Les nouvelles technos séduisent toujours autant

Les américains raffolent des classements (les plus riches, les plus influents, les plus jeunes,…) et tous les domaines humains sont à un moment donné touchés par le phénomène. Quand il s’agit de classer les entreprises les plus admirées au monde, le haut du tableau semble désormais réserver une place de choix aux nouvelles technologies.

Le magazine Fortune qui publie le classement des entreprises les plus admirées, vient de révéler le classement 2010. Pas trop de surprises par rapport à l’année dernière :

1) Apple
2) Google
3) Berkshire Hathaway
4) Southwest Airlines
5) Procter & Gamble (Mr Propre, Head & Shoulders, Bonux…)
6) Coca-Cola

7) Amazon.com

8) FedEx
9) Microsoft
10) McDonald’s

D’autres compagnies directement liées aux technologies de l’Information et de la Communication font partie de ce classement : IBM (12), Cisco (28), Intel (32), Netflix (40), eBay (45), Sony (46) et Oracle (48).

Fin 2009, une étude internationale avait classé les entreprises qui font le plus rêver les étudiants en Ecoles d’Ingénieur et Ecoles de Commerce. Chez les futurs ingénieurs, les boîtes high tech étaient sur-représentées dans le haut du tableau : Google (1), Microsoft (2), IBM (3), Intel (5), Sony (7), Siemens (8), HP (12), Cisco(13), etc. Résultat à croiser avec le classement Fortune…

Ce même classement avait également mis en avant les entreprises… financières. Phénomène qui résonne un peu dans le classement de Fortune qui positionne Berkshire Hathaway (la boîte de Warren Buffet) en seconde position. Pour terminer sur le Top 50 de Fortune, une ou deux entreprises brillent par leur absence : Facebook et Twitter par exemple. Mais parions que cela ne durera pas…

Publicités
Publié dans entreprise, Etude. Étiquettes : , . Leave a Comment »

Inonder le web de contenus émotionnellement positifs

Il y a quelques jours, j’abordais en toute modestie le problème du bad buzz sur le Net : Ou comment une entreprise peut-elle se sortir d’une rumeur, d’une blague ou d’une bourde qui prend soudain une ampleur aussi grande que négative sur le Net. parmi les solutions : diluer ce bad buzz dans une grande quantité de contenus positifs. La contrainte de cette « stratégie » c’est que ce contenu positif doit préexister au bad buzz ! Alors quand une marque décide d’être très présente sur le Web tout en créant une belle émotion positive, nous on en profite : on regarde, on s’amuse, on s’étonne,… en même temps, les contenus ainsi générés (vidéos, jeux, animations, sites éphémères,…) sont une formidable anticipation d’un bad buzz futur qui sera à mon avis d’autant moins impactants que les contenus maîtrisés auront été intelligents et nombreux. Rien de pire en fait que de réagir en paniquecomme l’a fait récemment Carrefour suite à la diffusion d’un spot à l’humour noir à mille kilomètres de l’état d’esprit du géant de la grande distribution. Le problème de Carrefour c’est que les « pauvres » ils ont un back-ground  publicitaire tellement conventionnel (autant en print qu’en TV) que la marque est bien dépourvue lorsqu’elle doit faire face à la créativité d’internautes inspirés.

Suite à la diffusion de ce « spot », Carefour s’est empressé de déclarer : Euh… en fait ça c’est pas nous…

Carrefour n’est pas la seule entreprise dans cette situation et l’exemple récent de Domino’s Pizza (livraison de pizza à domicile) est assez intéressant dans le genre : En 2009, une vidéo postée sur YouTube montre 2 employés de Domino’s Pizza s’amusant à souiller une pizza avant de l’envoyer en livraison… la vidéo fait le tour du web et Domino’s Pizza doit alors gérer une crise sans précédant ! Quelques jours après l’incident, le président de Domino’s mouille la chemise et se fend d’une intervention vidéo où il s’excuse d’abord au nom de son entreprise et assure que rien ne compte plus pour lui que la confiance des clients…. La vidéo, simple, épurée, sans habillage ou presque (nom et fonction de l’homme en début de clip) est postée sur YouTube, soit là où a explosé le scandale.

