Envoyé Spécial : l’échec programmé de la loi Hadopi ?

Quelques heures avant la diffusion du sujet intitulé « Cinéma et musique sur internet, la fin des hors-la-loi ? », j’étais un peu inquiet quant à l’objectivité des auteurs. Je proposais d’ailleurs de voir ou revoir 2 reportages totalement orientés qui pouvaient donner une idée des sentiments des journalistes de télévision vis à vis d’internet…

Mais surprise, le reportage proposé par Envoyé Spécial jeudi dernier était plutôt objectif. L’a priori qui voudrait que le piratage de CD et films soit à l’origine d’un effondrement des industries musicales et cinématographique a en partie été battu en brèche !  Tout n’est pas si simple. Les jeunes continuent de dépenser pas mal d’argent pour la musique : l’industrie du disque ne représente pas à elle seule l’industrie musicale comme voudraient nous le faire croire les Majors… Le cinéma se porte plutôt pas mal et les gros blockbusters, ceux qui sont le plus téléchargés, sont aussi ceux qui rapportent le plus d’argent… et plus que jamais : Wolverine et Bienvenue chez les ch’ti en sont 2 exemples.

Le sujet de France 2 soulève ainsi de bonnes questions : le prix élevé des cd et dvd, les marges astronomiques de l’industrie du disque, les modifications de nos modes de vie, l’émergence du streaming,… même si le temps qui leur est consacré ne permet pas un éclaircissement complet. Et puis manquent tout de même à l’appel certaines questions pourtant essentielles : Pourquoi les Majors n’ont jamais véritablement encouragé les nouveaux usages (VoD, streaming,…) ? Pourquoi les Maisons de disques n’ont-elles jamais voulu croire au succès du MP3 ? Pas grand-chose non plus sur les nouvelles dépenses des ménages (Box internet, Mobile, Consoles de jeux, jeux vidéo, plasma,…) qui se sont déplacées vers l’innovation et la nouveauté éloignant du même coup les consommateurs d’un secteur campant sur ses mécaniques industrielles, marketing et commerciales vieilles de plusieurs dizaines d’années. L’idée du partage est-elle nouvelle sur le web ou remonte-t-elle à ses origines ? Bref, comment en est-on arrivé à un tel succès du téléchargement illégal ?

Je ne m’étends pas d’avantage mais si vous voulez mon avis sur Hadopi, vous le découvrirez en lisant les quelques billets qui abordent le sujet et notamment celui-ci qui fait un point sur Hadopi, le CD, le DVD et le Blu-ray.

Pour ceux qui n’ont pas vu l’émission, la voici en 5 parties. Il me semble d’autre part qu’Envoyé Spécial abordera un sujet qui touche de près internet dans une quinzaine de jours. Enfin, vous pouvez toujours revoir Envoyé Spécial sur Facebook.

NB : je vous aurais bien encouragés à aller voir ou revoir le sujet sur le site d’Envoyé Spécial (catch up TV) mais il n’y figure pas… alors que les autres reportages de la soirée y sont bien visibles…

1990-2009 : Les 10 événements qui ont marqué le Web

En attendant d’annoncer en avril prochain les Webby Awards qui récompensent chaque année les meilleures initiatives du Web (Actualité, publicité, vidéo,…), l’Académie Internationale des arts et des sciences numériques vient de désigner les 10 événements qui ont marqué le Web ces 10 dernières années.

1. Craiglist (2000) s’étend aux Etats-Unis. Craiglist n’est pas connu en France, mais il s’agit d’un site de petites annonces régionalisées qui connaît un énorme succès outre-Atlantique. C’est un peu leur BonCoin.fr à eux mais qui s’est développé sur 50 pays.

2. Lancement d’AdWords (2000), le système de lien publicitaire que chacun (entreprise ou particulier) peut acheter aux enchères. Quand un internaute entre un mot-clé que vous avez acheté dans le moteur de recherche de Google, un lien menant vers votre site apparait en haut de la page, dans un espace réservé aux liens commerciaux (sur fond jaune en haut et fond blanc à droite). ce système a fait la fortune de Google et de ses fondateurs : lorsque le lien apparaît à l’écran, l’annonceur ne paie rien, c’est lorsque l’internaute clique sur le lien commercial que Google facture l’annonce (quelques centimes de $) au détenteur du lien.

