Ces entreprises que l’on parodie sur le Web

Les entreprises commerciales que compte notre pays, savent que leur présence sur le web va, de plus en plus, devenir un élément clé de leur succès. Mais si certaines agences se sont spécialisées dans ce domaine (communication, publicité, buzz, relation-clients,…), il n’est pas toujours facile de réagir intelligemment et rapidement à ce qu’on appelle un « bad buzz ». Internet est un formidable espace d’expression où les internautes disent leurs humeurs, leurs sentiments, leurs savoirs, leurs bonheurs,… et leurs colères. Et quand ces dernières sont exprimées par des gens talentueux et/ou influents, la situation peut devenir critique pour l’entreprise ciblée.

Voici quelques exemples typiques d’un bad buzz difficile à gérer :

Des restes humains dans les pubs de Carrefour Discount… Une parodie qui n’a pas plu mais pas plu du tout à Carrefour qui s’est sentie obligée de « nier toute responsabilité concernant le spot ».

C’est la grande mode des Lip Dub. Cet exercice qui consiste en un seul plan séquence à mettre en scène les membres d’un groupe (Entreprise, école, association,…) autour d’un playback dynamique a un objectif simple : témoigner du bon esprit, de la cohésion et de la créativité qui règnent dans un groupe ou une équipe. Le tout est destiné à circuler sur le Net. L’exercice s’est répandu partout dans le monde et a un peu perdu de son impact depuis 2007, année des premières expériences de ce type. Sauf quand il s’agit d’une parodie méchamment drôle ! C’est France télécom qui en fait les frais :

Ce n’est pas la première fois que FT est la cible de parodies dans le genre « réussies ». Mozinor s’en était donné à coeur joie en pleine vague de suicides chez l’opérateur historique :

Côté banques, la Société Générale a été la cible de plusieurs parodies plus ou moins réussies mais ayant toutes le même discours : La banque nous arnaque, nous vole, nous coule, nous prend pour des pigeons… En voici un exemple, celui de Groland; mais d’autres figurent sur Youtube.

Comment les entreprises visées doivent-elles réagir ? Difficile à dire surtout que dans la plupart des cas, on a envie de se dire : »là, il faut réagir vite, c’est une catastrophe… ». Je ne suis pas un spécialiste du marketing ni de la communication mais je suis convaincu que réagir directement à une parodie n’est pas la meilleure des postures. Je pense que le mieux c’est d’être présent sur le Net de façon à ce que la parodie en question soit noyée par des contenus positifs et innovants. Prenons l’exemple d’Apple. L’entreprise est la cible de parodies incessantes; sur le Net ou à la télévision, les humoristes sont plutôt loquaces et saignants à propos de la marque à la pomme. Mais Apple produit tellement de vidéos virales que les parodies négatives sont totalement diluées dans un flot de contenus ultra-maîtrisés, créatifs et percutants.

Quelques parodies Apple :

A côté de ces parodies qui connaissent un certain succès sur le Toile, la campagne officielle « Get a Mac »(pour les moins anglophiles, 20 pubs sont en version française sur Daily Motion) cartonne sur les blogs et sites d’information aux 4 coins du web. Les vidéos sont partagées, commentées et créent un « bruit positif » qui submerge littéralement les parodies anti-Apple.

Que doivent faire les Orange, Société Générale, et autre Carrefour ? Innover sur le Web. Etre présent à travers des contenus et messages que les internautes s’approprieront… et ne jamais s’arrêter de le faire… Enfin, accepter la critique, ne pas l’ignorer et ne pas tenter de la censurer sont à mon sens des règles absolues.

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L’informatisation des entreprises détruit des emplois tout en en créant d’autres…

Depuis plusieurs années, les (« grandes ») PME comme les grands Groupes multinationaux déploient en leur sein des systèmes de gestion et planification automatisés plus connus sous les termes d’ERP (Enterprise Ressource Planning) ou PGI (Progiciel de gestion Intégrée). On peut aussi les rencontrer sous l’acronyme SAP qui est en fait le nom du leader mondial de PGI. Ce type de logiciel sert à la gestion des ressources humaines, la comptabilité, la vente, la distribution, l’approvisionnement, etc. Dans l’article proposé par Jacques Henno, plusieurs exemples concrêts et compréhensibles de tous sont présentés dans un article très enrichissant : « si un commercial saisit sur son portable une commande de 10 000 robinets, le progiciel modifie automatiquement le planning des usines, suggère au département achats d’augmenter le stock de clapets en caoutchouc et transmet les coordonnées du client à la comptabilité pour qu’elle prépare la facture, etc. Auparavant, le vendeur remplissait un bon de commande en trois exemplaires, dont l’un était saisi par la comptabilité, l’autre par le service marketing et le dernier par l’usine, où le calendrier de production était géré manuellement. »

Ces progiciels adoptés partout dans le monde, sont à l’origine de la disparition de milliers d’emplois. Les gains de productivités sont, pour les entreprises qui les adoptent, assez évidents : Les PGI peuvent permettre une réduction de 20% des emplois ! Mais, comme le précise Jacques Henno dans son article, le développement des ERP est cependant à l’origine de la création d’autres emplois. Car, l’installation, la personnalisation, la formation et les supports techniques induits par l’adoption des PGI demandent l’intervention de centaines de consultants et autres techniciens employés par des spécialistes comme Andersen Consulting, et qui interviennent à longueur d’année chez des clients de plus en plus nombreux.

