Wikipedia : Bientôt 1 millions d’articles français

Alors que le projet encyclopédique gratuit et libre fétait ses 15 ans le 15 janvier dernier, Wikipedia doit atteindre le million d’articles français avant la fin 2010. 900 000 articles francophones sont consultables aujoud’hui dans l’encyclopédie la plus utilisée au monde  (6ème site le plus fréquenté de la planète selon Alexa). L’anglais est évidemment la langue la plus répandue avec plus de 3 millions d’articles sur les 15 millions que compte Wikipedia.

14 774 000 entrées dans 265 langues, voilà un bilan pour le moins impressionnant pour cette encyclopédie gratuite, sans pub, rédigée par des internautes assez peu nombreux finalement. Selon cet article, seuls 1000 rédacteurs seraient à l’origine de près de la moitié des contributions françaises effectuées dans l’encyclopédie. Un phénomène très courant voire systématique de toutes les plateformes de contenus générés par les utilisateurs : YouTube, Dailymotion, Flickr,… La blogosphère et les sites d’informations en général ne sont pas en reste. Les contenus du web, consultés, copiés, commentés, lus, regardés, écoutés, etc, sont « utilisés » par des centaines de millions d’internautes mais générés par seulement quelques uns d’entre eux… Certains le font pour gagner de l’argent, pour faire rire, pour se faire connaître, par générosité, pour rendre service, pour améliorer leur réputation, pour défendre leurs idées, pour transmettre leur savoir, pour satisfaire leur ego, pour échanger. Les autres, le très grosse majorité, profitent de cette production gratuitement, sans rien faire. Savoir, divertissement, culture, communication, outils de production,… tous ces domaines s’enrichissent chaque jour grâce à la contribution d’un faible pourcentage d’internautes motivés par leur… « Humanité ».

Injuste ? Vous pouvez le penser… Mais internet n’est en rien différent de la vie réelle de ce point de vue-là ! Dans la vie réelle, quelques millions de personnes s’engagent pour le bien-être de tous ! Les militants d’un parti politique s’engagent, prennent sur leur temps et leur énergie pour le bien de tous. Les membres d’associations de défense de consommateurs sont assez peu nombreux comparés à tous ceux qui profitent de leurs actions ! Les donateurs qui remplissent les caisses d’associations de lutte contre certaines maladies et autres catastrophes sont en grande minorité comparés à ceux qui profitent des services rendus par ces mêmes associations.

Pour revenir à Wikipedia, on parle souvent de la loi des 1% : les contributeurs ne représenteraient qu’environ 1% des utilisateurs. Cette règle est en réalité plus répandue qu’on ne le pense ! Et heureusement ! Wikipedia ne pourrait pas s’auto-organiser aussi bien si les contributeurs représentaient 2 ou 3% des utilisateurs. Et si tous les français engageaient des actions au sein du parti qui défend leurs idées, j’ose à peine imaginer le bazar que ce serait !

D’autres infos à la Source (3 min de lecture)

Wikipedia dans la poche… pas besoin d’internet !!

Décidémment, je parle souvent de Wikipedia en ce moment (ici et ). C’est la rentrée et avoir une encyclopédie dans la poche en permanence même si on n’a pas de connexion à internet, c’est plutôt intéressant non ? C’est ce que permet le logiciel Okawix. Cette solution gratuite compatible Windows, Mac OS et Linux permet de télécharger la totalité de Wikipedia dans son PC – portable ou pas d’ailleurs.

Une aubaine dans ce monde où la connexion permanente n’est encore qu’un doux rêve. Certes, les machines portables (laptop, Netbook, Smartphone) sont équipés des puces qui les autorisent à se connecter en quasi-permanence mais les zones blanches sont encore très nombreuses. Il y a toujours un endroit, derrière un grand bâtiment, en sous-sol, à la campagne, en montagne ou tout simplement en déplacement (train, voiture, avion,…) où la connexion au Net est aléatoire voire impossible.

