Et si Facebook avait une Notice ?

Cela fait plusieurs années maintenant que le phénomène prend de l’ampleur dans le domaine des nouvelles technologies : Lorsqu’on achète un matériel dit technologique, il est fréquent que la boîte ne contienne pas de manuel d’utilisation. Un dépliant de prise en main en 6 langues viendra tout au plus nous épauler dans la mise en route et les premiers pas…

De l’imprimante muti-fonctions à la tablette tactile, du Netbook au PC de bureau, du disque dur externe au téléphone mobile, à chaque fois c’est pareil : pas de notice dans le carton ! Mais comment les notices ont-elles fait pour disparaître ainsi ?

J’y vois plusieurs causes :

1. Quand le CD-Rom a explosé, les fabricants de matériels ont tenté de nous faire croire qu’une notice numérisée et seulement accessible sur le CD inclus dans le carton allait résoudre divers problèmes : information accessible plus rapidement via un champ de recherche, protection de la planète grâce à l’économie de papier. Le phénomène a pris de l’ampleur lorsqu’internet a pris le relais du CD-Rom… Que ceux qui n’ont pas de PC ou d’accès à internet se contentent de produits en bois… Je ne suis pas entièrement convaincu par les arguments avancés par les industriels mais surtout, ces derniers n’ont jamais dévoilé combien l’absence de lourdes notices dans leurs emballages permettait d’économiser ! Quand on voit les millions de dollars économisés par American Airlines rien qu’en remplaçant ses manuels de vol par… des iPad, on imagine les centaines de millions qui n’ont pas servi à transporter des notices papier. Ne  nous plaignons pas : économie de poids = économie de kérosène = moins de gaz à effet de serre.

2. Je fais partie de cette génération qui a vu naître un concept révolutionnaire : le Plug & Play. Je ne parle pas seulement du Plug & Play informatique mais de celui des machines en général. Les machines sont toujours plus « simples » d’utilisation, toujours plus ergonomiques, toujours plus accessibles et cela malgré une technologie, des fonctions et un potentiel toujours plus étendus… Un APN tout neuf ? Pas besoin de conseil ni de mode d’emploi, on peut l’utiliser tout de suite ! Un iPhone qui sort du carton ? Rien à lire. 2 instructions sur l’écran et profitons ! Un nouveau compte Facebook ? 3 clics, une signature et à nous de piloter la bête sans avoir à passer 2 heures dans le manuel…

Dans la plupart des cas, quelques tâtonnements de départ autoriseront l’utilisateur novice à maîtriser ce dont il a besoin. Et ses besoins sont en général assez limités. Quel potentiel utilisons-nous de Word, d’iTunes, de notre appareil photo numérique, de notre imprimante, de notre smartphone,… de Facebook ? Oui ça fait plusieurs fois que j’évoque Facebook car le logiciel en ligne de Mark Zuckerberg est utilisé par plus de 700 millions de personnes dans le monde et personne n’a jamais lu sa notice !

Pourtant, vu le potentiel quasiment infini du réseau social, tout utilisateur serait bien inspiré de consulter son manuel. Quand je dis « potentiel », je veux autant parler des outils fantastiques que propose Facebook que les dangers qui se cachent en son coeur. Problème : Où est cette satanée notice ? En ligne bien sûr. Il existe un bouton « Aide » qui se trouve sur votre page Facebook : Tout en bas à droite. On ne le voit jamais car même quand on scrolle vers le bas pour atteindre le pied de page et bien Facebook affiche rapidement les anciens statuts qui repoussent d’autant ledit pied de page. Pas de panique, la rubrique « Aide » est également accessible sur les autres pages : par exemple par un clic sur Compte/Paramètres du compte/Tout en bas de la page.

Pas de miracle. On y trouve un champ de recherche et divers chapitres thématiques. Mais la puissance de Facebook est loin d’y être détaillée. « relayer un blog WordPress » entré dans le champ de recherche ne donne aucun résultat. Ne boudons cependant pas notre plaisir : L’aide en ligne de Facebook répond à bien des questions. Le plus gros défaut c’est qu’il faut être devant son écran. L’autre défaut c’est qu’une aide en ligne ne donne pas spontanément des réponses à des questions… qu’on aurait dû se poser… Ce genre d’info, on le trouve plutôt dans un livre… même si les FAQ servent aussi un peu à ça.

Alors oui, je me suis procuré une version papier de la notice de Facebook. En fait il en existe plusieurs. Elles sont commercialisées par des éditeurs qui ont bien compris qu’il y a un manque de ce côté. D’ailleurs, on trouve le même genre de « manuel » pour l’iPhone, l’iPad ou la Freebox….

J’ai consciencieusement lu « Le Guide pratique Facebook » édité par Eyrolles (Presslivre). Qu’y ai-je appris ? Plein de choses intéressantes. Certaines destinées aux débutant, d’autres réservées à ceux qui veulent exploiter le réseau social de manière plus professionnelle.

Des exemples pour les débutants ? L’âge que vous déclarez déterminera le type de pub qui s’affichera sur votre page. Tous les paramètres de confidentialité ne sont pas réglés sur « Amis seulement » tout simplement parce que le business (la pub) de FB repose sur le partage d’information. On peut perdre son job en disant du mal de son patron sur le réseau social. On peut lutter contre les contenus inappropriés. Si vous décidez de quitter définitivement FB, il faudra attendre 15 jours après la décision expresse. Ce ne sont que quelques exemples mais si le livre traite des premiers pas, il aborde aussi des aspects plus avancés et complexes: Comment tout partager, comment rejoindre des groupes ou comment ajouter des fonctions  grâce aux applications et extensions. Comment payer avec la monnaie Facebook ou bien comment ajouter un bouton « J’aime » sur un site internet personnel. La sécurité est évidemment traitée : confidentialité, vie privée, partage, surveillance, lutte contre les enquiquineurs,… A chaque fois, le guide mélange intelligemment théorie et mise en oeuvre. Si la théorie dédramatise certains démons, côté mise en oeuvre, les illustrations ne manquent pas.

