Google TV, Apple TV, YouTube, Netflix, Hulu, Boxee,… La télé va prendre une claque !

Sacrée télévision ! A près de 85 ans, la boîte magique  n’a jamais été autant vendue ni regardée. Pourtant, son avenir risque de s’assombrir sous les assauts toujours plus nourris des géants de l’internet. Google, YouTube, Apple, Amazon, Netflix, Hulu, Facebook et bien d’autres ne mettront pas longtemps à déstabiliser un écosystème cathodique en mal d’innovation. Et oui, malgré d’apparentes "révolutions" sur la forme (la couleur, le câble, le satellite, le DVD, l’écran plat toujours plus mince, le blu-ray puis maintenant la 3D) et sur le fond (TNT gratuite, télé-réalité, séries, programmes courts, raccourcissement de la chronologie des médias, placement de produits,…) la télévision n’évolue que très lentement alors que les industriels des réseaux, spécialistes du hard (fournisseurs d’accès à internet , fabricants de matériel informatique, fournisseurs de téléphones mobiles,…) ou bien du soft (vidéo en ligne, éditeurs de réseaux sociaux, développeurs d’applications mobiles, créateurs de jeux vidéos,…), innovent sans relâche en quête d’une audience toujours plus réceptive.

LA TELEVISION EST CONNECTEE. OUI…MAIS NON.

Le connecteur RJ45 dédié au câble éponyme se fait désormais une place de choix à l’arrière de l’écran plat. Ce câble relie la télévision à… internet ! La quasi-totalité des écrans (un peu haut de gamme) du marché propose désormais cette "fonction" : internet sur la télé. Attention cependant. La TV dite connectée a un fâcheux penchant pour le mensonge. Et oui, l’internet de Samsung, LG et consort n’est qu’un nano-échantillon d’internet. La connexion d’une télévision donne accès à certains services au nombre desquels on retrouve généralement, la météo de Yahoo!, les vidéos de YouTube, des bandes-annonces, des infos sportives, les pages jaunes… et pas beaucoup plus… Plutôt décevant même si cette même connexion autorise aussi l’accès à des contenus plus proches : ceux qui sont stockés sur le PC de la maison (photos, vidéo, musique,…). Et puis il faudra qu’on m’explique l’intérêt des pages jaunes sur la télévision… l’intérêt des horaires SNCF ou encore la qualité déplorable de la majorité des vidéos YouTube… sur un écran Full HD ! Je pense que la quasi-totalité des contenus et services proposés aujourd’hui sur les écrans connectés ont un vrai rôle à jouer sur une tablette de type iPad ou bien sur l’écran d’un smartphone mais pas grand chose à faire sur l’écran du salon… Enfin, ajoutons que chaque constructeur met en place des partenariats exclusifs avec les services Web en question. Résultat, l’offre part dans tous les sens, on n’y comprend plus rien et cela ferme d’autant les portes à un accès le plus large possible vers internet. Je crois qu’on peut dire sans risque que les ingrédients nécessaires à l’échec des TV ainsi "connectées" sont biens réunis… même si certains acteurs du secteur semblent explorer des pistes intéressantes : Orange et LG se sont par exemple entendus sur un portails d’"applications"réunissant plusieurs thèmes qui plairont certainement.

Mais quel que soit le projet, le Web des TV connectées reste résolument fermé. On est loin des promesses marketing tenues par les ténors du marché. Si la promesse n’est pas tenue niveau contenus, il faut également noter que les débits exigés par la vidéo (YouTube HD, Dailymotion HD, Skype,…) sont assez élevés et que brancher un écran plat à un modem délivrant un débit inférieur à 10Mb/s revient à alimenter 2 millions de pixels en saccades et coupures en tout genre… et c’est pire en Wifi !

Pourtant, la TV connectée de qualité existe déjà depuis quelques années en France. Elle est alimentée par les Box fournies par nos "chers" fournisseurs d’accès. Free, Orange, SFR, Bouygues, Darty,… Toutes les Box internet proposent aujourd’hui des services connectés de bonne qualité technique. Vidéo à la demande et télévision de rattrapage (replay ou catch up TV) y ont une place de choix. Les contenus y sont certes assez limités mais ils collent aux nouveaux usages. Les Box sont pourtant tout aussi fermées que les Télévision décrites plus haut. La navigation ouverte sur le Net en est exclue !

Tout ça évolue cependant. Samsung propose désormais une gamme d’écrans plats résolument ouverte sur le Net : Navigateur internet, fonction "social TV" avec Facebook, Twitter, Skype et Google Talk, un écosystème d’applications qui doit se développer (façon App Store d’Apple) et un moteur de recherche unifié (moteur de recherche qui permet d’effectuer une recherche de fichier – vidéo, musical ou tout autre – sur le Net, les services de VoD, des disques durs en réseau,… d’un seul clic, les résultats étant organisés  par type de source sur une unique page ). Les fonctions sociales étant affichées en parallèle du programme TV regardé, Samsung joue la carte des nouveaux usages : les jeunes téléspectateurs surfent de plus en plus en regardant la télévision. Un phénomène que j’aborderai un peu plus tard dans le billet. Soit dit en passant, l’interface et fonctions du téléviseur Samsung rappellent furieusement les caractéristiques du Google TV, service que j’aborde également un peu plus bas.

Petite démonstration vidéo très explicite du Samsung D7000/D8000 par Clubic.com

UNE TELEVISION VRAIMENT CONNECTEE, CA DONNERAIT QUOI ?

