Mots-clés les plus recherchés, nombre de vidéos visionnées, spam les plus répandus : Décembre c’est la saison des palmarès du Net

C’est la fin de l’année… autrement dit, l’époque des bilans en tout genre sur la Toile. Celui des moteurs de recherche (Google, yahoo!, Bing,…) est l’un des plus attendus; tout le monde est curieux de savoir ce qui a le plus intéressé la planète cette année. Les résultats qui suivent donnent ainsi une espèce de “température émotionnelle” à l’échelle d’un pays ou de la planète, rien que ça !

Google vient de publier son Google Zeitgeist révélant notamment les requêtes les plus populaires. Ainsi en France, 2009 aura consacré les mots “Facebook”, “YouTube” et “Jeux”. Ils sont dans l’hexagone les 3 mots-clés les plus tapés dans le moteur de recherche de Mountain View, lui-même leader de son secteur (la recherche sur internet) avec plus de 65% de parts de marché dans le monde. Toujours en France, les mots-clés connaissant la plus forte progression par rapport à 2008 sont “Allostreaming”, site gratuit et illégal de vidéo en streaming, “Facebook”, réseau social aux 350 millions de membres et “Bon Coin”, site de vente d’occasion.

Aux Etats-Unis, le mot-clé qui connaît la plus forte progression est Twitter, devant Michael Jackson et Facebook. Au niveau mondial, les 3 plus grands moteurs de recherche (Google, Yahoo! et Bing) annoncent “Michael jackson” comme la requête la plus lancée en 2009. Côté actualité, si les américains se sont beaucoup intéressés à la grippe A et à Susan Boyle,  les français ont plutôt tapé des mots comme “Le Monde”, “Le Figaro” ou “TF1″.

DU CÔTE DE LA VIDEO, l’engouement des français pour les sites comme YouTube ou dailymotion se confirme : En septembre, 34,6 millions d’utilisateurs (+36% par rapport à 2008) avaient visionné 5,4 milliards de vidéos (+141% par rapport à 2008) depuis janvier. Il y a un an, alors que chacun visionnait en moyenne 88 vidéos chaque mois, ce chiffre est passé à 156 en 2009. C’est YouTube qui se taille la part du lion avec 33,5% des vidéos vues. Dailymotion, pourtant second, ne s’arroge que 7,5% des vidéos visionnées. TF1 arrive 3ème (3%).

DU CÔTE DU SPAM (pourriel), Michael Jackson, plus grosse requête mondiale tous moteurs de recherche confondus, est aussi la célébrité qui a généré le plus d’envoi de courrier indésirable. “Les cybercriminels savaient bien que la mort du chanteur intéresserait le plus grand nombre de personnes, que cette actualité serait un moyen idéal de capter l’attention des internautes, et ainsi d’augmenter l’ouverture de courriels frauduleux ou de pousser à cliquer sur des liens nuisibles”, explique Symantec (éditeur de solutions de sécurité). Ces 12 derniers mois, l’éditeur d’anti-spam a observé 40 trillions de spam (40 milliards de milliards !) soit 5 000 pourriels par personnes dans le monde… Pour 2010, Symantec prévoit un gros développement des fraudes sur les réseaux sociaux, des faux anti-virus et des virus pour smartphone notamment.

Pour plus d’infos sur les mots-clés les plus recherchés :

Google Zeitgeist, Bing, Yahoo!,l’article de 01net (2 min de lecture).

Source sur les spam (2 min de lecture)

Source sur les vidéos (1 min de lecture)

Les internautes consacrent beaucoup de temps à Facebook

C’est ComScore (cabinet d’études)  qui le dit : A l’échelle mondiale, Facebook capture 5,1% du temps des internautes ! Le temps passé sur le réseau social aux 300 millions de membres explose totalement augmentant en un an de 193% !

Mais Facebook est encore loin du nébuleux Microsoft (Hotmail, Windows Live, Hotmail,…) qui s’octroie 14,5% du temps des internautes dans le monde (16,8% en Europe et 35,9% en Amérique latine) et arrive ainsi 1er du classement. Google est second s’accaparant 9,3% du temps des internautes. Facebook est 4ème.