Là, plus de problème de connexion, tout est vraiment dans la poche. Wikipedia en français ne représente qu’1Go de données !! Autant dire que n’importe clé USB est susceptible de contenir l’encyclopédie.

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Wikipedia va préciser la fiabilité de ses articles

Wikipedia fait un pas vers les plus sceptiques, et il y en a, qui se méfient encore trop de ses contenus. Pour rappel, ces derniers sont créés par les utilisateurs eux-même qui peuvent écrire, compléter ou corriger un article. La qualité variable des articles fait souvent dire abusivement aux détracteurs du projet encyclopédique qu’il n’est qu’un formidable terreau pour la propagande, le désinformation, l’approximation, la confusion, la partialité… J’ai tenté d’expliquer simplement dans ce billet que malgré ses défauts, Wikipedia reste une formidable source d’information qui s’impose certainement comme la première étape de toute recherche encyclopédique.

Les plus grands défenseurs du projet (dont je fais partie) reconnaissent toutefois que tout ce qui peut améliorer l’information quant au niveau de qualité de tel ou tel article est bienvenu. Wikipedia s’est déjà de ce point de vue profondément améliorée : plusieurs niveaux de contrôle a posteriori existent : surveillance des corrections par des volontaires et des spécialistes,  pages dédiées aux modifications, alertes en tout genre lors de la navigation, liste des sources,…

Mais la Fondation Wikimedia va désormais ajouter une couche de contrôle : Dès cet automne, la fiabilité de chaque article sera matérialisée par un niveau de orange qui prendra place à l’arrière plan du texte. ce système dénommé WikiTrust est basé notamment sur la renommé du rédacteur et l’ancienneté des dernières corrections apportées à l’article : plus le rédacteur aura bonne réputation (système de notation de 0 à 9) plus l’article sera digne de confiance. Plus un article est modifié, plus il est sujet à caution.

Il y a quelques jours, Wikimedia annonçais déjà une grande étape dans l’amélioration de ses contenus.

D’autres infos à la Source (3 min de lecture)

Wikipedia change son fusil d’épaule. Petit point sur un phénomène de société.

La fondation Wikimedia a annoncé que désormais, les éditions et modifications d’articles concernant des personnes vivantes seraient soumises à l’aval de rédacteurs « accrédités ». Pour rappel, l’encyclopédie en ligne au succès fulgurant permet à tout internaute de participer à son développement à travers l’écriture de nouveaux articles et l’enrichissement d’articles déjà parus. Ce système collaboratif qui fait la part belle à ce qu’on appelle l’intelligence collective a permis de créer la plus grosse encyclopédie du monde qui plus est, en accès gratuit : plus de 300 millions de visiteurs s’y connectent chaque mois !

Le problème c’est que certains thèmes (religieux, politiques, historiques,…) ont toujours posé problème. Certains rédacteurs, privés ou institutionnels, n’hésitent pas à se servir de cette forme de liberté pour diffuser des messages propagandistes ou diffamatoires. Certains dérapages ont marqué l’histoire de Wikipedia. Concernant la biographie de certaines personnes vivantes, les « incidents » ont poussé Wikipedia à modifier les règles. L’annonce erronée de la mort de Ted Kennedy, sénateur américain, victime d’un malaise le 20 janvier dernier, a poussé Jimmy Whales, fondateur de Wikipedia, à réaliser  un sondage concernant la mise en place de rédacteurs expérimentés tous bénévoles qui seraient chargés de valider les articles et modifications d’articles concernant les personnes vivantes. La réaction positive des internautes a certainement encouragé la mise en place officiel de ce « filtre » déjà effectif sur tous les articles allemands et qui sera désormais mis en place sur les biographies de personnes vivantes dans le Wikipedia  anglophone. Les articles français ne sont donc pas encore concernés et des « erreurs » comme celle qui a concerné Philippe Manoeuvre en avril 2008 peuvent donc toujours survenir.

