LOL et OMG dans le dictionnaire !

Bon évidemment je ne parle pas d’un dictionnaire français loin de là… En France on a plutôt tendance à inventer des mots bizarres pour les nouvelles technos. Non, je parle de l’Oxford English Dictionary Online. Ce n’est pas moins prestigieux mais ô combien plus en phase avec l’époque. Jugez plutôt : Le vénérable dictionnaire vient d’intégrer dans la liste des ses mots les termes « LOL » (laughing out loud) que tout utilisateur de réseaux sociaux, forums ou SMS utilise sans retenue lorsqu’il veut signifier son hilarité. L’acronyme « OMG » vient lui aussi d’intégrer le dico ! Très courant chez les ango-saxons, ce « signe » qui signifie « Oh My God / Oh mon dieu » est cependant assez courant chez le geeks français peu enclins au strict respect de la langue de Molière et témoignant d’un sérieux penchant pour les technologies d’origine américaines…

Encore plus fort ! L’OED accepte dans ses lignes le… symbole coeur. Oui, celui qu’on voit sur des millions de T-Shirt du genre « I ♥ New Yok ». Le coeur utilisé par l’ado numérique lui, sera peut-être adopté un jour. Ah oui pour les non insiders, le coeur Facebookien c’est ça : ❤

Je ne sais pas si le monde avance mais il bouge, c’est rassurant. En France, ça bouge aussi : depuis quelques mois on ne doit plus dire « Toner » (vous savez le tube qui en met plein les doigts dans les imprimantes laser) mais « encre en poudre ». Oui en France on bouge un peu à la façon d’un éperlan qui vient de passer 15 minutes au fond d’une épuisette… lol

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I Gotta Feeling : la chanson la plus téléchargée de tous les temps !

Qui n’a pas entendu 100 fois ce morceau ces 10 derniers mois ? Générique de programmes TV, illustration d’un paquet de reportages, accompagnement de Lip Dub et autre Flash Mob,… Autant dire qu’il fallait s’appeler Lady Gaga pour faire un peu oublier le refrain des Black Eyed Peas ! Vous ne serez donc pas étonnés de découvrir que I Gotta Feeling est désormais le morceau le plus téléchargé (légalement) de tous les temps : 5 561 000 téléchargements selon Nielsen SoudScan qui comptabilise ce type d’achat depuis 1993, date de lancement d’iTunes.

Le tube des BEP (mixé par David Guetta) passe donc devant Low de Flo Rida (5 536 000 téléchargements) mais risque d’être détrôné par… Lady Gaga et son Just dance, certes 3ème de ce classement, mais encore en ascension…

Pour ceux qui auraient été kidnappés par des Extra-terrestres, voici quelques éléments de rappel :

Le Clip « I Gotta Feeling »

Le plus grand Flash Mob du monde. Une surprise organisé par les Black Eyed Peas pour le départ d’Oprah Winfrey.

Le titre « Low » de Flo Rida

Just Dance de Lady Gaga

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Internet : Prix Nobel de la paix 2010 ?

Le prestigieux Prix Nobel de la paix récompense « la personnalité ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix » selon les volontés, définies par testament, d’Alfred Nobel. Cela comprend la lutte pour la paix, les droits de l’homme, l’aide humanitaire, la liberté. (Wikipedia).

Ce Prix ne récompense pas nécessairement une unique personnalité : Le lauréat 2009, Barack Obama, a seul reçu le prix; mais en 2007, Al Gore l’a partagé avec le GIEC; en 1999, le prix Nobel de la paix a été attribué à l’ONG Médecins Sans Frontière.

2010 sera peut-être une année un peu particulière car figure sur la liste des candidatures : INTERNET ! Le réseau des réseaux est en effet soutenu par un certain nombre de jurés qui estiment qu’« Internet est beaucoup plus qu’un réseau d’ordinateurs. C’est avant tout un réseau d’individus. Des hommes et des femmes de tous les coins du monde connectés les uns aux autres […]. La discussion, la participation et le contact avec les autres ont toujours été l’antidote la plus efficace contre la haine et le conflit. « 

Cet « événement »  a immédiatement été relayé par divers intervenants sur la Toile. Le site Internet for peace encourage les internautes à créer une vidéo expliquant en quoi Internet véhicule et suscite la paix dans le monde.

Voici d’ailleurs la vidéo d’introduction à ce « mouvement » :

La liste des « nominés » est généralement secrète mais 01.net rapporte que des fuites laissent penser que certaines personnalités-clés d’internet seraient elles aussi en compétition cette année : Tim Berners-Lee (papa du World Wide Web, le fameux www), Larry Roberts (à l’origine d’Arpanet, le 1er réseau à transfert de paquets créé aux E-U par la DARPA) et Vinton Cerf (inventeur du protocole TCP/IP).

