Classement des entreprises américaines : Les « technologiques » sont là !

Après Forbes et son classement des hommes les plus riches de la planète, c’est le classement Fortune 500 qui est révélé ce jour. Le tableau ne réunit rien de moins que les 1 000 sociétés ayant le plus gros CA aux Etats-Unis. Et les entreprises spécialisées dans les technologies de l’Information (IT) sont bien présentes : AT&T est 8ème, Hewlett-Packard (HP) est 9ème, Verizon est 17ème, Dell est 33ème et Microsoft 35ème. Apple fait un bon de 32 places depuis l’année dernière pour se classer au 71ème rang.

Le classement 2009 « Fortune 1 000 »

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Les nouvelles technos séduisent toujours autant

Les américains raffolent des classements (les plus riches, les plus influents, les plus jeunes,…) et tous les domaines humains sont à un moment donné touchés par le phénomène. Quand il s’agit de classer les entreprises les plus admirées au monde, le haut du tableau semble désormais réserver une place de choix aux nouvelles technologies.

Le magazine Fortune qui publie le classement des entreprises les plus admirées, vient de révéler le classement 2010. Pas trop de surprises par rapport à l’année dernière :

1) Apple
2) Google
3) Berkshire Hathaway
4) Southwest Airlines
5) Procter & Gamble (Mr Propre, Head & Shoulders, Bonux…)
6) Coca-Cola

7) Amazon.com

8) FedEx
9) Microsoft
10) McDonald’s

D’autres compagnies directement liées aux technologies de l’Information et de la Communication font partie de ce classement : IBM (12), Cisco (28), Intel (32), Netflix (40), eBay (45), Sony (46) et Oracle (48).

Fin 2009, une étude internationale avait classé les entreprises qui font le plus rêver les étudiants en Ecoles d’Ingénieur et Ecoles de Commerce. Chez les futurs ingénieurs, les boîtes high tech étaient sur-représentées dans le haut du tableau : Google (1), Microsoft (2), IBM (3), Intel (5), Sony (7), Siemens (8), HP (12), Cisco(13), etc. Résultat à croiser avec le classement Fortune…

Ce même classement avait également mis en avant les entreprises… financières. Phénomène qui résonne un peu dans le classement de Fortune qui positionne Berkshire Hathaway (la boîte de Warren Buffet) en seconde position. Pour terminer sur le Top 50 de Fortune, une ou deux entreprises brillent par leur absence : Facebook et Twitter par exemple. Mais parions que cela ne durera pas…

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Google : la marque la plus puissante du monde…

Le Cabinet de Conseil Millward Brown Optimor vient de publier son classement des marques les plus puissantes de la planète (Brandz Top 100). Les résultats du classement sont obtenus grâce à une méthodologie un brin complexe prenant en compte à la fois des données financières, l’image de marque et le potentiel de développement. Tout cela est traduit en… dollars !

A ce petit jeu d’évaluation c’est Google qui se classe N°1 !  Le géant de Mountain View est suivi d’IBM. Sur la 3ème marche du podium : Apple. Juste devant Microsoft. Les 4 1ères place de ce classement très sérieux consacrent donc le secteur très dynamique des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Quel que soit le classement d’ailleurs, de Fortune 500 au Top 50 des boîtes les plus attirantes pour les étudiants des Grandes Ecoles, il faut désormais compter sur une forte et systématique présence du secteur informatique.

Dans le Brandz Top 100, ce n’est donc qu’à partir de la 5ème place que l’on retrouve des marques plus anciennes ou traditionnelles comme Coca-Cola (5ème), Mac Donald’s (6ème) ou Marlboro (7ème).

Plus de détails sur le classement (Tableau général, par secteur,…) sur le site Millwardbrown.com.

I Gotta Feeling : la chanson la plus téléchargée de tous les temps !

Qui n’a pas entendu 100 fois ce morceau ces 10 derniers mois ? Générique de programmes TV, illustration d’un paquet de reportages, accompagnement de Lip Dub et autre Flash Mob,… Autant dire qu’il fallait s’appeler Lady Gaga pour faire un peu oublier le refrain des Black Eyed Peas ! Vous ne serez donc pas étonnés de découvrir que I Gotta Feeling est désormais le morceau le plus téléchargé (légalement) de tous les temps : 5 561 000 téléchargements selon Nielsen SoudScan qui comptabilise ce type d’achat depuis 1993, date de lancement d’iTunes.

