Google bientôt fournisseur d’accès

Ca y est, le géant de la recherche sur le Net a désigné la ville dans laquelle il va déployer un réseau internet très haut débit grâce à la fibre optique. Sur 1 000 municipalités candidates, c’est Kansas City (Kansas) qui se verra bientôt dotée d’un réseau permettant des débits de 1Gbit/s soit 50 à 100 fois supérieurs à ce que propose un abonnement ADSL.

Les habitants de Kansas City bénéficieront de ce confort dès 2012. A terme, ce sont près de 500 000 personnes qui devraient participer a cette expérience (d’autres villes seront équipées).

Petit rappel et questions concernant Google : En France, la firme de Mountain View concentre 91,4% des recherches sur le Net. Autant dire qu’il ne reste que des « miettes » aux autres acteurs du secteurs : Bing (2,7%), Yahoo! (1,7%), Orange (0,8%),… Ce quasi-monopole de la recherche se vérifie aussi chez nos voisins allemands, espagnols ou anglais. Aux Etats-Unis, c’est un peu différent car Google n’y a « que » 63% environ des parts de marché. Outre Atlantique, l’alliance entre Bing (Microsoft) et Yahoo! arrive  à « tenir tête » au géant Google qui perd même un peu de terrain ces derniers mois. Mais tout de même, 63% de PDM représentent près de 2 recherches sur 3 aux Etats-Unis. Dès lors, que doit-on penser de Google qui devient désormais fournisseur d’accès ? Imaginons qu’au-delà de l’expérience en cours, Google propose aux américains d’accéder à son nouveau réseau très haut débit pour un tarif défiant toute concurrence (on parie que c’est ce qui arrivera ?). Le risque alors, n’est-il pas qu’un jour, Google favorise les utilisateurs de son réseau physique ? La qualité de services comme Gmail (et la vidéo qui va avec) ou encore YouTube et la VoD qui est en train de s’y développer ne risque-t-elle pas d’être  meilleure sur le réseau déployé par Google ? Quand une plateforme comme YouTube est devenue aussi incontournable, peut-on accepter le risque qu’elle devienne exclusive à un réseau ?

Google est clairement en train de développer une politique de contenus. YouTube (propriété de Google) lorgne de plus en plus vers la VoD (films à la demande) et le géant de la recherche en ligne semble s’intéresser de près à la musique en ligne… Si Google met un doigt dans l’accès à internet, nous obtenons une société qui possède :

1. Le moteur de recherche le plus puissant et le plus utilisé de la planète

2. Une politique de contenus tous azimuts : vidéo (YouTube), VoD (YouTube), Musique en ligne,…

3. Un réseau physique capable de générer des centaines de milliers (millions ?) d’abonnements

Autant dire que la neutralité du Net risque d’en prendre pour son grade… Ne blâmons cependant pas Google car le phénomène est déjà en route dans notre pays avec des fournisseurs d’accès qui dévoilent de grosses ambitions en matière de contenus : Orange, Free, SFR développent tous leurs propres contenus (infos, VoD, Replay, musique,…) exclusifs.

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Internet & Téléphonie mobile : les consommateurs moins mécontents en 2009

INTERNET

L’Association Française des Utilisateurs de Télécommunications (AFUTT) publie un rapport qui révèle qu’en 2009, le nombre de plaintes concernant internet a baissé de 35% en France ! Une bonne nouvelle surtout si l’on considère que l’équipement des ménages a fait un bon de 11% sur la même période.

Le mécontentement des consommateurs se cristallisent cependant toujours sur les mêmes points :

– Des facturations avant mise en marche du service (prélèvement de l’abonnement alors qu’on n’a toujours pas internet à la maison,…), des facturations après résiliation, etc.

– Des problèmes de facturation également à cause du large abus de langage autour du terme « illimité ». La téléphonie par ADSL fournie dans les abonnements « Triple Play » (Internet, téléphone, TV) n’est pas « illimitée » comme le laisse entendre le discours commercial des opérateurs : les appels vers les mobiles ou vers les numéros spéciaux (0800 et compagnie) sont bien facturés en plus du forfait internet !

– Des problèmes d’interruption de service (internet, téléphone, TV) dus a des saturations de réseaux, problèmes techniques ou des écrasements de ligne (même si l’Afutt est satisfaite de la disparition de ce dernier motifs de grogne du top 5 des plaintes).

