Le marché de l’internet mobile va juste… exploser

Alors que le marché des PC n’est pas au mieux, celui de l’internet mobile et des appareils qui lui sont dédiés se porte comme un charme… d’autant que ses perspectives d’avenir sont spectaculaires.

Une étude de Forrester révèle que si 17% des européens utilisent l’internet mobile en 2009, ce taux passera à 40% en 2014. La France suivra largement le mouvement avec un taux de pénétration qui passera de 11% en 2009 à… 41% en 2014. Toujours en Europe, les smartphone, ces téléphones dédiés à l’internet mobile capables d’afficher des pages web de façon intégrale, représenteront 33% des ventes en 2014 contre 18% aujourd’hui.

On n’a donc pas fini d’entendre parler des iPhone, Blackberry et autre série N qui seront directement adoptés par les digital natives d’un futur tout ce qu’il y a de plus proche.

Plus d’infos à la source (2 min de lecture)

Facebook va renforcer la protection des données personnelles

Le Canada vient d’obliger Facebook à sérieusement renforcer la protection des données personnelles de ses 250 millions de membres.  Plusieurs points doivent d’ici un an faire l’objet d’amélioration :

– Les applications tierces. Difficile, quand on a un compte Facebook, de résister à l’installation d’applications gratuites qui permettent de faire tout et n’importe quoi sur le réseau social : offrir des cadeaux virtuels, partager des contenus, des liens, des blogs, jouer à des jeux, participer à des quizz, etc. Ces applications tierces (imaginées et développées par des personnes extérieures à Facebook) existent par milliers et leur installation ne demandent que quelques secondes. Mais voilà, si ces développeurs contribuent grandement à l’intérêt que suscite le réseau, en retour, ils ont accès aux données personnelles des utilisateurs : photos, profil, favoris, listes d’amis,… toutes ces infos sont alors accessibles par on ne sait qui pour… on ne sait quoi ! Le fait est que l’utilisateur qui vient d’installer une application sur sa page perd le contrôle de ses données personnelles tout comme… Facebook ! Le réseau social star du Net devra donc renforcer les avertissements (lors de l’installation de ces applications par exemple)  et permettre aux membres de limiter les données qu’ils veulent bien « céder » aux développeurs qui, dans le meilleur des cas, se contenteront de les revendre à des annonceurs honnêtes. C’est d’ailleurs un autre des changements exigés par le Canada : l’utilisateur doit savoir ce qu’on fera des données qu’il laisse accessibles au développeur de l’application qu’il vient d’installer.

– Le distinguo désactivation / suppression de compte doit être clarifié. Un membre de Facebook qui désire quitter le réseau a 2 solutions :  désactiver son compte de façon à ce que toutes ses données soient conservées. De cette manière, s’il désire réintégrer la plate-forme, l’ex-membre pourra retrouver son profil intact. L’alternative, plus radicale, consiste à supprimer le compte et d’en effacer toutes les données. Facebook doit désormais garantir que les informations personnelles sont bien effacées des ses serveurs. Ca paraît logique mais facebook a semble-t-il un peu « oublié » que chacun a droit à l’oubli. L’important est que lors de la procédure de « désactivation », l’utilisateur soit informé de la différence entre « désactivation » et « suppression ».

Mort d’un membre. Lors de la création d’un compte, facebook devra être plus clair sur la possibilité de laisser le profil accessible en cas de décès.

Facebook doit réaliser ces changement d’ici un an. Le pari technique est d’autant plus grand qu’il ne faut pas pour Facebook que le renforcement des systèmes de sécurité vienne détériorer l’expérience utilisateur. trop d’alertes, trop d’options à cocher, trop de configuration et le réseau social préféré des internautes risque de perdre de son attrait. D’un autre côté, il ne faudrait pas non plus que toutes les bonnes intentions de Facebook soient noyées au sein de conditions générales d’utilisation que personne ne lit. Quant aux développeurs d’applications tierces, ils devront se faire aux nouvelles règles. Le point positif pour Facebook, c’est que tous les autres réseaux sociaux seront bien avisés d’anticiper les foudres d’un Etat (le Canada ou un autre)  en prenant eux aussi les mesures qui s’imposeront à terme de façon universelle.

