Coupe du Monde 2010 : Mieux vaut en rire…

On a plutôt eu l’occasion de pleurer (de rire ?) si on s’est quelque peu intéressé aux embûches de l’équipe de France en Afrique du Sud. Internet a toutefois été là pour faire de cet épisode dramatique une bonne raison de s’en payer une tranche…

Je ne sais pas si cela aurait du être un indice prémonitoire (de plus ?) mais le dérapage incontrôlé d’Anelka sur son VTT lors du stage de préparation préfigurait la trajectoire qu’allait épouser la fine équipe tout de bleu vêtue.

Et la guigne dans tout ça ? Je ne serais pas étonné qu’un sorcier sud-africain avoue un de ces jours que toutes les vuvuzelas du Mondial avaient été ensorcelées. S’il y a bien un truc qui nous a énervé, en dehors de nos 23 anciennes stars du foot, c’est bien la VUVUZELA : Un instrument d’une ingratitude assez exceptionnelle (beaucoup d’efforts pour une résultat sonore plutôt déconcertant) qui a réussi à fédérer le Monde autour d’une question : mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? (illustration disponible ici)

Toute l’ingratitude d’un instrument résumée en quelques mesures du Boléro de Ravel

Quelle guigne cette Vuvuzela. Impossible de s’entendre sur un terrain. Impossible de suivre un match sereinement. Mais comment font-ils en Afrique du Sud ? C’est certainement une question d’habitude. Suffit d’avoir des oreilles qui filtrent ou bien de se foutre de ce qui se passe à l’écran… 2 méthodes salutaires quand on doit se taper la version vuvuzela du hit de Laurent Voulzy :

Comment un objet si simple, incapable d’émettre la moindre onde électromagnétique, sans batterie au lithium ni aucune espèce de compatibilité avec l’iPhone peut-elle faire autant de buzz ?

Rien dans la vuvuzela ne semble dangereux… même après dissection (dessin emprunté au blog artistique Meat Section)

Je vous passe toutes les applications dédiées aux smartphones. Des appli indispensables puisqu’inutiles qui ne me font pas rire du tout… Car le danger existe, il nous guète. Une Vuvuzela dans de mauvaises mains peut nous faire courir un grand danger pour peu qu’on habite la Terre du Milieu :

Mieux vaut en rire disais-je en titre de ce billet. Le problème c’est que la France, rien de moins, est consternée chez elle et moquée dans le reste du monde. Je me demande si la réaction de la demoiselle n’est finalement pas celle qu’il faudrait avoir :

C’est vrai qu’après une telle correction, il est difficile de garder son sang froid. Même le futur Dark Vador d’aéroport(vidéo ici) a perdu ses bonnes manières. Euh non en fait lui, pour l’occasion, il est redevenu normal…

Anelka, c’est en réalité tout un univers, un style, une culture, parfaitement illustrés dans ce clip plutôt réussi. Et puis comme la musique adoucit les moeurs, espérons que ce clip apaise votre rancoeur comme la mienne… non je déconne.

[MAJ] La « colo des bleus » a évidemment inspiré les interprètes de la Chanson du Dimanche. Ces dernières semaines, il n’y en a que pour eux (ou presque) :

La Govuzela

RayMan

Chez Raymonde

Et je ne vous parle même pas des groupes Facebook, de la pétition de Jean-Jacques Bourdin pour que les joueurs reversent leurs primes au football amateur. Je ne vous parle pas non plus des milliers de statuts Facebook amères, drôles ou graves ni des Tweets qui font mouche. Allez, un tweet pour le plaisir :  » Vous voulez voir les bleus gagner ? Allez voir Avatar ! »

Pour ceux que cela intéresse, le site Culture-buzz revient sur le bad buzz. Celui d’une équipe de France à la dérive tant sur le terrain que sur le Web.

En Parallèle du psycho-drame anelko-doménechien, la web série « On ne lâche rien » créée par le blogueur Cyrille De Lasteyrie (plus connu sous le pseudo « Vivin » tiré de son blog 20/20) et propulsée par Les Raconteurs fait rire pas mal d’internautes (environ 2 000 vues par épisode sur Dailymotion) accrochés au destin de l’équipe gauloise.