– Le rapport nous apprend également que, dans le domaine de l’internet, 40% des plaintes reçues par l’association concernent le fournisseur d’accès internet Free (Free + Alice)… « L’indice de conflictualité* » (nombre de plaintes par rapport à la part de marché du Fournisseur d’Accès) du FAI grimpe ainsi  à 1,7. un résultat à comparer aux 0,52 d’Orange et 1,24 de SFR. [* Note sur l’indice de conflictualité : si tous les utilisateurs d’Internet ADSL étaient clients d’un seul FAI, le nombre de plaintes ADSL du secteur serait multiplié par l’indice de ce FAI]

TELEPHONIE MOBILE

Si l’accès à internet cristallise 53% des plaintes, la téléphonie mobile possède elle aussi ses démons : Sur-facturations, communications et SMS sur-taxées,… Quant à l’internet mobile, l’Afutt relève que « la notion d’illimitée (…) y est « fondamentalement trompeuse »… Le boum des connexions internet mobiles (via la 3G) et les facturations astronomiques qui en ont découlé ont cette année soulevé le problème des contrats incompréhensibles et trompeurs des opérateurs. L’illimité n’existe pas, c’est un piège pour le consommateur. Les opérateurs imposent toujours des restrictions, portant sur le volume des données échangées, les tranches horaires, l’exclusion de certains numéros a ainsi rapporté Jacques Pomonti, président de l’Afutt.

Des restrictions qui touchent pour certaines à la Neutralité du Net : depuis un smartphone, il est impossible par exemple d’accéder à la voix sur IP (Skype,…) même si Orange vient de discrètement débrider ses abonnements « haut de gamme » concernant ce point. Impossible d’utiliser le peer-to-peer (P2P), impossible de se connecter aux Newsgroups, certains forfaits ne permettent même pas la réception de mails… Sur un smartphone, les débits sont en général bridés au-delà d’une certaine consommation…

Bref… Moins de plaintes en 2009 ? OK. Mais les causes en sont multiples : meilleurs services des opérateurs et meilleure maîtrise des usagers se conjuguent certainement mais l’association des usagers précise que lassitude et résignation poussent aussi le consommateur à moins se plaindre…

Plus d’infos sur 01net(4 min de lecture) et Clubic (1 min de lecture)

Le rapport (PDF) de l’Afutt

De la saturation des réseaux à la Neutralité d’internet

Le développement exponentiel des activités sur le web a fait exploser la quantité d’information circulant sur les réseaux. Les grands acteurs du secteurs (FAI, Moteurs de recherches, Hébergeurs,…) s’interrogent sur une possible saturation du trafic et sur ses conséquences sur la Neutralité d’internet.

Jeux vidéos en ligne, réseaux sociaux, téléchargement, streaming, TV de rattrapage, etc, sont en pleine expansion et génèrent des quantités de données que notre accès internet supporte sans flancher (ou presque). A cela s’ajoute désormais l’internet mobile qui fournit à nos smartphones, Netbook et autres tablettes quantités d’informations via la 3G et ce qu’on appellera bientôt la 4G. Mais alors qu’on nous promet toujours plus de débit (Fibre optique, Wi-max, câble), les fournisseurs d’accès à internet (FAI) et d’autres veulent nous préparer à une espèce de tri qui donnerait la priorité à certains contenus par rapport à d’autres. Car comprenez-vous, le réseau est saturé, les FAI et opérateurs doivent amortir leurs investissements, y’a plein de pirates qui téléchargent des fichiers volumineux, les Majors ne vendent plus de galettes, Youtube détourne trop l’attention des internautes des contenus officiels, les pédophiles et autres cyber-criminels guettent… alors il est temps de dire au surfeurs un brin libertaires ce qui est bon et ce qui ne l’est pas…

PLUSIEURS PISTES SONT CLAIREMENT EVOQUEES

– Favoriser certains contenus considérés comme « prioritaires ». On imagine très bien par exemple, les FAI (ou une loi) défavoriser le P2P réputé pour être l’outil favori des fans de téléchargement illégal. Alors que ce même P2P sert à de nombreux activités (échange, distribution) légales comme la recherche scientifique (partage de fichiers mais aussi de la puissance de calcul des ordinateurs d’un réseau), la distribution de logiciels ou de leurs mises à jour (Linux, Microsoft…), la téléphonie sur IP, la distribution de films indépendants,…

Créer des forfaits qui, selon leurs tarifs, permettraient plus ou moins de choses : on pourrait imaginer un forfait limitant le débit (quantité de données par seconde) ou la quantité de données autorisées. Ce principe est déjà en place en France sur la quasi totalité des forfaits mobiles (lire Orange lance le forfait à facture illimitée). En toute « logique » commerciale, les forfaits les plus chers donneraient l’accès le plus confortable au Net. Aux Etats-Unis, les abonnées les plus gourmands de ComCast (FAI) sont limités en bande-passante.

