Google bientôt fournisseur d’accès

Ca y est, le géant de la recherche sur le Net a désigné la ville dans laquelle il va déployer un réseau internet très haut débit grâce à la fibre optique. Sur 1 000 municipalités candidates, c’est Kansas City (Kansas) qui se verra bientôt dotée d’un réseau permettant des débits de 1Gbit/s soit 50 à 100 fois supérieurs à ce que propose un abonnement ADSL.

Les habitants de Kansas City bénéficieront de ce confort dès 2012. A terme, ce sont près de 500 000 personnes qui devraient participer a cette expérience (d’autres villes seront équipées).

Petit rappel et questions concernant Google : En France, la firme de Mountain View concentre 91,4% des recherches sur le Net. Autant dire qu’il ne reste que des « miettes » aux autres acteurs du secteurs : Bing (2,7%), Yahoo! (1,7%), Orange (0,8%),… Ce quasi-monopole de la recherche se vérifie aussi chez nos voisins allemands, espagnols ou anglais. Aux Etats-Unis, c’est un peu différent car Google n’y a « que » 63% environ des parts de marché. Outre Atlantique, l’alliance entre Bing (Microsoft) et Yahoo! arrive  à « tenir tête » au géant Google qui perd même un peu de terrain ces derniers mois. Mais tout de même, 63% de PDM représentent près de 2 recherches sur 3 aux Etats-Unis. Dès lors, que doit-on penser de Google qui devient désormais fournisseur d’accès ? Imaginons qu’au-delà de l’expérience en cours, Google propose aux américains d’accéder à son nouveau réseau très haut débit pour un tarif défiant toute concurrence (on parie que c’est ce qui arrivera ?). Le risque alors, n’est-il pas qu’un jour, Google favorise les utilisateurs de son réseau physique ? La qualité de services comme Gmail (et la vidéo qui va avec) ou encore YouTube et la VoD qui est en train de s’y développer ne risque-t-elle pas d’être  meilleure sur le réseau déployé par Google ? Quand une plateforme comme YouTube est devenue aussi incontournable, peut-on accepter le risque qu’elle devienne exclusive à un réseau ?

Google est clairement en train de développer une politique de contenus. YouTube (propriété de Google) lorgne de plus en plus vers la VoD (films à la demande) et le géant de la recherche en ligne semble s’intéresser de près à la musique en ligne… Si Google met un doigt dans l’accès à internet, nous obtenons une société qui possède :

1. Le moteur de recherche le plus puissant et le plus utilisé de la planète

2. Une politique de contenus tous azimuts : vidéo (YouTube), VoD (YouTube), Musique en ligne,…

3. Un réseau physique capable de générer des centaines de milliers (millions ?) d’abonnements

Autant dire que la neutralité du Net risque d’en prendre pour son grade… Ne blâmons cependant pas Google car le phénomène est déjà en route dans notre pays avec des fournisseurs d’accès qui dévoilent de grosses ambitions en matière de contenus : Orange, Free, SFR développent tous leurs propres contenus (infos, VoD, Replay, musique,…) exclusifs.

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Des élèves surveillés par satellite

En Californie, dans le Comté d’Orange, la lutte contre l’absentéisme à l’école compte un nouvel allié : le GPS. Selon la police, l’absentéisme à l’école mène souvent vers la délinquance à l’adhésion à un gang. Alors pour les 75 élèves du Anaheim Union High School District qui ont cumulé cette année plus de 4 absences, la sanction est claire : ils doivent porter durant 6 semaines un GPS qui permet aux autorités de surveiller leur présence à l’école…

Les 1ers résultats sont encourageants puisque leur taux de fréquentation est ainsi passé de 77% à 95% ! Une fois la « punition » terminée , le taux redescend un peu mais un coach continue de motiver les élèves pendant 1 an…

Toutes les infos à la Source (anglais / 5 min de lecture)

Wikipédia victime de son succès

On ne le répétera jamais assez : Si le projet encyclopédique libre et gratuit Wikipedia est un formidable point de départ pour toute forme de recherche (étude, devoir, dossier, thèse,…), il doit rester ce qu’il est, une source parmi d’autres. Je ne reviendrai pas sur la fiabilité de Wikipedia qui, globalement, ,est satisfaisante, mais je suis toujours surpris de voir à quel point la facilité est capable de neutraliser l’esprit critique. Ségolène Royale en a fait les frais il y a quelques jours en récitant un discours faisant allusion à un personnage « historique » déniché sur Wikipedia. Un certain Léon-Robert De Lastran qui, selon plusieurs historiens, n’a jamais existé…

L’auteur de la source Wikipédienne, membre du Rotary Club de La Rochelle affirme le contraire.

Si la Présidente de Région Poitou-Charente n’a pas réagit, l’auteur de son discours, Sophie Bouchet-Petersen, s’est rangée du côté des historiens, reconnaissant son erreur.

