Marée noire de BP : les internautes se déchaînent

Les millions de litres de pétrole qui se sont déversés dans le Golfe du Mexique suite à l’explosion de la plate-forme pétrolière de British Petroleum sont désormais à l’origine d’une catastrophe écologique historique. Barack Obama a même évoqué l’idée d’un « 11 septembre écologique »…

Du point de vue de sa réputation, il est difficile pour le pétrolier de se sortir d’un bad buzz qui enfle chaque jour depuis… 2 mois. BP a bien dépensé plusieurs millions de dollars dans la publicité traditionnelle : pages de journaux, magazine, spots de pub TV,… histoire de faire passer son message : « Nous en viendrons à bout ». Le pétrolier a bien acheté sur le Net de nombreux termes-clés en rapport avec la marée noire (« oil spill, » « volunteer », « claims »,…) : si un internaute tape ces mots dans un moteur de recherche (Google, Yahoo!, Bing), les résultats commerciaux (liens sponsorisés) qui apparaissent en haut ou à droite de la page de résultats mènent vers le site de BP où des contenus « maîtrisés » viennent répondre aux interrogations et colères exprimées. La stratégie des Ad Words (mots clés achetés dans un but publicitaire ou commercial) est en général efficace car nombreux sont les internautes qui ne font pas la différence entre les liens commerciaux que ces mots tapés dans un moteur de recherche appellent et les résultats classiques.

Mais en attendant, le pétrole coule, coule, coule… Alors les internautes s’expriment, chacun à sa manière : Groupes Facebook, billets d’humeur, articles, dessins, vidéos,… tous les moyens sont bons. Florilège :

Cette vidéo cartonne sur le Net : plus de 3 millions de vues en 5 jours ! Elle vient de chez nos voisins anglais, Patrie de BP. En voici une version sous-titrée par Koreus.com.

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

Côté graphisme, The Huffingtonpost, qui a réuni quelques excellents exemples de trolls, parle d’ « Art anti-BP » :

Façon mario

Façon Héros Supers-Héros

Façon Détournement du Logo

Façon Geek

(pour les non-geeks, il s’agit, dans une version « souillée », du visuel qui apparaît sur la page de Twitter quand le réseau social est surchargé)

Les rues et le mobilier urbain sont aussi devenus d ‘efficaces espaces d’expression :

Terminons avec ce plug-in pour Firefox, le navigateur de Mozilla. Si vous naviguez avec Firefox (concurrent d’Internet Explorer, Google Chrome ou Safari), téléchargez gratuitement ce petit programme nommé Black Oil et, comme par magie, dès que le mot BP apparaîtra dans les résulats de recherche, des tâches dégoulinantes viendront le recouvrir :

[MAJ : Un concours de logo doté de 200$ de récompense, primera le graphiste qui proposera un logo BP plus en phase avec l’actualité du pétrolier. Des dizaines de créations dont certaines très réussies sont déjà présentées sur la page du site LogoMyWay. Fin de la compétition le 26 juin.]

Pour plus d’infos, lire :

BP achète des Ad Words (anglais / 2 min de lecture)

Des visuels BP sur BuzzFeed

BP achète des mots-clés sur le web pour redorer son image (2 min de lecture)

Publicités

Facebook pollue mais Google va tous nous sauver…

Je le disais dans le billet précédent : les activités sur les réseaux sont de plus en plus nombreuses et le volume de données qui en découle est tout simplement inimaginable. Avec l’explosion des réseaux sociaux, des jeux vidéos en ligne, de la vidéo et de la musique en streaming, du mail, du téléchargement et du stockage toujours plus important de données sur des machines distantes (cloud computing), les serveurs se comptent désormais par centaines de millions à la surface de la planète.

