L’iPad va-t-il révolutionner l’informatique personnelle ?

Le 27 janvier 2010, Apple révélait au monde (numérique ?) son dernier produit star : l’iPad. Une tablette tactile, sorte de gros iPhone survitaminé qui doit révolutionner notre rapport à l’ordinateur et pourquoi pas relancer plusieurs marchés plutôt mal en point, à savoir, la presse quotidienne, la presse magazine et l’édition littéraire.

Passons rapidement sur son aspect, assez fidèle à l’esthétique Apple même si personnellement, je regrette un peu le nom (iPad) que je ne trouve pas fantastique. Je devrais m’habituer; il me semble qu’à la sortie de l’iPod, le nom sonnait bizarrement aussi. Ajoutons cependant qu’aux Etats-Unis, le mot « pad » sert à décrire les serviettes hygiéniques que nos belles utilisent régulièrement; un beau terreau pour les humoristes de tous horizons. Je regrette également la bande noire, trop large à mon goût, qui ceinture l’écran comme sur l’iMac et le MacBook. Enfin, je trouve les icônes trop petites surtout lorsqu’il y en a peu… En dehors de ces détails cosmétiques, l’esthétique reste dans la continuité du travail de Jonathan Ive (Designer en chef de la marque à la Pomme) : écran en verre, habillage d’aluminium, un seul bouton (façon iPhone et iPod Touch), un poids plume (- de 700gr, soit 2 fois moins que le MacBook Air déjà très léger) et une finesse à couper le souffle (1,3 cm) pour une émotion certaine lors de la prise en main.

L’iPAD VA-T-IL REVOLUTIONNER L’ORDINATEUR ?

Le matériel informatique connaît une vraie révolution depuis 2 années. Alors que l’ordinateur de bureau (Desktop) et l’ordinateur portables (Laptop) se partageaient à eux seuls les marchés personnels et professionnels de l’informatique, un nouveau produit a fait exploser ce schéma : Le NetBook. Cette race de Mini-portable bon marché lancé d’abord par la marque ASUS avec l’Eee PC a envahi les rayons des spécialistes de matériel technologique, tant sur le Net que dans le commerce traditionnel. Ces appareils représentent désormais plus de 20% des ventes de PC portables. Ils sont très bon marché (à partir de 200€), très transportables car petits (écran à partir de 7″) et légers. Ils répondent aux besoins quotidiens de la plupart des utilisateurs : navigation sur le Web, lecture et envoi de mail, fréquentation d’un réseau social type facebook, bureautique légère,…

L’Eee PC d’ASUS et ses congénères ont bouleversé le marché du PC portable

Apple a son idée du Netbook. Toutes les grandes marques s’y sont mises : Toshiba, Dell, Acer, etc. Apple, grand absente de ce marché low cost est toujours restée ferme sur ses convictions : Les Netbook sont des produits de mauvaise qualité, peu puissants, peu ergonomiques et peu fiables. On ne peut pas faire un bon appareil pour un tarif aussi bas ! La version du Netbook d’Apple suit une toute autre philosophie : Comme tout Netbook, il a « peu » de mémoire interne (toutes nos données sont censées être stockées sur des serveurs externes) et ne dispose pas de lecteur ou graveur de CD/DVD. Ces 2 caractéristiques permettent d’alléger et affiner considérablement la machine pour une meilleure portabilité. Là où l’état d’esprit Apple diverge sensiblement de la concurrence c’est que pour Steve Jobs (CEO d’Apple) un ultra-portable doit disposer d’une puissance, d’un confort de travail (taille du clavier et de l’écran notamment), d’une finition (celle des NetBook est simplement affligeante) et d’une ergonomie de haut niveau. Le MacBook Air répond à toutes ces exigences. Mais les tarifs s’envolent (à partir de 1 400€), et on ne parle plus de PC low cost ! Si l’appareil ne permet pas de faire du montage ou du calcul 3D de haute volée, il autorise le multi-tâches et la plupart des activités informatiques dans une enveloppe d’une extrême finesse et d’une incroyable légèreté.