Une télévision vraiment connectée à internet c’est à dire ouverte sur tout le Web avec un débit suffisant, voilà ce qui risque de faire vaciller la grande famille télévisuelle. Tout comme les Majors de la musique et celles du cinéma, les chaînes de télévisions risquent de prendre une grande claque si elles n’anticipent pas la vague qui se dirige droit sur elles.

Imaginons un écran plat connecté de façon optimale : interface proche de ce qu’on voit dans la vidéo ci-dessus et un débit internet de bon niveau (Plus de 15Mb/s) comme celui qui est offert par les Box ADSL (autour de 20Mb/s), le câble ou encore la Fibre optique (100Mb/s théoriques). Tous se jouera alors sur des contenus et services (sociaux ou pas) proposés dans une interface web ou une application dédiée. Et le secteur des contenus et services est aujourd’hui boosté par des géants trop heureux de déferler dans nos salons. Les moins connus du grand public français s’appellent Hulu, Netflix ou Amazon. Ces 3 acteurs majeurs de l’internet américain proposent des services de VoD (vidéo à la demande / location ou achat de films) très performants. Netflix compte 20 millions d’abonnés et vient de rafler les droit exclusifs de la série House of cards au nez et à la barbe de…HBO ! Imaginez un instant que  Netflix négocie les droits des Experts pour… l’Europe ! TF1 n’aurait plus qu’à remettre Viiip à l’antenne…

Hulu, plateforme de vidéos  financée par la publicité, a été lancée par NBC Universal et News Corp. On y trouve les séries, films et émissions de ces groupes. Amazon, plus connu pour ses activités de commerce en ligne (livre, musique,…), se lance désormais aussi dans la Vidéo à la demande. Gageons que ces 3 acteurs seront présents dans l’interface de télévision comme le D7000 présenté ci-dessus via des applications dédiées. La France découvrira alors qu’il n’y a pas que canal + pour regarder légalement 24H…

D’autres noms, bien moins exotiques dans l’esprit des internautes français, sont eux aussi bien décidés à faire oublier les M6 et autres BFM TV… Google, YouTube (propriété de Google), Facebook et Apple semblent fomenter de diaboliques plans à leur échelle… celle de la planète. Google propose depuis quelques mois sa Google TV. Un boîtier qui vient se brancher à la télévision mettant celle-ci en connexion avec internet : recherche sur le Web, Facebook, Twitter, applications à choisir sur l’Androïd Market, navigation en parallèle de la télévision, enregistrement de programmes,… et biensûr accès à YouTube. Cette plateforme va d’ailleurs subir de sérieux changements de forme dans les mois à venir. Google est clair : YouTube doit devenir un vrai concurrent de la télévision et proposer une interface plus claire, plus thématisée (sport, information, cinéma,…) capable de retenir l’internaute au-delà des 15 minutes que celui-ci à l’habitude de passer chaque jour sur la plate-forme de partage vidéo. Pour cela, le géant de Mountain View viendrait de mettre sur la table 100 millions de dollars ! Une somme dédiée à la création de contenus exclusifs… Une brindille dans le budget de Google mais quelle chaîne serait capable de dépenser autant pour un service qui n’existe nulle part ailleurs ?

Certes, Google TV a connu quelques bogues et le boîtier fabriqué par Logitech (de son petit nom Revue – photo ci-contre) n’a pas traversé l’Atlantique… pas encore. Quant à l’intégration du Google TV dans un écran plat, c’est aussi sur les rails. C’est juste une question de mois… Pour les early adopter, un boîtier "concurrent" existe lui. Proposé à 229€ par Boxee, il permet peu ou prou les mêmes activités que le Google TV. Encore une fois, c’est certainement au niveau des applications disponibles qu’une bonne part de la guerre va se jouer. Google et son Androïd Market ayant une sérieuse avance dans le domaine. On compte aussi sur Google pour affûter plus encore son modèle publicitaire déjà révolutionnaire (générer des gros revenus grâce à des dizaines de milliers d’annonceurs en lieu et place des gros annonceurs historiques) : Sur YouTube, la firme de Moutain View expérimente True View, un système qui laisse le choix à l’internaute de regarder ou pas la pub avant la diffusion du programme ! Déjà en place pour certains abonnés Premium de YouTube aux Etats-Unis, les retours sont positifs : 35 à 55% des utilisateurs regardent la publicité en entier… Boxee ou Google TV, si ces solutions vous tentent, il faut garder à l’esprit que les plate-formes légales de vidéos qui leur sont associées peuvent être inaccessibles depuis la France pour des questions de droits.

Apple, de son côté, propose un service ultra-performant dans le domaine de la musique mais bien moins pertinent en terme de vidéos : iTunes. On peut y télécharger des films, des séries ou des shows TV mais le catalogue est encore très réduit et tourné vers les Etats-Unis. L’Apple TV, boîtier qui se branche à l’écran du salon, donne accès à ces contenus ainsi qu’à ceux qui sont stockés sur l’ordinateur de la maison. Le problème c’est que les formats acceptés sont restreints à l’ecosystème Apple. Pourtant, de sérieuses rumeurs laissent penser que tout ça va changer. iTunes doit faire l’objet d’une grande annonce dans les jours qui viennent. On parle d’un iTunes dans les nuages à savoir un service qui permet d’avoir accès à ses contenus "culturels" (musique, films, shows,…) depuis n’importe quel appareils pourvu qu’il soit connecté au Net.

