Medias sociaux : plus d’utilisatrices que d’utilisateurs

Une étude américaine s’est penchée sur les habitudes « sociales » des internautes aux Etats-Unis. Rien de spectaculaire dans les résultats : les internautes y partagent leurs infos, leurs trouvailles, ils y gardent le contact avec leurs proches, etc. Les 18-34 ans sont les plus friands de médias sociaux : 82% d’entre eux contribuent à créer des contenus (partage de vidéos ou d’articles, écriture de commentaires, discussion…). Nous ne seront pas surpris que certains avouent laisser Facebook connecté 24h/24. Un bon signe pour le plus gros réseau social du monde qui, dans un futur pas si lointain, servira certainement de page d’accueil à tout internaute digne de ce nom…

L’originalité de cette étude menée par Netpop Research, la voici : sur les 1 253 internautes interrogés, les plus gros contributeurs sur les réseaux sociaux sont…les femmes. 78% d’entre elles utilisent les médias sociaux contre 66% chez les hommes. Sans surprise, ce sont les femmes trentenaires qui sont le plus utilisatrices de ce genre de service (Facebook, Twitter, Youtube, Tumblr,…)

Bon, tout ça c’est aux Etats-Unis mais gageons qu’il n’y a pas une grande différence avec les petites françaises…

Plus d’infos à la Source (anglais/ 3 min de lecture)

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Wikiréponses : le web sémantique de Jimmy Whales

Jimmy Whales avait fondé Wikipedia : cette encyclopédie au contenu généré par les internautes est devenu l’un des sites les plus visités au monde. Et pour cause, pas un étudiant ne s’en passe lors de ses recherches… En France comme ailleurs, le succès est démesuré mais Whales ne s’arrète pas là. Un nouveau projet non moins pharaonique est en train de naître : Wikiréponses(version française de WikiAnswers). Un site où chacun peut poser la question qu’il veut dans le domaine de son choix ! La réponse viendra automatiquement… des internautes ! Comme pour Wikipédia, les contenus sont générés par les utilisateurs (User Generated Content). Si la version anglophone (WikiAnswer) atteint selon son fondateur, un taux de réponse de  80%, le site français plafonne pour l’instant à 70%. Pour améliorer ce taux ? Rien de plus simple : si vous êtes passionné, spécialiste, enseignant, chercheur dans un domaine précis, faites-vous plaisir en répondant aux questions encore sans réponse : « Pourquoi la musique fait-elle bouger ? », « Combien y-a-t-il de conseillers à l’Elysée ? », « Pourquoi le café mousse-t-il ? », « Pourquoi rit-on ? »,…

Le site connaît évidemment son lot de questions idiotes du genre « Tu l’as vue ? » ou « Droitier ou gaucher ? »,… qui trouveront certainement une réponse à travers l’humour et la créativité de certains contributeurs. Plus sérieusement, si ces questions-réponses connaissent le même succès que les articles encyclopédiques de Wikipédia et qu’elles sont aussi bien référencées par Google, peut-être se rapprochera-t-on du web sémantique à venir. Imaginez taper (ou dire) dans votre navigateur préféré : « Combien y a-t-il de communes en France ?  » . Imaginez que la 1ère ou seconde réponse soit celle de Wikiréponses. Une réponse dont il suffira de vérifier la source ou bien que l’on recoupera par d’autres recherches.

Ce qui m’étonne tout de même c’est que j’ai l’impression que pas mal de contributeurs à Wikiréponses se serviront de Wikipedia pour répondre aux questions… Wikiréponses deviendrait alors une version « web sémantique » de Wikipedia ! Pourquoi ne pas avoir extrait les contenus de Wikipedia pour en faire une version « sémantique » ? C’est en tout cas l’objectif du projet DBPedia mené par les Universités de Leipzig et Berlin…

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Nathalie Kosciusko-Morizet donne des cours de Web 2.0 aux parlementaires

Depuis mercredi, la Secrétaire d’Etat au développement de l’économie numérique  a lancé une série de formations destinée aux parlementaires quelle que soit leur couleur politique. 4 sessions de « sensibilisation à l’internet » permettront aux volontaires d’assister aux interventions de Daniel Kaplan, président de la FING (Fondation Internet Nouvelle Génération), Nicolas Vanbremeersch, blogueur sur Meilcour.fr et connu sous le pseudo « Versac », David Abiker, journaliste spécialisé dans les TIC (Technologies de l’information et de la communication), Benoît Thieulin, directeur de l’Agence Web la Netscouade et Mats Carduner, Directeur général de Google France.