MacBook Air : Le NetBook surpuissant d’Apple

L’iPad, l’ordinateur le plus simple du monde. En proposant une machine qui se positionne assez clairement entre un iPhone (qui est en réalité un ordinateur miniaturisé) et un MacBook (nom générique des ordinateurs portables Apple), Apple est peut-être aussi en train de réinventer l’informatique personnelle. Naviguer sur internet, créer et éditer des documents (présentation, tableau, traitement de texte), écouter de la musique, gérer, partager et profiter de ses photos, etc; tout ça est possible sur l’iPad avec une simplicité qui peut s’avérer « déroutante ». Tout l’aspect informatique est caché, dissimulé derrière des pop up et autres menus automatiques qui rendent la mécanique transparente. Une révolution ergonomique qui peut dérouter les « power users », ceux qui utilisent au quotidien, plus de 10% des capacités de leur machine de bureau ! Ceux-là se demanderont comment on duplique un fichier, comment on gère des dizaines de projets, etc, sans barre de menu, sans Dock, sans Bureau… bref, comment on fait sans Finder…

L’iPad : entre l’iPhone et le MacBook, va-t-il tuer les Netbook ?

Mais à qui s’adresse l’iPad ? Au tout venant.  A ceux qui aiment accéder à internet ou à leur réseau social dans de bonnes conditions de visualisation (affichage pleine page). A ceux qui désirent écrire des mails avec un clavier utilisable à 2 mains. A ceux qui veulent mettre à jour leur blog confortablement. A ceux qui sont allergiques à l’informatique, aux utilisateurs ultra-mobiles,… Bref à ceux qui utilisent déjà un Netbook ! Alors l’iPad va-t-il tuer les Netbook ? Si ces derniers sont très bon marché, les moins onéreux sont clairement de mauvaise facture : leur puissance et leur qualité ne sont pas comparables à l’iPad (même si on ne connaît pas encore précisément la puissance de la bête). Les Netbook acceptables en terme de puissance, d’ergonomie et de fiabilité tournent autour de 450€. Soit quelques dizaines d’euros en dessous de l’iPad qui débute lui à 499$ (il y a des chances qu’il soit vendu 499€ en France). Précisons que pour ce tarif, la qualité de finition d’un iPad est exceptionnelle : verre et aluminium. Le segment des Netbook, qui dynamise le marché de l’ordinateur personnel depuis plusieurs mois, voit donc arriver un concurrent très sérieux. L’iPad, un NetBook killer ? La réponse dans quelques mois.

La démonstration faite autour de la suite bureautique iWork (Pages, Numbers et Keynotes) a d’ailleurs été bluffante. Les logiciels déjà existants dans l’univers Mac ont totalement été repensés pour une utilisation nomade et tactile ! Une nouvelle fois, Apple réinvente le rapport homme-machine… même s’il n’y a pas une grande différence avec l’iPhone; certains le regretteront… La saisie et le redimensionnement tactiles des objets / texte sont tout simplement révolutionnaires. La fluidité des opérations donnaient d’ailleurs une petite idée de la puissance de la machine. A cette puissance s’ajoute une autonomie annoncée record : 10 heures en utilisation, 1 mois en veille ! Le rêve pour tout utilisateur ultra-mobile qui se respecte ! Des données exceptionnelles à prendre avec des pincettes ! Personnellement, j’enlève systématiquement 30 ou 40% à ce genre de valeurs…

Petits bémols tout de même :

- l’iPad n’est pas autonome. De la présentation de Steve Jobs, on retiendra que la machine a besoin de se synchroniser avec un Mac ou un PC ! Comme avec l’iPhone, il faut donc déjà être équipé. L’iPad ne sait pas nativement récupérer des fichiers par transfert USB ou même par Wifi. Toute récupération de données (Photos, musique, vidéos,…) se fait par câble via iTunes, la plaque tournante du business de l’écosystème Apple. Ce qui est acceptable voire tout à fait logique pour un iPhone un iPod Touch, ne l’est plus tellement pour une tablette censée préfigurer l’informatique et l’ordinateur de demain ! Cependant, comme sur l’iPhone, des applications tierces permettront certainement de transférer par les airs toute forme de fichiers : word, pdf,…

- L’absence remarquée de clavier posera sans doute quelques problèmes. Même si l’efficacité du clavier virtuel se confirme, il ne permettra pas pour autant de taper confortablement un document de 5 000 caractères… Quant au « dock + clavier » en option, n’étant pas pliable, sa transportabilité en est très réduite…

Présentation de Keynotes, Pages et Numbers, la suite bureautique d’Apple adaptée à l’iPad

L’iPAD VA-T-IL SAUVER LA PRESSE ?