C’est dans ce contexte que Greenpeace vient d’épingler 2 des plus gros acteurs des Technologies de l’Information et de la Communication : Apple et Facebook. Leurs fermes informatiques, qui abritent des centaines de milliers de serveurs, sont très gourmandes en énergie. Google, Yahoo!, Microsoft et les autres ne sont pas en reste : alimentation 24h/24, 7 jours/7 et refroidissement permanent  font des acteurs des TIC de grands pourvoyeurs de CO2… surtout quand l’électricité utilisée est générée par des centrales particulièrement polluantes. C’est notamment le cas de Facebook qui projette d’alimenter un prochain data-center par une électricité provenant de centrales au charbon…

Dans le rapport de Greenpeace, un tableau répertorie « grossièrement » la nature de l’électricité utilisée par les data-center de certains géants de l’informatique. Google, qui mise gros sur le cloud-computing à travers Google Docs, sort du lot grâce à l’une de ses fermes : celle de Dalles. Son énergie provient à 50,9% d’une électricité durable (centrale hydro-électrique) qu’on peut qualifier d’écologique.

Les TIC pourront-elles un jour bénéficier d’une électricité verte en quantité illimitée ? La firme de Moutain View y croit et finance à coup de millions de $ plusieurs pistes prometteuses. J’ai écrit un petit article pour le site www.viesaineetzen.com autour des visions de Google : découvrez comment le moteur de recherche mise sur la géothermie profonde, les centrales hydro-électriques, la puissance des vents d’altitude, la magie des moteurs hybrides ou l’efficience de l’énergie photovoltaïque. Découvrez Google.org, fondation philanthropique  qui finance des projets comme RechargeIT (voiture hybride), PowerMeter (compteurs électriques intelligent) ou RE<C (Energie Renouvelable moins chère que le charbon).

Google va-t-il sauver la planète ? (5 min de lecture)

Le rapport de Greenpeace (anglais)

Greenpeace épingle Facebook pour sa politique énergétique (2 min de lecture)

Naviguer sur facebook pollue la planète (2 min de lecture)

Le GPS rallonge la vie

Navteq, fournisseur de données cartographiques pour les GPS, a fait réaliser une étude qui révèle que les utilisateurs de GPS gérant le trafic en temps réel peuvent faire gagner 4 jours de voiture chaque année !

D’une manière générale, utiliser un GPS, c’est parcourir de plus courtes distances (optimisation du parcours, disparition des égarements,…) et ainsi consommer moins d’essence. Sur 100km, un conducteur équipé d’un GPS peut réduire sa consommation jusqu’à 12%. De façon induite, l’émissions de Co2, l’usure de millions de pneus (et leur mise au rebut) , etc sont ainsi en nette diminution avec un GPS embarqué ! Les chiffres sont encore plus éloquents lorsque l’appareil de navigation gère le trafic en temps réel.

Plus d’infos dans l’article de flotauto.com(2 min de lecture)

Orange divise le packaging de ses cartes SIM par 2

Selon Orange, 11 600 tonnes de cartes SIM sont produites chaque année et 90% du plastique part à la poubelle. Pour éviter le gachis, l’opérateur a décidé de diviser par 2 la quantité de plastique utilisé pour le packaging d’une carte. Désormais le support plastique au format carte de crédit servira à « l’emballage » de 2 cartes SIM et non une seule.

Cette initiative est malheureusement réservée au marché anglais. Mais je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas en profiter à terme. Quant aux autres opérateurs, ils ne risquent pas le procès s’ils copient le concept…

C’est drôle mais le site The Register rappelle qu’au début des GSM, certains appareils nécessitaient l’installation de la totalité de la carte : la puce + le packaging au format « carte de crédit » !! La débauche de plastique autour de la puce n’était donc pas là pour le style…

The Rgister (anglais / 1 min de lecture)

Yahoo! veut être écolo

Comme tous les moteurs de recherche (Google, Bing,…), Yahoo!, n°2 mondial, a besoin de plus en plus de serveurs; comprenez de gros PC, disques durs, câbles et autres processeurs alignés par milliers dans des « DataCenter » pour le moins énergivores. Entre 2000 et 2006, la consommation de ces « fermes » a doublé au niveau mondial. A ce rythme, selon Gerhard Fettweis, universitaire de Dresde, la consommation du Net pourrait dans 25 ans atteindre l’équivalent de l’actuelle consommation mondiale d’électricité. Pour être concrêt, en 2008, l’institut de recherche berlinois IZT a calculé que télécharger son quotidien préféré sur son PC consomme autant d’électricité que de faire une lessive. Chacun des acteurs de la recherche sur le Net dit faire des efforts et c’est dans cet esprit que Yahoo! annonce que son prochain DataCenter sera alimenté par l’énergie hydroélectrique des chutes du Niagara. La climatisation, quant à elle, sera assurée par l’exploitation d’un air ambiant frais typique du micro-climat de la région.