Pour plus de précisions, lire la très intéressante interview de Julien Fayolle, Vice-Président de Wikimedia France (2 min de lecture)

C’EST QUOI LE PROBLEME AVEC WIKIPEDIA ?

Wikipedia est une encyclopédie collaborative rédigée par ses utilisateurs ! Un schéma très éloigné voire opposé à l’idée que l’Humanité s’est toujours faite d’une encyclopédie depuis que ce concept existe. La tâche qui consiste à compiler les connaissances du monde a d’abord incombé à un certain nombre de savants plus ou moins solitaires : Aristote, Pline l’Ancien, Tu Yu, Diderot (avec Voltaire et Rousseau notamment),… La création des encyclopédies a ensuite été transmise à des équipes d’experts organisées et hiérarchisées. C’est ainsi que l’Encyclopaedia Britannica, Universalis et autres Encarta se sont constituées. Wikipedia ce sont des milliers de rédacteurs, experts, passionnés et autres estètes qui s’auto-organisent spontanément. Résultat : un amoncellement de connaissance qui repose sur un système où personne n’est vraiment responsable de ce qu’il écrit. D’où un manque de confiance assez naturel de la part d’utilisateurs qui, historiquement ont toujours fait confiance à des auteurs (experts, savants, chercheurs, universitaires, journalistes…) qui, par définition, ont l’autorité pour parler à la place d’autrui. La question que tout cela soulève est la suivante : des milliers de contributeurs peuvent-ils être plus intelligents qu’un expert ?

LES AVANTAGES DE WIKIPEDIA

Alors qu’une Encyclopédie papier commence à se fossiliser dès sa parution, Wikipedia intègre une espèce d’ADN qui lui permet d’évoluer, de s’améliorer, de se compléter, de se corriger, de se réparer au fil du temps. Ainsi, les millions d’articles que contient le projet encyclopédique numérique surclasse l’inertie des Encyclopaedia Britannica (moins de 70 000 articles dans sa version papier) et Encarta (60 000 articles). En ce 21ème siècle, le moindre dictionnaire met des années à reconnaître intégrer l’existence de concepts et sujets qui naissent par dizaines chaque année (cyber-criminalité, données personnelles, l’open source, l’UGC, La longue traîne,…). Wikipedia les adopte et les explique en quasi-temps réel ! La probabilité de trouver ce qu’on cherche sur Wikipedia est mille fois plus importante que dans une encyclopédie papier.

Alors que les encyclopédies classiques filtrent les sujets, alors que que seuls certains thèmes y ont droit de cité, Wikipédia est ouverte à l’infinité de sujets que la connaissance humaine accumule depuis des siècles. La moindre connaissance si infime ou si insignifiante soit-elle peut avoir sa place dans Wikipedia et intéresser une niche d’internautes, certes très peu nombreux (quoique) mais qui n’auraient jamais assouvi leur curiosité sans cette précieuse ouverture d’esprit.

Les erreurs… Parlons-en puisque c’est le sujet de départ. Comme toute encyclopédie, Wikipedia comporte des erreurs. Une étude qui a fait grand bruit en 2005 et publiée dans le magazine Nature a révélé que sur un panel de 42 articles scientifiques, on trouvait 4 erreurs sur Wikipedia et… 3 dans l’Ecyclopaedia Britannica ! Et devinez quoi : peu après la parution de cet article, les erreurs de Wikipedia ont été corrigés ! Celles de l’encyclopédie papier ont dû attendre l’édition suivante. Cet exemple illustre parfaitement le fond de Wikipedia : le projet s’améliore en grandissant. Quant au vandalisme, à la propagande et à la désinformation qui siègent tous trois au sein du côté obscur de Wikipedia (et du web en général), ils n’ont pas un impact aussi effrayant que certains veulent le faire croire. Une étude IBM Watson Research a révélé qu’un acte de vandalisme touchant un article met moins de 5 minutes à être éliminé.