La tablette à la Pomme va exploser 2 boulets : Les rotatives et les NMPP (Presstalis). Lors de la Keynote de mercredi, la démonstration réalisée autour du New York Times donne à mon avis une idée de la presse du futur :  Texte, lien, vidéo, son et toutes formes de contenus susceptibles de transmettre de l’information sont ici réunis à travers un journal « transportable » entièrement repensé. Avec une telle machine et de tels contenus, on peut très bien imaginer un journal ultra-personnalisé et hyper-localisé ! Chacun aura un journal répondant à ses propres besoins, ses propres centres d’intérets. Et si les contenus peuvent être localisés, les publicités peuvent l’être aussi ! Un outil aussi puissant ne peut pas être ignoré par les journaux. Ces derniers sont aujourd’hui en panique. Ils ne savent plus quoi faire sur le Net : être gratuit ? Payant ? Semi-gratuit ? Faire payer et perdre 30% de lecteurs voire plus ? Etre gratuit et ne compter que sur des ressources publicitaires pas assez rémunératrices ? Sur Internet, Le Monde, Libération, La Tribune, Les Echos et les autres n’existent plus ! Leur marque disparaît au profit de l’info elle-même… Les internautes vont sur Google News ou utilisent le champ de recherche de leur « browser » préféré (Google, Yahoo!, Bing,…). Un récent sondage réalisé par le Cabinet de conseil Outsell a révélé que si 57% des sondés en quête d’information se tournent vers des moyens numériques, seuls 8% se dirigent directement vers les sites de média ! Et 50% des utilisateurs de Google News (agrégateur d’informations) ne lisent que les titres !

LiPad est à mon sens une formidable opportunité pour les journaux. Le moyen d’exister à nouveau. L’iPad est une plateforme ! Un espace qui doit permettre à quiconque de créer son business… Les grands titres ne doivent pas laisser passer leur chance… L’iPad va de surcroît bénéficier de la mécanique marketing d’Apple, du buzz naturel généré par la marque et ses fans (voir vidéo ci-dessous). Autant dire qu’il faut se précipiter.

Apple place son produit lors des Grammy Awards alors

que le produit est à 2 mois de sa sortie commerciale !

La tablette annonce probablement le début de la fin pour 2 énormes boulets financiers propres à la presse : les rotatives et le système de diffusion français dit Presstalis (anciennement NMPP) qui détient un quasi-monopole de la distribution de la presse française sur notre territoire et dans le monde. Les grands journaux (versions papier et numérique ne faisant plus qu’un) vont pouvoir se concentrer sur le coeur de leur métier : analyser et transmettre l’information. Ils seront maîtres de leur destin et pourront concentrer leurs ressources financières et humaines sur les contenus ! Ils vont enfin pouvoir être instantanément là où se trouvent leurs lecteurs : dans le métro, dans l’avion, à leur bureau, dans leurs toilettes, à la table de leur déjeuner, dans leur salon, dans une salle d’attente, dans un confortable fauteuil… Cette nouvelle opportunité ne doit cependant pas faire oublier que la concurrence restera rude : les « pure player », ces sites, blogs et portails exclusivement présent sur le Web auront la même stratégie. Et si les journaux persistent à diffuser une majorité de dépêches d’agences de presse (AFP, Eureka, Belga,…) sans autre valeur ajoutée, les désillusions seront grandes.

Démo du New York Times sur l’iPad. Le journal a été adapté en 3 semaines seulement

L’iPAD VA-T-IL (RE)LANCER LE LIVRE NUMERIQUE ?

Le marché de l’eBook est tout juste naissant. Alors que les fabricants de lecteurs subissent et entretiennent à la fois plusieurs conflits de formats (ePub, PDF, MobiPocket,…), aucun n’est capable de permettre à ses clients d’avoir accès à la totalité des titres disponibles sur le marché ! Ces titres étant de surcroît répartis sur des plateformes concurrentes disséminées sur la Toile… Incidemment, aucun eBook Reader ne permet de lire à la fois un livre, un magazine, une BD et un journal. Pour des raisons qui sont également techniques (affichage de la couleur, taille de l’écran,…), chacun travaille dans son coin. Ces facteurs sont, à mon avis, déterminants dans le développement du marché. Comment peut-on espérer réussir en vendant un lecteur de journaux à 300€ si celui-ci n’est compatible qu’avec un seul titre ? Comment Sony peut-il correctement vendre son e-reader s’il ne peut pas proposer la quasi-totalité des catalogues français ? Ne blâmons pas trop la haute frilosité des éditeurs. Ceux-là sont traumatisés par le sort subi par la musique numérique. Les éditeurs ne veulent pas voir leurs contenus piratés et échangés illégalement sur le Net. Les éditeurs ne veulent pas non plus se retrouver à la merci d’un distributeur devenu trop puissant comme c’est le cas dans l’univers musical avec iTunes ! Les déclarations de Steve Jobs lors de la Keynote ne vont pas les rassurer. Apple est en train de mettre sur pieds un Book Store qui sera intimement lié à l’iPad, comme l’iTune Store et l’AppStore l’ont été avec l’iPod puis l’iPhone / iPod Touch.

