Facebook pollue mais Google va tous nous sauver…

Je le disais dans le billet précédent : les activités sur les réseaux sont de plus en plus nombreuses et le volume de données qui en découle est tout simplement inimaginable. Avec l’explosion des réseaux sociaux, des jeux vidéos en ligne, de la vidéo et de la musique en streaming, du mail, du téléchargement et du stockage toujours plus important de données sur des machines distantes (cloud computing), les serveurs se comptent désormais par centaines de millions à la surface de la planète.

C’est dans ce contexte que Greenpeace vient d’épingler 2 des plus gros acteurs des Technologies de l’Information et de la Communication : Apple et Facebook. Leurs fermes informatiques, qui abritent des centaines de milliers de serveurs, sont très gourmandes en énergie. Google, Yahoo!, Microsoft et les autres ne sont pas en reste : alimentation 24h/24, 7 jours/7 et refroidissement permanent  font des acteurs des TIC de grands pourvoyeurs de CO2… surtout quand l’électricité utilisée est générée par des centrales particulièrement polluantes. C’est notamment le cas de Facebook qui projette d’alimenter un prochain data-center par une électricité provenant de centrales au charbon…

Dans le rapport de Greenpeace, un tableau répertorie « grossièrement » la nature de l’électricité utilisée par les data-center de certains géants de l’informatique. Google, qui mise gros sur le cloud-computing à travers Google Docs, sort du lot grâce à l’une de ses fermes : celle de Dalles. Son énergie provient à 50,9% d’une électricité durable (centrale hydro-électrique) qu’on peut qualifier d’écologique.

Les TIC pourront-elles un jour bénéficier d’une électricité verte en quantité illimitée ? La firme de Moutain View y croit et finance à coup de millions de $ plusieurs pistes prometteuses. J’ai écrit un petit article pour le site www.viesaineetzen.com autour des visions de Google : découvrez comment le moteur de recherche mise sur la géothermie profonde, les centrales hydro-électriques, la puissance des vents d’altitude, la magie des moteurs hybrides ou l’efficience de l’énergie photovoltaïque. Découvrez Google.org, fondation philanthropique  qui finance des projets comme RechargeIT (voiture hybride), PowerMeter (compteurs électriques intelligent) ou RE<C (Energie Renouvelable moins chère que le charbon).

Google va-t-il sauver la planète ? (5 min de lecture)

Le rapport de Greenpeace (anglais)

Greenpeace épingle Facebook pour sa politique énergétique (2 min de lecture)

Naviguer sur facebook pollue la planète (2 min de lecture)

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Guide pour une high tech responsable

Si les facteurs écologiques (consommation énergétique, politique en matière de substance chimique et gestion / recyclage des déchets) sont déterminants dans vos achats de produits électroniques, jetez un oeil sur le guide édité tous les 3 mois par Greenpeace. Il permet d’avoir une idée des bons et mauvais élèves du secteur (18 fabricants jugés). Le dernier classement positionne Nokia en tête. Greenpeace salue en effet la politique de reprise des vieux appareils par le fabricant en Inde, l’un des pays les plus touchés par les déchets toxiques.

La forte présence de substances dangereuses et difficilement recyclables telles que le brome (retardateur de flamme) le PVC et le mercure dans les appareils électroniques est depuis des années dénoncée par Greenpeace. Leurs fabricants utilisent toujours ces matières toxiques mais le virage est entamé : même si le brome, le PVC et le mercure sont toujours présents dans la high-tech, des sociétés comme Fujitsu Siemens, Apple ou Samsung ont déjà annoncé leur abandon dans les 2 ou 3 années à venir.

Source (2 min de lecture)

Lire le bilan de Greenpeace (3 min de lecture)

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