LES PRECAUTIONS A PRENDRE

Wikipedia est une formidable source d’informations et de connaissances mais les principes qui la régissent (sagesse des foules, anonymat, liberté,…) doivent pousser à la prudence. Je le répète assez souvent dans les lignes de ce blog : Wikipedia doit être une source d’info voire la 1ère source d’information mais doit impérativement être recoupée par d’autres sources. Être vigilant sur l’origine des articles de Wikipedia est également essentiel. C’est exactement pareil quand on consulte un blog (ASLN compris) : ses contenus sont élaborés par quelqu’un de passionné et enthousiaste qui connaît peut-être pas mal de trucs sur un sujet mais des erreurs sont probables et seule la lecture d’autres blogs, d’autres avis et articles pourra conduire l’internaute vers une forme d’exactitude. Que ce soit dans Wikipedia, dans Google ou dans la seule blogosphère, « (…) il n’existe qu’un niveau de qualité statistique, ce qui revient à dire que certaines choses seront excellentes, d’autres médiocres et d’autres encore absolument nulles ». (Chris Anderson, « La longue traîne »)

De la fiabilité de Wikipedia : une expérience intéressante

Le projet encyclopédique gratuit et libre Wikipedia permet à tout internaute d’accéder sans contrainte à une masse considérable d’informations. L’encyclopédie est un des plus beaux exemples de site basé sur l’UGC (User Generated Content) : Les internautes créent et utilisent ses contenus donnant au « Producteur-consommateur » (« prosommateur » ?) ses lettres de noblesse. Ce principe de collaboration globalisée (12 millions d’articles et 265 langues dans Wikipedia)  porte cependant en son sein un bien vilain défaut que les détracteurs de Wikipedia ne manquent pas de soulever : Chacun peut y écrire tout et n’importe quoi et avant que l’erreur ne soit corrigée par les contributeurs les plus impliqués, il peut se passer plusieurs jours pendant lesquels mensonges, manipulations et autres propagandes peuvent faire leur travail sur les esprits les moins critiques.

C’est encore ce qui est arrivé le 29 mars dernier lors de l’annonce du décès du compositeur Maurice Jarre : à cette occasion, un étudiant irlandais en sociologie a voulu tester les nouveaux comportements en intégrant à la bio wikipédienne du musicien une fausse citation (« Lorsque je mourrai, une dernière valse résonnera dans ma tête ») qu’il pensait voir reprise par les blogs et sites « réputés » peu regardants sur le recoupement des informations.

Le jeune irlandais a donc été surpris de constater que « sa » citation avait été reprise par… les journalistes professionnels de grands médias (The Guardian, The London Independant,…) du monde entier théoriquement dignes de confiance…

Qui doit-on blâmer ? Wikipedia et son manque de fiabilité ou bien le manque de discernement de journalistes qui, probablement pressés par le temps et la concurrence d’internet, ont choisi la facilité ?

En tout cas, l’expérience de Shane Fitzgerald est probante : Les journalistes comme tous les internautes, se dirigent naturellement vers le Net quand il s’agit de trouver des informations. Dans le cas de Maurice Jarre, le recoupement des informations aurait permis de soulever la « supercherie ». Wikipedia le rappelle d’ailleurs à de nombreuses reprises dans ses pages : Lorsqu’un contenu n’est pas « sourcé », des alertes apparaissent, conseillant à l’internaute de vérifier les informations. C’est un réflexe qui devrait être automatique : Qu’on soit collégien ou étudiant, journaliste ou internaute lambda, toute recherche sur le Net doit d’une part dépasser les 10 premiers résultats que le moteur de recherche aura proposés et d’autre part être recoupée par différentes sources…

Pour plus d’infos sur cette histoire et sur Wikipédia, écoutez le reportage de France-info (4 minutes d’écoute)

Encarta c’est fini !

L’encyclopédie numérique, tout d’abord lancée sous forme de CD-Rom en 1993 puis mise en ligne par Microsoft n’aura pas résisté aux nouveaux usages adoptés par les étudiants du monde entier.