Des exemples pour les pros ? Si la plupart des gens n’utilise que 10% du potentiel du réseau social, les blogueurs, journalistes et entreprises pourront, elles, profiter des possibilités avancées de Facebook. « Le Guide Pratique Facebook » ne s’adresse pas aux pros du marketing (y’a des solutions pour ça) mais il répondra aux questions des blogueurs qui désirent relier leur(s) blog(s), leur Twitter ou leur site à leur profil ou page Facebook. Il s’adressera aussi à ceux qui désirent se lancer dans la vente en ligne (oui, on peut ouvrir une boutique sur Facebook) ou ceux qui veulent faire la promotion de leur petit business en ciblant des prospects précis.

Bref, vous n’êtes pas obligés comme moi d’engloutir les 160 pages du guide d’une seule traite mais j’encourage les utilisateurs de Facebook à investir 14,90€ dans une notice qui leur sera d’une grande utilité voire d’un grand secours.

Google TV, Apple TV, YouTube, Netflix, Hulu, Boxee,… La télé va prendre une claque !

Sacrée télévision ! A près de 85 ans, la boîte magique  n’a jamais été autant vendue ni regardée. Pourtant, son avenir risque de s’assombrir sous les assauts toujours plus nourris des géants de l’internet. Google, YouTube, Apple, Amazon, Netflix, Hulu, Facebook et bien d’autres ne mettront pas longtemps à déstabiliser un écosystème cathodique en mal d’innovation. Et oui, malgré d’apparentes « révolutions » sur la forme (la couleur, le câble, le satellite, le DVD, l’écran plat toujours plus mince, le blu-ray puis maintenant la 3D) et sur le fond (TNT gratuite, télé-réalité, séries, programmes courts, raccourcissement de la chronologie des médias, placement de produits,…) la télévision n’évolue que très lentement alors que les industriels des réseaux, spécialistes du hard (fournisseurs d’accès à internet , fabricants de matériel informatique, fournisseurs de téléphones mobiles,…) ou bien du soft (vidéo en ligne, éditeurs de réseaux sociaux, développeurs d’applications mobiles, créateurs de jeux vidéos,…), innovent sans relâche en quête d’une audience toujours plus réceptive.

LA TELEVISION EST CONNECTEE. OUI…MAIS NON.

Le connecteur RJ45 dédié au câble éponyme se fait désormais une place de choix à l’arrière de l’écran plat. Ce câble relie la télévision à… internet ! La quasi-totalité des écrans (un peu haut de gamme) du marché propose désormais cette « fonction » : internet sur la télé. Attention cependant. La TV dite connectée a un fâcheux penchant pour le mensonge. Et oui, l’internet de Samsung, LG et consort n’est qu’un nano-échantillon d’internet. La connexion d’une télévision donne accès à certains services au nombre desquels on retrouve généralement, la météo de Yahoo!, les vidéos de YouTube, des bandes-annonces, des infos sportives, les pages jaunes… et pas beaucoup plus… Plutôt décevant même si cette même connexion autorise aussi l’accès à des contenus plus proches : ceux qui sont stockés sur le PC de la maison (photos, vidéo, musique,…). Et puis il faudra qu’on m’explique l’intérêt des pages jaunes sur la télévision… l’intérêt des horaires SNCF ou encore la qualité déplorable de la majorité des vidéos YouTube… sur un écran Full HD ! Je pense que la quasi-totalité des contenus et services proposés aujourd’hui sur les écrans connectés ont un vrai rôle à jouer sur une tablette de type iPad ou bien sur l’écran d’un smartphone mais pas grand chose à faire sur l’écran du salon… Enfin, ajoutons que chaque constructeur met en place des partenariats exclusifs avec les services Web en question. Résultat, l’offre part dans tous les sens, on n’y comprend plus rien et cela ferme d’autant les portes à un accès le plus large possible vers internet. Je crois qu’on peut dire sans risque que les ingrédients nécessaires à l’échec des TV ainsi « connectées » sont biens réunis… même si certains acteurs du secteur semblent explorer des pistes intéressantes : Orange et LG se sont par exemple entendus sur un portails d' »applications »réunissant plusieurs thèmes qui plairont certainement.

Mais quel que soit le projet, le Web des TV connectées reste résolument fermé. On est loin des promesses marketing tenues par les ténors du marché. Si la promesse n’est pas tenue niveau contenus, il faut également noter que les débits exigés par la vidéo (YouTube HD, Dailymotion HD, Skype,…) sont assez élevés et que brancher un écran plat à un modem délivrant un débit inférieur à 10Mb/s revient à alimenter 2 millions de pixels en saccades et coupures en tout genre… et c’est pire en Wifi !

Pourtant, la TV connectée de qualité existe déjà depuis quelques années en France. Elle est alimentée par les Box fournies par nos « chers » fournisseurs d’accès. Free, Orange, SFR, Bouygues, Darty,… Toutes les Box internet proposent aujourd’hui des services connectés de bonne qualité technique. Vidéo à la demande et télévision de rattrapage (replay ou catch up TV) y ont une place de choix. Les contenus y sont certes assez limités mais ils collent aux nouveaux usages. Les Box sont pourtant tout aussi fermées que les Télévision décrites plus haut. La navigation ouverte sur le Net en est exclue !