A ces sérieuses rumeurs viennent s’ajouter des indices prouvant l’intention d’Apple de lancer bientôt une TV connectée ! Si le projet est évoqué depuis plusieurs années chez les Mac Addict, l’investissement récent de 3,9 milliards de dollars dans un domaine qui reste secret propulse Apple au rang de fabricant potentiel d’écrans plats. Si le sujet vous intéresse, jetez un oeil sur l’un des derniers podcast de On Refait Le Mac (vidéo ci-dessous). Alors, un iPad de 42 pouces accroché au mur du salon, ça vous dit ?

Si certains se demandent quel appareil doit concentrer les éléments de la TV en ligne (l’écran plat, le lecteur blu-ray, la Box internet ou un boîtier supplémentaire ?), d’autres risquent de donner leur vision des choses et quelle vision ! Imaginez une TV Apple avec Safari (navigateur), Google (moteur de recherche), et les 300 000 applications déjà disponibles sur l’App Store (65 000 pour l’iPad)… le tout pilotable par un iPhone, un iPod Touch ou un iPad !

Enfin, Facebook, le réseau social aux 650 millions de membres ne se contentera pas de devenir la page d’accueil de tout internaute lançant son navigateur. Facebook vient de s’ouvrir les portes de la VoD (Vidéo à la demande) certes modestement dans un premier temps, mais le signal est fort…

La question qui tue c’est : des géants comme Apple, Google, Amazon ou Microsoft peuvent-ils faire vaciller la télé connectée balbutiante déjà proposée par nos "champions" français ? Car nous avons déjà accès à un embryon de TV connectée en France. Un embryon mis en oeuvre par des fournisseurs d’accès à internet (FAI) plutôt performants dans le domaine. Toutes les Box dites "Triple Play" donnent accès à la vidéo à la demande : location ou achat de films, TV de rattrapage, diffusion de contenus (photos, vidéos, musique) stockés sur le PC de la maison,… La TV connectée française est certes pleine de défauts (pauvreté du catalogue de films, tarifs élevés, ergonomie indigente,…) mais possède un atout majeur : elle est présente au sein de millions de foyers ! 71% des français sont connectés au Web, 93% des connexions se font par l’ADSL et le débit moyen sur notre territoire est de 17,62Mb/s. De bons ingrédients qui devraient encourager les acteurs de la TV connectée (FAI, Majors du cinéma, chaînes de TV,…) à accélérer le mouvement. Oui parce que si Google met 100 millions de dollars dans l’amélioration de YouTube, demain le géant peut investir 200, 300, 500 millions et même bien plus ! Des enveloppes hors de portée des TF1, France Télévision,… et complexes à élaborer pour Free, Orange ou SFR. Apple par exemple, vient d’investir 3,9 milliards de dollars dans un domaine secret et c’est justement, selon certains analystes et autres commentateurs, dans celui de la télévision ! Qui, en Europe, peut provisionner autant de cash ?

QUE VONT DEVENIR TF1, FRANCE 2 ou CANAL + ?

Pas de panique dans l’immédiat. La télévision reste championne de la fréquentation. Les français n’ont jamais autant regardé la télévision. 3h32 par jour et par personne… un nouveau record. Une étude Deloitte révèle même que nos concitoyens préfèrent la télévision à internet : 67% contre 55%. Voilà un autre atout de  l’industrie télévisuelle française. Le problème c’est que les jeunes téléspectateurs sont de plus en plus multi-tâches et qu’en regardant la télévision le Digital native surfe aussi sur le Web (33% des français surfent sur le Net en regardant leur programme… 46% chez les 22-27 ans !). Et le phénomène s’amplifie avec les réseaux sociaux. Comme le rappelle un article des Ecrans.fr : "sur le site de microblogging, 80 % des messages seraient générés par la diffusion d’une émission à la télé ". Et je veux bien y croire. J’ai testé le phénomène en France avec l’émission Top Chef. Durant la diffusion, les avis, critiques, commentaires, blagues, pour la plupart très bien inspirée, ont afflué sur ma page Twitter. Les directeurs de chaînes peuvent trembler : les internautes s’expriment en direct et on sait à quel point l’influence des "amis" est importante sur les réseaux sociaux… Pour mon expérience, j’étais dans mon salon, devant ma télévision, mon iPhone posé sur le canapé. Mais quel sera l’incidence d’une telle pratique lorsque chacun pourra avoir les 2 infos (le programme et les fil des commentaires) sur l’écran du salon ? Une petite vidéo permet de voir la chose avec la nouvelle gamme de TV Samsung présentée dans la vidéo un peu plus haut. Les chaînes de TV doivent-elles se réjouir d’un tel mouvement ? M6 doit-elle accepter que ses animateurs et ses émissions soient critiqués voire condamnés par des milliers de "téléspectanautes" mécontents (les mécontents et les moqueurs s’expriment plus que les autres non ?) en temps réel sur Facebook et autre twitter ? La question ne se pose en réalité même plus ! Les chaînes doivent faire avec et imaginer comment exploiter les informations qui en ressortent. La télévision doit désormais adopter certaines des plus grandes valeurs de l’internet – la connexion, la socialisation, le partage, la recommandation, la transparence, l’ouverture… – et perdre une partie du contrôle ! Le contrôle des droits de diffusion, le contrôle du chiffre d’affaires publicitaire, le contrôle de l’image de marque, du marketing,…