Source : DigitalWorld.fr

Source 2 : lexpansion.fr / LA recherche Google, un danger pour la planète ?

Google me dit combien je consomme

Il y a quelques jours, j’ai reçu l’appel d’un organisme (du pur spam téléphonique) censé me faire économiser sur ma facture d’électricité. La dame a commencé par me parler de la télévision et de sa consommation en veille… Elle me balança 3 ou 4 taux incompréhensibles et m’asséna un beau 7% d’économie… 7% de quoi lui demandai-je. Je mets au défi quiconque de me dire combien j’ai consommé d’électricité en 2008 pour ma TV mais aussi pour mon lave-linge, mon lave-vaisselle ou mon lecteur de DVD. Au bout du fil, un blanc un peu gêné… Elle me re-balance ses taux moyens en vrac… oui mais en euros, pour moi, ça fait combien ? Pas de réponse. Et d’ailleurs personne ne peut aujourd’hui me donner de réponse parce que personne ne connaît ma consommation, moi-même, je suis à mille kilomètres de savoir combien me coûte une machine de blanc ou un espresso allongé ! Et comme le fait remarquer Eric Dupin sur « Presse Citron » c’est pas en jettant un oeil sur ma facture EDF que je serai plus avancé… Au contraire !

Google pourra-t-il un jour m’aider à avoir des réponses personnalisées ? Et bien c’est le projet en effet du moteur de recherche ! « Google PowerMeter » prévoit de m’indiquer en temps réel la consommation de mes postes électriques : TV, décodeur, machines à laver, etc. Tout cela grâce aux « smart meters » que Google aurait déjà déployés au nombre de 40 millions à travers le monde !

Alors je ne suis pas pour le « tout-Google » mais cette initiative me paraît être l’outil d’information le plus concret qui soit. En un coup d’oeil, je connais mon comportement que je peux ensuite modifier… que ce soit pour des raisons morales ou purement financières.

Petite vidéo de présentation (anglais) ci-dessous. Pour plus d’infos sur googgleblog (anglais/3 min de lecture). Source (1 min de lecture)

Ce système donne un aperçu d’un des grands axes du Web du futur dont on parlera probalement souvent ici. Un Web des capteurs déployés sur toute la planète capables d’alimenter nos appareils mobiles (ou pas) en informations de toutes sortes.

L’informatique aux chevets de la planète et des finances publiques

Afin de réduire leurs coûts de fonctionnement et accessoirement la pollution, 2 Etats américains se lancent dans une expérience grandeur nature inédite : Dans l’Utah, la semaine des 4 jours adoptée pour un an doit permettre à l’administration de réduire ses frais de fonctionnement (électricité, chauffage,…) de 3 millions $. Le jour non travaillé, les services administratifs (permis de conduire, impôts,…) seront assurés par leur équivalent en ligne. Cela implique un gros renforcement des ressources informatiques de l’administration qui doit ce jour-là faire face à une augmentation significative des connexions de ses usagers.

L’Etat de Hawaï adopte une autre stratégie non moins informatique en renforçant sérieusement le télétravail. Le service est assuré en permanence par les agents administratifs qui restent en liaison avec leur bureau et leur hiérarchie. Si ce modèle permet une nette économie d’énergie pour l’Etat (électricité, chauffage,…), il évite aussi une part des dommages collatéraux induits par le trajet « maison-bureau » : pollution, embouteillages, dépenses en carburant,… Plusieurs écueils risquent cependant de le remettre en cause. La sécurité de la liaison internet entre le domicile et le bureau administratif peut être difficile à mettre en place; le support technique assuré naturellement dans des locaux communs peut être difficile à distance. Enfin, la productivité des télétravailleurs est un « problème »  que toute entreprise ayant tenté l’aventure a dû surmonter. Ces 3 derniers points peuvent d’ailleurs eux-même être une source de dépenses supplémentaires qui risquent de minimiser les avantages d’un nouveau modèle si séduisant dans sa théorie.

Plus d’infos à la Source (anglais/5 min de lecture)

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