Il y a 2 jours, c’est la mort annoncée de Bernard Montiel qui a relancé le débat sur les démons de Wikipedia : anonymat et légitimité des auteurs, parasitisme, diffamation, mensonge, manipulation, prosélytisme, propagande,…

Un internaute a donc librement ajouté une date de décès sur la « fiche » wikipédienne consacrée à l’animateur. Ce n’est pas la première fois(mort de Ted Kennedy, mort de Philippe Manoeuvre,…) que cela arrive et de nombreuses personnalités ont déjà fait l’objet de rumeurs infondées voire agressives. Des dérapages qui ne doivent pas remettre en cause le millions d’articles français que compte l’encyclopédie en ligne. Car on ne se lance pas dans une opération de sabotage ou de désinformation sans risque : si les articles de Wikipedia sont anonymes, on parle bien ici d’un anonymat tout relatif. Personne n’est vraiment anonyme sur le Net (même si certaines techniques le permettent) et l’auteur de l’article faisant allusion au savant naturaliste repris par Ségolène Royal a rapidement été repéré. Quant à l’internaute qui a annoncé la mort de Philippe Manoeuvre, il a été arrêté par la police…

Si le sujet vous intéresse, lire aussi :

De la fiabilité de Wikipédia : une expérience intéressante (1 min de lecture)

Wikipédia : Petit point sur un phénomène de société (3 min de lecture)

Wikipédia va préciser la fiabilité de ses articles (1 min de lecture)

Wikipédia : pour le meilleur et pour le pire (2 min de lecture)

Internet voyage dans le futur… et annonce Obama vainqueur ! (1 min de lecture)

La crise cardiaque de Steve Jobs relance plusieurs débats (2 min de lecture)

Wikipédia : changement de règles (1 min de lecture)

Philippe Manoeuvre est vivant (1 min de lecture)

Rebelote : une serveuse est licenciée à cause de Facebook

Ca se passe aux Etats-Unis, en Caroline du Nord, mais l’histoire aurait très bien pu arriver en France : Une serveuse de pizzeria a été licenciée pour avoir tenu des propos désobligeants envers son entreprise et ses clients. Sur sa page Facebook, Ashley Johnson, 22 ans, a en effet traité un client de radin parce que celui-ci ne lui aurait pas laissé un pourboire assez important. Le problème c’est que la serveuse a cité le nom du resto dégradant du même coup la réputation de ce dernier ! La jeune femme s’est excusée mais le mal est fait. Virée !

Cette histoire n’est pas très originale. ce n’est pas la 1ère du genre et ce ne sera pas la dernière. Des photos compromettantes partagées sur Facebook qui entraînent le non-paiement d’une police d’assurance à la réceptionniste licenciée pour une chronique diffusée sur le Net, les limites de la liberté d’expression sur la Toile sont parfois floues ou méconnues. Je revenais d’ailleurs sur ce sujet il y a 2 jours à peine…

Source

De la liberté du blogueur

A la fin du mois d’avril, une blogueuse nommée Jess a été mise à pied pour avoir tenu sur le site LePost.fr, une chronique régulière assez critique (mais toujours drôles) sur ses journées au travail. Réceptionniste dans l’hôtel d’une grande chaîne, la blogueuse dit n’avoir jamais publié d’éléments qui permettraient de reconnaître l’établissement ou ses employés. Mais sa hiérarchie pense le contraire. Vous pouvez retrouver les éléments de cette histoire ici ou bien .

Cet épisode relance le débat autour de la responsabilité de ceux qui s’expriment sur la Toile.

Les plus récentes générations d’internautes ont imposé de nouveaux usages : partager son savoir, commenter l’actualité, débattre, publier ses opinions et états d’âmes, etc, tout ça librement et en temps réel… Comment ? Et bien grâce aux Blogs (Skyblog, WordPress, Blogger,…), aux sites d’information ouverts aux internautes (LePost, Rue89, Come4News,…), aux réseaux sociaux (Facebook, Twitter, YouTube,…), aux forums de discussion, etc.

Créer un blog, est-ce risqué ? Proposer un contenu éditorial au public engage de sérieuses responsabilités que tout blogueur aurait tord d’ignorer ou de minimiser. (la grande majorité des éléments cités ci-dessous est valables pour les réseaux sociaux et sites d’informations ouverts aux internautes)

WordPress, Blogger, Sixapart, Dotclear,… permettent de créer un blog gratuitement en quelques minutes avec une facilité déconcertante. Mais la simplicité n’exonère pas le blogueur des devoirs qui incombent à tout Directeur de Publication (1)! Oui, c’est ainsi que le blogueur, même amateur, est considéré par la Loi pour la Confiance dans l’Economie Numérique (LCEN). Créer et gérer un blog, c’est être responsable des contenus publiés : ses propres billets bien sûr, les billets générés par les contributeurs autorisés et les commentaires laissés par les visiteurs. Aussi libre que soit la communication des pensées et des opinions en France, tout blogueur doit ainsi éviter les débordements suivants sous peine d’en assumer seul les conséquences juridiques  :