Le tube des BEP (mixé par David Guetta) passe donc devant Low de Flo Rida (5 536 000 téléchargements) mais risque d’être détrôné par… Lady Gaga et son Just dance, certes 3ème de ce classement, mais encore en ascension…

Pour ceux qui auraient été kidnappés par des Extra-terrestres, voici quelques éléments de rappel :

Le Clip « I Gotta Feeling »

Le plus grand Flash Mob du monde. Une surprise organisé par les Black Eyed Peas pour le départ d’Oprah Winfrey.

Le titre « Low » de Flo Rida

Just Dance de Lady Gaga

Source

De la saturation des réseaux à la Neutralité d’internet

Le développement exponentiel des activités sur le web a fait exploser la quantité d’information circulant sur les réseaux. Les grands acteurs du secteurs (FAI, Moteurs de recherches, Hébergeurs,…) s’interrogent sur une possible saturation du trafic et sur ses conséquences sur la Neutralité d’internet.

Jeux vidéos en ligne, réseaux sociaux, téléchargement, streaming, TV de rattrapage, etc, sont en pleine expansion et génèrent des quantités de données que notre accès internet supporte sans flancher (ou presque). A cela s’ajoute désormais l’internet mobile qui fournit à nos smartphones, Netbook et autres tablettes quantités d’informations via la 3G et ce qu’on appellera bientôt la 4G. Mais alors qu’on nous promet toujours plus de débit (Fibre optique, Wi-max, câble), les fournisseurs d’accès à internet (FAI) et d’autres veulent nous préparer à une espèce de tri qui donnerait la priorité à certains contenus par rapport à d’autres. Car comprenez-vous, le réseau est saturé, les FAI et opérateurs doivent amortir leurs investissements, y’a plein de pirates qui téléchargent des fichiers volumineux, les Majors ne vendent plus de galettes, Youtube détourne trop l’attention des internautes des contenus officiels, les pédophiles et autres cyber-criminels guettent… alors il est temps de dire au surfeurs un brin libertaires ce qui est bon et ce qui ne l’est pas…

PLUSIEURS PISTES SONT CLAIREMENT EVOQUEES

– Favoriser certains contenus considérés comme « prioritaires ». On imagine très bien par exemple, les FAI (ou une loi) défavoriser le P2P réputé pour être l’outil favori des fans de téléchargement illégal. Alors que ce même P2P sert à de nombreux activités (échange, distribution) légales comme la recherche scientifique (partage de fichiers mais aussi de la puissance de calcul des ordinateurs d’un réseau), la distribution de logiciels ou de leurs mises à jour (Linux, Microsoft…), la téléphonie sur IP, la distribution de films indépendants,…

Créer des forfaits qui, selon leurs tarifs, permettraient plus ou moins de choses : on pourrait imaginer un forfait limitant le débit (quantité de données par seconde) ou la quantité de données autorisées. Ce principe est déjà en place en France sur la quasi totalité des forfaits mobiles (lire Orange lance le forfait à facture illimitée). En toute « logique » commerciale, les forfaits les plus chers donneraient l’accès le plus confortable au Net. Aux Etats-Unis, les abonnées les plus gourmands de ComCast (FAI) sont limités en bande-passante.

Facturer l’internaute à la quantité de données échangées : Un internaute qui regarde beaucoup de vidéos en ligne sur les sites de partage (YouTube, Dailymotion, Vimeo,…) ou les TV de rattrapage (M6 Replay,…) paierait bien plus cher que celui qui se contente de consulter ses mails.

Interdire certains services ou contenus. Vous en doutez ? C’est déjà le cas sur l’internet mobile : tentez donc le téléphone sur IP (Skype,…) ou d’utiliser le P2P sur votre smartphone ! Dans d’autres pays, certains contenus et services sont tout bonnement interdits et/ou filtrés par les Etats : La Chine, le Pakistan, l’Iran et d’autres pays, répertoriés comme ennemis d’internet par Reporter sans frontières, censurent clairement certains contenus.