Si vous désirez participer au mouvement de lobbying en faveur d’internet, rendez-vous sur le site Internet For Peace et envoyez-leur votre film. Pour voir les films proposés et voter pour le meilleur, c’est à cette adresse.

Cette « nomination » un peu hors-norme me rappelle l’initiative éditoriale du Time magazine qui, en décembre 2006, a nommé personnalité de l’année : VOUS (YOU). Parce que cette année-là, le Time Magazine a considéré que le web participatif et collaboratif (le web 2.0), star des nouveaux usages, n’était possible qu’à travers une prise de contrôle des internautes eux-même. Sans eux, lecteurs, blogueurs, forumeur, commentateurs, contributeurs, up-loader, etc… point de richesse, point d’éclectisme, point de liberté sur le Web. Pour le Time, en 2006, l’internaute a pris le contrôle du monde de l’information, ce monde dans lequel il vit. Ce constat lui vaut donc à l’époque d’être désigné personnalité de l’année.

1990-2009 : Les 10 événements qui ont marqué le Web

En attendant d’annoncer en avril prochain les Webby Awards qui récompensent chaque année les meilleures initiatives du Web (Actualité, publicité, vidéo,…), l’Académie Internationale des arts et des sciences numériques vient de désigner les 10 événements qui ont marqué le Web ces 10 dernières années.

1. Craiglist (2000) s’étend aux Etats-Unis. Craiglist n’est pas connu en France, mais il s’agit d’un site de petites annonces régionalisées qui connaît un énorme succès outre-Atlantique. C’est un peu leur BonCoin.fr à eux mais qui s’est développé sur 50 pays.

2. Lancement d’AdWords (2000), le système de lien publicitaire que chacun (entreprise ou particulier) peut acheter aux enchères. Quand un internaute entre un mot-clé que vous avez acheté dans le moteur de recherche de Google, un lien menant vers votre site apparait en haut de la page, dans un espace réservé aux liens commerciaux (sur fond jaune en haut et fond blanc à droite). ce système a fait la fortune de Google et de ses fondateurs : lorsque le lien apparaît à l’écran, l’annonceur ne paie rien, c’est lorsque l’internaute clique sur le lien commercial que Google facture l’annonce (quelques centimes de $) au détenteur du lien.

3. Wikipedia (2001), le projet encyclopédique en ligne gratuit rédigé et corrigé par les internautes eux-même. Avec ses 14 millions d’articles et ses 300 millions de visiteurs mensuels, Wikipedia a été adopté par les étudiants du monde entier. Un phénomène qui adonné un sacré coup de vieux aux encyclopédies classiques (Universalis, Encyclopaedia Britannica,…) et numériques comme Encarta qui a récemment mis la clé sous la porte. Wikipedia soulève cependant un certain nombre de critiques de la part de détracteurs peu enclins à faire confiance à la « sagesse des foules ». On en parle régulièrement dans les page d’ASLN.

4. La disparition de Napster (2001). Et oui, dans le passé, pour télécharger de la musique gratuitement, il fallait se connecter à Napster. C’était illégal mais plus simple à maîtriser pour des Majors qui étaient loin de croire au succès du MP3 ! Napster a dû fermer et le système de Peer to Peer (P2P) s’est développé : l’internaute ne télécharge plus des fichiers stockés sur un serveur (Napster) mais stockés sur les milliers de PC interconnectés par le biais d’une application de P2P. Chacun met à disposition du monde entier ce qu’il a lui-même téléchargé !

5. Google entre en Bourse (2004). En 2009, Google est capitalisée à hauteur de 200 milliards de $. Une somme difficile à appréhender. La fortune de Google s’est construite sur la vente de liens publicitaires : AdWords et AdSense. Je rappelle que Google n’ a pas construit son business sur ses contenus car le moteur de recherche n’en possède pas ! Google « se contente » d’indexer tous les contenus créés par les autres… L’idée étant biensûr d’indexer le mieux possible pour que l’internaute trouve toujours réponse à ses questions… et le plus vite possible. Enfin, cet état de fait est sensiblement en train de changer car Google stocke maintenant des contenus : Des vidéos sur YouTube, des articles sur Knol (concurrent de Wikipedia), des données sensibles (documents personnels ou professionnels) à travers Google Docs et ses services d’application en ligne. Mais ne nous trompons pas, le coeur du business de Google reste la vente de liens publicitaires… avec désormais en ligne de mire le marché des publicités sur l’internet mobile.