L’apologie des crimes contre l’humanité, l’incitation à la haine raciale, la pornographie enfantine, l’atteinte à la dignité humaine, la provocation à commettre des crimes et délits, toute forme d’injure, de diffamation ou de discrimination (sexuelle, religieuse,…). Enfin, il sera sage de ne pas “jouer” avec la présomption d’innocence et le secret de l’instruction sauf à en maîtriser parfaitement les subtilités… SI pour la presse papier, un contenu légalement répréhensible est prescrit 3 mois après sa publication la loi prévoit de prolonger ce délai à 1 an sur internet.

D’autres écueils, plus sournois, doivent eux aussi attirer l’attention du blogueur.

Le respect de la vie privée. Aborder la vie personnelle d’une personne identifiable sans son autorisation est tout simplement interdit… qu’il s’agisse d’un people ou d’un illustre inconnu.

La contrefaçon. Le simple fait de copier un billet ou un article comme celui que vous lisez et de le coller dans votre blog vous rend coupable de contrefaçon ! Même si vous avez l’obligeance de citer son auteur. En revanche, le droit de citation vous autorise à en tirer quelques courts extraits. Il faudra simplement y associer le nom de l’auteur et un lien menant vers “l’oeuvre” originale. De même, illustrer un billet avec une photo trouvée sur le Web est illégal ! Sauf si le billet consiste à analyser ou commenter la-dite photo. Là, c’est du droit à l’information.

L’usage d’un nom déposé (marque,…) est évidemment déconseillé; certains s’y sont essayés : Apple par exemple, a fait modifier tous les blogs et sites dont les noms utilisaient le terme “iPod”,  et la firme suisse Milka (les vaches mauves) n’a eu aucun mal a récupérer de force le nom de domaine Milka.fr qui avait pourtant été légalement acheté et exploité par une couturière prénommée Milka…

Parler du boulot ? Rien n’interdit de parler de son travail sur son blog. Chacun est libre en dehors de ses heures de bureau. Mais mieux vaut éviter de rendre la société identifiable car tout se complique lorsque les critiques sont de nature à déstabiliser ou dénigrer l’entreprise. Tout salarié a contractuellement un devoir de loyauté envers son employeur et les cas de représailles (licenciement, mise à pieds,…) consécutives à des dérapages éditoriaux se multiplient : De l’employée de Nissan Europe qui lâche sa colère et autant de noms sur son blog à la petite anglaise qui y critique gentiment ses supérieurs, les exemples sont maintenant légions. Dans tous les cas, l’employeur doit justifier le la sanction et prouver le trouble devant le juge si tout ça se termine aux prud’hommes. Quant aux fonctionnaires, ils ont un devoir de réserve qui leur interdit l’expression d’une quelconque opinion sur leur travail.

Et l’école ? Un mineur est soumis, en tant que blogueur, aux mêmes règles que les adultes. Si l’enfant est responsable pénalement, au niveau civil en revanche, les parents auraient à payer les dommages et intérêts réclamés par des professeurs injuriés sur un blog par exemple. Tout établissement scolaire est désormais censé réglementer officiellement l’utilisation des outils informatiques. Le non-respect du règlement entraînant les conséquences prévues par celui-ci (exclusion,…).

Quelques conseils pour bloguer tranquille :

Même si les thèmes abordés ont un caractère polémique, toujours peser ses mots et veiller à modérer les interventions extérieures, notamment les commentaires. Ceux-là peuvent techniquement être validés par l’administrateur avant ou après publication. Il est même envisageable d’interdire tout commentaire.

Si une personne visée par l’un de vos billets demande un droit de réponse (elle a 3 mois  après publication pour le faire), vous devez le lui offrir dans un délai de 3 jours.

Bloguer anonymement est autorisé. Dans ce cas, votre hébergeur doit disposer de toutes vos coordonnées. Lui donner de fausses informations est un délit (1 an d’emprisonnement et 75 000€ d’amende) et mieux vaut retenir qu’on n’est jamais anonyme sur le Net. L’adresse IP de votre PC sera toujours inscrite quelque part.

(1) Dans le cas de Jessi, c’est le Directeur de Publication du site LePost.fr (filiale du journal Le Monde) qui devra assumer les conséquences de l’affaire si la diffamation est avérée.

Pour en savoir plus :

Journal d’un avocat sur www.maitre-eolas.fr

Affaire de diffamation avec Monputeaux.com et son jugement commenté

Site poignée2cigares.com attaqué pour incitation au tabagisme

Le sous-préfet de Saintes limogé pour être sorti de son devoir de réserve

Loi sur la liberté de la presse

Dossier “je blogue tranquille” du Forum pour les Droits sur Internet

Guide du blogueur et du cyberdissident de Reporter sans frontières.