Pour plus d’infos, lire l’article très intéressant sur www.henno.com (5 min de lecture)

Les entreprises et leurs salariés « nouvelle génération »

Francis PISANI rapporte sur son blog l’expérience de Wendy Wilkes, américaine de 28 ans, salariée d’Unilever (Amora, Alsa, Fruit d’Or, Lipton, Maille, Miko, Rexona, Skip,…) frustrée par l’obsolescence des outils informatiques de sa société d’une part et l’interdiction d’utiliser les solutions de communication les plus populaires dans la vie courante (Facebook, Skype, iTunes ou Twitter) d’autre part. Elle en a fait part à sa Direction qui l’a écoutée et nommée à un nouveau poste : Elle est désormais chargée de promouvoir chez Unilever l’utilisation des nouvelles technologies !!

Plus d’infos sur le blog de Francis PISANI.

Les entreprises du monde entier vont accueillir dans les années qui viennent des millions de nouveaux salariés qui sont nés après Internet; certains les appellent les « Millennials ». Depuis leur plus jeune âges, ils utilisent les outils de communication et de socialisation les plus en vogue sur la Toile : MySpace, Facebook, SkyBlog, Skype, Twitter,… la webcam et le tchat sont aujourd’hui incontournables de la vie sociale des « Millennials »… Que se passe-il déjà dans ces entreprises qui ne jurent encore que par le fax, le mail et les réunions fleuves ? Leur salariés trichent; ils installent sans autorisation les outils qu’ils utilisent quotidiennement à titre personnel : Windows Live Messenger, Twitter, iTunes ou Facebook se retrouvent sur les postes professionnels risquant alors d’ouvrir des portes non sécurisées menant vers des données sensibles de l’entreprise.

La difficulté à anticiper les habitudes des salariés et l’auto-organisation des nouvelles générations ne sont pas des phénomènes propres aux grandes entreprises traditionnelles comme Unilever. Geek Squad, entreprise de dépannage informatique qui fait fureur aux Etats-Unis, recrute par définition de jeunes informaticiens largement aguerris aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC).

2 agents Geek Squad et leur style si Men in Black

2 agents Geek Squad et leur style si "Men in Black"

Malgré cela, son fondateur, Robert Stephens s’est creusé la tête pour imaginer par quel moyens ses salariés, répartis sur tout le territoire américain, pouvaient échanger leurs expériences et susciter une forme d’émulation générale. L’homme a créé un Wiki, sur lequel chaque salarié était censé laisser et partager ses expériences.  

Le système ne fonctionnait que timidement alors que les « agents » de Geek Squad s’étaient organisés le leur ! R. Stephens s’est en effet rendu compte que ses salariés participaient beaucoup au jeu en ligne « Battlefield 2 » et profitaient de leurs parties endiablées (plusieurs dizaines de salariés de Geek Squad pouvaient se retrouver sur le même terrain de jeu) pour parler boulot, casque et micro vissés sur la tête, tout en se menaçant de destruction virtuelle !!

Et vous dans votre Boîte, comment ça se passe ?

Le Web 2.0 au secours de la mémoire des entreprises

La semaine dernière, M. Malaison, spécialiste québécois des médias interactifs, est intervenu lors d’une conférence sur le rôle des nouvelles technologies en entreprise. Il y a fait un constat selon lui assez alarmant : alors qu’internet est bien implanté au sein des entreprises, celles-ci n’en exploitent qu’une partie (paiement ou envoi de factures,…) alors que le Web et ses nouvelles fonctions pourraient notamment venir anticiper un problème majeur au Québec : dans ce pays, selon plusieurs études, 60% des salariés seront remplacés par une nouvelle génération d’ici 2014. Avec ces départs, d’énormes quantités de connaissance et d’expérience vont disparaître des entreprises qui n’ont pas formalisé et archivé les expertises, idées, commentaires et opinions de leurs employés pourtant riches de savoir et de savoir-faire acquis au fil des années.

Le Web propose pourtant aujourd’hui des outils tels que les wikis ou les blogs qui permettraient à toutes les entreprises de garder en mémoire et publier le savoir de leurs employés. Les générations suivantes pouvant alors y accéder pour le consulter et le compléter.

Pour illustrer son propos, M. Malaison cite 2 exemples contraires : Alors que la Société des Alcools du Québec a mis en place des outils qui permettent à tous ses employés de partager leurs connaissances avec leurs collègues présents et futurs (les commentaires de ses experts en vin sont agrégés dans une base de données consultable par les vendeurs), la NASA, bien qu’elle le démente, semble elle, avoir perdu les plans de son lanceur Saturn V, faute de les avoir correctement archivés.

Plus d’infos à la Source (3 min de lecture)

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Notez votre entreprise

Quand un concept crée le buzz, autant surfer deçu… Après Note2be qui note les profs, Note2bib qui note les médecins, c’est notetonentreprise.fr qui fait son apparition. Sur ce site assez rudimentaire pour le moment (version Beta), l’exercice consiste à noter son entreprise selon un certain nombre de critères : paye, respect des salariés, avantages, sécurité de l’emploi, etc.

Plus d’infos à la Source (1 min de lecture)

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