6. La révolution vidéo menée par YouTube. 20 heures ! Voilà la quantité de vidéo envoyée chaque minute sur les serveurs de YouTube. Un phénomène qu’avait anticipé Google en rachetant le site pour 1,65 milliards de $ alors que le service ne rapportait pas un cent ! Et coûtait même déjà une petite fortune en bande passante et en serveurs. On peut d’ailleurs affirmer sans risque que si Google n’avait pas racheté le site, ce dernier n’existerait plus ! Google tente aujourd’hui de monétiser cette colossale quantité de contenus (pub en bas des vidéos,…) mais avec peu de succès pour l’instant. Peu importe ! Google peut se permettre un gouffre financier (2 millions de $ par jour selon certains analystes) comme YouTube. Quand M. ToutLeMonde aura YouTube dans son salon et plus seulement sur son PC, quand YouTube proposera des contenus à haute valeur ajoutée payants ou générant des revenus publicitaires (films, documentaires,…) alors Google récoltera les fruits de ses investissements.

7. Facebook pour tous. Réservé aux étudiants jusqu’en 2006, le réseau social aux 300 millions de membres a modifié les comportements de plusieurs générations qui utilisent chacune à leur manière l’outil communautaire. On en parle souvent dans ASLN.

8. Le lancement de l’iPhone (2007). Encore une fois, Apple a réussi à réinventer un produit et les comportements qui vont avec ! 1er smartphone à offrir une vraie expérience du web mobile (même affichage et même navigation que sur un PC Mac). 1er appareil mobile tactile… vraiment tactile ! Un touché encore inégalé, une réactivité hors norme en font un appareil exceptionnel. Enfin, le haut niveau de personnalisation de l’iPhone réalisable grâce aux 100 000 applications (gratuites ou payantes) téléchargeable sur l’AppStore est probablement un élément décisif dans le succès de l’éco-système iPhone. Comme toujours, Apple a surpris le consommateur et la concurrence en anticipant les usages et les besoins. Un exploit visionnaire déjà réalisé avec l’apparition de la souris, l’apparition et la disparition des lecteur de disquettes et de DVD, le lancement de l’iPod à l’ergonomie jamais égalée ou l’élaboration de l’iTunes Music Store ! Le monde des technologies ne s’est pas privée de critiquer l’iPhone (distribution exclusive, téléphone trop cher, incompatibilité flash, pas de SMS ni de MMS, système de l’AppStore fermé et opaque,…) mais le fait est que les plus grands n’ont d’autres choix aujourd’hui que de… copier ! Micosoft (Windows Mobile et maintenant Windows Phone), RIM (Blackberry), Google (Androïd), Nokia, Dell et tous les autres font marcher la photocopieuse et tentent de rattraper leur retard technologique et marketing. Une concurrence vertueuse pour le consommateur : Si Apple a réveillé l’internet Mobile qui sommeillait profondément en France, la marque à la Pomme a fait réagir la concurrence tant du côté des opérateurs que des fabricants. Un phénomène qui a sérieusement tiré les prix vers le bas… y compris celui de l’iPhone.

9. La campagne présidentielle américaine (2008). La dernière campagne présidentielle a révélé un président qui a su exploiter le potentiel d’internet. Tant pour mobiliser les foules que les donateurs. Facebook et YouTube ont pour cela joué un rôle déterminant. Obama aime internet et internet le lui rend bien. On en parle régulièrement dans les pages d’AujourdHuiSurLeNet.

10. Les manifestations iraniennes (2009). Les élections présidentielles iraniennes ont donné naissance à des manifestations violemment réprimées. Les médias traditionnels ayant été écartés, les manifestants se sont tournés vers les nouvelles technologies de l’information et de la communication : échange d’infos et envoi de vidéos par mobile, utilisation d’internet et de Twitter. Le site de micro-blogging a alors bénéficié d’un coup de projecteur inédit en France où il est bien moins connu que Facebook par exemple. Bref, Twitter a permis au monde de suivre les événements iraniens. Twitter se prête d’ailleurs très bien aux événements inattendus de grande envergure : déchaînement climatique, tremblement de terre, manifestations privées de couverture madiatique, crash aérien,… Il permet une circulation rapide de l’information que ce soit à l’attention des populations ou des secours.

Il n’y a rien à dire, les événements pré-cités méritent de figurer dans l’Histoire d’internet mais la dimension internationale, censée être incarné par l’Académie à l’origine de ce « classement », a totalement été exclue.  On peut même dire que les événements ainsi consacrés sont 100% américains ! On peut en déduire que les américains ont un sérieux problème d’égocentrisme ou bien que les nouveaux usages s’imaginent, s’inventent, se concrétisent et se développent avant tout dans un petit coin de l’Ouest-américain qu’on a coutume d’appeler la Silicone Valley…

Source 1 (3 min de lecture) et Source 2 (1 min de lecture)