Apple ne propose pas un livre électronique. L’iPad est un ordinateur capable dans l’absolu de lire n’importe quel contenu. L’iPad est de surcroît physiquement adapté à la lecture de livres, de BD, de magazines ou de journaux. Le Noir & Blanc, la couleur, le son, la vidéo, tout lui est permis ! La démonstration effectuée lors de la Keynote de Steve Jobs a révélé une interface léchée, fluide et ultra-intuitive pour la lecture de livre. Autant dire que de ce point de vue-là, les eBook reader sont enterrés ! On peut même imaginer l’appareil dans les mains des étudiants et écoliers de France et de Navarre. L’iPad préfigure-t-il le fameux cartable électronique dont on entend parler depuis des années ?

Le culte que l’humanité voue au livre papier va-t-il s’estomper devant un support mobile affichant texte,

vidéo, animations et capable d’exploiter la puissance des liens ?

N’ayant pas manipulé la machine, je me pose quand même 2 questions. Quid du confort de lecture sur un écran LCD de surcroît recouvert d’une vitre en verre ? Si une chose est impressionnante sur un eBook reader exploitant les qualités de l’e-Ink (encre électronique), c’est son affichage qui imite parfaitement le papier : pas de brillance, pas de reflet, pas de scintillement. L’iPad peut-il rivaliser avec le Kindle ou l’eReader sur ce plan-là ? La lumière tamisée de la Keynote ne permet pas de savoir si on peut correctement lire son journal ou son livre sur le siège d’un bus en pleine journée. Quid de ce même confort après une heure de lecture sur un appareil qui pèse 700gr ? Car si l’iPad est léger pour un Mac ultra-mobile, il est 2 fois plus lourd que le Kindle d’Amazon, eBook reader très populaire aux Etats-Unis.

Quant aux contenus, c’est pour l’instant la grande inconnue, en tout cas pour les titres français… Plusieurs Editeurs ont été annoncés comme partenaires de l’iPad. En dehors d’Hachette, tous sont spécialisés dans les contenus en langue anglaise. Il faut d’ailleurs noter que les pages françaises d’Apple dédiés à l’iPad ont tout simplement évacué la fonction eBook !! La boutique de livres (iBook) est en revanche bien annoncées sur les pages américaines. Les choses auront-elles changé d’ici fin mars (date de sortie de l’iPad) ? Les éditeurs français ont-ils peur d’Apple et de l’hégémonie orchestrée par le géant californien dans le domaine musical (iTunes est la propriété de la marque à la Pomme) ? C’est certain, Apple tentera avec son Book Store de réitérer une stratégie très bien menée sur le marché de la musique numérique : proposer un catalogue quasi-exhaustif exploitant autant les hits que la longue traîne du marché. Forcer les lecteurs à posséder un iPad…

L’iPAD : UNE CONSOLE DE JEUX ?

Je ne suis pas un grand amateur de jeux vidéos mais comme des millions de personnes, j’ai succombé aux plaisir des casual games, ces jeux destinés aux joueurs occasionnels : pas d’univers ou de niveaux infinis, pas de règles sibyllines, pas de commandes par dizaines,… juste de quoi s’amuser de façon innovante et originale (commandes tactiles, accéléromètre,…) le temps d’un métro, d’un dîner entre amis ou d’une attente chez le médecin. Si l’iPad assure la continuité de ce côté-là (les jeux iPhone et iPod Touch sont compatibles), la tablette deviendra peut-être un vrai concurrent des PSP Go (Sony) et autre Nintendo DS. Aucune console portable ne propose un écran aussi grand et une expérience aussi immersive et originale. L’adaptation de certains hits (GTA, Assassin’s Creed,…) et l’imagination des studios feront le reste. Encore une fois, si la démo de la Keynote donnait une idée du potentiel, seule l’expertise des éditeurs et joueurs pourront valider ou non la qualité de la machine et du gameplay.