D’autres pistes sont envisagées mais toutes remettent singulièrement la Neutralité du Net en cause ! La neutralité des réseaux, c’est le principe fondateur d’internet qui exclut toute discrimination à l’égard de la source, de la destination ou du contenu de l’information transmise sur le réseau. Ainsi, ce principe garantit que les utilisateurs ne feront face à aucune gestion du trafic internet qui aurait pour effet de limiter leur accès aux applications et services distribués sur le réseau. La neutralité du Net assure que les flux d’information ne sont ni bloqués, ni dégradés par les opérateurs de télécommunications, permettant ainsi aux utilisateurs d’utiliser librement l’architecture communicationnelle. (Wikipedia)

DES FAI « JUGES ET PARTIES »

Les « solutions » évoquées ci-dessus remettent bien en cause le principe de neutralité du réseau qu’aucune loi aujourd’hui ne garantit vraiment. En revanche, les FAI seraient heureux de pouvoir facturer un peu plus les gros utilisateurs, histoire d’amortir plus vite les lourds investissements qu’ils consentent à faire pour le développement et l’amélioration du réseau physique (ADSL, câble, fibre optique, Wi-max, 3G,…). Rien ne garantit cependant que ces mêmes FAI ne favorisent pas du même coup leurs propres contenus, car les temps changent et alors que les fournisseurs d’accès (Free, Orange, SFR,…) se contentaient il y a quelques années, de nous fournir un accès au web, ils ont désormais attaqué le marché des services et contenus internet : VoD (visionnage ou achat de films par le réseau), TV, jeux en ligne… Qui nous dit qu’Orange ne favorisera pas ses chaînes de télévision, sa catch-up TV (TV de rattrapage) ou son portails d’infos  au détriment de YouTube ou de Facebook ? Qui nous dit que Free ne favorisera pas son service de VoD au détriment des concurrents ? Qui nous dit qu’un FAI n’absorbera pas tout un pan du secteur culturel (musique, cinéma, édition,…) comme cela s’est fait aux Etats-Unis lorsqu’AOL a racheté Time-Warner. Qui nous dit que ce même FAI ne favorisera pas alors son tout nouveau pôle multimédia ? Personne.

Autre exemple : Google, qui n’était qu’un moteur de recherche, est en train d’évoluer vers d’autres activités. Activités de contenus avec YouTube, Knol et autres. Une activité logicielle avec Androïd et Chrome OS. Une activité mobile avec le Nexus One. Une activité de cloud computing avec Google Docs. Une activité de Fournisseur d’Accès à Internet (FAI) avec une expérience programmées aux Etats-Unis dans le secteur du très haut débit par fibre optique. Personne n’a de garantie quant à la neutralité d’un Google qui pourrait un jour favoriser ses contenus (en terme de classement) ou son réseau ( en terme de rapidité ou de contenus) dans ses résultats.

FAI VS EDITEURS

Face aux FAI auxquels sont pour le coup associés les fournisseurs de contenus (Maisons de disque, Majors du cinéma,…), on retrouve les grands éditeurs d’internet : Google, Yahoo!, YouTube, Amazon, eBay, PriceMinister, Dailymotion,… L’enjeu pour eux, c’est d’atteindre tous les internautes, présents et futurs, sans discrimination. Une discrimination qui remettrait directement en cause leur audience et leur réputation, 2 facteurs essentiels pour leurs recettes publicitaires et leurs revenus en général.

Pour ces grands acteurs du web cependant, «Le principal enjeu est de maintenir et de prolonger le modèle ouvert de l’Internet qui a permis de nombreuses success stories à commencer par Google il y a plus de dix ans», observe Olivier Esper, directeur des relations institutionnelles de Google France (Figaro.fr). Seule cette neutralité pourra susciter l’émergence de nouveaux acteurs, services et contenus innovants. Une innovation qui attirera toujours plus d’abonnés vers les FAI…

Les enjeux soulevés par ces grands acteurs sont économiques mais pour nous, utilisateurs, quels sont les risques ?

– Techniquement, le filtrage d’internet à un endroit sur la planète, peut « accidentèlement » affecter le reste du monde : un bel exemple de ce type a fait vaciller certaines convictions quant à l’indépendance des Etats vis à vis d’internet. En 2008, quand le Pakistan à censuré YouTube à cause des caricatures de Mahomet, c’est le monde entier qui a été, durant 2 heures, privé de la plateforme de partage vidéo !

– Qu’on soit citoyen d’un pays libre (liberté d’expression, d’opinion, d’information,…) ou oppressé  (par la censure ou la dictature), la neutralité du Net est vitale. Dans un pays comme la France, elle permet une égalité d’accès au savoir et aux moyens d’expression; dans un pays moins favorisé, elle permet aux citoyens de réagir à une situation insupportable (c’est d’ailleurs aussi vrai chez nous…).