Il y a quelques jours, une nouvelle vidéo, bien plus sophistiquée, sort du service com de Domino’s. Un véritable clip promotionnel qui met en avant les valeurs de la société. Une valeur ressort : la relation-client. Tiens tiens, voilà une des clés du succès sur le web ! Domino’s déclare que la société, très sensible à la satisfaction du client, écoute le web, trace les critiques afin de répondre précisément aux attentes des consommateurs. Encore plus fort, Domino’s Pizza ose montrer ce que tous les autres cachent : les critiques qui ressortent de focus groupes (« Une pizza Domino, ça croustille autant que du carton… »), les critiques acerbes de certains internautes mécontents : les pizzas du groupe sont « totalement dénuées de goût » « Une pizza Domino’s n’est qu’une ennuyeuse et artificielle imitation de ce que peut être une pizza »… Une transparence exigée par toute une génération internet… Oui, si vous dirigez une entreprise, petite, moyenne ou multinationale, suivez ce conseil que Jeff Jarvis donne à qui veut bien l’entendre : écoutez le web, écoutez les critiques et répondez à chacune d’entre elles ! Trouvez une réponse et/ou une solution pour chaque problème exprimé sur le Net autour de votre produit. Réinventez votre relation-client en collant aux nouveaux usages. Les clients ont le pouvoir. Ils sont désormais propriétaires de votre marque… Ils s’expriment librement sur le Net, sont capables de générer des réactions en chaîne, de rallier des milliers de consommateurs mécontents ! La relation-client devient donc essentielle.

Domino’s Pizza mise sur la relation-client

Revenons à nos moutons : les contenus émotionnellement positifs. Certains s’y sont engouffrés avec succès. Je pense notamment à Apple avec sa campagne « Get a mac »(l’intégralité de la campagne américaine sur cette page). Mais d’autres exemples existent : j’ai parlé dans ces lignes du cas intéressant de  Rayban. Certaines entreprises se sont à mon avis un peu plantées : souvenez-vous de Zidane pour Grand Optical ou du Yéti dans Paris pour un club de vacances. D’autres encore se sont lamentablement plantées : J’ai parlé sur ASLN de Microsoft qui s’est singulièrement ridiculisée en tentant une « expérience humoristique » que personne sur le web n’a comprise… Le géant de Redmond a bien tenté de se rattraper mais tout est tombé à plat ! Deux « échecs » qui ont conduit Microsoft à se fourvoyer dans une espèce de plainte pathétique qui mettait en scène de faux utilisateurs de Windows seulement capables de dire que « non, contrairement à ce que laisse entendre Apple depuis des années, les windows users ne sont pas des beaufs binoclards mal sapés et gras du bide ».

Pas facile de séduire l’internaute ! 2 vidéos récentes ont retenu mon attention. L’une émane d’une des plus grandes marques du monde : Coca-Cola. Le fabriquant de sodas est très présent sur le Net à travers des vidéos et contenus multimédias très appréciés des blogueurs et internautes. L’autre, moins ambitieuse peut-être, a circulé sur le Net à la façon d’une vidéo virale qui soulève les questions suivantes : événement « accidentel » ou séquence fabriquée ? Fabriquée ? Mais par qui ? 2 exemples assez réussis dans le sens où l’émotion est bien présente : c’est amusant, drôle, croustillant et l’image qui ressort de ces 2 vidéos est à mon sens très positif (même si le cas Coca est surtout adapté aux jeunes consommateurs américains).

Voici les 2 vidéos

Coca-Cola et sa machine à Bonheur : Coca installe dans la cafétéria d’étudiants, un distributeur… à Bonheur !

Une marque de lingerie, qui nous a déjà éblouis par ses leçons de séduction, diffuse une vidéo anonyme qui fait parler la blogosphère durant plusieurs jours…

Facebook. Y’a des boîtes qui donnent vraiment envie d’aller bosser !

Il y a quelques jours, je reprenais les résultats d’une étude internationale qui révélait que Google et d’autres grands noms des technologies de l’information sont les employeurs idéaux des étudiants du monde entier. Plusieurs facteurs à cela : une dimension internationale, une marque qui transcende tout un secteur, des perspectives d’emplois à l’étranger, des voyages d’affaire,… A cela peut aussi s’ajouter la qualité des locaux et l’ambiance générale dans la Société.

Et du point de vue de la « déco », on peut dire que les nouveaux locaux californiens de Facebook font très fort !


Plein d’autres photos sur le site de l’Agence qui s’est chargée de designer les locaux.

Sources : Officesnapshots vi@ 2803.fr

Plan de relance : l’Etat finance le jeu vidéo

Pas n’importe quel jeu vidéo c’est sûr… Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé que l’Etat investirait 20 millions d’euros dans le développement des serious games. Un type de jeux de plus en plus utilisé dans le cadre de formation professionnelle ou d’éducation.