Hadopi : les alternatives au P2P vont exploser

Avertissement : Le billet qui suit évoque des solutions qui permettent de contourner la loi. Ces citations permettent de mieux comprendre à quel point la logique legislative est en décalage avec la réalité d’internet. Elles n’ont pas vocation à encourager le téléchargement illégal.

La loi Hadopi, votée en septembre 2009, prévoit de repérer, prévenir et sanctionner les internautes qui téléchargent illégalement musiques et films sur le Net à travers les systèmes d’échanges Peer to peer (P2P).

Après plusieurs mois de mises au point, les premiers robots d’Hadopi ont semble-t-il été repérés sur les réseaux d’échanges. C’est le blog officiel d’eMule (solution très usitée des adeptes du P2P légal et illégal) qui l’affirme : la Société TMG, mandatée par l’Hadopi, recueille actuellement les adresses IP des internautes pirates en traçant les albums d’un certain nombre d’artistes : les Black Eyed Peas, Michael Jackson, Diam’s et d’autres. Que ce soit pour tester ses méthodes ou pas, le bras armé d’hadopi est en marche et la riposte graduée est proche…

Le problème, c’est que les internautes ont largement eu le temps d’anticiper la lente mise en place de la loi. Et les alternatives aux Peer to Peer, assez exotiques dans le passé, sont en train d’envahir la Toile… Les armes anti-hadopi sont d’autre part elles aussi sur le point d’anéantir les espoirs de la loi.

La loi Hadopi a augmenté le piratage

Une étude menée par le groupement d’intérêt scientifique breton M@rsoin a révélé début mars que si 15% de ceux qui fréquentaient les réseaux Peer to Peer à des fins illégales ont cessé de le faire après le vote de la loi, seul 1 tiers d’entre eux a réellement stoppé toute forme de piratage. Les autres se sont dirigés vers des solutions alternatives (streaming, téléchargement direct,…) qui sortent du champ d’application de la loi hadopi mais n’en sont pas pour autant légales… Ainsi, selon l’étude de M@rsoin, les formes de piratage s’affranchissant des réseaux P2P connaissent désormais un tel succès que globalement, depuis le vote d’Hadopi, le nombre de pirates aurait gonflé de 3% ! L’enquête des universitaires bretons révèle par ailleurs que 50% des acheteurs légaux téléchargent également des contenus illégaux. Ainsi, selon leurs calculs, couper l’accès internet aux adeptes du seul  P2P illégal, comme le prévoit la riposte graduée, ferait disparaître de la Toile 27% des consommateurs de biens culturels (films, musique) légaux ! Une donnée qui vient violemment contrecarrer les « beaux espoirs » des Majors (lire Pascal Nègre : « Hadopi fera décoller le téléchargement légal » – 01net.com). Enfin, les scientifiques confirment que les pirates sont aussi de plus gros consommateurs légaux que les autres. Une réalité déjà connue des experts du web… (lire un autre article à ce propos)

La Fédération Nationale de l’Industrie Phonographique (IFPI) a vivement critiqué l’étude, la qualifiant de « prématuré »; aucun courrier n’ayant encore été envoyé aux pirates. Mais les chercheurs bretons n’ont jamais nié que leur enquête était un « simple » coup de projecteur sur l’impact d’une loi votée mais pas encore appliquée.

LES SOLUTIONS ALTERNATIVES AU P2P

Si le vote de la loi hadopi peut accélérer la migration des pirates vers d’autres solutions moins risquées, le P2P est en déclin depuis de nombreux mois. Les internautes n’ont pas attendu Hadopi pour se rendre plus discrets. Selon Arbor Networks, si le P2P représentait 40% du trafic en 2007, en 2009 ce taux n’était plus que de 18%. La hausse des débits autorisés par l’amélioration des réseaux physiques (adsl 2, câble) a permis l’essor rapide du streaming et du téléchargement direct. L’avènement de la fibre optique risque de décupler le phénomène…

Le streaming illégal. Le streaming permet de regarder un film ou écouter de la musique sans avoir à télécharger le fichier. Avantages : la lecture du fichier est intantannée. Plus besoin d’installer un logiciel permettant de partager avec les autres les fichiers téléchargés (P2P). Un site comme Megavideo (installé à Hong Kong) permet de visionner films et séries avec le confort d’une application en ligne : tout se passe à travers un simple navigateur internet. Une simplicité dont les Majors devraient s’inspirer. Et vous savez quoi ? Une part des utilisateurs de Megavidéo paie (oui oui !) pour pouvoir accéder à plus de contenus ! Une contrainte demeure cependant. La discrétion de ce type de site ne permet pas de trouver un film en se contentant d’en taper le nom dans Google. Il faut se rendre sur des sites spécialisés du type gogo-films.com, atcine.com, streamiz.com… qui renvoient vers le bon fichier.