Jouer sur l’iPad ? Petites démos alléchantes

Pour voir la Keynote dans son intégralité, rendez-vous sur cette page.

Haïti : les cybercriminels aiment la générosité

A chaque fois qu’une grande émotion envahit un pays, un continent ou la planète entière, les cybercriminels sont d’une réactivité étonnante : le séisme en Haïti a en effet généré la création de faux sites, faux appels à dons et autres arnaques numériques (spam, phishing,…) dont il faut se méfier si l’on ne veut pas, au mieux, se faire voler quelques euros, télécharger un virus, au pire, se faire dérober ses coordonnées bancaires.

Si le phénomène a rapidement touché les Etats-Unis (le FBI a publié une alerte), l’Europe et la France en particulier, ne sont pas à l’abri. Donc si vous recevez par mail ou tombez sur « une adresse » destinée à recevoir les dons pour Haïti, assurez-vous que vous avez affaire à un interlocuteur officiel. Des organismes comme la Croix Rouge, Médecins du Monde, etc, ne « s’amusent » pas à envoyer d’appel au don à ceux qui n’auraient jamais donné par exemple. Si une ONG  n’a pas officiellement vos coordonnées, elle ne vous contactera pas.

Alors attention : se méfier des mails sur Haïti (vérifier leur orthographe par exemple), Vérifier la qualité de l’espace où vous saisirez vos informations bancaires (identifiant, mot de passe, n° de carte,…). Eviter de cliquer sur des liens du type « télécharger les images de Haïti »,… Sur les réseaux sociaux comme Facebook, si l’un de vos « amis » vous encourage à donner en vous rendant sur tel ou tel espace, s’assurer qu’il s’agisse bien de l’ami en question et non d’un pirate qui se ferait passer pour lui.

D’autres infos et exemples dans l’article de Technaute (4 min de lecture)

On ne dit plus « toner », on dit « encre en poudre »

Et oui, en 2010, quand vous irez voir votre responsable des consommables pour lui demander un nouveau toner, vous serez autorisé à lui dire : « Tu peux renouveler mon encre en poudre ? » Bon, votre interlocuteur risque de vous prendre pour un dingue mais pour votre défense vous pourrez arguer que la Commission Générale de terminologie et de néologie encourage les équivalences françaises. Cette vénérable institution vient en effet de dévoiler les mots français qui, dans le domaine des nouvelles technologies, doivent officiellement remplacer les termes anglo-saxons.

Ainsi, les allergiques aux néologismes et acronymes américains pourront désormais dire « ordiphone » au lieu de « smartphone » ! Et alors que tout le monde utilise le terme VoIP (Voice over Internet Protocol) ou voix sur IP pour parler de téléphonie passant par internet (exple : Skype,…) , les français pourront dire « voix par le protocole de l’internet » (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué après tout…) ou « Voix par IP » (ouf !).

Quand on jette un oeil sur l’ensemble des équivalences dans les domaines de l’électronique, des télécommunications et de l’informatique, j’avoue que certaines sont les bienvenues : je trouve le terme « registrar » un peu bizarre dans notre langue pour décrire ce qu’on peut désormais appeler un « bureau d’enregistrement » : organisme auprès duquel on peut acheter un nom de domaine : j’ai acheté le nom de domaine « asln.fr » chez un registrar.

D’autres équivalences, plus nombreuses, sont en revanche inutiles voire ridicules; les exemples de « ordiphone » et « encre en poudre » sont assez risibles. Ridicule plus flagrant encore dans le langage professionnel qui s’est largement accommodé d’un bilinguisme imposé par le pays originaire de la quasi-totalité des innovations technologiques. L’ARPA, Intel, IBM, Microsoft, Amazon, Apple, Facebook, Google, eBay, Linux, Wikipedia et d’autres, non moins américains, ont réinventé notre univers. Et dans un système globalisé, au lieu de vouloir inventer des mots, il serait peut-être plus urgent d’inventer tout court…

Source

« Ce soir ou jamais » : Internet, sa régulation et le droit à l’oubli

C’est un sujet récurrent dans AujourdhuiSurLeNet : les traces laissées par milliers chaque minute sur le Net sont susceptibles d’être consultées par les internautes du monde entier aujourd’hui, après-demain ou dans 10 ans ! Une aubaine pour les internautes qui comprennent l’intérêt d’un tel phénomène. Une plaie à retardement pour ceux qui croient que leurs traces numériques (photos, texte, vidéos,…) sont aussi virtuelles que privées !

