Internet : Prix Nobel de la paix 2010 ?

Le prestigieux Prix Nobel de la paix récompense « la personnalité ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix » selon les volontés, définies par testament, d’Alfred Nobel. Cela comprend la lutte pour la paix, les droits de l’homme, l’aide humanitaire, la liberté. (Wikipedia).

Ce Prix ne récompense pas nécessairement une unique personnalité : Le lauréat 2009, Barack Obama, a seul reçu le prix; mais en 2007, Al Gore l’a partagé avec le GIEC; en 1999, le prix Nobel de la paix a été attribué à l’ONG Médecins Sans Frontière.

2010 sera peut-être une année un peu particulière car figure sur la liste des candidatures : INTERNET ! Le réseau des réseaux est en effet soutenu par un certain nombre de jurés qui estiment qu’« Internet est beaucoup plus qu’un réseau d’ordinateurs. C’est avant tout un réseau d’individus. Des hommes et des femmes de tous les coins du monde connectés les uns aux autres […]. La discussion, la participation et le contact avec les autres ont toujours été l’antidote la plus efficace contre la haine et le conflit. « 

Cet « événement »  a immédiatement été relayé par divers intervenants sur la Toile. Le site Internet for peace encourage les internautes à créer une vidéo expliquant en quoi Internet véhicule et suscite la paix dans le monde.

Voici d’ailleurs la vidéo d’introduction à ce « mouvement » :

La liste des « nominés » est généralement secrète mais 01.net rapporte que des fuites laissent penser que certaines personnalités-clés d’internet seraient elles aussi en compétition cette année : Tim Berners-Lee (papa du World Wide Web, le fameux www), Larry Roberts (à l’origine d’Arpanet, le 1er réseau à transfert de paquets créé aux E-U par la DARPA) et Vinton Cerf (inventeur du protocole TCP/IP).

Si vous désirez participer au mouvement de lobbying en faveur d’internet, rendez-vous sur le site Internet For Peace et envoyez-leur votre film. Pour voir les films proposés et voter pour le meilleur, c’est à cette adresse.

Cette « nomination » un peu hors-norme me rappelle l’initiative éditoriale du Time magazine qui, en décembre 2006, a nommé personnalité de l’année : VOUS (YOU). Parce que cette année-là, le Time Magazine a considéré que le web participatif et collaboratif (le web 2.0), star des nouveaux usages, n’était possible qu’à travers une prise de contrôle des internautes eux-même. Sans eux, lecteurs, blogueurs, forumeur, commentateurs, contributeurs, up-loader, etc… point de richesse, point d’éclectisme, point de liberté sur le Web. Pour le Time, en 2006, l’internaute a pris le contrôle du monde de l’information, ce monde dans lequel il vit. Ce constat lui vaut donc à l’époque d’être désigné personnalité de l’année.

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1990-2009 : Les 10 événements qui ont marqué le Web

En attendant d’annoncer en avril prochain les Webby Awards qui récompensent chaque année les meilleures initiatives du Web (Actualité, publicité, vidéo,…), l’Académie Internationale des arts et des sciences numériques vient de désigner les 10 événements qui ont marqué le Web ces 10 dernières années.

1. Craiglist (2000) s’étend aux Etats-Unis. Craiglist n’est pas connu en France, mais il s’agit d’un site de petites annonces régionalisées qui connaît un énorme succès outre-Atlantique. C’est un peu leur BonCoin.fr à eux mais qui s’est développé sur 50 pays.

2. Lancement d’AdWords (2000), le système de lien publicitaire que chacun (entreprise ou particulier) peut acheter aux enchères. Quand un internaute entre un mot-clé que vous avez acheté dans le moteur de recherche de Google, un lien menant vers votre site apparait en haut de la page, dans un espace réservé aux liens commerciaux (sur fond jaune en haut et fond blanc à droite). ce système a fait la fortune de Google et de ses fondateurs : lorsque le lien apparaît à l’écran, l’annonceur ne paie rien, c’est lorsque l’internaute clique sur le lien commercial que Google facture l’annonce (quelques centimes de $) au détenteur du lien.

3. Wikipedia (2001), le projet encyclopédique en ligne gratuit rédigé et corrigé par les internautes eux-même. Avec ses 14 millions d’articles et ses 300 millions de visiteurs mensuels, Wikipedia a été adopté par les étudiants du monde entier. Un phénomène qui adonné un sacré coup de vieux aux encyclopédies classiques (Universalis, Encyclopaedia Britannica,…) et numériques comme Encarta qui a récemment mis la clé sous la porte. Wikipedia soulève cependant un certain nombre de critiques de la part de détracteurs peu enclins à faire confiance à la « sagesse des foules ». On en parle régulièrement dans les page d’ASLN.