Les élus pourront ainsi se former aux nouveaux usages, mieux comprendre l’utilité des réseaux sociaux et du web 2.0 en général. NKM ayant déclaré que « tous les parlementaires ont à gagner à utiliser les outils numériques », des ateliers permettront aux volontaires d’apprendre à utiliser eux-même des outils comme Facebook ou Twitter : « cela ne vaut pas le coup d’utiliser les réseaux sociaux s’ils sont seulement alimentés par les assistants des parlementaires. Les internautes attendent du direct, du spontané » estime Nathalie Kosciusco Morizet.

Mercredi, 90 parlementaires s’étaient inscrits. C’est encourageant mais pour rappel, le Parlement compte 577 députés et 343 sénateurs… Parmi les plus connus des inscrits, on retrouve Robert Badinter  et Gérard Longuet (Président du groupe UMP au Sénat).

Une bonne initiative qui permettra peut-être à ceux qui font et défont les lois de mieux connaître le domaine très sensible qu’est internet. Lors des débats autour de la loi Hadopi, il était assez choquant de voir que la plupart des certains intervenants ne connaissaient rien aux nouveaux usages. je reparlais récemment des fameuses méconnaissances de Frédéric Lefebvre qu’on retrouve fréquemment chez nos parlementaires. Je me posais déjà la question dans un billet intitulé Hadopi : les députes maitrisent-ils le sujet ? Cela dit, lorsque j’ai suivi les débats sur Hadopi, j’ai également pris conscience que certains députés avaient une bonne, voire une excellente connaissance des aspects techniques et idéologiques du Web. Je dois par ailleurs préciser que cette connaissance assez bluffante venait surtout de députés anti-Hadopi…

D’autres infos et vidéos à la Source (1 min de lecture)

Les clés du Web 2.0

Voilà un vaste programme… Le terme recouvre tellement de domaines qu’on ne sera pas tous d’accord sur sa signification : collaboration, participation, partage, réseau sociaux, interaction, personnalisation, wiki, capacités de création , de diffusion… la compréhension de ces mots et de leur application au Web permet bien sûr d’être un peu plus « clairvoyant » que Frédéric Lefèbvre. Mais encore faut-il retrouver tous ces termes expliqués dans le contexte du Web. La définition donnée par Wikipedia me semble assez claire mais l’Université de Liège (LabSet) a fait un pas de plus en organisant les connaissances qui permettent aux grand public de mieux appréhender un Web 2.0 qui s’impose indéniablement à la racine de nos nouveaux usages.

Les clés du Web 2.0

La définition de Wikipedia

Source

Bon, je ne résiste pas à la tentation de vous faire (re)découvrir un Frédéric Lefebvre dépassé par la question d’un Jean-jacques Bourdin au sourir taquin : « Qu’est-ce que le web 2.0 ? »

PriceMinister : c’est bientôt Noël…

C’est bientôt Noël (un peu quand même) et le site de vente d’occasion Price Minister veut faire parler de lui. Le site s’adresse aux parents et leur communique 5 conseils pour bien préparer le renouvellement des jouets de leur progéniture. Les voici :

1- Expliquez à vos enfants qu’ils ont grandi, qu’ils ne jouent plus avec certains jouets,
et qu’en les revendant ils feront de la place pour les autres qui vont arriver bientôt…
2- Ils peuvent les revendre eux-mêmes et se faire un peu d’argent de poche tout en jouant à la marchande.
3- Demandez-leur de faire le tri eux-mêmes, ce sera plus facile pour eux de s’en défaire.
4- La mise en vente d’un objet sur http://www.priceminister.com est simple et gratuite. La recherche de la fiche produit se fait par le code barre ou par mot-clé. Avec plus de 100 millions de produits en vente, le site propose un large stock de fiches préenregistrées, il reste à rentrer le prix de vente.
5- Vos enfants peuvent aussi revendre sur PriceMinister au profit de la Croix Rouge s’ils souhaitent soutenir ses projets humanitaires.

L’initiative de PriceMinister connaîtra certainement un joli succès; nombreux seront les blogs à reprendre l’information. Mais au-delà de l’opération marketing, l’exemple concret (les jouets de Noël) utilisé par le site de vente en ligne confirme bien que nous vivons une époque qui consacre l’USAGE au détriment de la pure POSSESSION. Dans le domaine du réel, les choses connaissent plusieurs vies. revendus sur eBay, PriceMinister, LeBonCoin, etc ou loués sur Zilok, nos objets génèrent de la richesse plusieurs fois dans leur vie… et ça arrange tout le monde : le vendeur récupère de l’argent, l’acheteur économise le sien et l’intermédiaire prend sa commission générant à son tour une énorme richesse.

