support mobile affichant texte,

vidéo, animations et capable d’exploiter la puissance des liens ?

N’ayant pas manipulé la machine, je me pose quand même 2 questions. Quid du confort de lecture sur un écran LCD de surcroît recouvert d’une vitre en verre ? Si une chose est impressionnante sur un eBook reader exploitant les qualités de l’e-Ink (encre électronique), c’est son affichage qui imite parfaitement le papier : pas de brillance, pas de reflet, pas de scintillement. L’iPad peut-il rivaliser avec le Kindle ou l’eReader sur ce plan-là ? La lumière tamisée de la Keynote ne permet pas de savoir si on peut correctement lire son journal ou son livre sur le siège d’un bus en pleine journée. Quid de ce même confort après une heure de lecture sur un appareil qui pèse 700gr ? Car si l’iPad est léger pour un Mac ultra-mobile, il est 2 fois plus lourd que le Kindle d’Amazon, eBook reader très populaire aux Etats-Unis.

Quant aux contenus, c’est pour l’instant la grande inconnue, en tout cas pour les titres français… Plusieurs Editeurs ont été annoncés comme partenaires de l’iPad. En dehors d’Hachette, tous sont spécialisés dans les contenus en langue anglaise. Il faut d’ailleurs noter que les pages françaises d’Apple dédiés à l’iPad ont tout simplement évacué la fonction eBook !! La boutique de livres (iBook) est en revanche bien annoncées sur les pages américaines. Les choses auront-elles changé d’ici fin mars (date de sortie de l’iPad) ? Les éditeurs français ont-ils peur d’Apple et de l’hégémonie orchestrée par le géant californien dans le domaine musical (iTunes est la propriété de la marque à la Pomme) ? C’est certain, Apple tentera avec son Book Store de réitérer une stratégie très bien menée sur le marché de la musique numérique : proposer un catalogue quasi-exhaustif exploitant autant les hits que la longue traîne du marché. Forcer les lecteurs à posséder un iPad…

L’iPAD : UNE CONSOLE DE JEUX ?

Je ne suis pas un grand amateur de jeux vidéos mais comme des millions de personnes, j’ai succombé aux plaisir des casual games, ces jeux destinés aux joueurs occasionnels : pas d’univers ou de niveaux infinis, pas de règles sibyllines, pas de commandes par dizaines,… juste de quoi s’amuser de façon innovante et originale (commandes tactiles, accéléromètre,…) le temps d’un métro, d’un dîner entre amis ou d’une attente chez le médecin. Si l’iPad assure la continuité de ce côté-là (les jeux iPhone et iPod Touch sont compatibles), la tablette deviendra peut-être un vrai concurrent des PSP Go (Sony) et autre Nintendo DS. Aucune console portable ne propose un écran aussi grand et une expérience aussi immersive et originale. L’adaptation de certains hits (GTA, Assassin’s Creed,…) et l’imagination des studios feront le reste. Encore une fois, si la démo de la Keynote donnait une idée du potentiel, seule l’expertise des éditeurs et joueurs pourront valider ou non la qualité de la machine et du gameplay.

Jouer sur l’iPad ? Petites démos alléchantes

Pour voir la Keynote dans son intégralité, rendez-vous sur cette page.

Inonder le web de contenus émotionnellement positifs

Il y a quelques jours, j’abordais en toute modestie le problème du bad buzz sur le Net : Ou comment une entreprise peut-elle se sortir d’une rumeur, d’une blague ou d’une bourde qui prend soudain une ampleur aussi grande que négative sur le Net. parmi les solutions : diluer ce bad buzz dans une grande quantité de contenus positifs. La contrainte de cette « stratégie » c’est que ce contenu positif doit préexister au bad buzz ! Alors quand une marque décide d’être très présente sur le Web tout en créant une belle émotion positive, nous on en profite : on regarde, on s’amuse, on s’étonne,… en même temps, les contenus ainsi générés (vidéos, jeux, animations, sites éphémères,…) sont une formidable anticipation d’un bad buzz futur qui sera à mon avis d’autant moins impactants que les contenus maîtrisés auront été intelligents et nombreux. Rien de pire en fait que de réagir en paniquecomme l’a fait récemment Carrefour suite à la diffusion d’un spot à l’humour noir à mille kilomètres de l’état d’esprit du géant de la grande distribution. Le problème de Carrefour c’est que les « pauvres » ils ont un back-ground  publicitaire tellement conventionnel (autant en print qu’en TV) que la marque est bien dépourvue lorsqu’elle doit faire face à la créativité d’internautes inspirés.