Pour compléter ce billet qui pourrait ne jamais se terminer, voici quelques liens complémentaires :

Une Vuvuzela dans doom

Infos et statistiques sur la Vuvuzela : The vuvuzela, love it or hate it

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Le mobile. Nouvelle cible des spammeurs.

“Vous avez reçu des messages sur le chat. Pour les consulter, envoyez LIRE par SMS au 81046. Réception directe”. “ Salut c’est moi, j’attends tjs ton appel, à croire que je t’ai laissé mon numéro pr rien, rappelle moi au 0899787815”. Ces messages sont de plus en plus fréquents sur nos mobiles; la curiosité nous pousse à suivre leurs instructions et nous voilà frauduleusement ponctionnés de quelques euros car les numéros sont tous payants et ne mènent… nulle part.

Le spam a largement envahi les boîtes mail de nos PC mais les mobiles ne sont plus épargnés : Certes, les sms non-désirés ne se comptent encore qu’en centaines de milliers à côté des 20 milliards de textos envoyés chaque année en France. mais leur développement est exponentiel. Comme sur PC, il faut distinguer les messages publicitaires légaux des pièges élaborés par des spammeurs peu scrupuleux car les moyens de lutter contre eux diffèrent selon qu’on ait affaire à l’un ou à l’autre.

LE SPAM ILLEGAL. L’envoi massif de mini-messages non sollicités est apparu avec le développement des serveurs SMS capables d’inonder les portables par milliers à partir de listes officielles piratées (annuaires, bases de données de cyber-marchands,…) ou de numéros créés aléatoirement. Ces arnaques ont plusieurs visages : On vous demande de rappeler un correspondant mystérieux ou encore d’envoyer un mot par SMS autorisant la récupération d’une photo, d’un lot ou d’un chèque. Dans tous les cas, les numéros composés par la victime sont surtaxés 0,15€ à 1,20€ la minute pour les plus courants (0 890 XXX, 0 891 XXX,…) et bien plus pour un appel vers le 0 899 XXX et certains numéros à 5 chiffres (84546, 10133,…). Dans un autre genre, le spam vocal consiste à faire sonner 1 fois le portable de la “proie” qui , n’ayant pas  le temps de répondre, rappelle par réflexe le numéro inscrit dans son journal d’appel : à chaque seconde de “communication” – avec une boîte vocale le plus souvent -, le spammeur empoche ses gains ! C’est d’ailleurs une des grosses différences avec le spam de nos boîtes mail : sur le mobile, répondre c’est payer… Le potentiel financier de cette mécanique ne peut qu’attirer des fraudeurs plus nombreux.

Depuis fin 2008, chacun peut réexpédier un sms non-désiré vers le 33700 afin de l’acheminer vers l’opérateur mobile concerné qui doit à son tour intervenir auprès de l’éditeur-spammeur : Celui-ci risque la fermeture du numéro utilisé. Attention : dénoncer un SMS frauduleux au 33700 coûte… le prix d’un SMS et même 2. La plate-forme ayant reçu l’alerte renvoie automatiquement un message vous demandant le numéro de l’expéditeur du spam… Pas simple et coûteux ! Surtout pour ceux qui ne disposent pas d’un forfait incluant les SMS… D’autre part, si vous avez mordu à l’hameçon du spammeur, dénoncer son acte au 33700 ne vous remboursera pas… Enfin, cette arme anti-spam est peut-être mal adaptée à la volatilité des “sociétés” coupables de spamming. Celles-ci, souvent installées à l’étranger,  ont largement le temps de piéger plusieurs milliers de victimes puis de disparaître, avant même d’être dénoncées et poursuivies par les autorités compétentes.

Depuis quelques jours, le 33700 est capable de recevoir un signalement concernant un spam vocal (évoqué plus haut). Le sms d’alerte que vous envoyez au 33700 doit alors contenir l’indication “spam vocal” suivie du numéro en cause.

Comment lutter ? Ne jamais rappeler les numéros spéciaux affichés dans le SMS. Appeler c’est payer… mais c’est aussi confirmer la validité de votre numéro et votre crédulité : Du pain béni pour les spammeurs qui n’hésiteront pas à vous solliciter à nouveau !