Les chaînes de TV peuvent aussi tenter de rentrer dans la danse menée par leur nouveaux concurrents. Tf1 semble ainsi bien décidée à proposer un service de VoD (vidéo à la demande) autour de contenus purement TV (séries, show télé,…) et cinéma. En outre, il paraît aujourd’hui évident que chaque chaîne doit avoir une stratégie numérique organisée autour d’appareils mobiles (smartphones, tablettes,…) de plus en plus incontournables dans la relation avec les téléspectateurs. Proposer des programmes étudiés pour une diffusion transmédias (TV, Smartphone, Tablette,…) avec toute l’interactivité que cela suppose paraît également pertinent. Dans le domaine, le laboratoire Syzygy a imaginé un écosystème télévisuel (Goab TV) assez intéressant :

Pour plus d’infos, lisez ces quelques articles :

La télé dans les filets du Net

La télé connectée est un vrai bouleversement culturel

Comment les chaînes se rapprochent des internautes

YouTube va investir 100 millions de dollars dans la création de contenus

Caractéristiques du Samsung D7000 / D8000

L’iPad encouragerait le piratage des livres numériques

Hier, j’écrivais quelques lignes autour des espoirs qui se cristallisent autour de l’iPad, la tablette d’Apple. Je me demandais notamment si les éditeurs allaient mettre à profits les enseignements directement tirés des mauvais choix de la filière musicale (prix trop élévé, favorisation de la distribution physique, lutte contre les nouveaux usages,…). Et bien non ! Concernant les tarifs des eBooks, on assiste même à une hausse des prix. Depuis la sortie de l’iPad, Amazon par exemple a cédé sous la pression des éditeurs (MacMillan pour l’instant mais les autres suivront) et a augmenté ses tarifs. Résultat, chez Apple comme chez Amazon, on peut trouver des livres numériques récents  à 13$ et même plus ! C’est la guerre des contenus et Apple a fait monter les enchères pour attirer les grands éditeurs.

Dans un premier temps, les grands perdants… c’est NOUS !! A 14$ (on parie sur 14€ en France ?), un eBook est plus cher qu’un livre de poche ! Pour rappel, un livre numérique n’exige aucun coût de fabrication, impression, stockage ou transport… (coûts de stockage et transport quasi-nuls).

Mais les plus gros perdants risquent bien d’être du côté des éditeurs. Le site Torrent Freak a en effet constaté que depuis le lancement de l’iPad aux Etats-Unis début avril, le volume d’ouvrages présent sur les réseaux P2P a tout simplement explosé ! Le téléchargement illégal d’un livre comme "How we decide" a par exemple augmenté de 140% ! Le choix d’un prix bas pour de plus gros volumes de vente n’a pas été retenu par la filière du livre. C’est dommage car le secteur est en train de prendre le même chemin que celui des Majors du disque.

La méthodologie de Torrent Freaks est intéressante. Le site a voulu s’intéresser aux 10 livres les plus vendus sur Amazon. Mais ceux-là sont absents des réseaux BitTorrent habituels. Cela ne veut pas dire que ces ouvrages ne sont pas présents sur d’autres réseaux pirates. Mais on peut en conclure que le piratage de livres numériques  n’est pas encore aussi répandu que celui qui touche la musique et le cinéma.

Torrent Freak a donc mesuré les échanges concernant 6 best-sellers de la catégorie Business (Amazon) qui sont eux, bien présents sur les réseaux P2P. les mesures ont été relevées durant 6 jours précédant le lancement de l’iPad et les jours suivant celui-ci. Voici le résultat titre par titre, sous forme graphique : Selon le titre concerné, 21 à 140% d’augmentation des téléchargements illégaux ont été constatés.

Qu’est-ce qui entraînerait cette hausse soudaine ? Le tarif trop élevé des eBooks ? la peur des DRM, ces verrous électroniques qui empêchent tout partage de fichier d’un appareil à l’autre ?  Les DRM d’Apple semblent être de la partie comme ils l’ont été des années durant dans le domaine musical. Mais l’iPad accepte parfaitement les eBook qui ne viendraient pas de son store associé (iBook Store) à partir du moment où ils sont au format ePub. Un format ouvert et répandu dans le domaine. Il est par exemple possible de lire sur un ipad un eBook acheté sur une autre plateforme ou converti depuis un autre format (avec le logiciel gratuit Calibre par exemple) à partir du moment où le fichier final est au format ePub non-protégé (sans DRM limitant le fichier à un appareil concurrent en particulier).

Cette ouverture d’Apple, même si elle n’est pas nouvelle (l’iPod a toujours accepté les MP3 sans DRM qu’on pouvait facilement obtenir à partir de CD), est intéressante car elle permet de télécharger légalement des milliers de livres gratuits. Les grands auteurs du domaine public sont accessibles sur des sites comme ebooksgratuits.com. Un site qui héberge aussi des livres récents. Le Projet Gutenberg héberge également des milliers de titres gratuits et légaux (attention, les droits peuvent être différents selon le pays duquel on télécharge) qu’on peut downloader en quelques secondes. Autre piste et non des moindres : livrespourtous.com. Un espace permettant de télécharger gratuitement livres, BD, dictionnaires, etc.

Je serai certainement amené a traiter ce sujet (les contenus gratuits) en profondeur une fois l’iPad disponible sur notre territoire.

Source

Shazam a reconnu 1 milliard de chansons !

Une fois n’est pas coutume. Je vais vous parler d’une application. Son nom : Shazam. Sa fonction : reconnaitre en 30 secondes le titre d’une chanson en la lui faisant écouter à travers un micro. Point fort : disponible sur les smartphones (iPhone, Blackberry, Windows Phone,…), elle fonctionne n’importe où : dans la rue, en boîte, au restaurant,… à partir du moment où vous avez accès au réseau (Edge, 3G, Wifi). Ca marche presqu’à tous les coups. Vous entendez une musique qui vous plaît mais dont vous ignorez le titre : dégainez votre téléphone, lancez Shazam, dirigez le micro du téléphone vers la source et 30 secondes plus tard, le titre, l’interprète et la jaquette s’affichent.

