Facebook cartonne au bureau

Quel est le point commun entre Facebook, Copains d’Avant, l’Equipe.fr, o1Net et AuFeminin.com ? Ce sont simplement les sites les plus visités… au bureau ! Une étude de la Société Olfeo révèle en effet que chaque jour, un salarié passe en moyenne 59 minutes sur le Net à des fins personnelles et… 35 minutes pour son travail ! Des données qui risquent de faire réagir certains patrons. Surtout si on « s’amuse » à effectuer le calcul suivant : 59min/jour reviennent à 4h55/semaine soit 2,8 jours/mois soit enfin 29,5 jours/an !

En 2010, ce sont les réseaux sociaux (Facebook, Copains d’Avant,…), les sites de partage vidéo (YouTube, Dailymotion,…) et les sites d’achat en ligne qui ont le plus progressé. Mais l’étude ne s’arrête pas là puisqu’elle nous apprend aussi que si les salariés aiment surfer au bureau, cela se fait à des moments précis de la journée : entre 8h00 et 10h00 pour les sites d’information et les réseaux sociaux, entre 12h00 et 15h00 pour les sites de divertissement comme YouTube et plutôt en fin de journée (17h00-18h00) pour les services en ligne comme la Météo, le trafic ou les pages Jaunes,…

En bonne société spécialisée dans la sécurité informatique (faut bien vendre du logiciel de sécurité quand même), Olféo soulève 3 problématiques qui sont la conséquence de ce phénomène grandissant :

1/ La productivité du salarié est remise en cause (59min/jour reviennent à 6 semaines de travail payées à surfer)

2/ Se rendre sur des sites non sécurisés peut remettre en cause la sécurité de l’entreprise (attaque de virus,…)

3/ Si le salarié se rend sur des sites illégaux, c’est la responsabilité de l’employeur qui est engagée

J’ajouterai un 4ème point : le risque de fuite d’informations confidentielles (salarié trop bavard ou trop partageur).

Cependant, comme le rappelle cet article de France Soir, l’employeur n’a pas le droit d’interdire l’accès à internet à des fins personnelles au bureau. En revanche, sa responsabilité l’autorise à filtrer l’accès au Web en interdisant par exemple les plateformes de téléchargement ou les sites pornographiques. De son côté, le salarié a un devoir de loyauté envers son employeur.

Je pense que chaque dirigeant devrait ouvertement aborder le « problème » d’internet au bureau avec tous ses salariés. Rien ne sert d’interdire bêtement : 1/ les chiffres et conclusions d’Olfeo sont orientés (leur business repose sur la peur des employeurs) et je ne suis pas certain que Facebook remette à lui seul la productivité des salariés. La jeune génération ne peut plus se passer d’internet : une recherche d’information, au bureau ou pas, passe désormais par Google ou Facebook… Difficile d’interdire le réseau social quand celui-ci est accessible sur un smartphone en 3G ! Et les plus malin contourneront toujours les interdits.

Enfin, je suis sûr d’une chose : tout salarié est largement capable de mettre à mal la productivité de sa boîte même quand internet est coupé, je dirais même SURTOUT quand internet est coupé :

Avec TheFriendmail, allez sur Facebook même si votre Boss en a bloqué l’accès…

Pas besoin de statistiques ou d’étude approfondie pour savoir que Facebook est devenue l’une des activités préférées des internautes (quelques chiffres ici et puis). Cela n’est pas sans poser un certain nombre de problèmes aux employeurs qui ont l’impression que le réseau social, particulièrement chronophage (1), pille le temps de travail de leurs employés.

Bref, certaines entreprises n’y vont pas par 4 chemins : impossible de se connecter à FB depuis le PC du bureau ! Un système qui risque d’être de moins en moins efficace si on considère que l’accès à Facebook peut se faire depuis un smartphone en 3G (internet mobile) et que le smartphone justement équipera bientôt (disons dans 3 ans) la totalité des français.

Mais pour ceux qui n’ont pas encore ce fameux téléphone intelligent (iPhone, Blackberry,…), une application bien sournoise est désormais disponible : The Friend Mail. Y ouvrir un compte (gratuit) permet à n’importe qui d’intéragir avec sa page facebook (éditer son statut, voir ses news, partager un lien ou une photo,…) simplement à travers des mails ! Bref, un facebook ultra-discret : chaque action correspond à un simple mail…

(1) un membre Facebook passe en moyenne 23,3 heures chaque mois sur le réseau social

Essayer TheFriendMail

Que la Force…

On n’a pas toujours la volonté de résister à un petit surf sur le Net alors qu’on est au bureau, censé créer de la richesse pour le compte d’un patron confiant (mais pas naïf). Pour ceux qui n’en ont pas la force, un petit logiciel nommé « Temptation Blocker », permet de bloquer le navigateur (ou toute autre application d’ailleurs) pendant un délai libre. Pour forcer le débloquage, une clé de 32 caractères doit être tapée… de quoi décourager les tentations passagères. A tester par les utilisateurs de windows.

Télécharger Temptation Blocker

Plus d’infos à la Source (2 min de lecture)

Ca surfe au bureau

Selon une étude de Médiamétrie/Netratings, en septembre 2008, les internautes ont passé 38 heures sur le Net depuis leur lieu de travail pour « seulement » 21 heures depuis leur domicile. Le surfeur type du bureau est cadre; il consulte surtout les sites de voyage (billets d’avion, Mappy,…), la presse en ligne et des sites de service (banque, assurance,…). Même s’ils reconnaissent se divertir sur la Toile (jeux, loteries, vidéos,…) ou utiliser les messageries instantanées (msn,…), les salariés utilisent leur accès  internet professionnel avant tout pour travailler… C’est heureux.

Beaucoup plus d’infos dans l’article de 20minutes.fr (2 min de lecture)

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