Tout ça évolue cependant. Samsung propose désormais une gamme d’écrans plats résolument ouverte sur le Net : Navigateur internet, fonction « social TV » avec Facebook, Twitter, Skype et Google Talk, un écosystème d’applications qui doit se développer (façon App Store d’Apple) et un moteur de recherche unifié (moteur de recherche qui permet d’effectuer une recherche de fichier – vidéo, musical ou tout autre – sur le Net, les services de VoD, des disques durs en réseau,… d’un seul clic, les résultats étant organisés  par type de source sur une unique page ). Les fonctions sociales étant affichées en parallèle du programme TV regardé, Samsung joue la carte des nouveaux usages : les jeunes téléspectateurs surfent de plus en plus en regardant la télévision. Un phénomène que j’aborderai un peu plus tard dans le billet. Soit dit en passant, l’interface et fonctions du téléviseur Samsung rappellent furieusement les caractéristiques du Google TV, service que j’aborde également un peu plus bas.

Petite démonstration vidéo très explicite du Samsung D7000/D8000 par Clubic.com

UNE TELEVISION VRAIMENT CONNECTEE, CA DONNERAIT QUOI ?

Une télévision vraiment connectée à internet c’est à dire ouverte sur tout le Web avec un débit suffisant, voilà ce qui risque de faire vaciller la grande famille télévisuelle. Tout comme les Majors de la musique et celles du cinéma, les chaînes de télévisions risquent de prendre une grande claque si elles n’anticipent pas la vague qui se dirige droit sur elles.

Imaginons un écran plat connecté de façon optimale : interface proche de ce qu’on voit dans la vidéo ci-dessus et un débit internet de bon niveau (Plus de 15Mb/s) comme celui qui est offert par les Box ADSL (autour de 20Mb/s), le câble ou encore la Fibre optique (100Mb/s théoriques). Tous se jouera alors sur des contenus et services (sociaux ou pas) proposés dans une interface web ou une application dédiée. Et le secteur des contenus et services est aujourd’hui boosté par des géants trop heureux de déferler dans nos salons. Les moins connus du grand public français s’appellent Hulu, Netflix ou Amazon. Ces 3 acteurs majeurs de l’internet américain proposent des services de VoD (vidéo à la demande / location ou achat de films) très performants. Netflix compte 20 millions d’abonnés et vient de rafler les droit exclusifs de la série House of cards au nez et à la barbe de…HBO ! Imaginez un instant que  Netflix négocie les droits des Experts pour… l’Europe ! TF1 n’aurait plus qu’à remettre Viiip à l’antenne…

Hulu, plateforme de vidéos  financée par la publicité, a été lancée par NBC Universal et News Corp. On y trouve les séries, films et émissions de ces groupes. Amazon, plus connu pour ses activités de commerce en ligne (livre, musique,…), se lance désormais aussi dans la Vidéo à la demande. Gageons que ces 3 acteurs seront présents dans l’interface de télévision comme le D7000 présenté ci-dessus via des applications dédiées. La France découvrira alors qu’il n’y a pas que canal + pour regarder légalement 24H…

D’autres noms, bien moins exotiques dans l’esprit des internautes français, sont eux aussi bien décidés à faire oublier les M6 et autres BFM TV… Google, YouTube (propriété de Google), Facebook et Apple semblent fomenter de diaboliques plans à leur échelle… celle de la planète. Google propose depuis quelques mois sa Google TV. Un boîtier qui vient se brancher à la télévision mettant celle-ci en connexion avec internet : recherche sur le Web, Facebook, Twitter, applications à choisir sur l’Androïd Market, navigation en parallèle de la télévision, enregistrement de programmes,… et biensûr accès à YouTube. Cette plateforme va d’ailleurs subir de sérieux changements de forme dans les mois à venir. Google est clair : YouTube doit devenir un vrai concurrent de la télévision et proposer une interface plus claire, plus thématisée (sport, information, cinéma,…) capable de retenir l’internaute au-delà des 15 minutes que celui-ci à l’habitude de passer chaque jour sur la plate-forme de partage vidéo. Pour cela, le géant de Mountain View viendrait de mettre sur la table 100 millions de dollars ! Une somme dédiée à la création de contenus exclusifs… Une brindille dans le budget de Google mais quelle chaîne serait capable de dépenser autant pour un service qui n’existe nulle part ailleurs ?

Certes, Google TV a connu quelques bogues et le boîtier fabriqué par Logitech (de son petit nom Revue – photo ci-contre) n’a pas traversé l’Atlantique… pas encore. Quant à l’intégration du Google TV dans un écran plat, c’est aussi sur les rails. C’est juste une question de mois… Pour les early adopter, un boîtier « concurrent » existe lui. Proposé à 229€ par Boxee, il permet peu ou prou les mêmes activités que le Google TV. Encore une fois, c’est certainement au niveau des applications disponibles qu’une bonne part de la guerre va se jouer. Google et son Androïd Market ayant une sérieuse avance dans le domaine. On compte aussi sur Google pour affûter plus encore son modèle publicitaire déjà révolutionnaire (générer des gros revenus grâce à des dizaines de milliers d’annonceurs en lieu et place des gros annonceurs historiques) : Sur YouTube, la firme de Moutain View expérimente True View, un système qui laisse le choix à l’internaute de regarder ou pas la pub avant la diffusion du programme ! Déjà en place pour certains abonnés Premium de YouTube aux Etats-Unis, les retours sont positifs : 35 à 55% des utilisateurs regardent la publicité en entier… Boxee ou Google TV, si ces solutions vous tentent, il faut garder à l’esprit que les plate-formes légales de vidéos qui leur sont associées peuvent être inaccessibles depuis la France pour des questions de droits.