C’est efficace, ludique, un brin magique et… lucratif pour l’éditeur. Car en plus des infos citées, apparaît un lien vers iTunes (la plateforme musicale d’Apple) qui permet d’acheter la musique en question directement depuis le téléphone ! Shazam étant alors commissionnée par Apple. Shazam est désormais disponible sous forme de 2 applications, l’une gratuite qui permet de "taguer" (terme utilisé pour donner un nom à un air capté) un nombre limité de chansons (5 tags par mois), l’autre, payante (3,99€ quand même !) est plus rapide et autorise un nombre illimité de tags.  La version gratuite vous inflige un bandeau publicitaire ce qui n’est pas le cas de la version payante.

Bref, Shazam fête ses 8 ans, annonce la milliardième chanson taguée (Gettin’Over de David Guetta) et compte désormais 75 millions d’utilisateurs dans le monde.

prochaine étape : La reconnaissance de musique dans les publicités TV. Un domaine dont les utilisateurs sont apparemment friands.

Source

Version payante de Shazam

Version gratuite de Shazam

iPad : on parle déjà de la fin du papier

Alors que LeMonde.fr propose un long article sur les espoirs qui se cristallisent autour de l’arrivée de l’iPad en France, au Canada, la société Power Corporation, éditeur de plusieurs titres de presse (papier et internet) a évoqué la disparition "peut-être lointaine" de la version papier de certains d’entre eux.

L’avenir de la tablette d’Apple n’est pas encore parfaitement défini : e-book, e-BD,e-magazine ou TV portable dédiée à la Vod (Vidéo à la demande), outil de navigation ou PC d’appoint, cartable numérique ou console de jeux ? Tout ça à la fois ? Difficile à dire même si on peut déjà avancer que dans cette 1ère version, la tablette d’Apple semble être un appareil de consommation plus que de création.

Les contenus et applications qui viendront enrichir et personnaliser l’expérience de l’iPad seront déterminantes. Pourtant, comme je le rappelais dans ce billet, certains secteurs, à l’avenir incertain, attendent beaucoup (trop ?) de la tablette made in Cupertino : "c’est notre bouée de sauvetage" assurait Frantz-Olivier Giesbert (Directeur du Point) devant ses pairs en mars dernier.

La presse (quotidienne, magazine, généraliste ou spécialisée) se verrait bien rebondir grâce à l’iPad (et ses concurrents qui seront bien une quinzaine) mais le pari est loin d’être gagné. Car si la tablette connaît déjà un grand succès (1 millions de ventes en moins d’un mois aux Etats-Unis), son ergonomie, sa puissance et l’usage qui en découlent réclament des contenus innovants tant sur la forme que sur le fond. Et si Le Monde.fr rappelle que "la division numérique du New York Times compte environ 150 ingénieurs et techniciens", c’est pour préciser que la presse française ne finance, elle, aucun service de R&D (recherche et développement) dans ce domaine !

Il va pourtant bien falloir que les éditeurs proposent des contenus innovants, bien différents de ce qui se fait dans le monde physique. Se contenter de convertir un magazine en PDF pour en tourner les pages sur un iPad risque de tourner à la catastrophe industrielle… Il va falloir réunir des qualités ludiques, magiques,… révolutionnaires… Surtout que ces mêmes contenus auront aussi l’opportunité de justifier des abonnements payants. Et là aussi, il va falloir jouer serré. Même si les éditeurs jouent le jeu de l’innovation (nouveaux contenus, nouvelle ergonomie, nouvelle expérience du lecteur,…), le prix sera déterminant. Si des offres groupées (abonnement papier + Web + iPad ou Web + iPad ou papier + iPad,…) et originales voire expérimentales ne viennent pas casser un schéma vieux de 100 ans (kiosque ou abonnement) et des grilles de tarifs qui n’ont plus rien à voir avec les réalités contemporaines (le web a imposé la gratuité partielle ou totale, les offres freemium,…) alors, je ne donne pas cher des titres les moins engagés dans l’ère numérique… Pourtant, en même temps, si ces tarifs sont des usines à gaz, ça ne marchera pas non plus !

L’arrivée de l’iPad va-elle faire disparaître le papier ? A terme oui. L’éditeur GESCA (éditeur canadien de journaux, magazines et livres) vient d’y faire allusion sans tabou. Le tout est de savoir à quel horizon. Dans les nouvelles technos, ce genre de question est récurrente : Faut-il changer radicalement de modèle pour coller rapidement aux nouveaux usages et risquer de tout perdre ou vaut-il mieux financer plusieurs types de distributions au risque cette fois que le second modèle cannibalise le 1er ? Le secteur de la musique a eu à faire ce choix, le secteur du cinéma doit également le faire, celui de l’édition (livres, journaux, magazines) est en pleine réflexion et expérimentation. Tout le commerce physique expérimente aujourd’hui la distribution physique et numérique : de la chaussure au voyage, des services bancaires à l’alimentation.