D’autres chiffres à la Source (2 min de lecture)

Quand je serai grand, je travaillerai chez Google

Une grande étude internationale révèle que Google est l’employeur idéal des étudiants du monde entier. 120 000 étudiants d’écoles d’ingénieur et de commerce interrogés, 11 pays couverts par l’étude; et le verdict est clair : Google arrive en tête du top 50 des entreprises préférées de nos futurs cadres ! D’une manière générale, les entreprises informatiques font partie des secteurs les plus attirants : Dans ce classement inédit, Microsoft prend la 2de place dans les Ecoles d’ingénieurs et la 3ème place dans les écoles de commerce. Les Groupes high Tech séduisent plus les ingénieurs : Google (1), Microsoft (2), IBM (3), Intel (5), Sony (7), Siemens (8), HP (12), Cisco(13), etc.

Pour info, l’autre gagnant de ce top 50 est… le secteur financier.

Points commun de tous ces géants ? Une marque qui transcende son secteur et une dimension internationale qui offre la perspective d’emplois à l’étranger et de voyages d’affaires internationaux. Ces groupes ont en outre une dimension économique rassurante : La sécurité de l’emploi fait aujourd’hui partie des critères de choix les plus répandus chez les étudiants.

D’autres infos à la Source (2 min de lecture)

YouTube : 1 milliard de vidéos visionnées chaque jour !

Le cap du milliard de vidéos vues au quotidien sur YouTube vient d’être dépassé ! Pour mesurer le succès du site, quelques chiffres s’imposent : YouTube à moins de 5 ans ! Créé en février 2005 par Chad Hurley et Steve Chen, le site de partage vidéo a été racheté par Google en octobre 2006 pour… 1,65 milliards de dollars !! Un prix très élevé pour une start up qui, à l’époque, ne générait aucun chiffre d’affaire… Si Google a volontairement surestimé YouTube de 1 milliard de $ histoire de se mettre à l’abri de renchérissement de la part de concurrents comme Microsoft ou Yahoo!!, le site star de la vidéo en ligne continue de coûter beaucoup d’argent au géant de Mountain View; selon certains analystes, YouTube coûterait près de 2 millions $ par jour à Google ! Cette somme étant allouée au coût de la bande passante, aux acquisitions de contenus légaux et bien sûr à l’administration de la société. Selon les estimations de gains générés eux par de “maigres” revenus publicitaires, au final, Youtube perdrait entre 1,4 et 1,65 millions $ chaque jour…

On peut donc affirmer sans risque que si YouTube n’avait pas été racheté, le site n’existerait plus… Mais YouTube est-il une bonne affaire pour Google ?  Quand l’énigmatique équation des revenus aura été résolue, il est certain que Google récoltera largement les fruits de ses investissements. L’arrivée imminente des TV capables d’accéder à YouTube et d’autres contenus web va certainement changer la donne. Quand M. ToutLeMonde aura YouTube dans son salon et plus seulement sur son PC, quand YouTube proposera des contenus à haute valeur ajoutée payants ou générant des revenus publicitaires (films, documentaires,…) alors Google aura gagné son pari.

Google surveille la grippe

En novembre dernier, je vous parlais de Google Flu Trends, ce service de Google qui scrute les requêtes lancées dans son moteur de recherche pour en déduire l’évolution de la grippe aux Etats-Unis. Aujourd’hui, quand on ressent quelque symptôme que ce soit, on a tendance à se précipiter vers internet pour savoir de quoi on souffre. Voilà le secret de Google; les requêtes étant localisées par leur adresse IP, le géant de Moutain View sait que telle ou telle région est touchée par les même symptômes. Ceux de la grippe avaient fait l’objet d’une expérimentation l’année dernier sur le terrotoire américain. Une initiative d’ailleurs récompensée en 2009 par le Forum NetExplorateur 2009.

Cette année, Google Flu Trends s’étend à 16 pays dont la France, l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, etc. Selon Yossi Matias, l’un des responsables du projet, « le modèle permet de dégager les tendances, pour une certaine région, avec une à deux semaines d’avances sur les données officielles ». Alors si l’évolution de la grippe vous stresse, direction FluTrends dédié à notre beau pays.

Google ne peut plus cacher qu’il est vulnérable

Hier soir, le service de webmail de Google, connu  dans le monde entier sous le nom de Gmail a connu une énième panne. Presque 2 heures d’indisponibilité pour les quelques 80 millions de personnes qui utilisent quotidiennement ce service. Et je ne parle pas des entreprises qui elles paient cette solution !