Facturer l’internaute à la quantité de données échangées : Un internaute qui regarde beaucoup de vidéos en ligne sur les sites de partage (YouTube, Dailymotion, Vimeo,…) ou les TV de rattrapage (M6 Replay,…) paierait bien plus cher que celui qui se contente de consulter ses mails.

Interdire certains services ou contenus. Vous en doutez ? C’est déjà le cas sur l’internet mobile : tentez donc le téléphone sur IP (Skype,…) ou d’utiliser le P2P sur votre smartphone ! Dans d’autres pays, certains contenus et services sont tout bonnement interdits et/ou filtrés par les Etats : La Chine, le Pakistan, l’Iran et d’autres pays, répertoriés comme ennemis d’internet par Reporter sans frontières, censurent clairement certains contenus.

D’autres pistes sont envisagées mais toutes remettent singulièrement la Neutralité du Net en cause ! La neutralité des réseaux, c’est le principe fondateur d’internet qui exclut toute discrimination à l’égard de la source, de la destination ou du contenu de l’information transmise sur le réseau. Ainsi, ce principe garantit que les utilisateurs ne feront face à aucune gestion du trafic internet qui aurait pour effet de limiter leur accès aux applications et services distribués sur le réseau. La neutralité du Net assure que les flux d’information ne sont ni bloqués, ni dégradés par les opérateurs de télécommunications, permettant ainsi aux utilisateurs d’utiliser librement l’architecture communicationnelle. (Wikipedia)

DES FAI « JUGES ET PARTIES »

Les « solutions » évoquées ci-dessus remettent bien en cause le principe de neutralité du réseau qu’aucune loi aujourd’hui ne garantit vraiment. En revanche, les FAI seraient heureux de pouvoir facturer un peu plus les gros utilisateurs, histoire d’amortir plus vite les lourds investissements qu’ils consentent à faire pour le développement et l’amélioration du réseau physique (ADSL, câble, fibre optique, Wi-max, 3G,…). Rien ne garantit cependant que ces mêmes FAI ne favorisent pas du même coup leurs propres contenus, car les temps changent et alors que les fournisseurs d’accès (Free, Orange, SFR,…) se contentaient il y a quelques années, de nous fournir un accès au web, ils ont désormais attaqué le marché des services et contenus internet : VoD (visionnage ou achat de films par le réseau), TV, jeux en ligne… Qui nous dit qu’Orange ne favorisera pas ses chaînes de télévision, sa catch-up TV (TV de rattrapage) ou son portails d’infos  au détriment de YouTube ou de Facebook ? Qui nous dit que Free ne favorisera pas son service de VoD au détriment des concurrents ? Qui nous dit qu’un FAI n’absorbera pas tout un pan du secteur culturel (musique, cinéma, édition,…) comme cela s’est fait aux Etats-Unis lorsqu’AOL a racheté Time-Warner. Qui nous dit que ce même FAI ne favorisera pas alors son tout nouveau pôle multimédia ? Personne.

Autre exemple : Google, qui n’était qu’un moteur de recherche, est en train d’évoluer vers d’autres activités. Activités de contenus avec YouTube, Knol et autres. Une activité logicielle avec Androïd et Chrome OS. Une activité mobile avec le Nexus One. Une activité de cloud computing avec Google Docs. Une activité de Fournisseur d’Accès à Internet (FAI) avec une expérience programmées aux Etats-Unis dans le secteur du très haut débit par fibre optique. Personne n’a de garantie quant à la neutralité d’un Google qui pourrait un jour favoriser ses contenus (en terme de classement) ou son réseau ( en terme de rapidité ou de contenus) dans ses résultats.

FAI VS EDITEURS

Face aux FAI auxquels sont pour le coup associés les fournisseurs de contenus (Maisons de disque, Majors du cinéma,…), on retrouve les grands éditeurs d’internet : Google, Yahoo!, YouTube, Amazon, eBay, PriceMinister, Dailymotion,… L’enjeu pour eux, c’est d’atteindre tous les internautes, présents et futurs, sans discrimination. Une discrimination qui remettrait directement en cause leur audience et leur réputation, 2 facteurs essentiels pour leurs recettes publicitaires et leurs revenus en général.