Quel que soit le domaine, l’essentiel est évidemment de ne pas négliger voire dénigrer un modèle dont l’émergence est évidente. L’industrie musicale a expérimenté la chose : Les Majors ont, pendant des années, refusé catégoriquement l’existence du MP3 ! Ces mêmes Majors ont ensuite freiné des quatre fers le développement des plate-formes numériques (iTunes, Virgin, Fnac.fr,…). L’industrie cinématographique a de son côté favorisé la vente de DVD au détriment d’une Vod (Vidéo à la demande), toujours anémique malgré les efforts de certains distributeurs (CanaPlay, TF1 Vidéo, Free,…) pour être présents au plus près des consommateurs : sous la TV (Box ADSL,…) et bientôt dans la TV elle-même…

Les éditeurs ont beaucoup appris des ces expériences. Alors vont-ils éviter les écueils de la révolution numériques ? Vont-ils l’accepter et se donner les moyens de coller aux nouveaux usages ? L’industrie musicale a tenté de lutter contre la mutation de son secteur (Mp3, achat de morceaux à l’unité, le partage, l’explosion du Live,…), idem pour la vente par correspondance (La Redoute, Les 3 Suisses,…) et d’autres. Les éditeurs vont devoir faire mieux. Si les éditeurs n’en ont pas les moyens financiers, il va leur falloir ruser. L’initiative du Figaro est d’ailleurs assez intéressante de ce point de vue. Le journal vient en effet de signer un partenariat avec… iTélé ! La tablette, comme un PC classique, permettant de consommer tout type de contenus (texte, vidéos, animations, sons), le partenariat permettra au Figaro.fr d’enrichir ses articles de séquences audiovisuelles. Un concept assez magique sur l’iPad.

Sources

L’iPad, planche de salut pour Gutenberg (LeMonde.fr / 8 min de lecture)

Cyberpresse pourrait devenir payant (Canoe.com / 1 min de lecture)

iPad : Les tarifs sont officiels

Avis à tous les Technophiles, Geeks et Fanboys : L’iPad, la tablette "designed in Cupertino", est sur le point d’arriver en France. Commercialisée depuis début avril aux Etats-Unis, l’iPad d’Apple a atteint des volumes de vente historiques : 1 millions d’appareils vendus en 28 jours ! L’iPhone, qui avait en son temps engendré le même genre de phénomène, avait mis plus de 70 jours pour atteindre ces sommets…

Apple a confirmé les tarifs français de sa tablette. Celle-ci arrivera sur notre sol le 28 mai. Les plus fébriles pourront pré-commander l’appareil sur le site d’Apple dès lundi 10 mai.

Voici les chiffres tant attendus :

iPad Wifi ………….. 16 Go : 499 €          32 Go : 599 €          64 Go : 699 €

iPad Wifi + 3G …… 16 Go : 599 €          32 Go : 699 €          64 Go : 799 €

L’iPad sera disponible dans les Apple Store du Louvre (Paris) et de Montpelliers, l’Apple Store en ligne, mais on pourra également l’acheter chez les revendeurs agréés (Apple Premium Reseller) et dans la grande distribution spécialisée : FNAC et Darty. Les opérateurs (Orange, SFR, Bouygues) ne devraient pas pouvoir distribuer la tablette…

Cela n’a pas empêché Orange et SFR d’annoncer leurs tarifs d’abonnements 3G dédiés à l’iPad (Bouygues serait toujours en négociations avec Apple). Ces forfaits permettront aux possesseurs de la tablette de surfer sur le Net de n’importe où à travers le réseau 3G de l’opérateur. Détail important : ces forfaits sont sans engagement de durée et peuvent donc être résiliés n’importe quand sans contre-partie financière ! Une petite révolution inaugurée aux Etats-Unis et qu’on n’était pas sûr de retrouver chez nous…

ORANGE propose 2 forfaits 3G :

- 10€ par mois pour 200 Mo de données avec accès illimité aux hot-spots Wifi d’Orange

- 39€ par mois pour 2 Go de données avec accès aux hot-spots Wifi d’Orange

15% de réduction sont proposés aux abonnés mobiles de l’opérateur. Il faut noter que comme pour les forfaits "internet mobile" commercialisés en général avec un smartphone, certaines pratiques sont interdites ou bloquées : l’échange de fichiers par le P2P, la voix sur IP et l’accès aux newsgroups. Un point qui pose à nouveau le problème de la neutralité du Net.

SFR propose 4 offres :

- 14,90€ par mois pour 250 Mo de données avec accès aux hot-spots Wifi

- 29,90€ par mois pour du faux illimité : à partir de 1 Go de données téléchargées (download + upload), le débit est réduit ! Comme sur un forfait mobile…

- 9,90€ pour 3 jours de surf avec une limite de 75 Mo de données par jour.

- 6 € pour 24 heures de surf limité à 75 Mo de données.

Pour en savoir plus lire aussi "L’iPad va-t-il révolutionner l’informatique personnelle ?"

Source tarifs SFR

Source tarifs Orange

Tarifs Orange

iPad : la presse française peaufine ses contenus

Il y a quelques jours, Apple annonçait la sortie imminente de sa tablette, l’iPad(début avril aux E-U, un mois plus tard en Europe). Ce nouvel appareil qui servira autant de navigateur internet que d’eBook reader notamment (lire ce billet pour plus de détails) est une formidable opportunité pour la presse. Celle-ci pourra enfin légitimer des contenus numériques payants en créant une version iPad (ou tablette) de ses titres quotidiens, mensuels,… régionaux ou nationaux. Un moyen aussi de "relancer" ses Marques aujourd’hui totalement noyées dans les contenus illimités de Google News et des autres agrégateurs d’information.