Source :

Office of the privacy commissioner of canada (anglais, 5 min de lecture)

lefigaro.fr (2 min de lecture)

DigitalWorld.fr (2 min de lecture)

15 ans de prison pour un SMS…

Dans l’Etat de l’Utah aux Etats-Unis, l’envoi de SMS au volant est désormais considéré comme un délit au même titre que la conduite en état d’ivresse. Alors que la Grande Bretagne a lancé une campagne choc sur les dangers de l’association  texto et conduite (âmes sensibles s’abstenir), l’Etat fédéral américain réfléchit sérieusement à la condamnation des fous du SMS au volant. Au pays de Motorola et autre iPhone, , la législation sur l’usage du portable en voiture diffère d’un Etat à l’autre. C’est dans l’Utah que tout automobiliste arrêté pour l’envoi d’un tel message au volant risquera désormais 15 ans de prison… La mort de 2 personnes percutées par un conducteur « tentant » d’envoyer un texto est à l’origine de la loi si sévère.

Source

Publié dans Loi, Sociologie, TIC. Étiquettes : , , , , . Leave a Comment »

Wikipedia change son fusil d’épaule. Petit point sur un phénomène de société.

La fondation Wikimedia a annoncé que désormais, les éditions et modifications d’articles concernant des personnes vivantes seraient soumises à l’aval de rédacteurs « accrédités ». Pour rappel, l’encyclopédie en ligne au succès fulgurant permet à tout internaute de participer à son développement à travers l’écriture de nouveaux articles et l’enrichissement d’articles déjà parus. Ce système collaboratif qui fait la part belle à ce qu’on appelle l’intelligence collective a permis de créer la plus grosse encyclopédie du monde qui plus est, en accès gratuit : plus de 300 millions de visiteurs s’y connectent chaque mois !

Le problème c’est que certains thèmes (religieux, politiques, historiques,…) ont toujours posé problème. Certains rédacteurs, privés ou institutionnels, n’hésitent pas à se servir de cette forme de liberté pour diffuser des messages propagandistes ou diffamatoires. Certains dérapages ont marqué l’histoire de Wikipedia. Concernant la biographie de certaines personnes vivantes, les « incidents » ont poussé Wikipedia à modifier les règles. L’annonce erronée de la mort de Ted Kennedy, sénateur américain, victime d’un malaise le 20 janvier dernier, a poussé Jimmy Whales, fondateur de Wikipedia, à réaliser  un sondage concernant la mise en place de rédacteurs expérimentés tous bénévoles qui seraient chargés de valider les articles et modifications d’articles concernant les personnes vivantes. La réaction positive des internautes a certainement encouragé la mise en place officiel de ce « filtre » déjà effectif sur tous les articles allemands et qui sera désormais mis en place sur les biographies de personnes vivantes dans le Wikipedia  anglophone. Les articles français ne sont donc pas encore concernés et des « erreurs » comme celle qui a concerné Philippe Manoeuvre en avril 2008 peuvent donc toujours survenir.

Pour plus de précisions, lire la très intéressante interview de Julien Fayolle, Vice-Président de Wikimedia France (2 min de lecture)

C’EST QUOI LE PROBLEME AVEC WIKIPEDIA ?

Wikipedia est une encyclopédie collaborative rédigée par ses utilisateurs ! Un schéma très éloigné voire opposé à l’idée que l’Humanité s’est toujours faite d’une encyclopédie depuis que ce concept existe. La tâche qui consiste à compiler les connaissances du monde a d’abord incombé à un certain nombre de savants plus ou moins solitaires : Aristote, Pline l’Ancien, Tu Yu, Diderot (avec Voltaire et Rousseau notamment),… La création des encyclopédies a ensuite été transmise à des équipes d’experts organisées et hiérarchisées. C’est ainsi que l’Encyclopaedia Britannica, Universalis et autres Encarta se sont constituées. Wikipedia ce sont des milliers de rédacteurs, experts, passionnés et autres estètes qui s’auto-organisent spontanément. Résultat : un amoncellement de connaissance qui repose sur un système où personne n’est vraiment responsable de ce qu’il écrit. D’où un manque de confiance assez naturel de la part d’utilisateurs qui, historiquement ont toujours fait confiance à des auteurs (experts, savants, chercheurs, universitaires, journalistes…) qui, par définition, ont l’autorité pour parler à la place d’autrui. La question que tout cela soulève est la suivante : des milliers de contributeurs peuvent-ils être plus intelligents qu’un expert ?