– En tant qu’internautes, nous sommes aussi de plus en plus « fournisseurs de contenus ». Que ce soit pour ses loisirs, pour sa réputation ou pour son activité professionnelle, chacun est susceptible aujourd’hui de proposer des contenus ou services sur internet : boutique en ligne, biens d’occasion, blog, site, podcast, applications mobile, musique, screencast… Il paraît assez évident que nous avons tous à gagner à ce que tous les internautes aient accès aux petits comme aux gros fournisseurs sans discrimination !

La Neutralité du Net est donc un principe fondamental qui nous préserve d’une centralisation d’internet et qu’il est très risqué de mettre en péril. Pourtant, au nom d’une possible saturation des réseaux. Au nom de la lutte contre le téléchargement illégal. Au nom de la lutte contre la contrefaçon. Au nom de la lutte contre la pédopornographie. Ce sont toutes les autres libertés (citées dans le billet) qui risquent d’être mises à mal. Hadopi, LOPPSI, ACTA,… autant de lois qui un jour feront peut-être d’internet un réseau à sens unique : du gros fournisseur officiel vers l’internaute consommateur crédule… Un schéma parfaitement huilé dans le monde physique mais sensiblement remis en cause par les fondateurs du web.

Je me demande parfois à quoi ressemblerait un internet inventé en 2010. Des débits bridés… Des flux de données à sens unique : des géants des contenus vers les internautes… Des barrières techniques et financières aux nouveaux entrants… Un mail payant au message… Une recherche d’informations payante… Un réseau fermé… Un seul opérateur possible. Qui a dit MINITEL ? Dehors !

Pour plus d’infos, voici quelques articles enrichissants :

Internet face au risque de l’engorgement. Figaro.fr – 3 min de lecture

Aux Etats-Unis, la neutralité du Net est un enjeu politique Figaro.fr – 3 min de lecture

Et puis voici l’interview de Pierre Col (Infra Net) qui explique sa vision de la Neutralité du Net

Cadeaux de Noël : La High Tech a ses favoris

Qui du mobile, de l’écran plat ou de la console de jeux aura la préférence du Père Noël cette année ? Selon le Cabinet Gfk, le mobile standard devrait obtenir la palme alors que le smartphone (mobile capable de remplir les fonctions d’un petit ordinateur : navigation internet, mail, jeux vidéo, calendriers et autres agendas) devrait être dans le Top 10. Mais c’est la console de jeux qui devrait prendre la seconde place de ce classement. Viennent ensuite l’écran plat (la coupure imminente de la TV analogique devrait booster les ventes), l’appareil photo numérique (APN), le baladeur audio-vidéo, le PC portable, le fameux smartphone, le lecteur/enregistreur de DVD, le disque dur et le cadre photo numérique.

Rien de très original… Cette fin d’année reste assez classique et je remarque surtout qu’en cette période de fêtes 2009, aucun produit star ne laisse imaginer la moindre rupture de stock ! Cette année, point de folie Wii ou d’hystérie iPhone, point d’innovante Wii-Fit ou de nouveaux cadres photos numériques… rien que du classique, du réchauffé quoi. Petite « consolation » tout de même : la souris 100% tactile d’Apple, sortie fin octobre, est de plus en plus difficile à trouver, les clients se ruant littéralement sur ce « petit » cadeau  à 69€…

Plus d’infos à la Source (1 min de lecture)

1990-2009 : Les 10 événements qui ont marqué le Web

En attendant d’annoncer en avril prochain les Webby Awards qui récompensent chaque année les meilleures initiatives du Web (Actualité, publicité, vidéo,…), l’Académie Internationale des arts et des sciences numériques vient de désigner les 10 événements qui ont marqué le Web ces 10 dernières années.

1. Craiglist (2000) s’étend aux Etats-Unis. Craiglist n’est pas connu en France, mais il s’agit d’un site de petites annonces régionalisées qui connaît un énorme succès outre-Atlantique. C’est un peu leur BonCoin.fr à eux mais qui s’est développé sur 50 pays.