Apple, de son côté, propose un service ultra-performant dans le domaine de la musique mais bien moins pertinent en terme de vidéos : iTunes. On peut y télécharger des films, des séries ou des shows TV mais le catalogue est encore très réduit et tourné vers les Etats-Unis. L’Apple TV, boîtier qui se branche à l’écran du salon, donne accès à ces contenus ainsi qu’à ceux qui sont stockés sur l’ordinateur de la maison. Le problème c’est que les formats acceptés sont restreints à l’ecosystème Apple. Pourtant, de sérieuses rumeurs laissent penser que tout ça va changer. iTunes doit faire l’objet d’une grande annonce dans les jours qui viennent. On parle d’un iTunes dans les nuages à savoir un service qui permet d’avoir accès à ses contenus « culturels » (musique, films, shows,…) depuis n’importe quel appareils pourvu qu’il soit connecté au Net.

A ces sérieuses rumeurs viennent s’ajouter des indices prouvant l’intention d’Apple de lancer bientôt une TV connectée ! Si le projet est évoqué depuis plusieurs années chez les Mac Addict, l’investissement récent de 3,9 milliards de dollars dans un domaine qui reste secret propulse Apple au rang de fabricant potentiel d’écrans plats. Si le sujet vous intéresse, jetez un oeil sur l’un des derniers podcast de On Refait Le Mac (vidéo ci-dessous). Alors, un iPad de 42 pouces accroché au mur du salon, ça vous dit ?

Si certains se demandent quel appareil doit concentrer les éléments de la TV en ligne (l’écran plat, le lecteur blu-ray, la Box internet ou un boîtier supplémentaire ?), d’autres risquent de donner leur vision des choses et quelle vision ! Imaginez une TV Apple avec Safari (navigateur), Google (moteur de recherche), et les 300 000 applications déjà disponibles sur l’App Store (65 000 pour l’iPad)… le tout pilotable par un iPhone, un iPod Touch ou un iPad !

Enfin, Facebook, le réseau social aux 650 millions de membres ne se contentera pas de devenir la page d’accueil de tout internaute lançant son navigateur. Facebook vient de s’ouvrir les portes de la VoD (Vidéo à la demande) certes modestement dans un premier temps, mais le signal est fort…

La question qui tue c’est : des géants comme Apple, Google, Amazon ou Microsoft peuvent-ils faire vaciller la télé connectée balbutiante déjà proposée par nos « champions » français ? Car nous avons déjà accès à un embryon de TV connectée en France. Un embryon mis en oeuvre par des fournisseurs d’accès à internet (FAI) plutôt performants dans le domaine. Toutes les Box dites « Triple Play » donnent accès à la vidéo à la demande : location ou achat de films, TV de rattrapage, diffusion de contenus (photos, vidéos, musique) stockés sur le PC de la maison,… La TV connectée française est certes pleine de défauts (pauvreté du catalogue de films, tarifs élevés, ergonomie indigente,…) mais possède un atout majeur : elle est présente au sein de millions de foyers ! 71% des français sont connectés au Web, 93% des connexions se font par l’ADSL et le débit moyen sur notre territoire est de 17,62Mb/s. De bons ingrédients qui devraient encourager les acteurs de la TV connectée (FAI, Majors du cinéma, chaînes de TV,…) à accélérer le mouvement. Oui parce que si Google met 100 millions de dollars dans l’amélioration de YouTube, demain le géant peut investir 200, 300, 500 millions et même bien plus ! Des enveloppes hors de portée des TF1, France Télévision,… et complexes à élaborer pour Free, Orange ou SFR. Apple par exemple, vient d’investir 3,9 milliards de dollars dans un domaine secret et c’est justement, selon certains analystes et autres commentateurs, dans celui de la télévision ! Qui, en Europe, peut provisionner autant de cash ?

QUE VONT DEVENIR TF1, FRANCE 2 ou CANAL + ?

Pas de panique dans l’immédiat. La télévision reste championne de la fréquentation. Les français n’ont jamais autant regardé la télévision. 3h32 par jour et par personne… un nouveau record. Une étude Deloitte révèle même que nos concitoyens préfèrent la télévision à internet : 67% contre 55%. Voilà un autre atout de  l’industrie télévisuelle française. Le problème c’est que les jeunes téléspectateurs sont de plus en plus multi-tâches et qu’en regardant la télévision le Digital native surfe aussi sur le Web (33% des français surfent sur le Net en regardant leur programme… 46% chez les 22-27 ans !). Et le phénomène s’amplifie avec les réseaux sociaux. Comme le rappelle un article des Ecrans.fr : « sur le site de microblogging, 80 % des messages seraient générés par la diffusion d’une émission à la télé « . Et je veux bien y croire. J’ai testé le phénomène en France avec l’émission Top Chef. Durant la diffusion, les avis, critiques, commentaires, blagues, pour la plupart très bien inspirée, ont afflué sur ma page Twitter. Les directeurs de chaînes peuvent trembler : les internautes s’expriment en direct et on sait à quel point l’influence des « amis » est importante sur les réseaux sociaux… Pour mon expérience, j’étais dans mon salon, devant ma télévision, mon iPhone posé sur le canapé. Mais quel sera l’incidence d’une telle pratique lorsque chacun pourra avoir les 2 infos (le programme et les fil des commentaires) sur l’écran du salon ? Une petite vidéo permet de voir la chose avec la nouvelle gamme de TV Samsung présentée dans la vidéo un peu plus haut. Les chaînes de TV doivent-elles se réjouir d’un tel mouvement ? M6 doit-elle accepter que ses animateurs et ses émissions soient critiqués voire condamnés par des milliers de « téléspectanautes » mécontents (les mécontents et les moqueurs s’expriment plus que les autres non ?) en temps réel sur Facebook et autre twitter ? La question ne se pose en réalité même plus ! Les chaînes doivent faire avec et imaginer comment exploiter les informations qui en ressortent. La télévision doit désormais adopter certaines des plus grandes valeurs de l’internet – la connexion, la socialisation, le partage, la recommandation, la transparence, l’ouverture… – et perdre une partie du contrôle ! Le contrôle des droits de diffusion, le contrôle du chiffre d’affaires publicitaire, le contrôle de l’image de marque, du marketing,…