4. La disparition de Napster (2001). Et oui, dans le passé, pour télécharger de la musique gratuitement, il fallait se connecter à Napster. C’était illégal mais plus simple à maîtriser pour des Majors qui étaient loin de croire au succès du MP3 ! Napster a dû fermer et le système de Peer to Peer (P2P) s’est développé : l’internaute ne télécharge plus des fichiers stockés sur un serveur (Napster) mais stockés sur les milliers de PC interconnectés par le biais d’une application de P2P. Chacun met à disposition du monde entier ce qu’il a lui-même téléchargé !

5. Google entre en Bourse (2004). En 2009, Google est capitalisée à hauteur de 200 milliards de $. Une somme difficile à appréhender. La fortune de Google s’est construite sur la vente de liens publicitaires : AdWords et AdSense. Je rappelle que Google n’ a pas construit son business sur ses contenus car le moteur de recherche n’en possède pas ! Google « se contente » d’indexer tous les contenus créés par les autres… L’idée étant biensûr d’indexer le mieux possible pour que l’internaute trouve toujours réponse à ses questions… et le plus vite possible. Enfin, cet état de fait est sensiblement en train de changer car Google stocke maintenant des contenus : Des vidéos sur YouTube, des articles sur Knol (concurrent de Wikipedia), des données sensibles (documents personnels ou professionnels) à travers Google Docs et ses services d’application en ligne. Mais ne nous trompons pas, le coeur du business de Google reste la vente de liens publicitaires… avec désormais en ligne de mire le marché des publicités sur l’internet mobile.

6. La révolution vidéo menée par YouTube. 20 heures ! Voilà la quantité de vidéo envoyée chaque minute sur les serveurs de YouTube. Un phénomène qu’avait anticipé Google en rachetant le site pour 1,65 milliards de $ alors que le service ne rapportait pas un cent ! Et coûtait même déjà une petite fortune en bande passante et en serveurs. On peut d’ailleurs affirmer sans risque que si Google n’avait pas racheté le site, ce dernier n’existerait plus ! Google tente aujourd’hui de monétiser cette colossale quantité de contenus (pub en bas des vidéos,…) mais avec peu de succès pour l’instant. Peu importe ! Google peut se permettre un gouffre financier (2 millions de $ par jour selon certains analystes) comme YouTube. Quand M. ToutLeMonde aura YouTube dans son salon et plus seulement sur son PC, quand YouTube proposera des contenus à haute valeur ajoutée payants ou générant des revenus publicitaires (films, documentaires,…) alors Google récoltera les fruits de ses investissements.

7. Facebook pour tous. Réservé aux étudiants jusqu’en 2006, le réseau social aux 300 millions de membres a modifié les comportements de plusieurs générations qui utilisent chacune à leur manière l’outil communautaire. On en parle souvent dans ASLN.

8. Le lancement de l’iPhone (2007). Encore une fois, Apple a réussi à réinventer un produit et les comportements qui vont avec ! 1er smartphone à offrir une vraie expérience du web mobile (même affichage et même navigation que sur un PC Mac). 1er appareil mobile tactile… vraiment tactile ! Un touché encore inégalé, une réactivité hors norme en font un appareil exceptionnel. Enfin, le haut niveau de personnalisation de l’iPhone réalisable grâce aux 100 000 applications (gratuites ou payantes) téléchargeable sur l’AppStore est probablement un élément décisif dans le succès de l’éco-système iPhone. Comme toujours, Apple a surpris le consommateur et la concurrence en anticipant les usages et les besoins. Un exploit visionnaire déjà réalisé avec l’apparition de la souris, l’apparition et la disparition des lecteur de disquettes et de DVD, le lancement de l’iPod à l’ergonomie jamais égalée ou l’élaboration de l’iTunes Music Store ! Le monde des technologies ne s’est pas privée de critiquer l’iPhone (distribution exclusive, téléphone trop cher, incompatibilité flash, pas de SMS ni de MMS, système de l’AppStore fermé et opaque,…) mais le fait est que les plus grands n’ont d’autres choix aujourd’hui que de… copier ! Micosoft (Windows Mobile et maintenant Windows Phone), RIM (Blackberry), Google (Androïd), Nokia, Dell et tous les autres font marcher la photocopieuse et tentent de rattraper leur retard technologique et marketing. Une concurrence vertueuse pour le consommateur : Si Apple a réveillé l’internet Mobile qui sommeillait profondément en France, la marque à la Pomme a fait réagir la concurrence tant du côté des opérateurs que des fabricants. Un phénomène qui a sérieusement tiré les prix vers le bas… y compris celui de l’iPhone.