LES AVANTAGES DE WIKIPEDIA

Alors qu’une Encyclopédie papier commence à se fossiliser dès sa parution, Wikipedia intègre une espèce d’ADN qui lui permet d’évoluer, de s’améliorer, de se compléter, de se corriger, de se réparer au fil du temps. Ainsi, les millions d’articles que contient le projet encyclopédique numérique surclasse l’inertie des Encyclopaedia Britannica (moins de 70 000 articles dans sa version papier) et Encarta (60 000 articles). En ce 21ème siècle, le moindre dictionnaire met des années à reconnaître intégrer l’existence de concepts et sujets qui naissent par dizaines chaque année (cyber-criminalité, données personnelles, l’open source, l’UGC, La longue traîne,…). Wikipedia les adopte et les explique en quasi-temps réel ! La probabilité de trouver ce qu’on cherche sur Wikipedia est mille fois plus importante que dans une encyclopédie papier.

Alors que les encyclopédies classiques filtrent les sujets, alors que que seuls certains thèmes y ont droit de cité, Wikipédia est ouverte à l’infinité de sujets que la connaissance humaine accumule depuis des siècles. La moindre connaissance si infime ou si insignifiante soit-elle peut avoir sa place dans Wikipedia et intéresser une niche d’internautes, certes très peu nombreux (quoique) mais qui n’auraient jamais assouvi leur curiosité sans cette précieuse ouverture d’esprit.

Les erreurs… Parlons-en puisque c’est le sujet de départ. Comme toute encyclopédie, Wikipedia comporte des erreurs. Une étude qui a fait grand bruit en 2005 et publiée dans le magazine Nature a révélé que sur un panel de 42 articles scientifiques, on trouvait 4 erreurs sur Wikipedia et… 3 dans l’Ecyclopaedia Britannica ! Et devinez quoi : peu après la parution de cet article, les erreurs de Wikipedia ont été corrigés ! Celles de l’encyclopédie papier ont dû attendre l’édition suivante. Cet exemple illustre parfaitement le fond de Wikipedia : le projet s’améliore en grandissant. Quant au vandalisme, à la propagande et à la désinformation qui siègent tous trois au sein du côté obscur de Wikipedia (et du web en général), ils n’ont pas un impact aussi effrayant que certains veulent le faire croire. Une étude IBM Watson Research a révélé qu’un acte de vandalisme touchant un article met moins de 5 minutes à être éliminé.

LES PRECAUTIONS A PRENDRE

Wikipedia est une formidable source d’informations et de connaissances mais les principes qui la régissent (sagesse des foules, anonymat, liberté,…) doivent pousser à la prudence. Je le répète assez souvent dans les lignes de ce blog : Wikipedia doit être une source d’info voire la 1ère source d’information mais doit impérativement être recoupée par d’autres sources. Être vigilant sur l’origine des articles de Wikipedia est également essentiel. C’est exactement pareil quand on consulte un blog (ASLN compris) : ses contenus sont élaborés par quelqu’un de passionné et enthousiaste qui connaît peut-être pas mal de trucs sur un sujet mais des erreurs sont probables et seule la lecture d’autres blogs, d’autres avis et articles pourra conduire l’internaute vers une forme d’exactitude. Que ce soit dans Wikipedia, dans Google ou dans la seule blogosphère, « (…) il n’existe qu’un niveau de qualité statistique, ce qui revient à dire que certaines choses seront excellentes, d’autres médiocres et d’autres encore absolument nulles ». (Chris Anderson, « La longue traîne »)

Publié dans internet, Sociologie. Étiquettes : , , . 1 Comment »

Monabanq tape où ça fait mal !