Les chaînes de TV peuvent aussi tenter de rentrer dans la danse menée par leur nouveaux concurrents. Tf1 semble ainsi bien décidée à proposer un service de VoD (vidéo à la demande) autour de contenus purement TV (séries, show télé,…) et cinéma. En outre, il paraît aujourd’hui évident que chaque chaîne doit avoir une stratégie numérique organisée autour d’appareils mobiles (smartphones, tablettes,…) de plus en plus incontournables dans la relation avec les téléspectateurs. Proposer des programmes étudiés pour une diffusion transmédias (TV, Smartphone, Tablette,…) avec toute l’interactivité que cela suppose paraît également pertinent. Dans le domaine, le laboratoire Syzygy a imaginé un écosystème télévisuel (Goab TV) assez intéressant :

Pour plus d’infos, lisez ces quelques articles :

La télé dans les filets du Net

La télé connectée est un vrai bouleversement culturel

Comment les chaînes se rapprochent des internautes

YouTube va investir 100 millions de dollars dans la création de contenus

Caractéristiques du Samsung D7000 / D8000

Avec Office gratuit, Microsoft colle aux nouveaux usages

Vous en rêviez ? Microsoft l’a fait. Office, la suite Word, Excel et Powerpoint, est désormais gratuite sur le Web. Que vous possédiez un PC sous Windows, Linux ou bien un Mac sous OS X, ça marche. Il suffit d’un accès à internet et d’un navigateur compatible : Internet Explorer, Firefox, Safari ou Chrome (tous gratuits). L’ouverture d’un compte Windows Live (gratuit) vous permettra alors de créer, modifier, partager et stocker (25 Go quand même !) vos documents Office. Attention cependant, les capacités de cette version en ligne sont bridées. Office Web Apps n’autorise pas certaines fonctions et mises en page avancées : détourage d’image impossible, éléments graphiques limités,…

GOOGLE ET LES NOUVEAUX USAGES EN LIGNE DE MIRE

Annoncée officiellement il y a tout juste un an, Office Web Apps vient en réponse à plusieurs « projets » concurrents dont la montée en puissance est en train de mettre à mal la cash-machine de Microsoft :

Si les projets de systèmes d’exploitation libres et gratuits connaissent un succès mitigé auprès du grand public certains logiciels attirent, eux,de plus en plus d’adeptes. C’est le cas de Open Office, une suite bureautique entièrement gratuite et accessible aux plus grands systèmes d’exploitation (Windows, Mac OS et Linux).  Ces solutions téléchargeables gratuitement se paient le luxe d’être compatibles avec les logiciels payants : le possesseur d’un pack Office de Microsoft pourra ouvrir et modifier un fichier Open Office et vice versa. Certaines administrations françaises (Assemblée Nationale, Gendarmerie,…) ont déjà quitté Microsoft pour ce genre de solutions. Microsoft a, d’une certaine manière, réagi à ce genre d’attaque en adressant aux étudiants des tarifs très très avantageux.

Google, au départ spécialisé dans la recherche d’information sur le Net, s’est largement diversifié. Le géant de Moutain View a frappé très fort avec le lancement de Google Docs, une suite bureautique gratuite accessible uniquement en ligne. D’ailleurs, Google voit le futur en ligne et considère les logiciels locaux comme une solution rétrograde dans un monde de mieux en mieux connecté. Google s’est dernièrement fendu d’un Système d’exploitation léger, Chrome OS, clairement optimisé pour une vie numérique en ligne (travail, photos, vidéos, jeux,…). Google n’est pas seul sur le créneau du Cloud Computing (informatique en ligne) et si l’informatique professionnelle migre elle aussi vers le Cloud (SaaS,…), le marché grand public accueille aussi des acteurs ayant cette vision du futur : On connaît Zoho pour la bureautique et plus récemmentOnLive pour le jeux vidéo (Cloud Gaming).

MICROSOFT, OBLIGE DE SE METTRE EN DANGER

Google et Microsoft sont concurrents. Si Google s’est lancé dans la bureautique, le mail, l’agenda et le système d’exploitation, Microsoft a développé un moteur de recherche performant (Bing), collabore de très près avec Yahoo! (autre concurrent et… ennemi de Google) et offre désormais une solution gratuite de bureautique en ligne. Le label « Microsoft Office » étant à mon sens un formidable atout en faveur de la firme de Redmond. Mais Microsoft n’est-il pas en train de valider la stratégie de Google ? Le maître de la recherche, en lançant à coup de millions de dollars ses applications en ligne (Google docs, Gmail, Google calendar,…) a stratégiquement attiré Microsoft sur ses terres, celles qu’il maîtrise le mieux : internet. Microsoft, de son côté, va certainement monétiser sa nouvelle position : attirer de nouveaux adeptes à qui il proposera des fonctions avancées payantes à travers son pack Office traditionnel ou bien en proposant un Office en ligne payant pour les entreprises. N’empêche que Microsoft lâche l’une de ses vaches à lait : une suite de logiciels incontournable pour un usager peu informé (profil le plus répandu au monde) ou des entreprises friandes de compatibilité et de sécurité. Plus d’1 milliard de PC en sont équipés dans le monde… 25 millions en France. L’autre vache à lait étant Windows (XP, Vista, Seven) qui équipe la quasi-totalité des PC dans le monde…