Pour ces grands acteurs du web cependant, «Le principal enjeu est de maintenir et de prolonger le modèle ouvert de l’Internet qui a permis de nombreuses success stories à commencer par Google il y a plus de dix ans», observe Olivier Esper, directeur des relations institutionnelles de Google France (Figaro.fr). Seule cette neutralité pourra susciter l’émergence de nouveaux acteurs, services et contenus innovants. Une innovation qui attirera toujours plus d’abonnés vers les FAI…

Les enjeux soulevés par ces grands acteurs sont économiques mais pour nous, utilisateurs, quels sont les risques ?

– Techniquement, le filtrage d’internet à un endroit sur la planète, peut « accidentèlement » affecter le reste du monde : un bel exemple de ce type a fait vaciller certaines convictions quant à l’indépendance des Etats vis à vis d’internet. En 2008, quand le Pakistan à censuré YouTube à cause des caricatures de Mahomet, c’est le monde entier qui a été, durant 2 heures, privé de la plateforme de partage vidéo !

– Qu’on soit citoyen d’un pays libre (liberté d’expression, d’opinion, d’information,…) ou oppressé  (par la censure ou la dictature), la neutralité du Net est vitale. Dans un pays comme la France, elle permet une égalité d’accès au savoir et aux moyens d’expression; dans un pays moins favorisé, elle permet aux citoyens de réagir à une situation insupportable (c’est d’ailleurs aussi vrai chez nous…).

– En tant qu’internautes, nous sommes aussi de plus en plus « fournisseurs de contenus ». Que ce soit pour ses loisirs, pour sa réputation ou pour son activité professionnelle, chacun est susceptible aujourd’hui de proposer des contenus ou services sur internet : boutique en ligne, biens d’occasion, blog, site, podcast, applications mobile, musique, screencast… Il paraît assez évident que nous avons tous à gagner à ce que tous les internautes aient accès aux petits comme aux gros fournisseurs sans discrimination !

La Neutralité du Net est donc un principe fondamental qui nous préserve d’une centralisation d’internet et qu’il est très risqué de mettre en péril. Pourtant, au nom d’une possible saturation des réseaux. Au nom de la lutte contre le téléchargement illégal. Au nom de la lutte contre la contrefaçon. Au nom de la lutte contre la pédopornographie. Ce sont toutes les autres libertés (citées dans le billet) qui risquent d’être mises à mal. Hadopi, LOPPSI, ACTA,… autant de lois qui un jour feront peut-être d’internet un réseau à sens unique : du gros fournisseur officiel vers l’internaute consommateur crédule… Un schéma parfaitement huilé dans le monde physique mais sensiblement remis en cause par les fondateurs du web.

Je me demande parfois à quoi ressemblerait un internet inventé en 2010. Des débits bridés… Des flux de données à sens unique : des géants des contenus vers les internautes… Des barrières techniques et financières aux nouveaux entrants… Un mail payant au message… Une recherche d’informations payante… Un réseau fermé… Un seul opérateur possible. Qui a dit MINITEL ? Dehors !

Pour plus d’infos, voici quelques articles enrichissants :

Internet face au risque de l’engorgement. Figaro.fr – 3 min de lecture

Aux Etats-Unis, la neutralité du Net est un enjeu politique Figaro.fr – 3 min de lecture

Et puis voici l’interview de Pierre Col (Infra Net) qui explique sa vision de la Neutralité du Net

L’UFC Que Choisir à la chasse des pratiques illicites de Free

L’UFC Que Choisir assigne le fournisseur d’accès à internet (FAI) Free au TGI de Paris pour Préjudice causé à l’intérêt collectif des consommateurs.

Selon l’Association de consommateurs, le slogan « il a Free, il a tout compris » est trompeur  : Dans le contrat de Free, en effet, les appels vers les mobiles et les numéros surtaxés ne sont pas compris dans l’abonnement.

Second point : Lors de la procédure d’abonnement sur le site de Free, une option à 9,99€ est pré-cochée alors que l’affichage maintient un tarif à 29,99€ par mois. La facturation mensuelle du FAI est elle aussi critiquée : sa version papier n’existe plus et le consommateur n’est jamais prévenu de sa mise à disposition en ligne.