Internet joue tellement avec la notion de temps réel, de rapidité et d’abondance que lorsqu’on jette un oeil sur certains secteurs d’activités de la « vieillle économie », on prend une claque qui nous ramène en 1978 ! Qui ne trouve pas scandaleux de devoir passer par un intermédiaire (une plate forme téléphonique) pour réussir à transmettre un message urgent à son conseiller financier ? Qui ne s’est jamais énervé de découvrir qu’il fallait attendre 48h avant que le chèque qu’on dépose au guichet soit réellement crédité sur le compte ? 2 situations typiques du secteur bancaire auxquelles Monabanq, banque totalement en ligne, veut tordre le coup. La marque communique donc la-dessus à travers 2 spots très très drôles ! 2 caméras cachées (réelles ou bidonnées) réservées dans leur intégralité au Net.

La plate forme téléphonique :

Le dépôt de chèque :

Publié dans Publicité, vidéo. Étiquettes : , . 1 Comment »

La boulette raciste de Microsoft

C’est probablement le buzz de la semaine : Microsoft fait régulièrement la promotion de ses produits à travers des visuels imaginés par des agences de pub pas toujours super inspirées. En ce moment, la firme de Redmond communique sur des solutions professionnelles avec ce visuel :

Pour le marché polonais, Microsoft (ou son agence) a cru bon de modifier l’affiche histoire de mieux coller aux attentes d’un pays différent. Voici le résultat :

Alors que l’affiche américaine est volontairement ultra-consensuelle (un homme d’origine asiatique, un homme d’origine africaine et une femme blanche) l’homme à la peau noire a disparu de la pub polonaise ! Photoshopé !! Rien d’énorme. Juste… la tête. Remplacée par celle d’un cadre plus… polonais… Le graphiste n’a d’ailleurs pas pris la peine de modifier la couleur de la main qui est restée africaine !

Il y a 10 ans, une « histoire » pareille serait très probablement restée confidentielle mais à l’heure du Net, c’est une autre histoire ! Une vague de protestation a envahi la blogosphère. Bon, Microsoft a présenté ses excuses, a remplacé le visuel modifié par l’original et a déclaré que la situation serait examinée en détail.

En revanche, on n’en voudra pas au géant du logiciel d’avoir maquillé le MacBook en « laptop no name » en effaçant la pomme qui figurait à l’origine sur le portable blanc… Un Mac dans une pub Microsoft ? Faut pas pousser !

Source

2 étudiants tricheurs se font piquer sur Facebook

Une Haute Ecole de Flandre, en Belgique, qui soupçonnait 2 étudiants de tricherie lors d’un examen , a pu confondre les 2 fraudeurs grâce aux échanges verbaux qu’ils ont tenus avant et après l’épreuve… sur leurs pages Facebook !

Ce qui est intéressant c’est que cette affaire touche des personnes qui font partie de ceux qu’on appelle les « Digital Natives » : cette génération née sous l’Ere internet qui donne l’impression de maîtriser les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Les ados maîtrisent parfaitement (en apparence ?) de nombreux outils, du clavier de PC à celui de leur mobile, des réseaux sociaux aux messageries instantanées mais dans leur insouciance et leur fougue, ils ignorent le côté obscur de la Force… Facebook (comme MySpace d’ailleurs) est un formidable outil de socialisation, un puissant espace identitaire où les plus jeunes vont pouvoir travailler et peaufiner leur image. C’est un lieu privé échappant à la surveillance des parents et encadrants… encore faut-il prendre quelques précautions : l’article belge ne dit pas comment l’organe chargé de litiges des examens a accédé aux fameuses pages Facebook mais si celles-ci n’étaient pas sécurisées (privatisées), n’importe qui peut y entrer. L’espace de liberté nécessaire à tout ado vole alors en éclats.

Source

%d blogueurs aiment cette page :