3. Wikipedia (2001), le projet encyclopédique en ligne gratuit rédigé et corrigé par les internautes eux-même. Avec ses 14 millions d’articles et ses 300 millions de visiteurs mensuels, Wikipedia a été adopté par les étudiants du monde entier. Un phénomène qui adonné un sacré coup de vieux aux encyclopédies classiques (Universalis, Encyclopaedia Britannica,…) et numériques comme Encarta qui a récemment mis la clé sous la porte. Wikipedia soulève cependant un certain nombre de critiques de la part de détracteurs peu enclins à faire confiance à la « sagesse des foules ». On en parle régulièrement dans les page d’ASLN.

4. La disparition de Napster (2001). Et oui, dans le passé, pour télécharger de la musique gratuitement, il fallait se connecter à Napster. C’était illégal mais plus simple à maîtriser pour des Majors qui étaient loin de croire au succès du MP3 ! Napster a dû fermer et le système de Peer to Peer (P2P) s’est développé : l’internaute ne télécharge plus des fichiers stockés sur un serveur (Napster) mais stockés sur les milliers de PC interconnectés par le biais d’une application de P2P. Chacun met à disposition du monde entier ce qu’il a lui-même téléchargé !

5. Google entre en Bourse (2004). En 2009, Google est capitalisée à hauteur de 200 milliards de $. Une somme difficile à appréhender. La fortune de Google s’est construite sur la vente de liens publicitaires : AdWords et AdSense. Je rappelle que Google n’ a pas construit son business sur ses contenus car le moteur de recherche n’en possède pas ! Google « se contente » d’indexer tous les contenus créés par les autres… L’idée étant biensûr d’indexer le mieux possible pour que l’internaute trouve toujours réponse à ses questions… et le plus vite possible. Enfin, cet état de fait est sensiblement en train de changer car Google stocke maintenant des contenus : Des vidéos sur YouTube, des articles sur Knol (concurrent de Wikipedia), des données sensibles (documents personnels ou professionnels) à travers Google Docs et ses services d’application en ligne. Mais ne nous trompons pas, le coeur du business de Google reste la vente de liens publicitaires… avec désormais en ligne de mire le marché des publicités sur l’internet mobile.

6. La révolution vidéo menée par YouTube. 20 heures ! Voilà la quantité de vidéo envoyée chaque minute sur les serveurs de YouTube. Un phénomène qu’avait anticipé Google en rachetant le site pour 1,65 milliards de $ alors que le service ne rapportait pas un cent ! Et coûtait même déjà une petite fortune en bande passante et en serveurs. On peut d’ailleurs affirmer sans risque que si Google n’avait pas racheté le site, ce dernier n’existerait plus ! Google tente aujourd’hui de monétiser cette colossale quantité de contenus (pub en bas des vidéos,…) mais avec peu de succès pour l’instant. Peu importe ! Google peut se permettre un gouffre financier (2 millions de $ par jour selon certains analystes) comme YouTube. Quand M. ToutLeMonde aura YouTube dans son salon et plus seulement sur son PC, quand YouTube proposera des contenus à haute valeur ajoutée payants ou générant des revenus publicitaires (films, documentaires,…) alors Google récoltera les fruits de ses investissements.

7. Facebook pour tous. Réservé aux étudiants jusqu’en 2006, le réseau social aux 300 millions de membres a modifié les comportements de plusieurs générations qui utilisent chacune à leur manière l’outil communautaire. On en parle souvent dans ASLN.