Google en 2 minutes

Google et son histoire passionnent et il existe une longue littérature autour de ces sujets sur le Net comme chez les libraires; mais si vous n’ avez pas plus de 2 minutes à accorder à l’Histoire du moteur de recherche le plus populaire au monde, jetez un oeil sur cette vidéo :

Source

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Internet au service de la propagande

Si la campagne présidentielle américaine a convaincu le monde entier du rôle clé d’internet (facebook, YouTube,…) dans la propagande, la mobilisation et la communication, elle n’a pas tardé a faire des émules. Le conflit israëlo-palestinien est le nouveau terrain d’une guerre médiatique sans précédent : Interdisant tout journaliste dans la Bande de Gaza, l’armée israëlienne a créé sa propre chaîne sur… YouTube, y diffusant tous les contenus qui servent son discours (guerre contre le terrorisme, frappes ciblées,…). Le discours palestinien (holocauste sionniste de Gaza,…) est lui diffusé sur… www.palutube.com ! 2 visions diamétralement opposées à mille lieues de toute forme d’objectivité.

Plus d’infos sur lesoir.be (3 min de lecture)

Google pour les nostalgiques

Pour les nostalgiques un peu curieux, Google met à disposition des internautes le moteur de recherche que le géant proposait en 2001 : logo et index d’époque ! Autant dire que si vous tapez une recherche sur « Google Androïd », le système d’exploitation pour mobile lancé dernièrement par la firme de Mountain View, aucun résultat n’est indexé…

Pour chaque recherche, les résultats proposent en lien le site actuel ET le site de l’époque ! Il suffit pour cela de cliquer sur « View old version on the Internet Archive ». Assez drôle comme exercice… Tapez « Apple » pour revoir les produits et les prix de 2001 et enchaînez avec « TF1 » pour prendre conscience du bond en avant, tant sur le fond que sur la forme, que le Net a fait en 7 ans.

L’opération exceptionnelle est organisée dans le cadre du 10ème anniversaire de Google. Le moteur de recherche de Mountain View aurait bien voulu mettre en ligne la version 1998 mais des obstacles techniques l’en ont empêché. Le moteur « ancienne version » restera disponible 1 mois.

Allez, à vous  : Google version 2001

En dehors de cette opération de communication bienvenue, Google a mis en place un système d’archive nommé archive.org qui ne permet rien de moins que de découvrir les 85 milliards de pages web archivées par le moteur de recherche depuis sa création ! Petite contrainte : le moteur intitulé « Wayback Machine » n’accepte pas les mot-clés mais seulement des adresses, ce qui n’est déjà pas mal.

Google s’inscrit bien là dans ce qui reste sa mission profonde, celle qui consiste à réunir « généreusement » en un seul endroit tout le savoir de l’humanité…. Une encyclopédie mondiale de l’information et de la connaissance. Google ne connaît pas la demie-mesure… Cette idée est peut-être née lors d’une réunion organisée en 2002 par Paul Allen, co-fondateur de Microsoft. L’homme, inspiré par le roman de science-fiction « L’Encyclopédie finale » de Gordon Dickson, a demandé à ses invités s’il était envisageable de réunir dans une base de données unique toutes les connaissances, opinions, commentaires, chroniques, informations et autres savoirs de l’histoire mondiale. Il n’en a pas fallu plus à Larry Page (co-fondateur de Google), présent à cette réunion, pour lancer Google dans l’un de ses projets les plus ambitieux : scanner, indexer, archiver et proposer au monde entier la totalité des livres que l’humanité a pu engendrer… Aujourd’hui connu sous le nom de Google Books, le projet s’est heurté à de nombreux obstacles juridiques (droits d’auteurs,…) et éthiques : les bibliothèques nationales et universitaires du monde entier doivent-elles confier tout leur savoir à un unique acteur sous prétexte que le service est gratuit ? L’Europe, en réponse au projet de Google, s’est elle-même lancée dans la numérisation de son patrimoine littéraire et encyclopédique : Europeana devrait avant la fin de l’année 2008 proposer plus de  2 millions d’ouvrages en consultation en ligne. La BNF a largement participé à ce projet. Microsoft, éternel concurrent de Google, a d’ailleurs abandonné son projet de numérisation de livres et journaux (book Search) de façon à s’appuyer sur des projets « locaux » comme Europeana.

Wayback Machine n’est donc qu’un pan de l’encyclopédie finale de Google. L’archivage des journaux avec Google News Archive Search a commencé (New York Times, Washington Post,… et bientôt Le Monde, Les Echos,…), Google books est en marche, Google images, Google Maps, Google Earth, Google Blogs,… sans parler de Knol, projet encyclopédique lancé cet été en concurrence directe avec Wikipédia.

Si vous désirez plus d’infos sur les projets de Google, lisez « Comment Google mangera le monde » présenté dans la section A LIRE de ASLN.

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