Enfin, l’UFC Que Choisir critique des frais de résiliation élevés dont la dégressivité, étalée sur 3 ans, force le client à rester chez l’opérateur. Une procédure de résiliation qui y est d’ailleurs trop longue : 1 mois au lieu des 10 jours imposés par la loi.

L’UFC réclame l’arrêt de la campagne, la cessation des pratiques illicites et 535 000€ de dommages et intérêts.

D’autres infos à la Source (2 min de lecture)

Forfaits à facture illimitée : Orange réagit

Une facture mensuelle atteignant 46 000€, une autre à 40 000€, une troisième à 160 000€,… les clients Orange dépassés par leur forfait 3G sortent du gué et bouscule l’opérateur forcé de réagir rapidement. D’autant que l’ARCEP, le régulateur des télécom menace de légiférer si Orange (et les autres) n’annonce pas des mesures d’urgence.

Orange a donc annoncé plusieurs mesures destinées notamment aux détenteurs d’un abonnement Internet Pro Everywhere 24/24 sur clé 3G.

Dès qu’un forfait de ce type sera dépassé de 200€, l’accès sera simplement bloqué. Le client recevra alors un appel de la part d’Orange. Jusqu’à maintenat, Orange s’engageait à envoyer un message d’alerte (mail, SMS) prévenant le consommateur d’une situation « anormale ». Et c’est vrai : j’ai déjà reçu un SMS m’avertissant que j’avais consommé 80% du volume de données auquel j’avais droit. Au-delà de ce volume, Orange doit réduire le débit auquel j’ai droit sur le réseau téléphonique (3G, Edge). Orange dit également vouloir proposer d’ici la fin de l’année un abonnement du même type qui permettrait à l’abonné de mieux contrôler sa factures. Mais 3 écueils au moins subsistent :

L’alerte donnée par Orange arrive souvent trop tard : dans le cas du propriétaire du bar qui a reçu une facture de 46 000€, Orange dit avoir envoyé un mail d’alerte lorsque le compteur a atteint… 12 000€ ! Personnellement , je conseillerais à Orange de s’excuser. une telle somme est inacceptable ! D’autant qu’une réglementation européenne doit en 2010 obliger Orange et consort à couper une connexion dès que le forfait est dépassé de… 50€.

L’abonnement 3G lié à un smartphone n’est pas soumis aux même règles que celui d’une clé 3G qu’on branche à un PC portable (Notebook, Netbook) : sur un téléphone, le débit 3G ou Edge est ralenti si le forfait est dépassé. Dans le cas d’une clé 3G, une fois le forfait dépassé en volume (1Go par mois en général), un tarif au Mo est appliqué : 0,17€ HT par Mo (je précise que les volumes de données sont comptabilisés en réception – download – et en expédition – upload). Pire : si vous vous connectez grâce au roaming (un réseau étranger prend le relais du réseau français : systématique quand on voyage et très possible quand on habite près d’une frontière si on ne bloque pas cette fonction dans les paramètres de l’appareil), les tarifs explosent littéralement : le Mo supplémentaire atteint 5€ HT !!

– Les termes des contrats téléphoniques sont incompréhensibles d’une part et jamais lus d’autre part. Des termes comme 3G, 3G+, illimité, data, Hotspot Wifi… sont très mal compris par une grande part des consommateurs. Comme je le disais dans ce billet, Orange a une occasion dans cette affaire de faire un point sur ces problèmes et de s’imposer comme guide. Exemple ? J’ai expliqué hier à une nouvelle abonnée iPhone qu’il y avait une grosse différence entre une connexion 3G ou Edge (dans la rue par exemple) et la connexion Wifi qu’on retrouve chez soi grâce à sa box internet. Encore faut-il automatiser la connexion au wifi personnel quand on est chez soi ! Naviguer sur le Net depuis son canapé est alors gratuit et vraiment illimité puisque lié à l’abonnement internet de la Box. Je lui ai également appris que consulter ses mails via une connexion 3G ou Edge consomme le forfait Data de l’abonnement téléphonique; surtout si de grosses pièces jointes sont téléchargées ! Le vendeur n’avait rien expliqué de tout ça à la nouvelle abonnée logiquement perdue dans la jungle linguistique et technique qui envahissait le dépliant publicitaire auquel elle se référait pour comprendre tout ce qu’elle avait le droit de faire avec son smartphone !