2. Lancement d’AdWords (2000), le système de lien publicitaire que chacun (entreprise ou particulier) peut acheter aux enchères. Quand un internaute entre un mot-clé que vous avez acheté dans le moteur de recherche de Google, un lien menant vers votre site apparait en haut de la page, dans un espace réservé aux liens commerciaux (sur fond jaune en haut et fond blanc à droite). ce système a fait la fortune de Google et de ses fondateurs : lorsque le lien apparaît à l’écran, l’annonceur ne paie rien, c’est lorsque l’internaute clique sur le lien commercial que Google facture l’annonce (quelques centimes de $) au détenteur du lien.

3. Wikipedia (2001), le projet encyclopédique en ligne gratuit rédigé et corrigé par les internautes eux-même. Avec ses 14 millions d’articles et ses 300 millions de visiteurs mensuels, Wikipedia a été adopté par les étudiants du monde entier. Un phénomène qui adonné un sacré coup de vieux aux encyclopédies classiques (Universalis, Encyclopaedia Britannica,…) et numériques comme Encarta qui a récemment mis la clé sous la porte. Wikipedia soulève cependant un certain nombre de critiques de la part de détracteurs peu enclins à faire confiance à la « sagesse des foules ». On en parle régulièrement dans les page d’ASLN.

4. La disparition de Napster (2001). Et oui, dans le passé, pour télécharger de la musique gratuitement, il fallait se connecter à Napster. C’était illégal mais plus simple à maîtriser pour des Majors qui étaient loin de croire au succès du MP3 ! Napster a dû fermer et le système de Peer to Peer (P2P) s’est développé : l’internaute ne télécharge plus des fichiers stockés sur un serveur (Napster) mais stockés sur les milliers de PC interconnectés par le biais d’une application de P2P. Chacun met à disposition du monde entier ce qu’il a lui-même téléchargé !

5. Google entre en Bourse (2004). En 2009, Google est capitalisée à hauteur de 200 milliards de $. Une somme difficile à appréhender. La fortune de Google s’est construite sur la vente de liens publicitaires : AdWords et AdSense. Je rappelle que Google n’ a pas construit son business sur ses contenus car le moteur de recherche n’en possède pas ! Google « se contente » d’indexer tous les contenus créés par les autres… L’idée étant biensûr d’indexer le mieux possible pour que l’internaute trouve toujours réponse à ses questions… et le plus vite possible. Enfin, cet état de fait est sensiblement en train de changer car Google stocke maintenant des contenus : Des vidéos sur YouTube, des articles sur Knol (concurrent de Wikipedia), des données sensibles (documents personnels ou professionnels) à travers Google Docs et ses services d’application en ligne. Mais ne nous trompons pas, le coeur du business de Google reste la vente de liens publicitaires… avec désormais en ligne de mire le marché des publicités sur l’internet mobile.

6. La révolution vidéo menée par YouTube. 20 heures ! Voilà la quantité de vidéo envoyée chaque minute sur les serveurs de YouTube. Un phénomène qu’avait anticipé Google en rachetant le site pour 1,65 milliards de $ alors que le service ne rapportait pas un cent ! Et coûtait même déjà une petite fortune en bande passante et en serveurs. On peut d’ailleurs affirmer sans risque que si Google n’avait pas racheté le site, ce dernier n’existerait plus ! Google tente aujourd’hui de monétiser cette colossale quantité de contenus (pub en bas des vidéos,…) mais avec peu de succès pour l’instant. Peu importe ! Google peut se permettre un gouffre financier (2 millions de $ par jour selon certains analystes) comme YouTube. Quand M. ToutLeMonde aura YouTube dans son salon et plus seulement sur son PC, quand YouTube proposera des contenus à haute valeur ajoutée payants ou générant des revenus publicitaires (films, documentaires,…) alors Google récoltera les fruits de ses investissements.

7. Facebook pour tous. Réservé aux étudiants jusqu’en 2006, le réseau social aux 300 millions de membres a modifié les comportements de plusieurs générations qui utilisent chacune à leur manière l’outil communautaire. On en parle souvent dans ASLN.