8. Le lancement de l’iPhone (2007). Encore une fois, Apple a réussi à réinventer un produit et les comportements qui vont avec ! 1er smartphone à offrir une vraie expérience du web mobile (même affichage et même navigation que sur un PC Mac). 1er appareil mobile tactile… vraiment tactile ! Un touché encore inégalé, une réactivité hors norme en font un appareil exceptionnel. Enfin, le haut niveau de personnalisation de l’iPhone réalisable grâce aux 100 000 applications (gratuites ou payantes) téléchargeable sur l’AppStore est probablement un élément décisif dans le succès de l’éco-système iPhone. Comme toujours, Apple a surpris le consommateur et la concurrence en anticipant les usages et les besoins. Un exploit visionnaire déjà réalisé avec l’apparition de la souris, l’apparition et la disparition des lecteur de disquettes et de DVD, le lancement de l’iPod à l’ergonomie jamais égalée ou l’élaboration de l’iTunes Music Store ! Le monde des technologies ne s’est pas privée de critiquer l’iPhone (distribution exclusive, téléphone trop cher, incompatibilité flash, pas de SMS ni de MMS, système de l’AppStore fermé et opaque,…) mais le fait est que les plus grands n’ont d’autres choix aujourd’hui que de… copier ! Micosoft (Windows Mobile et maintenant Windows Phone), RIM (Blackberry), Google (Androïd), Nokia, Dell et tous les autres font marcher la photocopieuse et tentent de rattraper leur retard technologique et marketing. Une concurrence vertueuse pour le consommateur : Si Apple a réveillé l’internet Mobile qui sommeillait profondément en France, la marque à la Pomme a fait réagir la concurrence tant du côté des opérateurs que des fabricants. Un phénomène qui a sérieusement tiré les prix vers le bas… y compris celui de l’iPhone.

9. La campagne présidentielle américaine (2008). La dernière campagne présidentielle a révélé un président qui a su exploiter le potentiel d’internet. Tant pour mobiliser les foules que les donateurs. Facebook et YouTube ont pour cela joué un rôle déterminant. Obama aime internet et internet le lui rend bien. On en parle régulièrement dans les pages d’AujourdHuiSurLeNet.

10. Les manifestations iraniennes (2009). Les élections présidentielles iraniennes ont donné naissance à des manifestations violemment réprimées. Les médias traditionnels ayant été écartés, les manifestants se sont tournés vers les nouvelles technologies de l’information et de la communication : échange d’infos et envoi de vidéos par mobile, utilisation d’internet et de Twitter. Le site de micro-blogging a alors bénéficié d’un coup de projecteur inédit en France où il est bien moins connu que Facebook par exemple. Bref, Twitter a permis au monde de suivre les événements iraniens. Twitter se prête d’ailleurs très bien aux événements inattendus de grande envergure : déchaînement climatique, tremblement de terre, manifestations privées de couverture madiatique, crash aérien,… Il permet une circulation rapide de l’information que ce soit à l’attention des populations ou des secours.

Il n’y a rien à dire, les événements pré-cités méritent de figurer dans l’Histoire d’internet mais la dimension internationale, censée être incarné par l’Académie à l’origine de ce « classement », a totalement été exclue.  On peut même dire que les événements ainsi consacrés sont 100% américains ! On peut en déduire que les américains ont un sérieux problème d’égocentrisme ou bien que les nouveaux usages s’imaginent, s’inventent, se concrétisent et se développent avant tout dans un petit coin de l’Ouest-américain qu’on a coutume d’appeler la Silicone Valley…

Source 1 (3 min de lecture) et Source 2 (1 min de lecture)

317 km/h sur l’autoroute, une vidéo sur YouTube. Que fera la police ?

Il existe maintes manières de se créer, entretenir ou améliorer une réputation sur le Web. YouTube fait partie de ces nouveaux vecteurs…pour le meilleur et pour le pire. Ce fou du volant n’a donc rien trouvé de mieux que de se filmer en train de rouler à 317 km/h sur l’autoroute, narguant du même coup quelques policiers qui ne vont rien voir du triste exploit…

L’homme se filme. Son visage apparaît à plusieurs reprises comme celle du passager d’ailleurs… son prénom est par ailleurs cité. La marque de la voiture et le lieu sont assez reconnaissables. Alors que va-t-il se passer ? Les 2 hommes se feront-ils arrêtés comme ce motard qui s’est filmé à 210 km/h en Grande Bretagne ? Les paris sont lancés.

Vodpod videos no longer available.