LE PHENOMENE DU GOOD ENOUGH

Microsoft arrivera-t-il à faire migrer ses « abonnés Office en ligne » (gratuit) vers des solutions payantes ? La plupart des utilisateurs n’utilise que 10% des capacités d’Office. Ces gens-là ne se contenteraient-ils pas d’une suite bureautique aux capacités bridées ? L’informatique a peut-être atteint un seuil au delà duquel le commun des mortels ne se reconnaît pas. Je suis par ailleurs subjugué de voir à quel point la jeune génération se contente d’une qualité de produit dégradée… Le piètre MP3 n’a-t-il pas supplanté la qualité CD ? Et l’écoute en streaming (Deezer, Spotify,…), c’est encore pire… Le Divx, si populaire, n’est-il pas une bouillie de DVD (ou de Blu-Ray) ? La qualité sonore de Skype ne frôle-t-elle pas l’indigence par rapport à celle du téléphone ? Les performances et les finitions d’un Netbook ne représente-elles pas un énorme bon en arrière comparées aux portables « traditionnels » ? En fait, on est tous prêt à renoncer à une certaine qualité, un certain confort à partir du moment où… le produit ou service est gratuit ou très très bon marché. Le phénomène est d’autant plus fort que les nouveaux usages collent parfaitement à cet état d’esprit : A quoi bon avoir une machine sur-puissante quand il suffit d’un navigateur internet pour tout faire ? A quoi bon s’encombrer de fichiers musicaux quand on consomme la musique à un rythme effréné ? A quoi bon acheter un DVD ou un blu-ray quand on regarde ses films sur son PC portable; une machine bien incapable, du point de vue de l’image et du son, de restituer les qualités de la galette…

SUR INTERNET, RIEN N’EST GRATUIT

Gratuit, quasi-gratuit… Attention, rien n’est vraiment gratuit sur internet dans la vie. Quand un service est gratuit, il est financé par l’affichage de publicité et/ou associé à des options et services complémentaires payants. Par exemple, Gmail, le service mail de Google, permet de recevoir et envoyer des mails gratuitement de n’importe où sur la planète avec une connexion internet. En contre-partie, de la publicité s’affiche dans l’interface du logiciel en ligne. Une publicité ultra-ciblée puisque liée aux contenus de vos mails ! Ecrivez à l’un de vos contacts que vous êtes à la recherche d’une voiture d’occasion et Gmail affichera probablement quelque part dans l’interface la publicité d’un site de vente de véhicules d’occasion… D’une manière général, Google Docs, la suite logiciel de Google, concurrente d’Office, est associée à des services et options complémentaires payants.

Les Web Apps de Microsoft fonctionneront probablement de la même manière (publicité + services payants). Les qualités et défauts des 2 solutions en ligne vont probablement faire l’objet de comparatifs et autres bench mark. Attendons maintenant la réaction des usagers et… de Google. Ce dernier va-t-il enrichir les fonctionnalités de Google Docs ? Si Microsoft Office version locale est en légère perte de vitesse, Google est en pleine ascension grâce à son coeur de métier, la vente de liens publicitaires sur le Net. Le géant de Mountain View pourrait sans difficulté attribuer quelques centaines de millions de dollars à l’amélioration des ses logiciels en ligne et entraîner Microsoft vers… un nouvel échec.

Enfin, même si les Web Apps, estampillées Google ou Microsoft, font encore partie de la catégorie des technologies de rupture (solution radicalement nouvelle, moins performante que la techno dominante mais qui colle plus aux nouveaux usages), gageons que le futur, Google et Microsoft feront disparaître la bureautique locale.

Si le sujet vous intéresse, lire aussi :

Google annonce Chrome OS, son système d’exploitation maison… Boum !

Guerre des applications en ligne : Microsoft / Google : Le Berger répond à la bergère

Les photos retouchées détectées par un logiciel

Le logiciel à la technologie française et révolutionnaire répondant au doux nom de « Tungstène » permet de détecter les retouches qui auraient été effectuées sur une photo.

Testé en ce moment par le ministère de la Défense et l’Agence France Presse, Tungstène possède une palette d’applications assez vaste dans le domaine du trucage : Seins grossis, hanches rétrécies, missile effacé, foule densifiée, etc. Vous l’aurez compris, Tungstène peut aussi bien servir à l’armée, à la police, au BVP, aux agences photos, etc. Partout où  la photo peut servir un discours politique, commercial, idéologique ou autre.

Dans l’univers ultra-médiatisé que nous côtoyons au quotidien, une telle application peut s’avérer salutaire. Elle relance en tout cas le débat qui était né autour d’une proposition de loi qui pourrait imposer à tout éditeur de signaler si les photos qu’il diffuse sont retouchées ou pas. Cette proposition, déposée par la députée Valérie Boyer, pourrait être une réponse aux discours mensongers et non moins répandus dans le domaine publicitaire : on pense évidemment à la beauté (maquillage, shampoing, crême,…), à l’alimentation et à la mode. Mais l’information est largement concernée.

La communication propre à ces 4 univers, repose en grande partie sur la puissance des outils informatiques dédiés à la retouche d’image :

LA BEAUTE. Comment peut-on encore croire à la réalité d’un visage ventant les miracles d’une crème, d’un rimel ou d’un après-rasage ? La marque Dove avait d’ailleurs surfé sur l’abus de retouche dans le domaine de la beauté. La vidéo révélant les secrets de fabrication d’une affiche publicitaire avait eu un grand succès sur le Net en 2006 (11 millions de vues sur YouTube).