« Les références ont changé (…) Aujourd’hui les gens cherchent et consomment l’information de manière considérablement différente (…) ». Wikipédia fait évidemment partie de ces nouvelles sources d’informations : gratuites et générées par les internautes eux-même, elles sont ultra plébiscitées par une génération qui n’imaginent pas payer pour obtenir les réponses à  ses questions.

Microsoft fermera ses serveurs le 31 octobre.

Plus d’infos à la Source (1 min de lecture)

Wikipédia : changement de règles

On en parle régulièrement sur ASLN, Wikipédia, c’est bien et l’encyclopédie donne indéniablement accès à une somme fabuleuse de connaissances mais l’anonymat et la liberté offerts aux « auteurs » donne lieu à certains dérapages. On se souvient tous de la « mort de Philippe Manoeuvre » annoncée dans la biographie de celui-ci. il y a quelques jours, dans Wikipédia, c’est l’annonce erronée de la mort de Ted Kennedy, sénateur américain, victime d’un malaise le 20 janvier dernier, qui a fait réagir Jimmy Whales, le fondateur de l’encyclopédie en ligne. Ce dernier souhaite que les articles des nouveaux contributeurs et auteurs anonymes soient validés par des vérificateurs avant publication. un filtrage a priori qui s’oppose aux piliers du projet encyclopédique : liberté, autorégulation,…

Pour éviter une levée de boucliers des milliers de contributeurs et simples visiteurs, Wikipédia a mis en place un sondage en ligne histoire de prendre la température. Fin janvier, 60% des votants se prononçaient en faveur de cette nouvelle mesure. Un espace a également été dédié aux propositions que tout internaute peut faire afin de trouver une parade à la désinformation et la manipulation.

Source (1 min de lecture)

Wikipédia financée jusqu’en juin 2009

Nouveau succès pour l’encyclopédie en ligne qui vient de boucler le budget qui lui permettra de financer son développement ( achat de bande-passante, amélioration de l’ergonomie, lutte contre les erreurs et la désinformation,…) jusqu’à la fin de son exercice budgétaire 2009. Ce sont 6 millions de $ provenant de dons particuliers et institutionnels qui permettront à la Fondation Wikimedia de payer les 23 salariés chargés d’améliorer sans cesse le projet encyclopédique gratuit qui ne compte désormais pas moins de 11 millions d’articles rédigés en 265 langues et consultés par plus de 275 millions de visiteurs chaque mois.

Wikipédia étant en recherche permanente de fonds, vous pouvez vous aussi faire un don sur cette page.

D’autres infos aux Sources : Figaro.fr et Digita.excite.fr

 

Wikipédia : pour le meilleur et pour le pire

Josette Elayi, chercheuse en Histoire ancienne au CNRS, a découvert sa biographie sur l’encyclopédie en ligne. Le problème c’est que cette bio se réduit selon Mme Elayi « (…) à des informations malveillantes et presque toutes erronées » probablement rédigée par des collègues malintentionnés.

La chercheuse vit dans une moindre mesure ce qu’a subi en 2005 le 1er ministre norvégien présenté sur l’encyclopédie en ligne comme pédophile.

C’est un peu le problème de Wikipédia : chacun peut écrire sur le sujet qu’il veut en toute anonymat; et même si le prestigieux magazine américain Nature a écrit que la fiabilité du Projet encyclopédique gratuit et libre était comparable à celle de l’ »Encyclopaedia Britannica« , Wikipédia doit rester une source d’information à recouper. Aucun éditeur n’est là pour vérifier ou valider les informations. Par principe, l’approximation, la manipulation, l’erreur ou la subjectivité sont naturellement corrigées au fil des corrections réalisées par les internautes du monde entier. cependant, si Wikipédia est parfaitement appropriée pour le départ d’une recherche qui sera ensuite approfondie et recoupée (les sources citées par les auteurs sont en générale extrêmement fiables, elles), il faut impérativement considérer toute page de l’encyclopédie en ligne comme potentiellement fausse à un moment ou à un autre.