En 2008, la revente des cadeaux de Noël avaient cartonnés sur le sites d’occasion, de troc et de location. eBay avait même encouragé le phénomène en offrant quelques promotions aux vendeurs qui inséraient leurs biens entre le 27 et le 28 décembre. Alors on attend déjà le prochain communiqué de presse de PriceMinister : Revendez les cadeaux de Noël qui ne vous plaisent pas ! 4 conseils :

1. N’abîmez pas trop les cadeaux qui ne vous plaisent pas

2. Vendez-les sur PriceMinister

3. Avec l’argent, achetez sur PriceMinister les cadeaux que vous désiriez

4. Ne le prenez pas mal si en cherchant vous tombez sur les cadeaux que vous-même avez fait à vos proches…

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Les internautes sont fous de vidéo !

L’étude Wave 4 de UM sur les médias sociaux révèle que la diffusion et le partage de vidéo est une activité phare sur internet. Plus fort que l’écriture ou la lecture de blogs, plus fort que les réseaux sociaux (Facebook, MySpace,…), plus fort que le partage de photo, le partage de vidéo est un sport international pratiqué par 83% des 625 millions d’internautes actifs (les 18-54 ans qui se connectent tous les jours ou tous les 2 jours soit un internaute sur 3 environ) dans le monde. Presque 2 tiers des internautes actifs ont créé un profil au sein d’un réseau social (facebook, MySpace, LinkedIn, Orkut,…) et le met régulièrement à jour. C’est d’ailleurs dans ce cadre que le partage de vidéo explose littéralement. Le fort développement du haut débit, la baisse des coûts de production (tout le monde peut faire une vidéo, il suffit d’un portable) et l’existence systématique de fonctions de partage (embed) inclus dans les vidéos postées sur YouTube, Dailymotion et autres sont évidemment à l’origine du phénomène.

Pour l’étude, 22 729 internautes actifs ont été interrogés de part le monde. Si vous voulez en savoir bien plus, consultez la présentation de Universal Mc Cann (en anglais mais accessible) :

De la fiabilité de Wikipedia : une expérience intéressante

Le projet encyclopédique gratuit et libre Wikipedia permet à tout internaute d’accéder sans contrainte à une masse considérable d’informations. L’encyclopédie est un des plus beaux exemples de site basé sur l’UGC (User Generated Content) : Les internautes créent et utilisent ses contenus donnant au « Producteur-consommateur » (« prosommateur » ?) ses lettres de noblesse. Ce principe de collaboration globalisée (12 millions d’articles et 265 langues dans Wikipedia)  porte cependant en son sein un bien vilain défaut que les détracteurs de Wikipedia ne manquent pas de soulever : Chacun peut y écrire tout et n’importe quoi et avant que l’erreur ne soit corrigée par les contributeurs les plus impliqués, il peut se passer plusieurs jours pendant lesquels mensonges, manipulations et autres propagandes peuvent faire leur travail sur les esprits les moins critiques.

C’est encore ce qui est arrivé le 29 mars dernier lors de l’annonce du décès du compositeur Maurice Jarre : à cette occasion, un étudiant irlandais en sociologie a voulu tester les nouveaux comportements en intégrant à la bio wikipédienne du musicien une fausse citation (« Lorsque je mourrai, une dernière valse résonnera dans ma tête ») qu’il pensait voir reprise par les blogs et sites « réputés » peu regardants sur le recoupement des informations.

Le jeune irlandais a donc été surpris de constater que « sa » citation avait été reprise par… les journalistes professionnels de grands médias (The Guardian, The London Independant,…) du monde entier théoriquement dignes de confiance…

Qui doit-on blâmer ? Wikipedia et son manque de fiabilité ou bien le manque de discernement de journalistes qui, probablement pressés par le temps et la concurrence d’internet, ont choisi la facilité ?

En tout cas, l’expérience de Shane Fitzgerald est probante : Les journalistes comme tous les internautes, se dirigent naturellement vers le Net quand il s’agit de trouver des informations. Dans le cas de Maurice Jarre, le recoupement des informations aurait permis de soulever la « supercherie ». Wikipedia le rappelle d’ailleurs à de nombreuses reprises dans ses pages : Lorsqu’un contenu n’est pas « sourcé », des alertes apparaissent, conseillant à l’internaute de vérifier les informations. C’est un réflexe qui devrait être automatique : Qu’on soit collégien ou étudiant, journaliste ou internaute lambda, toute recherche sur le Net doit d’une part dépasser les 10 premiers résultats que le moteur de recherche aura proposés et d’autre part être recoupée par différentes sources…

Pour plus d’infos sur cette histoire et sur Wikipédia, écoutez le reportage de France-info (4 minutes d’écoute)

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