D’autres infos à la Source (3 min de lectur

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Débits internet : tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne

La vitesse des débits autorisés par l’abonnement à internet s’est largement améliorée depuis l’avénement de l’ADSL et du câble. Il est loin le temps des 52 kbs qui, s’il autorisait la récupération de mail, n’était pas du tout adapté à un confortable surf sur le Net. L’apparition de ce qu’on appelait déjà à l’époque le « haut débit » a permis, avec ses 512 Kbs, une meilleure expérience de la Toile. Puis sont apparues à travers l’ADSL les offres à 1Mbs, 5Mbs et 24Mbs. Aujourd’hui, certaines offres Très haut débit permettent de surfer avec des débits avoisinant les 100 Mbs grâce à la fibre optique et au câble notamment. Tous ces chiffres peuvent paraître abscons pour certains mais c’est grâce à ces débits qu’en France aujourd’hui on peut confortablement regarder la TV sans antenne, téléphoner gratuitement , louer un film en VOD Haute Définition sans que ça plante… Faire tout ça en même temps nécessite de gros débits. Et ces usages se banalisant dans les familles, il va falloir que ces débits s’améliorent encore. Imaginons une famille de 4 personnes : Le jeune garçon participe à un jeu en ligne en 3D, la jeune fille partage des vidéos sur Facebook, le papa assiste au grand prix en HD devant sa télé sur IP (réception par ADSL) et la maman visionne un programme vieux de 3 jours sur un site de rattrapage (catch up TV). Oui je sais, tout ça ne va pas améliorer la cohésion familiale mais là n’est pas le débat; Si vous ajoutez à cela le fait que le garçon a oublié de couper la musique qu’il écoute en streaming depuis sa radio en ligne, que devant la télévision le papa ne peut s’empêcher de récupérer des mails sur son smartphone, y’a intérêt à ce que le débit internet de la maison tienne le choc.

Et bien sachez qu’en France, tout ça est possible grâce à 2 facteurs essentiels : Les fournisseurs d’accès à internet (FAI) (Orange, Free, Bouygues Telecom, Numéricâble,…) investissent des dizaines de millions d’euros dans leurs infrastructures et une bonne partie de notre territoire a accès au haut débit voire au très haut débit. Ensuite, la concurrence est assez importante pour tirer les tarifs vers le bas. La qualité de ces 2 facteurs place d’ailleurs la France dans le peloton de tête des pays les plus avant-gardistes dans le domaine de l’internet.

Dans un classement international de la qualité et des coût de l’internet (OCDE), c’est le Japon qui arrive en tête avec une moyenne de 61Mbs pour un coût mensuel du Mb à 0,27$. Dans ce tableau, la France arrive 5ème derrière la Suède, la Finlande et la Corée. La France possède un réseau au débit moyen de 17,6 Mbs et un coût mensuel du Mb à 1,64$. C’est cher par rapport au Japon (0,27$) ou à la Suède (0,63$) mais contrairement à ce qu’on peut imaginer, c’est bien mieux que les pays Nord-américains : Les Etats-Unis n’arrivent que…15ème ! Leur débit moyen est de 4,8 Mbs pour un coût mensuel du Mb de 3,33$. Si le Canada fait mieux que les USA en terme de rapidité, leur Mb revient à 6,50$ par mois au consommateur !!

Il s’agit de moyennes et elles ne doivent pas faire oublier que si la France est un pays performant, reste que la pénétration d’internet y a encore de belles marges de progression : En septembre 2009 62,8% de la population française est connectée selon Médiamétrie (+5% par rapport à septembre 2008).

Source et infographie plus grande

Détenteurs de Freebox : attention phishing

Une vague de messages frauduleux est en cours de propagation auprès des abonnés Freebox. Le courrier vous demande de modifier vos données bancaires dans le seul but  de récupérer frauduleusement celles-ci. C’est ce qu’on appelle communément du phishing(hameçonnage).

Le message est assez bien fait mais comme souvent, de grosses fautes de français doivent vous avertir du caractère douteux du message : « Avez-vous récemment modifier votre banque, votre numéro de téléphone ou de carte de crédit ? Pour vous assurer que votre service ne soit pas interrompu, veuillez mettre à jour vos informations de facturation en cliquant ci-dessous aujourd’hui « 

« Si vous avez récemment mis à jour vos informations de facturation, veuillez ne pas tenir compte de ce message que nous traitons les modifications que vous avez apportées. »

Ce genre d’attaque est fréquent dans l’univers bancaire; mais il a déjà concerné les sites de réseaux sociaux comme facebook.

Le message frauduleux

Source

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