9. La campagne présidentielle américaine (2008). La dernière campagne présidentielle a révélé un président qui a su exploiter le potentiel d’internet. Tant pour mobiliser les foules que les donateurs. Facebook et YouTube ont pour cela joué un rôle déterminant. Obama aime internet et internet le lui rend bien. On en parle régulièrement dans les pages d’AujourdHuiSurLeNet.

10. Les manifestations iraniennes (2009). Les élections présidentielles iraniennes ont donné naissance à des manifestations violemment réprimées. Les médias traditionnels ayant été écartés, les manifestants se sont tournés vers les nouvelles technologies de l’information et de la communication : échange d’infos et envoi de vidéos par mobile, utilisation d’internet et de Twitter. Le site de micro-blogging a alors bénéficié d’un coup de projecteur inédit en France où il est bien moins connu que Facebook par exemple. Bref, Twitter a permis au monde de suivre les événements iraniens. Twitter se prête d’ailleurs très bien aux événements inattendus de grande envergure : déchaînement climatique, tremblement de terre, manifestations privées de couverture madiatique, crash aérien,… Il permet une circulation rapide de l’information que ce soit à l’attention des populations ou des secours.

Il n’y a rien à dire, les événements pré-cités méritent de figurer dans l’Histoire d’internet mais la dimension internationale, censée être incarné par l’Académie à l’origine de ce « classement », a totalement été exclue.  On peut même dire que les événements ainsi consacrés sont 100% américains ! On peut en déduire que les américains ont un sérieux problème d’égocentrisme ou bien que les nouveaux usages s’imaginent, s’inventent, se concrétisent et se développent avant tout dans un petit coin de l’Ouest-américain qu’on a coutume d’appeler la Silicone Valley…

Source 1 (3 min de lecture) et Source 2 (1 min de lecture)

Google est la marque la plus connue au monde… mais pas en Europe

Dans le classement annuel des marques les plus connues au monde établi par le Cabinet Brandz (plus d’1 millions de personnes interrogées autour de 50 000 marques) c’est Google qui se classe au 1er rang devant General Electrics et Microsoft. Apple est 7ème derrière IBM.

En Europe, ce classement est sensiblement différent : Nokia est 1er, alors que Google est absent des 20 premiers rangs. Sur le vieux continent, les nouvelles technologies sont représentées par Nokia (1er), Vodafone (2d quand le classement inclus la G-B), Siemens (14ème) et Orange (16ème). Aux Etats-Unis, les nouvelles technologies, représentées par Google (1er), Microsoft (3ème), IBM (5ème) et Apple (6ème) trustent le haut du classement.

Analyse et tableaux complets à la Source (anglais)

L’Expansion.com élu meilleur site internet de magazine

C’est mardi 15 avril que le Syndicat de la presse magazine et d’information  (SPMI) a dévoilé le palmarès 2008 des magazines de l’année. La catégorie “meilleur site internet de magazine” a consacré l’Expansion.com.

L’avis du jury : “Une totale cohérence avec le titre, qui est le signe d’une réflexion approfondie sur la marque. Une vraie identité sur le Web et une grande modernité dans la traduction des exigences de la marque papier. Une forte valeur ajoutée par rapport au magazine, une bonne gestion du contenu éditorial incluant un réel effort pour partager, avec une mise en scène « à son échelle » du communautaire.

Avec son site jugé « très high tech », L’Expansion a su tirer le meilleur parti de l’Internet”

Source : lexpansion.com

Le palmarès du SPMI

Cérémonie 2008 des Big Brother Awards

L’édition française des Big Brother Awards 2008 vient d’être célébrée à Paris. L’objectif de cette remise de prix est de primer « les institutions, les sociétés ou les personnes s’étant distinguées par leur mépris du droit fondamental à la vie privée ou par leur promotion de la surveillance et du contrôle des individus » 

C’est pour l’”ensemble de son oeuvre” que Google reçoit un Orwell, devançant dans cette catégorie l’Education Nationale et sa “Base élèves”.

Brice Hortefeux (ministre de l’immigration et de l’identité nationale), le Conseil Constitutionnel, l’émission Envoyé Spécial,… font partie des nominés.

Pour tout savoir sur les lauréats, le palmarès est disponible sur le site des BBA (4 minutes de lecture)

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