Défaut : le fichier lu n’étant pas rapatrié sur le disque dur de l’internaute, celui-ci ne peut pas en profiter quand il veut et où il veut. Cette contrainte est la même dans un contexte légal. Pour regarder un film en streaming sur une plateforme légale de VoD (Vidéo à la demande) comme CanalPlay ou Tf1 Vidéo, l’internaute s’acquitte d’un droit d’usage (une espèce de location) limité dans le temps. L’usager peut regarder le film autant de fois qu’il le désire (dans un délai ne dépassant pas généralement les 72 heures) à partir du moment où il a une connexion internet mais le fichier vidéo sera toujours sur  les serveurs du diffuseur. Certains arrivent tout de même à garder chez eux le film pourtant regardé en streaming. Mais encore une fois c’est illégal. Des logiciels comme StreamGet sont « légaux » dans la mesure où l’on s’en sert pour rapatrier des vidéos non protégées comme ça peut être le cas sur YouTube ou Dailymotion, les 2 sites de streaming les plus connus censés, eux, éliminer tout contenu illicite de leurs plateformes.

Le téléchargement direct (Direct Download). La montée en puissance des débits autorisés par les FAI ont largement contribué à la popularisation des sites de téléchargement. Des sites comme Megaupload, Rapidshare, Sendspace ou Mediafire servent légalement à héberger et/ou échanger des fichiers. Mais évidemment, on y trouve beaucoup de biens culturels illégaux. On ne peut pas y faire de recherche directement mais des blogs ou sites spécialisés comme Mega-films.net ou Mooton.fr agrègent des milliers de liens qui permettent de télécharger films et séries gratuitement depuis ces espaces discrets dont le plus connu est certainement Megaupload. Mooton.fr précise que pour télécharger un film, l’internaute est légalement censé être en possession de l’original…

Les forums et Newsgroups. Exprès, je regroupe les 2 concepts dans le même paragraphe. Le fait est que les 2 solutions, certes techniquement différentes, permettent de discuter de sujets divers (des plus larges aux plus pointus) et d’échanger des liens et fichiers. Certains forums sont privés et ne sont accessibles que par cooptation… Si les échanges y sont légaux (il faut arrêter de penser qu’on n’échange que des contenus illégaux sur le Net), il faut reconnaître que les offres payantes proposées par des services de Newsgroups comme Giganews ou Usenet.nl font la part belle au téléchargement volumineux, rapide et crypté… 3 facteurs essentiels pour les pirates en herbes…

Là où le P2P était gratuit, force est de constater que les solutions alternatives, streaming, téléchargement, Newsgroups,… génèrent une vraie économie. Leurs grands acteurs sachant récompenser les nombreux intermédiaires capables de leur apporter de nouveaux clients payants. Un phénomène qui s’amplifie sous la pression d’Hadopi. D’autres solutions, plus techniques, existent. Vous en trouverez quelques unes sur le site de Kysban.

Les échanges physiques. Et oui ! Un type d’échange qui a pu ralentir avec l’explosion d’internet mais qui pourrait bien reprendre des couleurs maintenant que la peur du gendarme existe sur la toile. Alors que les Majors ont toujours fait pression pour maintenir des systèmes anti-copie (DRM) sur les fichiers téléchargés légalement (iTunes, Fnac.com, Virgin,…), les CD eux, ont toujours été copiables à l’infini (si on excepte la tentative avortée du Copy Control). Aujourd’hui, toute une panoplie de supports permet de partager sa musique et ses films sans passer par internet : CD vierges, clés USB, disques durs externe, cartes SD… Autant d’objets capables de passer de mains en mains dans la cour de récréation ou devant la machine à café…

LE P2P (CIBLE D’HADOPI) EST-IL MORT ?

Non ! Les échanges de fichiers via le P2P sont la cible exclusive de la loi Hadopi. Utiliser un logiciel de P2P pour télécharger des contenus illégaux fait donc désormais prendre le risque de se faire repérer par les robots de TMG (voir plus haut) et de recevoir mail et courrier d’avertissement. La coupure de l’accès internet ne se concrétisant que si vous persistez après avertissement. Les plus flegmatiques argueront qu’il n’y a que peu de chance de se faire prendre. Les plus prudents choisiront une des solutions citées ci-dessus. Les plus attachés au P2P opteront pour des solutions de cryptage. Des solutions, autrefois réservées aux entreprises, aux experts, aux sites marchands et bancaires, permettent désormais au quidam d’échanger des données légales ou pas sans laisser de traces. Ellesattirent de plus en plus l’internaute lambda. Des solutions dédiées au P2P existent : des réseaux comme Ants ou Mute permettent ou permettront bientôt des échanges chiffrés. Problème : Comme le précise l’auteur du blog Sadroc.TECH, si chacun se met à chiffrer, crypter ou anonymiser ses échanges, le Net passera de l’état « difficilement contrôlable » à celui d' »enfer d’incrontrôlabilité chiffrée en 1024 bit ». Encore une fois certains de ces services sont payants ! Un service comme Relakks.com permet par exemple à tout internaute de naviguer sur le Net avec une adresse IP anonyme et d’échanger des fichiers à travers des « tunnels privés » (VPN). Coût : 45€/an ou 3,75€/mois… Un autre service, simplissime, vous fournit lui une adresse IP jetable qui remplace votre vraie identité. Son nom : IPjetable.net ! Le site vous garantit une navigation anonyme et cryptée. Pour les plus motivés, des solutions du type Freenet ou Darknet permettent de pratiquer le P2P « discret » et plus encore ! Une part de ces « solutions » est encore un peu technique pour l’usager moyen mais la peur du gendarme peut faire des miracles dans le domaine des compétences informatiques du « bon père de famille »…