Suite à la diffusion de ce « spot », Carefour s’est empressé de déclarer : Euh… en fait ça c’est pas nous…

Carrefour n’est pas la seule entreprise dans cette situation et l’exemple récent de Domino’s Pizza (livraison de pizza à domicile) est assez intéressant dans le genre : En 2009, une vidéo postée sur YouTube montre 2 employés de Domino’s Pizza s’amusant à souiller une pizza avant de l’envoyer en livraison… la vidéo fait le tour du web et Domino’s Pizza doit alors gérer une crise sans précédant ! Quelques jours après l’incident, le président de Domino’s mouille la chemise et se fend d’une intervention vidéo où il s’excuse d’abord au nom de son entreprise et assure que rien ne compte plus pour lui que la confiance des clients…. La vidéo, simple, épurée, sans habillage ou presque (nom et fonction de l’homme en début de clip) est postée sur YouTube, soit là où a explosé le scandale.

Il y a quelques jours, une nouvelle vidéo, bien plus sophistiquée, sort du service com de Domino’s. Un véritable clip promotionnel qui met en avant les valeurs de la société. Une valeur ressort : la relation-client. Tiens tiens, voilà une des clés du succès sur le web ! Domino’s déclare que la société, très sensible à la satisfaction du client, écoute le web, trace les critiques afin de répondre précisément aux attentes des consommateurs. Encore plus fort, Domino’s Pizza ose montrer ce que tous les autres cachent : les critiques qui ressortent de focus groupes (« Une pizza Domino, ça croustille autant que du carton… »), les critiques acerbes de certains internautes mécontents : les pizzas du groupe sont « totalement dénuées de goût » « Une pizza Domino’s n’est qu’une ennuyeuse et artificielle imitation de ce que peut être une pizza »… Une transparence exigée par toute une génération internet… Oui, si vous dirigez une entreprise, petite, moyenne ou multinationale, suivez ce conseil que Jeff Jarvis donne à qui veut bien l’entendre : écoutez le web, écoutez les critiques et répondez à chacune d’entre elles ! Trouvez une réponse et/ou une solution pour chaque problème exprimé sur le Net autour de votre produit. Réinventez votre relation-client en collant aux nouveaux usages. Les clients ont le pouvoir. Ils sont désormais propriétaires de votre marque… Ils s’expriment librement sur le Net, sont capables de générer des réactions en chaîne, de rallier des milliers de consommateurs mécontents ! La relation-client devient donc essentielle.

Domino’s Pizza mise sur la relation-client

Revenons à nos moutons : les contenus émotionnellement positifs. Certains s’y sont engouffrés avec succès. Je pense notamment à Apple avec sa campagne « Get a mac »(l’intégralité de la campagne américaine sur cette page). Mais d’autres exemples existent : j’ai parlé dans ces lignes du cas intéressant de  Rayban. Certaines entreprises se sont à mon avis un peu plantées : souvenez-vous de Zidane pour Grand Optical ou du Yéti dans Paris pour un club de vacances. D’autres encore se sont lamentablement plantées : J’ai parlé sur ASLN de Microsoft qui s’est singulièrement ridiculisée en tentant une « expérience humoristique » que personne sur le web n’a comprise… Le géant de Redmond a bien tenté de se rattraper mais tout est tombé à plat ! Deux « échecs » qui ont conduit Microsoft à se fourvoyer dans une espèce de plainte pathétique qui mettait en scène de faux utilisateurs de Windows seulement capables de dire que « non, contrairement à ce que laisse entendre Apple depuis des années, les windows users ne sont pas des beaufs binoclards mal sapés et gras du bide ».

Pas facile de séduire l’internaute ! 2 vidéos récentes ont retenu mon attention. L’une émane d’une des plus grandes marques du monde : Coca-Cola. Le fabriquant de sodas est très présent sur le Net à travers des vidéos et contenus multimédias très appréciés des blogueurs et internautes. L’autre, moins ambitieuse peut-être, a circulé sur le Net à la façon d’une vidéo virale qui soulève les questions suivantes : événement « accidentel » ou séquence fabriquée ? Fabriquée ? Mais par qui ? 2 exemples assez réussis dans le sens où l’émotion est bien présente : c’est amusant, drôle, croustillant et l’image qui ressort de ces 2 vidéos est à mon sens très positif (même si le cas Coca est surtout adapté aux jeunes consommateurs américains).

Voici les 2 vidéos

Coca-Cola et sa machine à Bonheur : Coca installe dans la cafétéria d’étudiants, un distributeur… à Bonheur !

Une marque de lingerie, qui nous a déjà éblouis par ses leçons de séduction, diffuse une vidéo anonyme qui fait parler la blogosphère durant plusieurs jours…

Ces entreprises que l’on parodie sur le Web

Les entreprises commerciales que compte notre pays, savent que leur présence sur le web va, de plus en plus, devenir un élément clé de leur succès. Mais si certaines agences se sont spécialisées dans ce domaine (communication, publicité, buzz, relation-clients,…), il n’est pas toujours facile de réagir intelligemment et rapidement à ce qu’on appelle un « bad buzz ». Internet est un formidable espace d’expression où les internautes disent leurs humeurs, leurs sentiments, leurs savoirs, leurs bonheurs,… et leurs colères. Et quand ces dernières sont exprimées par des gens talentueux et/ou influents, la situation peut devenir critique pour l’entreprise ciblée.