Source

 

Forfaits à facture illimitée : Orange réagit

Une facture mensuelle atteignant 46 000€, une autre à 40 000€, une troisième à 160 000€,… les clients Orange dépassés par leur forfait 3G sortent du gué et bouscule l’opérateur forcé de réagir rapidement. D’autant que l’ARCEP, le régulateur des télécom menace de légiférer si Orange (et les autres) n’annonce pas des mesures d’urgence.

Orange a donc annoncé plusieurs mesures destinées notamment aux détenteurs d’un abonnement Internet Pro Everywhere 24/24 sur clé 3G.

Dès qu’un forfait de ce type sera dépassé de 200€, l’accès sera simplement bloqué. Le client recevra alors un appel de la part d’Orange. Jusqu’à maintenat, Orange s’engageait à envoyer un message d’alerte (mail, SMS) prévenant le consommateur d’une situation « anormale ». Et c’est vrai : j’ai déjà reçu un SMS m’avertissant que j’avais consommé 80% du volume de données auquel j’avais droit. Au-delà de ce volume, Orange doit réduire le débit auquel j’ai droit sur le réseau téléphonique (3G, Edge). Orange dit également vouloir proposer d’ici la fin de l’année un abonnement du même type qui permettrait à l’abonné de mieux contrôler sa factures. Mais 3 écueils au moins subsistent :

L’alerte donnée par Orange arrive souvent trop tard : dans le cas du propriétaire du bar qui a reçu une facture de 46 000€, Orange dit avoir envoyé un mail d’alerte lorsque le compteur a atteint… 12 000€ ! Personnellement , je conseillerais à Orange de s’excuser. une telle somme est inacceptable ! D’autant qu’une réglementation européenne doit en 2010 obliger Orange et consort à couper une connexion dès que le forfait est dépassé de… 50€.

L’abonnement 3G lié à un smartphone n’est pas soumis aux même règles que celui d’une clé 3G qu’on branche à un PC portable (Notebook, Netbook) : sur un téléphone, le débit 3G ou Edge est ralenti si le forfait est dépassé. Dans le cas d’une clé 3G, une fois le forfait dépassé en volume (1Go par mois en général), un tarif au Mo est appliqué : 0,17€ HT par Mo (je précise que les volumes de données sont comptabilisés en réception – download – et en expédition – upload). Pire : si vous vous connectez grâce au roaming (un réseau étranger prend le relais du réseau français : systématique quand on voyage et très possible quand on habite près d’une frontière si on ne bloque pas cette fonction dans les paramètres de l’appareil), les tarifs explosent littéralement : le Mo supplémentaire atteint 5€ HT !!

– Les termes des contrats téléphoniques sont incompréhensibles d’une part et jamais lus d’autre part. Des termes comme 3G, 3G+, illimité, data, Hotspot Wifi… sont très mal compris par une grande part des consommateurs. Comme je le disais dans ce billet, Orange a une occasion dans cette affaire de faire un point sur ces problèmes et de s’imposer comme guide. Exemple ? J’ai expliqué hier à une nouvelle abonnée iPhone qu’il y avait une grosse différence entre une connexion 3G ou Edge (dans la rue par exemple) et la connexion Wifi qu’on retrouve chez soi grâce à sa box internet. Encore faut-il automatiser la connexion au wifi personnel quand on est chez soi ! Naviguer sur le Net depuis son canapé est alors gratuit et vraiment illimité puisque lié à l’abonnement internet de la Box. Je lui ai également appris que consulter ses mails via une connexion 3G ou Edge consomme le forfait Data de l’abonnement téléphonique; surtout si de grosses pièces jointes sont téléchargées ! Le vendeur n’avait rien expliqué de tout ça à la nouvelle abonnée logiquement perdue dans la jungle linguistique et technique qui envahissait le dépliant publicitaire auquel elle se référait pour comprendre tout ce qu’elle avait le droit de faire avec son smartphone !

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Photos compromettantes sur Facebook : un assureur cesse ses remboursements

Ca se passe au Canada : En arrêt maladie depuis un an et demi pour dépression, Nathalie Blanchard vivait des versements que lui faisait son assurance. Mais l’assureur a récemment arrêté tout paiement. Celui -ci aurait vu sur Facebook des photos de Mme Blanchard en train de s’amuser à la plage notamment !