8. Le lancement de l’iPhone (2007). Encore une fois, Apple a réussi à réinventer un produit et les comportements qui vont avec ! 1er smartphone à offrir une vraie expérience du web mobile (même affichage et même navigation que sur un PC Mac). 1er appareil mobile tactile… vraiment tactile ! Un touché encore inégalé, une réactivité hors norme en font un appareil exceptionnel. Enfin, le haut niveau de personnalisation de l’iPhone réalisable grâce aux 100 000 applications (gratuites ou payantes) téléchargeable sur l’AppStore est probablement un élément décisif dans le succès de l’éco-système iPhone. Comme toujours, Apple a surpris le consommateur et la concurrence en anticipant les usages et les besoins. Un exploit visionnaire déjà réalisé avec l’apparition de la souris, l’apparition et la disparition des lecteur de disquettes et de DVD, le lancement de l’iPod à l’ergonomie jamais égalée ou l’élaboration de l’iTunes Music Store ! Le monde des technologies ne s’est pas privée de critiquer l’iPhone (distribution exclusive, téléphone trop cher, incompatibilité flash, pas de SMS ni de MMS, système de l’AppStore fermé et opaque,…) mais le fait est que les plus grands n’ont d’autres choix aujourd’hui que de… copier ! Micosoft (Windows Mobile et maintenant Windows Phone), RIM (Blackberry), Google (Androïd), Nokia, Dell et tous les autres font marcher la photocopieuse et tentent de rattraper leur retard technologique et marketing. Une concurrence vertueuse pour le consommateur : Si Apple a réveillé l’internet Mobile qui sommeillait profondément en France, la marque à la Pomme a fait réagir la concurrence tant du côté des opérateurs que des fabricants. Un phénomène qui a sérieusement tiré les prix vers le bas… y compris celui de l’iPhone.

9. La campagne présidentielle américaine (2008). La dernière campagne présidentielle a révélé un président qui a su exploiter le potentiel d’internet. Tant pour mobiliser les foules que les donateurs. Facebook et YouTube ont pour cela joué un rôle déterminant. Obama aime internet et internet le lui rend bien. On en parle régulièrement dans les pages d’AujourdHuiSurLeNet.

10. Les manifestations iraniennes (2009). Les élections présidentielles iraniennes ont donné naissance à des manifestations violemment réprimées. Les médias traditionnels ayant été écartés, les manifestants se sont tournés vers les nouvelles technologies de l’information et de la communication : échange d’infos et envoi de vidéos par mobile, utilisation d’internet et de Twitter. Le site de micro-blogging a alors bénéficié d’un coup de projecteur inédit en France où il est bien moins connu que Facebook par exemple. Bref, Twitter a permis au monde de suivre les événements iraniens. Twitter se prête d’ailleurs très bien aux événements inattendus de grande envergure : déchaînement climatique, tremblement de terre, manifestations privées de couverture madiatique, crash aérien,… Il permet une circulation rapide de l’information que ce soit à l’attention des populations ou des secours.

Il n’y a rien à dire, les événements pré-cités méritent de figurer dans l’Histoire d’internet mais la dimension internationale, censée être incarné par l’Académie à l’origine de ce « classement », a totalement été exclue.  On peut même dire que les événements ainsi consacrés sont 100% américains ! On peut en déduire que les américains ont un sérieux problème d’égocentrisme ou bien que les nouveaux usages s’imaginent, s’inventent, se concrétisent et se développent avant tout dans un petit coin de l’Ouest-américain qu’on a coutume d’appeler la Silicone Valley…

Source 1 (3 min de lecture) et Source 2 (1 min de lecture)

Les internautes consacrent beaucoup de temps à Facebook

C’est ComScore (cabinet d’études)  qui le dit : A l’échelle mondiale, Facebook capture 5,1% du temps des internautes ! Le temps passé sur le réseau social aux 300 millions de membres explose totalement augmentant en un an de 193% !

Mais Facebook est encore loin du nébuleux Microsoft (Hotmail, Windows Live, Hotmail,…) qui s’octroie 14,5% du temps des internautes dans le monde (16,8% en Europe et 35,9% en Amérique latine) et arrive ainsi 1er du classement. Google est second s’accaparant 9,3% du temps des internautes. Facebook est 4ème.

D’autres chiffres à la Source (2 min de lecture)

Quand je serai grand, je travaillerai chez Google

Une grande étude internationale révèle que Google est l’employeur idéal des étudiants du monde entier. 120 000 étudiants d’écoles d’ingénieur et de commerce interrogés, 11 pays couverts par l’étude; et le verdict est clair : Google arrive en tête du top 50 des entreprises préférées de nos futurs cadres ! D’une manière générale, les entreprises informatiques font partie des secteurs les plus attirants : Dans ce classement inédit, Microsoft prend la 2de place dans les Ecoles d’ingénieurs et la 3ème place dans les écoles de commerce. Les Groupes high Tech séduisent plus les ingénieurs : Google (1), Microsoft (2), IBM (3), Intel (5), Sony (7), Siemens (8), HP (12), Cisco(13), etc.