La proposition de loi de Mme Boyer imposerait l’inscription d’une mention en bas de l’affiche. Une mention qui stipulerait que la photo a été retouchée et ne reflète donc pas la réalité. Une espèce d’activateur d’esprit critique qui a tendance à nous manquer quand nos sens et nos émotions sont sur-stimulés : Pas moyen en effet de faire quelques pas en ville, de lire un article ou de regarder un film sans être submergé de messages truqués ou retouchés.

LA MODE. Voilà un domaine où « Tungstène » pourrait fonctionner à plein régime ! Maquillage, coiffure, lumière, mise en scène et… retouche graphique. Autant d’éléments qui font de la photo de mode un domaine si artificiel. Je ne condamne pas ce processus car je considère la photo de mode comme un art. Le photographe de mode est un artiste qui exprime les valeurs et l’état d’esprit d’une marque. Comment remettre en cause alors tous les éléments et artifices qui viennent sublimer cette démarche ?

Le problème, c’est le formidable phénomène d’identification des consommatrices (et consommateurs) qui rêvent devant les jambes et la taille de Jessica Alba. Des jambes et une taille pourtant amincies, gommées, ombrées, retaillées par les mains expertes d’un infographiste. Des jambes inaccessibles, une taille improbable qui bernent les repères de jeunes filles à qui la puissance de Photoshop échappe totalement. Et on a beau vouloir nous convaincre que peser 50kg pour 1m80 c’est pas bien, la mode, la pub, la presse féminine, etc, nous disent le contraire. Un vrai terreau pour de profonds problèmes comme l’anorexie, la sous-estimation de soi ou l’ostracisme de tout bord.

La silhouette de Jessica Alba avant et après les retouches pour le calendrier Campari : message mensonger ou expression artistique ?

Les retouches effectuées sur la photo de droite (ci-dessus) n’ont rien d’exceptionnel. dans la Mode, c’est la règle. Des jambes homologuées Oenobiol aux cheveux extra-terrestres de Laetitia Casta, tout l’univers de la mode est concerné.

Tout le monde il est beau, tout le monde il est truqué… La mode est un exemple parmi d’autres. Quand il s’agit de vendre sa soupe autant que le vendeur soit beau lui aussi. Le domaine musical par exemple est lui aussi rongé par le système. Vous croyez que 50 Cent et Beyoncé sont aussi beaux et minces dans la réalité que dans leurs clips ? Jetez un oeil sur la vidéo qui suit. Elle révèle les trucages qui permettent à nos stars préférées de paraître parfaits. Ce qui est faisable en photo l’est aussi en vidéo et cinéma (24 ou 25 images par seconde). La technologie n’a presque plus de limite…Cette vidéo n’a rien d’offciel; elle a fuité et internet s’est fait un plaisir de la faire circuler.

Vodpod videos no longer available.

L’ALIMENTATION. La photographie de nature morte est difficile. C’est un métier. Et ce métier ne se contente plus de lumière et de mise en scène.

Photoshop est là, autant en profiter. Ainsi, Charal ne montre pas le steack que vous allez manger. Charal montre une photo de ce steak…ou plutôt une vision « photoshopée » de ce steak. Et ça marche ! Le steak de la photo, retaillé, recoloré, ombré, texturé vous fait saliver… et c’est fait pour !

Une idée de la différence entre le packaging et la réalité ? Le marketing et son bras armé, Photoshop !

Le projet allemand Pundo3000.com s’est sérieusement penché sur le phénomène du marketing propre au packaging. Le constat est effrayant ! Regardez cette vidéo : voilà ce que nous vivons au quotidien !

L’INFORMATION. Le logiciel « Tungstène » est testé par l’Agence France Presse (AFP). C’est logique. Spontanément, quand on évoque le trucage d’une photo, on pense à l’actualité. Il est très facile aujourd’hui, de transformer la réalité ou de servir un discours avec une photo tant les outils de trucages sont puissants. Certes, les politiques n’ont pas attendu Photoshop pour truquer des photos destinées à leur propagande. Mais aujourd’hui, c’est tellement facile, tellement rapide qu’on peut imaginer que plus une seule photo d’information ne soit diffusée avant de passer entre les mains d’un infographiste. L’agence France Presse, qui commercialise des milliers de photos veut-elle pouvoir s’assurer de la véracité des clichés qu’on lui confie ? Ca n’empêchera pas un journal de truquer une photo livrée par l’AFP. On se souvient de « l’affaire » des bourrelets effacés de Nicolas Sarkozy. Mais il y eu aussi l’affaire de son garde du corps et celle de la bague de Rachida Dati…

Le bourrelet de Sarkozy avant Photoshop. Paris Match décide d’estomper le « défaut ».


Pour ne pas alimenter la polémique, Le Figaro efface une bague à 15 000€ du doigt de Rachida Dati.

Auto-censure ? Propagande ? Manipulation ? Mensonge ? Communication ? Politique spectacle ? Notre Démocratie est-elle en train de récupérer les démons de Mao en son temps ou de Kim Jong Il aujourd’hui ? (Vous trouvez que j’exagère ?) Je me contenterai de conclure ce billet en encourageant simplement chacun de nous à user plus que jamais de cette arme très puissante et dont chacun dispose : l’esprit critique.

Si le sujet vous intéresse, lire aussi :

N’importe qui peut faire croire n’importe quoi

Les mannequins, privées de Photoshop ?

Jessica Alba, retouchée par Mario Testino

Un logiciel pour détecter les photos retouchées

Shazam a reconnu 1 milliard de chansons !