Seedfuck, l’arme de destruction massive. Et si quelques utilisateurs compétents se chargeaient de faire le boulot pour… tout le monde ? Depuis quelques jours, la blogosphère bruisse d’un bout de code informatique répondant au petit nom de Seedfuck… Ce dernier serait capable de générer plusieurs milliers d’adresses IP fictives mais aussi des fichiers leurres (faux fichiers, fausses traces d’échange,…)… bref, tout ce que trace Hadopi pour confondre les pirates ! parmi les adresses IP que génèrerait Seedfuck, certaines sont fausses, d’autres sont réelles. Autrement dit, un internautes breton pourra télécharger illégalement autant de films qu’il veut en utilisant l’adresse IP d’un alsacien honnête ! Hadopi enverra ses avertissements… à l’internaute alsacien. Rappelons tout de même qu’utiliser l’adresse IP d’un autre, cela s’appelle de l’usurpation d’identité (sur le Net, votre identité c’est votre adresse IP), un délit passible de 5 ans d’emprisonnement et 75 000€ d’amende comme le rappelle Eric Freyssinet, spécialiste en cybercriminalité. Seedfuck prouve cependant l’obsolescence  d’une loi qui repose sur des données (adresse IP)  loin d’être fiables. Une faille qui risque de mettre à mal les « dossiers made in hadopi » de ceux qui désirent se défendre.

Seedfuck repose également le problème d’un internet inutilisable. Si le cryptage et autres techniques de chiffrement peuvent faire du Net un espace incontrôlable (voir paragraphe « le P2P est-il mort ? »), le Torrent Poisoning de Seedfuck, utilisé à outrance,  ne risque-t-il pas de rendre les réseaux P2P inutilisables ? Le P2P étant AUSSI et je dirais même AVANT TOUT une solution permettant le partage de fichiers légaux. Linux, Microsoft et d’autres l’utilisent pour les mises à jour de leurs logiciels, les chercheurs l’utilisent pour partager des données et des ressources de calcul, la téléphonie sur IP s’en sert aussi, etc. Ce qui est certain, c’est que la mission de Trident Media Guard (TMG), la société choisie par l’Hadopi pour traquer les échanges illégaux sur les réseaux Peer to Peer (P2P), risque d’être plus chère compliquée que prévue. Même si Seedfucker ne cible qu’un des protocoles du P2P (le BitTorrent), rien ne dit que demain, un « Seedffucker 2 » ne s’appliquera pas à piéger d’autres protocoles. Les internautes trop partageurs vont-ils définitivement migrer vers les solutions alternatives citées plus haut ? Certainement. Hadopi, elle, se contentera de retenir qu’elle a tué BitTorrent et éventuellement le P2P.

Que reste-t-il à Hadopi ? Une potentielle extension de ses prérogatives. L’Hadopi ne traque que les échanges P2P. Mais un nouveau vote pourrait étendre son champ d’action à d’autres réseaux. Cela ne ferait que déplacer à nouveau le problème… et donnera certainement lieu à un nouveau billet.

Sources

13 solutions de téléchargement oubliées par hadopi

Mooton.fr : téléchargement illégal ?

Hadopi pourrait bien causer beaucoup de tord aux ayants-droit

L’étude de chercheurs bretons sur l’efficacité d’Hadopi n’a pas de sens selon les Majors

Une étude mesure les premiers effets de la loi Hadopi

Megavideo bouscule le peer-topeer en France

Le rapport de M@rsoin.org

De la saturation des réseaux à la Neutralité d’internet

Le développement exponentiel des activités sur le web a fait exploser la quantité d’information circulant sur les réseaux. Les grands acteurs du secteurs (FAI, Moteurs de recherches, Hébergeurs,…) s’interrogent sur une possible saturation du trafic et sur ses conséquences sur la Neutralité d’internet.