Une légitimation possible qu’à travers l’innovation. Si L’Equipe, Voici, GEO, Le Monde, Le Figaro, Libération et d’autres ont évoqué une version spécifique de leur titre pour l’iPad, il ne suffira cependant pas d’en offrir une simple adaptation des versions pdf ou internet ! Je suis convaincu que le pari peut être gagné à condition que les "journaux iPad" aient une personnalité qui colle aux nouveaux usages tant sur le fond que sur la forme. Les journaux vont devoir proposer des contenus innovants, alliant texte, animation, 3D, Photos 360°, pom, vidéo, son, etc. Et tout ça à travers une interface tactile qui induit de nouvelles logiques dans le rapport homme-machine.

Et du côté de l’innovation, autant j’ai été impressionné par la démonstration (vidéo ci-dessous) effectuée autour du New York Times lors de la keynote de présentation (y’avait un côté journal d’Harry Potter assez magique) autant je suis littéralement scotché par la démonstation récente du journal WIRED ! Ce titre américain, certes spécialisé dans les nouvelles technologies, est ce que j’ai vu de mieux en terme de "journal tactile". C’est clair : Wired veut changer le rapport que le lecteur entretient avec le journalisme ! La démo vidéo présentée ci-dessous réunit certainement tous les atouts de Wired sur iPad et il n’est pas certain de retrouver toutes ces fonctionnalités tant éditoriales que publicitaires lors de sa commercialisation dans moins d’un mois. Mais le ton est donné ! Tout ça ne fait que confirmer mon avis sur l’iPad et les tablettes en général.

La démonstration de Wired est en anglais mais souvent les images parlent d’elles-même…

La démo du NYT lors de la présentation de l’iPad aux journalistes (plus de démo dans ce billet)

D’autres informations à la Source (2 min de lecture)

MAJ 18 mars 2010 : Voici une belle initiative de contenus magazines entièrement habillés pour l’iPad. L’animation est ultra-léchée. C’est beau, ludique même si je préfère le potentiel de lecture non-linéaire de Wired pour iPad (voir plus haut). Comme le précise Mac4ever, le coût d’un tel habillage devrait dans un premier temps, rendre l’expérience assez rare dans la réalité. Regardez.

C’est bientôt Noël : grosse promotion sur la musique en ligne

Noël approche et le Net commence à frétiller (on en reparlera). Dans ce contexte, les magasins Auchan proposent une offre très alléchante autours des cartes prépayées iTunes. Ces cartes permettent de télécharger légalement de la musique sur la plateforme de téléchargement développé par Apple. concrètement : jusqu’au 17 novembre, une carte permettant de télécharger 25€ de musique est vendue 15€ chez Auchan ! Tous les magasins ne sont pas concernés mais le site LesPrixDuBonCoin.com propose une carte de France des Hypermarchés participant à la promotion.

Selon plusieurs témoignages (le site de Géant-Casino reste muet sur l’opération), une offre du même type permet chez GEANT d’acheter 3 cartes à 15€ pour le prix de 2 (un peu moins intéressant…)

De quoi booster la vente de musique en ligne car la carte pré-payée se révèle être un excellent cadeau pour les jeunes et moins jeunes : pas d’erreur sur l’artiste, le destinataire n’a plus qu’à se connecter au Net, il dispose de plusieurs mois pour utiliser son crédit,… Bref, une idée cadeau qui devrait cartonner cette année.

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Ouverture du 1er Apple Store On Street en France : c’est pour demain !

Ca faisait des années que les fans attendaient l’événement ! Alors que les Apple Store OnStreet ouvraient les uns après les autres dans le monde (c’est le 277ème), rien ne venait en France… Alors que notre pays est en Europe un vrai fer de lance pour la marque à la pomme. Mais l’attente est sur le point de se terminer avec l’ouverture demain du 1er Apple Store français.

Le lieu est pour le moins prestigieux : 2 niveaux répartis sur 750 m2 au coeur du Carrousel du Louvre ! De là à dire que l’entreprise de Steve Jobs rentre dans le plus prestigieux musée du monde, il n’y a qu’un pas… Une seconde boutique ouvrira dans quelques jours à Montpellier (Odysseum) et un 3ème espace ouvrira à Paris dans le quartier de l’Opéra.

On y retrouve tous les produits estampillés de la pomme, un espace dédié à l’iPhone et à son activation, des rayons réservés aux logiciels compatibles, des coachs, etc.

Alors que la vente sur internet fait partie de la stratégie de n’importe quel industriel aux ambitions internationales, Apple joue depuis 2001 la carte du magasin dédié à sa marque. Cette stratégie a beaucoup été critiquée par certains géants comme Dell (pour sa défense, il faut préciser que Dell s’est planté en tatant ce terrain dans les années 90) ou Microsoft qui se sont engagés sur des pistes radicalement différentes. Ces 2 mastodontes des nouvelles technologies ont pourtant peu à peu changé leur fusil d’épaule… Dell, qui ne vendait ses produits que via son site internet (vente directe), est maintenant présent chez les revendeurs physiques traditionnels (Surcouf, Carrefour,…). Aux Etats-Unis, Dell a également ouvert ses boutiques. Quant à Microsoft, le leader mondial du système d’exploitation, il compte bien carrément imiter la stratégie d’Apple en ouvrant lui aussi ses magasins. On retrouve cette même logique chez Sony (énorme showroom sur l’Avenue Georges V à Paris) et depuis toujours mais dans des proportions bien moindres chez Bang & Olufsen.

Et ça marche… En tout cas pour Apple qui génère désormais une bonne parts de son Chiffre d’affaire via ses "Apple Store On Street". Les emplacements étant minutieusement choisis, certains magasins Apple sont de véritables cash-machines. A New York par exemple où l’espace, modèle de design, est ouvert 24h/24, 7j/7, le magasin de la 5ème Avenue a généré a lui seul 1,3% des revenus d’Apple en 2008 ! Au cours du 3ème trimestre, les ventes dans les boutiques Apple dans le monde ont représenté presque 20%du Chiffre d’affaires réalisé par la Compagnie.  C’est clair : y’a pas que sur le Net qu’on peut faire des affaires !