Google s’est publiquement excusé mais il est temps que 2009 se termine pour eux car l’année a été parsemée de problèmes et pannes en tout genre. Une vraie série noire qui révèle une certaine vulnérabilité du géant de Mountain View et qui commence à soulever un certain nombre de questions quant à l’avenir des SaaS (Software as a Service). Comme je l’expliquais il y a quelques temps, Google mise beaucoup sur le “tout en ligne” : un jour viendra où nous n’aurons plus du tout besoin de PC puissant car tous nos logiciels (traitement de texte, présentation, tableur, mail, calendrier, contacts, gestion de photo, de musique, jeux, …) et toutes nos données (documents, photos, musique,…) seront en ligne. Les logiciels ne seront plus vendus en tant que biens numériques mais en tant que Services (gratuit dans leur version de base et payant dans des versions plus élaborées ou sécurisées) hébergés sur les serveurs du fournisseur (Google, Microsoft, Zoho, Apple, IBM,…).

Ca c’est la vision de Google et des tous les autres géants de l’informatique. Le soucis c’est que lorsque le fournisseur a un problème, tous les utilisateurs sont pénalisés. Google l’a prouvé plusieurs fois ces derniers mois. En début d’année déjà, Gmail avait été victime d’une panne d’1 heure, quelques jours avant, c’est le moteur de recherche Google qui faisait des siennes en faisant penser que tous les sites affichés dans les résultats d’une recherche étaient infectés de virus; en mars, des milliers d’utilisateurs de GoogleApps ont vu leurs documents divulgués !

Voilà donc le talon d’Achille des applications en ligne : leur fiabilité. Tant technique (voir plus haut) que morale; car utiliser un service en ligne revient à confier sa vie numérique constituées de documents plus ou moins sensibles, à une tierce personne qui doit en assurer la sécurité. Confier ses photos, ses dossiers professionnels ou personnels à une société est un acte assez radical dans le sens où l’on perd totalement le contrôle de ses données. Les avantages sont cependant très intéressants : les données sont accessibles de n’importe où sur la planète, depuis un PC, un smartphone ou un Netbook. Seule suffit une connexion internet (ADSL, 3G, Wifi,…). Le partage de ces données est largement facilité : on peut autoriser n’importe qui dans le monde à lire voire éditer certaines données. Plus besoin d’installer le moindre logiciel sur son PC ou son smartphone. Plus besoin de mettre ses logiciels à jour. Tout cela est assuré par le fournisseur de la solution. L’utilisateur se contente de lancer son navigateur (Internet Explorer, Firefox, Safari, Opéra,…)

Tous les avantages des solutions en ligne sont désormais accessibles aux particuliers et aux entreprises. Les applications en ligne vont très certainement exploser dans les années qui viennent surtout si on imagine des connexions internet bien plus puissantes qu’aujourd’hui (4G, fibre optique, Wimax). Reste que les pannes de Google jettent un sérieux doute sur la fiabilité de telles solutions. Personne n’est à l’abri de panne; étant abonné chez Free, il m’est déjà arrivé de ne plus avoir accès à mes mails pendant plusieurs minutes et je n’étais certainement pas le seul. Ces problèmes arrivent aussi en entreprise; j’ai déjà assisté à plusieurs bugs venant du fournisseur d’accès auquel ma boîte était abonnée. La panique envahit souvent tout le Groupe… Alors c’est sûr quand un fournisseur comme Google immobilise plusieurs dizaines de millions d’utilisateurs, l’effet est vertigineux.

Microsoft/Google : le berger répond à la bergère

Alors que Google confirmait sa vision d’une informatique tout en ligne (cloud computing) pour les années à venir en annonçant le lancement imminent de son système d’exploitation maison (Chrome OS), Microsoft réplique avec les moyens qui sont les siens : Ce n’est pas un Office 2010 (Word, PowerPoint, Excel, Outlook,…) que le géant du logiciel lancera au second semestre 2010 mais 3 !!

- Une version “bureau” avec son lot de nouveautés : grosses fonctions collaboratives qui permettent d’éditer un documents à plusieurs dans Word, fonctions d’édition vidéo et partage de diaporama dans PowerPoint, etc. Cette version lourde comporte des fonctions exclusives très demandées en entreprise. Elle sera évidemment payante.

- une version Web gratuite (Office Web Application 2010) qui permet d’utiliser Office en ligne (Word, Excel, PowerPoint, OneNote) : la suite logicielle, ses fonctions et les ressources qui servent à calculer les modifications et l’affichage sont hébergés sur les serveurs de Microsoft. Un simple accès au Net suffit pour éditer des documents Office. Cette version vient directement concurrencer l’offre de Google (Google Documents) et d’autres comme Zoho. Tout le monde pourra y accéder, même les possesseurs de Mac via Firefox ou Internet Explorer. Toutes les fonctions de la version bureau ne seront cependant pas disponibles.