Si la femme affirme être sortie et avoir voyagé sur les conseils de son médecin, l’assureur (Manulife) a confirmé enquêter régulièrement sur ses clients en surveillant Facebook. Manulife affirme cependant que dans une telle enquête, les informations trouvées sur le réseau social ne sont qu’un élément parmi d’autres.

Un tribunal devra bientôt trancher…

Plus d’infos à laSource (1 min de lecture)

L’e-commerce bientôt en fête

Un mois avant Noël, 250 marchands en ligne vont proposer aux internautes des tarifs exceptionnels. C’est tout l’objet du Cybermonday qui inaugure une semaine de promotions en tout genre. Cette année, c’est le lundi 23 novembre qui ouvrira le bal : WonderBox, La Poste, Rue du commerce, Pixmania, Sarenza, Maison Facile et des dizaines d’autres se plieront en quatre pour proposer aux internautes les prix les plus serrés possible.

Pour plus d’infos rendez-vous sur Cybermonday.fr.

 

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Ce soir à 20h35 : Envoyé Spécial se penche sur le téléchargement illégal

La loi hadopi, récemment votée et censée lutter contre le téléchargement illégal, a fait couler beaucoup d’encre ces derniers mois (tapez Hadopi dans ASLN ou bien dans Google, vous verrez) et quelques semaines avant le lancement de la campagne de mail d’avertissement prévu pour janvier, l’émission Envoyé Spécial a enquêté sur ces vilains pirates qui selon les Majors du disque et du cinéma, mettent toute notre industrie culturelle en péril… [MAJ : pour voir l’émission, c’est sur cette page]

Je ne ne vais pas a priori mettre en doute l’objectivité de la télévision lorsqu’elle commente les usages des internautes mais les j’avoue que certains reportages TV m’ont laissé pour le moins dubitatif…

Tout le monde sur le Net garde un « grand » souvenir de ce sujet diffusé sur Arte et Planète : Clément le No Life ou 7 minutes de poncifs, d’a priori, de caricature, de « foutage de gueule » (désolé mais ça me rend dingue) autour de ce qu’est un jeune quand il a accès à internet !

Clément le No Life

Et que dire de ce « reportage » scandaleux sur les dangers de Facebook diffusé par… Envoyé Spécial fin 2008 ? Certes, je mets en garde ceux qui pensent que Facebook est un espace privé ou confidentiel et je reste également vigilant quant aux dérapages que peuvent provoquer les réseaux sociaux mais jetez un oeil sur le sujet de France 2 : A part une introduction qui aborde le partage et le contact avec des amis éloignés, la vidéo relate sur 25 minutes tous les démons qui caractériseraient Facebook ! Addiction, vol de données, drogue, meurtre, vol d’identité, pédophilie, inconscience des ados,… tout ça est monté dans bout à bout nauséabond auréolé d’un commentaire orienté dit par un journaliste (?) un brin moqueur… Il faut attendre le « retour plateau » pour entendre que certaines précautions (limitations d’accès à son compte, création de groupes, bannissement des photos compromettantes,…) permettent quand même de se protéger des dangers de Facebook. Mais rien, rien du tout sur les vertus d’un réseau social, quel qu’il soit d’ailleurs. Rien sur ce nouvel espace où toute une génération échange, partage ou discute avec sa communauté. Rien sur la façon dont les ados utilisent Facebook pour travailler et améliorer leur images, rien sur la façon dont Facebook contribue à l’intégration dans un groupe, à la collaboration, à l’entraide,…

Le sujet d’Envoyé Spécial sur Facebook (en 4 parties car YouTube limite les séquences à 10 minutes)

La télévision ne peut-elle espérer faire de l’audience qu’en exploitant les mécanismes de la peur ? La télévision traite-elle internet comme un ennemi dangereux ? J’aurais tendance à répondre par l’affirmative mais peut-être que le reportage de ce soir sera… comment dire… objectif. Réponse ce soir, France 2 à 20h35.

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