Le « jeu sérieux » est une application informatique qui combine une intention sérieuse, de type pédagogique, informative, communicationnelle, marketing, idéologique ou d’entraînement avec des ressorts ludiques issus du jeu vidéo ou de la simulation informatique (Wikipedia). Initié par le défense américaine (jeu America’s Army), ce type de jeux s’est ensuite répandu à tous les secteurs d’activité : éducation (e-learning), commerce, management, etc. Aux Etats-Unis, les vétérans d’Iraq ont eu récemment accès à l’un des serious game les plus sophistiqué du secteur : un programme de désensibilisation au stress post-traumatique basé sur le jeu « full Spectrum Warriors ».

En France, à l’issu d’un concours ayant réuni 166 dossiers, le secrétariat d’Etat à la prospective et au développement de l’économie numérique a retenu 48 projets qui seront financés chacun a hauteur de 416 000€. Parmi les « lauréats » :

– MédiKids, simulation de parcours en hôpital pour informer et dédramatiser le séjour et les soins.

– Bus Training Game, programme de formation virtuelle pour les agents RATP à la conduite de bus en milieu urbain dense.

– SimViz, formation et simulation des problèmes de sécurité et d’environnement

– SimaDVF, formation des assistantes maternelles au problème de sécurité domestique et garde d’enfant

Et 62 autres listés sur cette page. « Je crois beaucoup à leur efficacité dans l’apprentissage des langues ou dans de la formation pour des situations stressantes, comme la vente, les entretiens individuels, etc » a déclaré Nathalie Kosciusco-Morizet. Un secteur d’activité qui, en tout cas, a le vent en poupe.

Pour plus d’infos, lire l’article des Echos.fr (3 min de lecture)

Quand on n’a pas de travail, on a des idées

En temps de crise, certains esprits créatifs se manisfestent; en particulier chez les jeunes chômeurs dont certains ont bien compris que le web et son potentiel pouvaient les aider à trouver un travail. Tout le monde se souvient de Yannick Miel qui a attiré l’attention des médias alors qu’il s’était mis en solde sur eBay. Après 300 vains envois de candidatures, le buzz ainsi généré a permis à l’homme d’être embauché par Martin Hirsch, Haut Commissaire à la jeunesse.

Le site culture-buzz.fr rapporte l’histoire de 2 chômeurs qui, lassés de leur recherche d’emploi infructueuse, ont misé sur la viralité que le web offre à toute vidéo qui sort du lot. 2 CV vidéo comme on les aime. J’ai une grande préférence pour le 1er où le candidat a carrément mis son CV en chanson (la partie en anglais est assez culottée); une chanson qu’il interprète lui-même… Bravo.

Les 2 initiatives ont porté leurs fruits puisque chacun a pu grâce à son initiative, rencontrer des employeurs séduits.

D’autres infos à la Source (2 min de lecture)

Publié dans entreprise, vidéo. Étiquettes : , , , . Leave a Comment »

L’informatisation des entreprises détruit des emplois tout en en créant d’autres…

Depuis plusieurs années, les (« grandes ») PME comme les grands Groupes multinationaux déploient en leur sein des systèmes de gestion et planification automatisés plus connus sous les termes d’ERP (Enterprise Ressource Planning) ou PGI (Progiciel de gestion Intégrée). On peut aussi les rencontrer sous l’acronyme SAP qui est en fait le nom du leader mondial de PGI. Ce type de logiciel sert à la gestion des ressources humaines, la comptabilité, la vente, la distribution, l’approvisionnement, etc. Dans l’article proposé par Jacques Henno, plusieurs exemples concrêts et compréhensibles de tous sont présentés dans un article très enrichissant : « si un commercial saisit sur son portable une commande de 10 000 robinets, le progiciel modifie automatiquement le planning des usines, suggère au département achats d’augmenter le stock de clapets en caoutchouc et transmet les coordonnées du client à la comptabilité pour qu’elle prépare la facture, etc. Auparavant, le vendeur remplissait un bon de commande en trois exemplaires, dont l’un était saisi par la comptabilité, l’autre par le service marketing et le dernier par l’usine, où le calendrier de production était géré manuellement. »

Ces progiciels adoptés partout dans le monde, sont à l’origine de la disparition de milliers d’emplois. Les gains de productivités sont, pour les entreprises qui les adoptent, assez évidents : Les PGI peuvent permettre une réduction de 20% des emplois ! Mais, comme le précise Jacques Henno dans son article, le développement des ERP est cependant à l’origine de la création d’autres emplois. Car, l’installation, la personnalisation, la formation et les supports techniques induits par l’adoption des PGI demandent l’intervention de centaines de consultants et autres techniciens employés par des spécialistes comme Andersen Consulting, et qui interviennent à longueur d’année chez des clients de plus en plus nombreux.

Pour plus d’infos, lire l’article très intéressant sur www.henno.com (5 min de lecture)

%d blogueurs aiment cette page :