En 2006, plusieurs parlementaires américains ne s’étaient pas gênés pour améliorer leur biographie sur Wikipédia. En 2005, un journaliste avait même découvert que sa bio wikipédienne le considérait comme complice de l’assassinat de JF Kennedy ! Si la plupart des modifications réalisée sur les articles de Wikipédia ne se résume qu’à des ajouts ou simples corrections d’erreurs, il ne faut pas ignorer que certaines interventions ont pour but la manipulation, la désinformation ou… le vandalisme. En France par exemple, la mairie de Levallois a plusieurs fois « retouché » l’article concernant les déboires judiciares de Patrick Balkany (maire de la ville de 1983 à 1995)… Aux E.U., le FBI s’est chargé de retirer les photos de Guantanamo et la Maison Blanche a notamment « corrigé » plusieurs informations concernant la guerre en Irak. La sphère commerciale n’est évidemment pas épargnée : Nintendo n’a pas hésité à effacer les passages relatant les bugs techniques qu’avaient connu ses consoles Game Cube et DS…

Pour éviter ou contourner une part de ces « défauts », plusieurs projets concurrents de Wikipédia ont récemment été lancés sur la Toile :

Citizendium est une encyclopédie libre et gratuite qui encadre les articles des internautes par des experts chargés de vérifier et corriger les contenus de façon à ce qu’il y ait le moins d’erreurs possibles. L’état d’esprit de Citzendium se veut donc très différent de celui de Wikipédia : « Le monde a besoin d’une meilleure encyclopédie libre [...] Nous croyons à la nécessité d’une alternative, que celle-ci est justifiée pour permettre à des personnes ordinaires de travailler sous l’égide d’experts. Nous croyons à la responsabilisation personnelle, incluant l’usage de véritables noms pour identifier les contributions. En bref, nous visons à créer une communauté responsable et à former de bons citoyens globaux. » a déclaré Larry Sanger, initiateur du projet  et ancien de Wikipédia.

Autre alternative : Knol, le projet encyclopédique de Google. Comme dans Citizendium, les articles sont signés de leur(s) auteur(s); c’est le principe de base de Knol : les auteurs qui doivent se présenter (nom, photo, cursus, statut,…) sont mis en avant pour une plus grande crédibilité. les articles peuvent être complétés ou commentés mais seulement si l’auteur le désire. Il pourra ainsi y avoir plusieurs articles traitant du même sujet mais de façon différente voire contradictoire. Grande différence avec les 2 autres projets encyclopédiques, les articles de Knol peuvent contenir des publicités (là aussi avec l’autorisation de l’auteur) dont les recettes seront partagées entre l’auteur et Google. Contrairement à Citizendium, Knol compte déjà de très nombreux articles en français.

Sources : Article sur Josette ElayiMetrofrance.fr (2 min de lecture) / Article intéressant sur Lelyceen.fr (4 min de lecture)

Wikipédia dans la poche

Le logiciel gratuit Kiwix permet de rapatrier l’encyclopédie en ligne Wikipédia sur un PC, un disque dur externe ou même une clé USB ! L’ensemble des articles français, une fois passé à travers le logiciel ne pèse plus que 1,4Go ! Il est donc désormais possible d’accéder à Wikipédia sans pour autant se connecter à internet. Pratique quand on est en voyage, en train, en avion… sans moyen de connexion. Le problème, c’est que Wikipédia est par définition (projet collaboratif en ligne) en évolution permanente… Les mises à jour s’imposent si on désire avoir accès à la version la plus fraîche possible de l’encyclopédie : En attendant une solution de mise à jour plus ergonomique, une version intégrale à jour sera disponible chaque mois en téléchargement.

Télécharger gratuitement Kiwix. Ca marche sous Windows, Mac et Linux !