Voici quelques exemples typiques d’un bad buzz difficile à gérer :

Des restes humains dans les pubs de Carrefour Discount… Une parodie qui n’a pas plu mais pas plu du tout à Carrefour qui s’est sentie obligée de « nier toute responsabilité concernant le spot ».

C’est la grande mode des Lip Dub. Cet exercice qui consiste en un seul plan séquence à mettre en scène les membres d’un groupe (Entreprise, école, association,…) autour d’un playback dynamique a un objectif simple : témoigner du bon esprit, de la cohésion et de la créativité qui règnent dans un groupe ou une équipe. Le tout est destiné à circuler sur le Net. L’exercice s’est répandu partout dans le monde et a un peu perdu de son impact depuis 2007, année des premières expériences de ce type. Sauf quand il s’agit d’une parodie méchamment drôle ! C’est France télécom qui en fait les frais :

Ce n’est pas la première fois que FT est la cible de parodies dans le genre « réussies ». Mozinor s’en était donné à coeur joie en pleine vague de suicides chez l’opérateur historique :

Côté banques, la Société Générale a été la cible de plusieurs parodies plus ou moins réussies mais ayant toutes le même discours : La banque nous arnaque, nous vole, nous coule, nous prend pour des pigeons… En voici un exemple, celui de Groland; mais d’autres figurent sur Youtube.

Comment les entreprises visées doivent-elles réagir ? Difficile à dire surtout que dans la plupart des cas, on a envie de se dire : »là, il faut réagir vite, c’est une catastrophe… ». Je ne suis pas un spécialiste du marketing ni de la communication mais je suis convaincu que réagir directement à une parodie n’est pas la meilleure des postures. Je pense que le mieux c’est d’être présent sur le Net de façon à ce que la parodie en question soit noyée par des contenus positifs et innovants. Prenons l’exemple d’Apple. L’entreprise est la cible de parodies incessantes; sur le Net ou à la télévision, les humoristes sont plutôt loquaces et saignants à propos de la marque à la pomme. Mais Apple produit tellement de vidéos virales que les parodies négatives sont totalement diluées dans un flot de contenus ultra-maîtrisés, créatifs et percutants.

Quelques parodies Apple :

A côté de ces parodies qui connaissent un certain succès sur le Toile, la campagne officielle « Get a Mac »(pour les moins anglophiles, 20 pubs sont en version française sur Daily Motion) cartonne sur les blogs et sites d’information aux 4 coins du web. Les vidéos sont partagées, commentées et créent un « bruit positif » qui submerge littéralement les parodies anti-Apple.

Que doivent faire les Orange, Société Générale, et autre Carrefour ? Innover sur le Web. Etre présent à travers des contenus et messages que les internautes s’approprieront… et ne jamais s’arrêter de le faire… Enfin, accepter la critique, ne pas l’ignorer et ne pas tenter de la censurer sont à mon sens des règles absolues.

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Ouverture du 1er Apple Store On Street en France : c’est pour demain !

Ca faisait des années que les fans attendaient l’événement ! Alors que les Apple Store OnStreet ouvraient les uns après les autres dans le monde (c’est le 277ème), rien ne venait en France… Alors que notre pays est en Europe un vrai fer de lance pour la marque à la pomme. Mais l’attente est sur le point de se terminer avec l’ouverture demain du 1er Apple Store français.

Le lieu est pour le moins prestigieux : 2 niveaux répartis sur 750 m2 au coeur du Carrousel du Louvre ! De là à dire que l’entreprise de Steve Jobs rentre dans le plus prestigieux musée du monde, il n’y a qu’un pas… Une seconde boutique ouvrira dans quelques jours à Montpellier (Odysseum) et un 3ème espace ouvrira à Paris dans le quartier de l’Opéra.

On y retrouve tous les produits estampillés de la pomme, un espace dédié à l’iPhone et à son activation, des rayons réservés aux logiciels compatibles, des coachs, etc.

Alors que la vente sur internet fait partie de la stratégie de n’importe quel industriel aux ambitions internationales, Apple joue depuis 2001 la carte du magasin dédié à sa marque. Cette stratégie a beaucoup été critiquée par certains géants comme Dell (pour sa défense, il faut préciser que Dell s’est planté en tatant ce terrain dans les années 90) ou Microsoft qui se sont engagés sur des pistes radicalement différentes. Ces 2 mastodontes des nouvelles technologies ont pourtant peu à peu changé leur fusil d’épaule… Dell, qui ne vendait ses produits que via son site internet (vente directe), est maintenant présent chez les revendeurs physiques traditionnels (Surcouf, Carrefour,…). Aux Etats-Unis, Dell a également ouvert ses boutiques. Quant à Microsoft, le leader mondial du système d’exploitation, il compte bien carrément imiter la stratégie d’Apple en ouvrant lui aussi ses magasins. On retrouve cette même logique chez Sony (énorme showroom sur l’Avenue Georges V à Paris) et depuis toujours mais dans des proportions bien moindres chez Bang & Olufsen.