Ne pas communiquer son numéro de mobile sur les réseaux sociaux (facebook, MySpace, CopainsDavant,…) et forums; privilégier le mail.

Si vous êtes souvent spammé, faites-en part à votre opérateur. Vous pouvez également prévenir l’AFUTT, la DGCCRF, la CNIL ou encore l’Office Centrale de Lutte contre la Criminalité liée aux TIC (OCLCTIC).

Sensibiliser les plus jeunes au phénomène. Les adolescents sont les 1ères victimes du spam frauduleux : Ajoutés à la banalisation des sollicitations légales (jeux TV, votes par SMS, sonneries,…) les SMS de loterie et autre arnaque sont à l’origine de factures pouvant dépasser allègrement les 1 000 € ! Aux parents de sensibiliser et responsabiliser leur descendance.

LE SPAM PUBLICITAIRE. Orange, SFR, Bouygues,… sont les 1ers à communiquer par SMS : “(…) pass vacances 6€ (valable 7 jours) = 10 sms + 10min d’appel en zone Europe (…) Souscrivez au 444 (gratuit même à l’étranger)”. Toute société commerciale est susceptible de prospecter par SMS dans la mesure où vous lui avez laissé vos coordonnées et que vous avez accepté d’être sollicité. Etre contacté pendant une période de promotion est ainsi devenu monnaie courante.

Que faire pour être moins dérangé ? Le numéro de mobile ne doit pas être divulgué sans vigilance. Lors de l’achat d’un bien ou d’un service sur le Net, mieux vaut décocher la très discrète case qui autorise le cyber-marchand à céder vos coordonnées à un partenaire commercial. C’est un coup à se retrouver au sein d’une base de données qui sera exploitée, vendue ou louée par des spécialistes du marketing à des fins purement publicitaires. Pour se débarrasser de sollicitations licites (j’insiste sur ce caractère) trop nombreuses, il est possible de répondre “STOP” (coût d’un sms) au message publicitaire. L’expéditeur est légalement contraint d’arrêter tout envoi de message.

Si cela ne fonctionne pas, la procédure de dénonciation au 33700 reste la meilleure alternative. Autre solution, plus chronophage et pas forcément plus efficace, vous pouvez adresser un courrier au Procureur de la République du lieu où est installé le Siège Social de l’expéditeur… en espérant que ce dernier soit en France. Pour obtenir ce type d’infos, il faut répondre “Contact” (coût d’un SMS) à l’émetteur du spam. Celui-ci doit alors transmettre ses coordonnées.

Les opérateurs de téléphonie mobile s’engagent vivement contre toutes les formes de messages abusifs qui polluent leur bande-passante et exaspèrent leurs clients. Mais le paradoxe reste tout de même que pour chaque SMS transmis, que ce soit par un spammeur ou l’une de ses victimes, les Orange, Bouygues et SFR engrangent de substantiels bénéfices…

1ers bilans et nouvelles initiatives. Depuis le lancement du 33700, le nombre de signalements est en baisse selon Hervé Novelli, Secrétaire d’Etat chargé du Commerce. Le dispositif serait donc efficace : au 31 mai 2010, 790 numéros frauduleux ont été fermés. Mais le Gouvernement veut aller plus loin et s’attaque désormais aux démarches téléphoniques non-désirées. Cuisinistes, vendeurs de fenêtres, Assureurs, Mutuelles,… vous ont déjà appelé pour vous vendre leurs produits ? “Une liste regroupant les coordonnées des personnes qui ne souhaitent plus être démarchées téléphoniquement par ces entreprises (1) sera mise en place dès le premier trimestre 2011” a déclaré le Secrétariat d’Etat au Commerce.

(1) entreprises adhérant à l’Association française de la relation client, la Fédération de l’e-commerce et de la vente à distance, la Fédération française des télécoms ou la Fédération de la vente directe.

Pour plus d’infos :

– Dossiers “Savoir vivre avec son mobile” sur le site de l’Association Française des Opérateurs Mobiles (AFOM)

Dossier de l’AFUTT (Association Française des Utilisateurs de Télécommunications) : les SMS non sollicités

Hoaxbuster.com : le mythe de la prise de contrôle de son portable à distance

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