- Une version mobile (Mobile 2010) destinée au smartphones, iPhone compris. Le principe de fonctionnement est le même que pour la version Web.

Nous avons donc d’un côté Google avec son moteur de recherche éponyme, sa suite logicielle Google Docs et un futur Système d’exploitation (Chrome OS) élaboré pour accéder rapidement et en toute sécurité à sa vie en ligne :  documents, photos, vidéos,mail… de l’autre Microsoft avec Widows 7, Office 2010 qui joue désormais la carte du “tout en ligne” et Bing, son nouveau moteur de recherche, challenger de Google. les deux mastodontes sont prêts pour un combat de titans qui ne laissera peut-être pas beaucoup de place aux “concurrents” comme Zoho qui propose une suite logiciel en ligne ou encore JoliCloud, sorte de système d’exploitation à l’interface simplifiée et dédiée à l’accès de sa vie en ligne : Documents, mails, réseaux sociaux,… JoliCloud devrait bientôt équiper certains Netbook, ces mini-PC bon marchés et peu puissants spécialisés dans l’accès au Net… en tous cas si Google et Microsoft lui en laissent l’opportunité…

Infos et captures d’écran sur Clubic (2 min de lecture)

Street View interdit en Grèce

La Grèce a provisoirement interdit à Google de photographier son territoire. Si le géant de Mountain View arpente désormais l’Europe avec ses Google cars, c’est pour alimenter son service Street View qui permet de naviguer en “quasi-3D” et à 360° sur les plans de Google Maps.  L’effet est bluffant mais n’est pas sans soulever un certain nombre de problèmes : Les routes et lieux photographiés sont reconnaissables tout comme les personnes qui s’y trouvent. Aux E-U, certains habitants ont fait retirer les clichés de leur maison. En France, les plaques d’immatriculation et visages reconnaissables doivent être floutés avant publication.

Les autorités greques, quant à elles, exigent de connaître l’identité des représentants de Google en Grèce, la durée du délai de conservation des images collectées, avant leur floutage, ainsi que les mesures envisagées pour prévenir les habitants de leur droits à bloquer la diffusion d’images les concernant.

Rien de tout ça n’est spécifiquement dirigé contre Google puisque le site kapou.gr, service de navigation à la street view 100% grec, a été suspendu pour les même motifs.

D’autres infos à la Source (2 min de lecture)

Google traque la fièvre porcine

Google Maps permet de visualiser l’épidémie de fièvre porcine dans le monde. Certains trouveront le procédé anxiogène mais il permet en 1 coup d’oeil de faire le point sur son pays. Dans Google Maps, affichez votre pays puis lancez une recherche avec le terme “H1N1″.

via Mac4Ever

Tous médecins grâce au Net ?

Tout le monde l’a fait au moins une fois : On ressent des symptômes et pour savoir ce qu’il nous arrive, on décrit ceux-ci dans Google et quelques minutes plus tard, on “sait” ce qu’on a… Alors on va quand même chez le médecin mais pas pour lui dire “Docteur, je me sens mal, qu’est-ce que j’ai ?” mais plutôt “Docteur, je couve une embolie pulmonaire, hospitalisez-moi sinon je vais mourir !

Il faut dire que le Net pullule de sites, blogs et forums spécialisés dans les problèmes de santé. Il y en a des sérieux bien sûr comme Doctissimo (8 millions de visites en 2008), docteurclic.com (diagnostics en ligne et automédication) ou orpha.net (spécialiste des maladies rares). Vidal vient même de lancer eurekasanté.fr qui donne aux patients les informations -posologies, effets secondaires,… –  traditionnellement réservées aux médecins.

Mais les millions d’informations disponibles sur la Toile ont chacune une valeur qu’il faut savoir évaluer et contextualiser. L’esprit critique reste donc, comme dans tous les domaines, une arme essentielle. La Haute Autorité de Santé (HAS) confirme d’ailleurs cet état de fait en conseillant à l’internaute de se poser 3 questions : “Qui a écrit le contenu du site ? Quelles sont ses compétences ? Quelles sont ses motivations ?” Ces interrogations permettront certainement à l’internaute-patient de ne pas arriver paniqué devant un médecin ensuite bien obligé ” (…) de passer du temps à réexpliquer, à rassurer, (…)”.

Bien plus d’infos dans l’article fort intéressant de la-croix.com (5 minutes de lecture)