Pour info, l’autre gagnant de ce top 50 est… le secteur financier.

Points commun de tous ces géants ? Une marque qui transcende son secteur et une dimension internationale qui offre la perspective d’emplois à l’étranger et de voyages d’affaires internationaux. Ces groupes ont en outre une dimension économique rassurante : La sécurité de l’emploi fait aujourd’hui partie des critères de choix les plus répandus chez les étudiants.

D’autres infos à la Source (2 min de lecture)

Débits internet : tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne

La vitesse des débits autorisés par l’abonnement à internet s’est largement améliorée depuis l’avénement de l’ADSL et du câble. Il est loin le temps des 52 kbs qui, s’il autorisait la récupération de mail, n’était pas du tout adapté à un confortable surf sur le Net. L’apparition de ce qu’on appelait déjà à l’époque le « haut débit » a permis, avec ses 512 Kbs, une meilleure expérience de la Toile. Puis sont apparues à travers l’ADSL les offres à 1Mbs, 5Mbs et 24Mbs. Aujourd’hui, certaines offres Très haut débit permettent de surfer avec des débits avoisinant les 100 Mbs grâce à la fibre optique et au câble notamment. Tous ces chiffres peuvent paraître abscons pour certains mais c’est grâce à ces débits qu’en France aujourd’hui on peut confortablement regarder la TV sans antenne, téléphoner gratuitement , louer un film en VOD Haute Définition sans que ça plante… Faire tout ça en même temps nécessite de gros débits. Et ces usages se banalisant dans les familles, il va falloir que ces débits s’améliorent encore. Imaginons une famille de 4 personnes : Le jeune garçon participe à un jeu en ligne en 3D, la jeune fille partage des vidéos sur Facebook, le papa assiste au grand prix en HD devant sa télé sur IP (réception par ADSL) et la maman visionne un programme vieux de 3 jours sur un site de rattrapage (catch up TV). Oui je sais, tout ça ne va pas améliorer la cohésion familiale mais là n’est pas le débat; Si vous ajoutez à cela le fait que le garçon a oublié de couper la musique qu’il écoute en streaming depuis sa radio en ligne, que devant la télévision le papa ne peut s’empêcher de récupérer des mails sur son smartphone, y’a intérêt à ce que le débit internet de la maison tienne le choc.

Et bien sachez qu’en France, tout ça est possible grâce à 2 facteurs essentiels : Les fournisseurs d’accès à internet (FAI) (Orange, Free, Bouygues Telecom, Numéricâble,…) investissent des dizaines de millions d’euros dans leurs infrastructures et une bonne partie de notre territoire a accès au haut débit voire au très haut débit. Ensuite, la concurrence est assez importante pour tirer les tarifs vers le bas. La qualité de ces 2 facteurs place d’ailleurs la France dans le peloton de tête des pays les plus avant-gardistes dans le domaine de l’internet.

Dans un classement international de la qualité et des coût de l’internet (OCDE), c’est le Japon qui arrive en tête avec une moyenne de 61Mbs pour un coût mensuel du Mb à 0,27$. Dans ce tableau, la France arrive 5ème derrière la Suède, la Finlande et la Corée. La France possède un réseau au débit moyen de 17,6 Mbs et un coût mensuel du Mb à 1,64$. C’est cher par rapport au Japon (0,27$) ou à la Suède (0,63$) mais contrairement à ce qu’on peut imaginer, c’est bien mieux que les pays Nord-américains : Les Etats-Unis n’arrivent que…15ème ! Leur débit moyen est de 4,8 Mbs pour un coût mensuel du Mb de 3,33$. Si le Canada fait mieux que les USA en terme de rapidité, leur Mb revient à 6,50$ par mois au consommateur !!

Il s’agit de moyennes et elles ne doivent pas faire oublier que si la France est un pays performant, reste que la pénétration d’internet y a encore de belles marges de progression : En septembre 2009 62,8% de la population française est connectée selon Médiamétrie (+5% par rapport à septembre 2008).

Source et infographie plus grande

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