Jeux vidéos en ligne, réseaux sociaux, téléchargement, streaming, TV de rattrapage, etc, sont en pleine expansion et génèrent des quantités de données que notre accès internet supporte sans flancher (ou presque). A cela s’ajoute désormais l’internet mobile qui fournit à nos smartphones, Netbook et autres tablettes quantités d’informations via la 3G et ce qu’on appellera bientôt la 4G. Mais alors qu’on nous promet toujours plus de débit (Fibre optique, Wi-max, câble), les fournisseurs d’accès à internet (FAI) et d’autres veulent nous préparer à une espèce de tri qui donnerait la priorité à certains contenus par rapport à d’autres. Car comprenez-vous, le réseau est saturé, les FAI et opérateurs doivent amortir leurs investissements, y’a plein de pirates qui téléchargent des fichiers volumineux, les Majors ne vendent plus de galettes, Youtube détourne trop l’attention des internautes des contenus officiels, les pédophiles et autres cyber-criminels guettent… alors il est temps de dire au surfeurs un brin libertaires ce qui est bon et ce qui ne l’est pas…

PLUSIEURS PISTES SONT CLAIREMENT EVOQUEES

– Favoriser certains contenus considérés comme « prioritaires ». On imagine très bien par exemple, les FAI (ou une loi) défavoriser le P2P réputé pour être l’outil favori des fans de téléchargement illégal. Alors que ce même P2P sert à de nombreux activités (échange, distribution) légales comme la recherche scientifique (partage de fichiers mais aussi de la puissance de calcul des ordinateurs d’un réseau), la distribution de logiciels ou de leurs mises à jour (Linux, Microsoft…), la téléphonie sur IP, la distribution de films indépendants,…

Créer des forfaits qui, selon leurs tarifs, permettraient plus ou moins de choses : on pourrait imaginer un forfait limitant le débit (quantité de données par seconde) ou la quantité de données autorisées. Ce principe est déjà en place en France sur la quasi totalité des forfaits mobiles (lire Orange lance le forfait à facture illimitée). En toute « logique » commerciale, les forfaits les plus chers donneraient l’accès le plus confortable au Net. Aux Etats-Unis, les abonnées les plus gourmands de ComCast (FAI) sont limités en bande-passante.

Facturer l’internaute à la quantité de données échangées : Un internaute qui regarde beaucoup de vidéos en ligne sur les sites de partage (YouTube, Dailymotion, Vimeo,…) ou les TV de rattrapage (M6 Replay,…) paierait bien plus cher que celui qui se contente de consulter ses mails.

Interdire certains services ou contenus. Vous en doutez ? C’est déjà le cas sur l’internet mobile : tentez donc le téléphone sur IP (Skype,…) ou d’utiliser le P2P sur votre smartphone ! Dans d’autres pays, certains contenus et services sont tout bonnement interdits et/ou filtrés par les Etats : La Chine, le Pakistan, l’Iran et d’autres pays, répertoriés comme ennemis d’internet par Reporter sans frontières, censurent clairement certains contenus.

D’autres pistes sont envisagées mais toutes remettent singulièrement la Neutralité du Net en cause ! La neutralité des réseaux, c’est le principe fondateur d’internet qui exclut toute discrimination à l’égard de la source, de la destination ou du contenu de l’information transmise sur le réseau. Ainsi, ce principe garantit que les utilisateurs ne feront face à aucune gestion du trafic internet qui aurait pour effet de limiter leur accès aux applications et services distribués sur le réseau. La neutralité du Net assure que les flux d’information ne sont ni bloqués, ni dégradés par les opérateurs de télécommunications, permettant ainsi aux utilisateurs d’utiliser librement l’architecture communicationnelle. (Wikipedia)

DES FAI « JUGES ET PARTIES »

Les « solutions » évoquées ci-dessus remettent bien en cause le principe de neutralité du réseau qu’aucune loi aujourd’hui ne garantit vraiment. En revanche, les FAI seraient heureux de pouvoir facturer un peu plus les gros utilisateurs, histoire d’amortir plus vite les lourds investissements qu’ils consentent à faire pour le développement et l’amélioration du réseau physique (ADSL, câble, fibre optique, Wi-max, 3G,…). Rien ne garantit cependant que ces mêmes FAI ne favorisent pas du même coup leurs propres contenus, car les temps changent et alors que les fournisseurs d’accès (Free, Orange, SFR,…) se contentaient il y a quelques années, de nous fournir un accès au web, ils ont désormais attaqué le marché des services et contenus internet : VoD (visionnage ou achat de films par le réseau), TV, jeux en ligne… Qui nous dit qu’Orange ne favorisera pas ses chaînes de télévision, sa catch-up TV (TV de rattrapage) ou son portails d’infos  au détriment de YouTube ou de Facebook ? Qui nous dit que Free ne favorisera pas son service de VoD au détriment des concurrents ? Qui nous dit qu’un FAI n’absorbera pas tout un pan du secteur culturel (musique, cinéma, édition,…) comme cela s’est fait aux Etats-Unis lorsqu’AOL a racheté Time-Warner. Qui nous dit que ce même FAI ne favorisera pas alors son tout nouveau pôle multimédia ? Personne.