Une fois n’est pas coutume. Je vais vous parler d’une application. Son nom : Shazam. Sa fonction : reconnaitre en 30 secondes le titre d’une chanson en la lui faisant écouter à travers un micro. Point fort : disponible sur les smartphones (iPhone, Blackberry, Windows Phone,…), elle fonctionne n’importe où : dans la rue, en boîte, au restaurant,… à partir du moment où vous avez accès au réseau (Edge, 3G, Wifi). Ca marche presqu’à tous les coups. Vous entendez une musique qui vous plaît mais dont vous ignorez le titre : dégainez votre téléphone, lancez Shazam, dirigez le micro du téléphone vers la source et 30 secondes plus tard, le titre, l’interprète et la jaquette s’affichent.

C’est efficace, ludique, un brin magique et… lucratif pour l’éditeur. Car en plus des infos citées, apparaît un lien vers iTunes (la plateforme musicale d’Apple) qui permet d’acheter la musique en question directement depuis le téléphone ! Shazam étant alors commissionnée par Apple. Shazam est désormais disponible sous forme de 2 applications, l’une gratuite qui permet de « taguer » (terme utilisé pour donner un nom à un air capté) un nombre limité de chansons (5 tags par mois), l’autre, payante (3,99€ quand même !) est plus rapide et autorise un nombre illimité de tags.  La version gratuite vous inflige un bandeau publicitaire ce qui n’est pas le cas de la version payante.

Bref, Shazam fête ses 8 ans, annonce la milliardième chanson taguée (Gettin’Over de David Guetta) et compte désormais 75 millions d’utilisateurs dans le monde.

prochaine étape : La reconnaissance de musique dans les publicités TV. Un domaine dont les utilisateurs sont apparemment friands.

Source

Version payante de Shazam

Version gratuite de Shazam

iPhone : pour une nouvelle expérience du Home cinéma

Alors que l’industrie du DVD et du Blu-Ray souffrent d’une baisse chronique de ses ventes, l’iPhone offre une nouvelle façon de consommer de la vidéo. Une nouvelle voie qui colle pas mal aux nouveaux usages.

Le fabuleux destin d’Amélie Poulin qui sort actuellement en Blu-Ray (DVD haute définition qui exige un lecteur compatible) autorise 2 fonctions susceptibles d’intéresser tout consommateur de cinéma chez soi :

– L’iPod Touch ou l’iPhone sont capables de servir de télécommande lors du visionnage du film. Plusieurs conditions à cela : télécharger gratuitement l’application « Remote Haxey » sur l’AppStore d’Apple, utiliser la Playstation 3 comme lecteur (c’est la partie la plus contraignante) et passer par une connexion Wifi. Cette fonction n’est peut-être pas la plus intéressante mais elle confirme une tendance de fond; un appareil comme l’iPhone ou l’iPod touch atteint un tel degré de personnalisation, qu’il est capable de remplacer n’importe quel appareil dédié : téléphone, console de jeux, agenda, GPS, TV, Radio,…

– Mais voilà le plus croustillant : Remote Haxey autorise le téléchargement du film sur l’iPhone ou l’iPod Touch sans surcoût !! Là aussi le Wifi est de la partie. La grosse cerise sur le gâteau : d’après 20minutes.fr, ce téléchargement n’est pas limité et un copain qui viendrait chez vous peut très bien lui aussi télécharger le film sur son iPod !

Cette seconde fonction va à mon avis dans le bon sens : il y a une vraie valeur ajoutée dans l’achat du film. On est loin de la scandaleuse stratégie de l’UMD qui consistait à vendre fort cher au consommateur nomade une version de mauvaise qualité allégée d’un film qu’il était susceptible de déjà avoir en DVD… L’iPod Touch, comme d’autres smartphones et supports nomades devraient depuis longtemps pouvoir accueillir légalement une version légère des films qui composent nos dvdthèques ! Jusqu’à maintenant, la seule façon d’emporter sur soi un film qu’on a acheté, c’est de copier illégalement le dvd (encore faut-il savoir le faire) ou bien de le télécharger sur une plate-forme illégale.

Remote Haxey est dans ce sens une excellente nouvelle.  Les plus gros défauts restent la liste très courte des matériels compatibles : PS3, iPod Touch et iPhone. Et celle pas beaucoup plus longue des films éligibles : Les tontons flingueurs, Underworld 2 et 3, Iron Man et OSS 117 : Rio ne répond plus.

A suivre donc…

d’autres infos à la Source (2 min de lecture)

Des étudiants traquent le monde entier

Impressionnant ou… effrayant ? Que penser de cette application développée par des étudiants du Georgia Institute of Technology et qui exploite les images de systémes de vidéos surveillance pour afficher en temps réel toute forme d’activité humaine sur… Google Earth !!

Le résultat, vraiment bluffant, pourrait rendre de grands services en temps réel : visualisation du trafic, de l’état du ciel, sécurisation d’espaces publics, etc. Le logiciel étant capable de calculer ce qu’il se passe dans les zones non surveillées en croisant les données de caméras distantes, on peut imaginer qu’avec un nombre critique de prises de vue, on pourrait avoir sur Google Earth une idée assez précise de l’activité humaine à la surface de la planète…

Si les données recueillies dans la démo ci-dessous sont anonymes, on peut cependant s’interroger sur les débouchés d’un tel système si chaque individu était reconnaissable grâce au port d’une puce RFID ou autre… Comme le rappelle Gizmodo : « Vous désignez une voiture sur l’écran, et s’il y a suffisamment de caméras sur son parcours, la technologie pourrait vous permettre de suivre le véhicule où qu’il aille. »

La vidéo présentée est en anglais mais les images parlent d’elles-même !

Source

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