Et ça marche… En tout cas pour Apple qui génère désormais une bonne parts de son Chiffre d’affaire via ses « Apple Store On Street ». Les emplacements étant minutieusement choisis, certains magasins Apple sont de véritables cash-machines. A New York par exemple où l’espace, modèle de design, est ouvert 24h/24, 7j/7, le magasin de la 5ème Avenue a généré a lui seul 1,3% des revenus d’Apple en 2008 ! Au cours du 3ème trimestre, les ventes dans les boutiques Apple dans le monde ont représenté presque 20%du Chiffre d’affaires réalisé par la Compagnie.  C’est clair : y’a pas que sur le Net qu’on peut faire des affaires !

Les revendeurs du circuit traditionnels doivent-ils avoir peur de ces ouvertures ? On retrouve à la Fnac, chez Surcouf des corners assez bien brandés qui révèlent un vrai partenariat avec Apple. Des boutiques spécialisées sont elles aussi dédiées à la marque à la pomme : les Apple Premium Reseller (APR). Ces APR sont indépendants du fabricant des iMac, iPod et iPhone et ils s’inquiètent de l’arrivée d’une telle artillerie marketing.

D’après Ron Johnson, responsable retail chez Apple, interrogé par Mac4Ever, l’ouverture d’un Apple Store On Street a « un effet d’entrainement ! Les gens viennent dans nos Apple Store et, souvent, vont effectuer leurs achats près de chez eux, dans un APR. Avec le retour d’expérience, je peux affirmer que les Apple Store augmente le volume d’affaires des APR. Il ne faut pas voir la chose à trop court terme pour s’en rendre compte mais nos partenaires seront contents de l’ouverture de nos boutiques en France. »

Pour ceux que ça intéresse, Mac4Ever a publié une vidéo de la visite réservée aux journalistes.D’autres infos à la Source (3 min de lecture)

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Navigation internet : le smartphone rattrappe le PC

Les smartphones, ces téléphones aux fonctions avancées (agenda, lecture de fichiers word, Excel, audio, vidéo, navigation internet, jeux vidéos,…), se vendent comme des petits pains : +135% au 1er semestre 2009 ! Un succès qui repose en grande partie sur leur capacité à surfer sur le Net. « certains opérateurs constateraient que 40 % de la consommation Internet mobile est réalisée depuis le domicile« … autrement dit : à proximité du PC ! Ultra-mobilité, écran large, navigateur internet performant, services musicaux efficaces, applications innovantes, ludiques et non moins utiles,… voilà les quelques qualités qui font l’efficience du smartphone qui exploite à fond l’omni-présence des moyens de connexion : Wifi et 3G.

Dans ce contexte, l’iPhone d’Apple fait figure de modèle; tant sur la forme que sur le fond. Le navigateur Safari est de très loin le meilleur des navigateurs qui m’ait été donné de tester. Le Blackberry, pourtant performant, est de ce point de vue très en dessous. L’iPhone a imposé l’écran tactile; et là encore n’est pas tactile qui veut ! Oui, il y a tactile et tactile… Samsung, LG et consort n’ont souvent de tactile que le nom… Le service musical de l’iPhone reprend les même recettes que celles des Mac : iTunes permet de télécharger depuis l’appareil. Associée à une application comme Shazam (reconnaissance d’une musique en pointant le téléphone vers la source sonore puis possibilité d’acheter le morceau sur iTunes) la plate forme de téléchargement d’Apple devient quasi-magique et ultra-ludique ! En parlant d’application, Apple a là encore quelques longueurs d’avance : 65 000 applications dans l’AppStore. Certes, il commence à être difficile de s’y retrouver mais plusieurs sites internet font le tri, mettant en avant les plus innovantes, les plus attendues ou les plus appréciées. Les autres acteurs s’y sont mis (Nokia, Androïd, Microsoft,…) mais le succès se fait attendre.

J’ai l’air de faire la promotion de l’iPhone mais ces éléments font que 83% des possesseurs  du smartphone à la Pomme surfent sur le Net avec leur appareil alors que ce taux n’atteint que 10% chez les autres ! Pour la consommation de musique, le constat est identique : les utilisateurs d’iphone téléchargent 5 fois plus que les autres (25 titres par mois). ce rapport est de 7 dans le domaine des jeux !!

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