Autre exemple : Google, qui n’était qu’un moteur de recherche, est en train d’évoluer vers d’autres activités. Activités de contenus avec YouTube, Knol et autres. Une activité logicielle avec Androïd et Chrome OS. Une activité mobile avec le Nexus One. Une activité de cloud computing avec Google Docs. Une activité de Fournisseur d’Accès à Internet (FAI) avec une expérience programmées aux Etats-Unis dans le secteur du très haut débit par fibre optique. Personne n’a de garantie quant à la neutralité d’un Google qui pourrait un jour favoriser ses contenus (en terme de classement) ou son réseau ( en terme de rapidité ou de contenus) dans ses résultats.

FAI VS EDITEURS

Face aux FAI auxquels sont pour le coup associés les fournisseurs de contenus (Maisons de disque, Majors du cinéma,…), on retrouve les grands éditeurs d’internet : Google, Yahoo!, YouTube, Amazon, eBay, PriceMinister, Dailymotion,… L’enjeu pour eux, c’est d’atteindre tous les internautes, présents et futurs, sans discrimination. Une discrimination qui remettrait directement en cause leur audience et leur réputation, 2 facteurs essentiels pour leurs recettes publicitaires et leurs revenus en général.

Pour ces grands acteurs du web cependant, «Le principal enjeu est de maintenir et de prolonger le modèle ouvert de l’Internet qui a permis de nombreuses success stories à commencer par Google il y a plus de dix ans», observe Olivier Esper, directeur des relations institutionnelles de Google France (Figaro.fr). Seule cette neutralité pourra susciter l’émergence de nouveaux acteurs, services et contenus innovants. Une innovation qui attirera toujours plus d’abonnés vers les FAI…

Les enjeux soulevés par ces grands acteurs sont économiques mais pour nous, utilisateurs, quels sont les risques ?

– Techniquement, le filtrage d’internet à un endroit sur la planète, peut « accidentèlement » affecter le reste du monde : un bel exemple de ce type a fait vaciller certaines convictions quant à l’indépendance des Etats vis à vis d’internet. En 2008, quand le Pakistan à censuré YouTube à cause des caricatures de Mahomet, c’est le monde entier qui a été, durant 2 heures, privé de la plateforme de partage vidéo !

– Qu’on soit citoyen d’un pays libre (liberté d’expression, d’opinion, d’information,…) ou oppressé  (par la censure ou la dictature), la neutralité du Net est vitale. Dans un pays comme la France, elle permet une égalité d’accès au savoir et aux moyens d’expression; dans un pays moins favorisé, elle permet aux citoyens de réagir à une situation insupportable (c’est d’ailleurs aussi vrai chez nous…).

– En tant qu’internautes, nous sommes aussi de plus en plus « fournisseurs de contenus ». Que ce soit pour ses loisirs, pour sa réputation ou pour son activité professionnelle, chacun est susceptible aujourd’hui de proposer des contenus ou services sur internet : boutique en ligne, biens d’occasion, blog, site, podcast, applications mobile, musique, screencast… Il paraît assez évident que nous avons tous à gagner à ce que tous les internautes aient accès aux petits comme aux gros fournisseurs sans discrimination !

La Neutralité du Net est donc un principe fondamental qui nous préserve d’une centralisation d’internet et qu’il est très risqué de mettre en péril. Pourtant, au nom d’une possible saturation des réseaux. Au nom de la lutte contre le téléchargement illégal. Au nom de la lutte contre la contrefaçon. Au nom de la lutte contre la pédopornographie. Ce sont toutes les autres libertés (citées dans le billet) qui risquent d’être mises à mal. Hadopi, LOPPSI, ACTA,… autant de lois qui un jour feront peut-être d’internet un réseau à sens unique : du gros fournisseur officiel vers l’internaute consommateur crédule… Un schéma parfaitement huilé dans le monde physique mais sensiblement remis en cause par les fondateurs du web.

Je me demande parfois à quoi ressemblerait un internet inventé en 2010. Des débits bridés… Des flux de données à sens unique : des géants des contenus vers les internautes… Des barrières techniques et financières aux nouveaux entrants… Un mail payant au message… Une recherche d’informations payante… Un réseau fermé… Un seul opérateur possible. Qui a dit MINITEL ? Dehors !

Pour plus d’infos, voici quelques articles enrichissants :

Internet face au risque de l’engorgement. Figaro.fr – 3 min de lecture

Aux Etats-Unis, la neutralité du Net est un enjeu politique Figaro.fr – 3 min de lecture

Et puis voici l’interview de Pierre Col (Infra Net) qui explique sa vision de la Neutralité du Net

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