Les revendeurs du circuit traditionnels doivent-ils avoir peur de ces ouvertures ? On retrouve à la Fnac, chez Surcouf des corners assez bien brandés qui révèlent un vrai partenariat avec Apple. Des boutiques spécialisées sont elles aussi dédiées à la marque à la pomme : les Apple Premium Reseller (APR). Ces APR sont indépendants du fabricant des iMac, iPod et iPhone et ils s’inquiètent de l’arrivée d’une telle artillerie marketing.

D’après Ron Johnson, responsable retail chez Apple, interrogé par Mac4Ever, l’ouverture d’un Apple Store On Street a "un effet d’entrainement ! Les gens viennent dans nos Apple Store et, souvent, vont effectuer leurs achats près de chez eux, dans un APR. Avec le retour d’expérience, je peux affirmer que les Apple Store augmente le volume d’affaires des APR. Il ne faut pas voir la chose à trop court terme pour s’en rendre compte mais nos partenaires seront contents de l’ouverture de nos boutiques en France."

Pour ceux que ça intéresse, Mac4Ever a publié une vidéo de la visite réservée aux journalistes.D’autres infos à la Source (3 min de lecture)

Navigation internet : le smartphone rattrappe le PC

Les smartphones, ces téléphones aux fonctions avancées (agenda, lecture de fichiers word, Excel, audio, vidéo, navigation internet, jeux vidéos,…), se vendent comme des petits pains : +135% au 1er semestre 2009 ! Un succès qui repose en grande partie sur leur capacité à surfer sur le Net. "certains opérateurs constateraient que 40 % de la consommation Internet mobile est réalisée depuis le domicile"… autrement dit : à proximité du PC ! Ultra-mobilité, écran large, navigateur internet performant, services musicaux efficaces, applications innovantes, ludiques et non moins utiles,… voilà les quelques qualités qui font l’efficience du smartphone qui exploite à fond l’omni-présence des moyens de connexion : Wifi et 3G.

Dans ce contexte, l’iPhone d’Apple fait figure de modèle; tant sur la forme que sur le fond. Le navigateur Safari est de très loin le meilleur des navigateurs qui m’ait été donné de tester. Le Blackberry, pourtant performant, est de ce point de vue très en dessous. L’iPhone a imposé l’écran tactile; et là encore n’est pas tactile qui veut ! Oui, il y a tactile et tactile… Samsung, LG et consort n’ont souvent de tactile que le nom… Le service musical de l’iPhone reprend les même recettes que celles des Mac : iTunes permet de télécharger depuis l’appareil. Associée à une application comme Shazam (reconnaissance d’une musique en pointant le téléphone vers la source sonore puis possibilité d’acheter le morceau sur iTunes) la plate forme de téléchargement d’Apple devient quasi-magique et ultra-ludique ! En parlant d’application, Apple a là encore quelques longueurs d’avance : 65 000 applications dans l’AppStore. Certes, il commence à être difficile de s’y retrouver mais plusieurs sites internet font le tri, mettant en avant les plus innovantes, les plus attendues ou les plus appréciées. Les autres acteurs s’y sont mis (Nokia, Androïd, Microsoft,…) mais le succès se fait attendre.

J’ai l’air de faire la promotion de l’iPhone mais ces éléments font que 83% des possesseurs  du smartphone à la Pomme surfent sur le Net avec leur appareil alors que ce taux n’atteint que 10% chez les autres ! Pour la consommation de musique, le constat est identique : les utilisateurs d’iphone téléchargent 5 fois plus que les autres (25 titres par mois). ce rapport est de 7 dans le domaine des jeux !!

D’autres infos à la Source (2 min de lecture)

La RATP adopte la réalité augmentée grâce à l’iPhone

2009, l’année de la réalité augmentée ? En 2009, j’ai parlé plusieurs fois de réalité augmentée . Que ce soit pour le commerce électronique ou le divertisssement, cette technique qui consiste à incruster de façon réaliste des objets virtuels dans une séquence d’images réelles va probablement envahir les smartphones de tous horizons. Les appareils mobiles équipés de l’OS de Google Androïd avaient déjà permis d’expérimenter quelques applications (localisation d’agences bancaires,…) mais en France… pas grand chose… La Ratp adopte donc cette nouvelle fonction pour le moins impressionnante. Le GPS et la boussole de l’iPhone permettent ainsi de retrouver les stations et les points d’intérets (restos, hébergement,…) les plus proches de vous rien qu’en filmant votre environnement !! Démo :

Le logiciel, disponible pour l’iPhone, est téléchargeable sur l’AppStore pour 0,79€. Petit bémol, l’application n’est compatible qu’avec l’iPhone 3GS… le dernier modèle en somme… Etant possesseur d’un modèle de 1ère génération, je n’ai pas pu tester tout ça alors si vous avez un avis sur l’application en question, n’hésitez pas à vous exprimer dans les commentaires. 2ème bémol : les points d’intérets (POI) ne s’affichent que si… vous achetez leur base de donnée ! 0,79€ pour les restos, 0,79€ pour les hôtels, etc. C’est pas la mer à boire mais c’est toujours plus agréable de le savoir avant…

Télécharger Métro Paris (0,79€)

Pour plus d’infos sur les applications existantes, lisez l’article de fred Cavazza.

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