Un thème très discuté sur le Net mais que la télévision ne traite pas… en dehors de quelques anecdotes anxiogènes :

l’histoire de cette Assurance qui cesse ses remboursements suite, entre autre, à la découverte de photos compromettantes sur facebook.

- Le sujet orienté et malhonnête d’Envoyé Spécial sur les dangers de facebook.

Lundi dernier, sur France 3, Frédéric Taddéi a réuni sur son plateau des intervenants qui ont débattu une heure durant autour de la question : « Faut-il réguler internet ? » Une initiative qui, si elle ne satisfera pas les plus avertis, pourra éclairer le quidam à travers un débat contradictoire.

La vidéo est présentée ici en 2 parties mais l’émission intégrale est accessible sur le site de France 3(quand ça marche…).

Un résumé des débats à la Source (7 minutes de lecture)

Ados : bloguer et chatter favorisent la maîtrise de la lecture et de l’écriture.

Les parents qui ont déjà aperçu les sms ou les conversations très informelles de leur progéniture sur Facebook auront certainement du mal à croire qu’une très intéressante corrélation existe entre l’utilisation des nouvelles technologies de la communication et la maîtrise de la lecture et de l’écriture. C’est pourtant ce qui ressort d’une très sérieuse étude du Fond National pour l’éducation qui lutte en Grande-Bretagne pour une meilleure alphabétisation de la société. Les jeunes utilisateurs de réseaux sociaux, blogs et systèmes de communication ont une plus grande confiance en eux quant à leurs capacités littéraires. En toute logique, les petits amateurs de smiley, acronymes, néologismes et horreurs orthographiques en tout genre sont donc aussi ceux qui montrent le plus d’enthousiasme dans l’écriture d’histoires, de lettre, de chanson ou de journaux intimes. Enfants de tous horizons, bloguez, chattez, c’est bon pour votre alphabétisation !

Toutes les infos dans l’article de ReadWriteWeb.com (3 min de lecture) et le site de la BBC (3 min de lecture / anglais)

Mots-clés les plus recherchés, nombre de vidéos visionnées, spam les plus répandus : Décembre c’est la saison des palmarès du Net

C’est la fin de l’année… autrement dit, l’époque des bilans en tout genre sur la Toile. Celui des moteurs de recherche (Google, yahoo!, Bing,…) est l’un des plus attendus; tout le monde est curieux de savoir ce qui a le plus intéressé la planète cette année. Les résultats qui suivent donnent ainsi une espèce de « température émotionnelle » à l’échelle d’un pays ou de la planète, rien que ça !

Google vient de publier son Google Zeitgeist révélant notamment les requêtes les plus populaires. Ainsi en France, 2009 aura consacré les mots « Facebook », « YouTube » et « Jeux ». Ils sont dans l’hexagone les 3 mots-clés les plus tapés dans le moteur de recherche de Mountain View, lui-même leader de son secteur (la recherche sur internet) avec plus de 65% de parts de marché dans le monde. Toujours en France, les mots-clés connaissant la plus forte progression par rapport à 2008 sont « Allostreaming », site gratuit et illégal de vidéo en streaming, « Facebook », réseau social aux 350 millions de membres et « Bon Coin », site de vente d’occasion.

Aux Etats-Unis, le mot-clé qui connaît la plus forte progression est Twitter, devant Michael Jackson et Facebook. Au niveau mondial, les 3 plus grands moteurs de recherche (Google, Yahoo! et Bing) annoncent « Michael jackson » comme la requête la plus lancée en 2009. Côté actualité, si les américains se sont beaucoup intéressés à la grippe A et à Susan Boyle,  les français ont plutôt tapé des mots comme « Le Monde », « Le Figaro » ou « TF1″.

DU CÔTE DE LA VIDEO, l’engouement des français pour les sites comme YouTube ou dailymotion se confirme : En septembre, 34,6 millions d’utilisateurs (+36% par rapport à 2008) avaient visionné 5,4 milliards de vidéos (+141% par rapport à 2008) depuis janvier. Il y a un an, alors que chacun visionnait en moyenne 88 vidéos chaque mois, ce chiffre est passé à 156 en 2009. C’est YouTube qui se taille la part du lion avec 33,5% des vidéos vues. Dailymotion, pourtant second, ne s’arroge que 7,5% des vidéos visionnées. TF1 arrive 3ème (3%).

DU CÔTE DU SPAM (pourriel), Michael Jackson, plus grosse requête mondiale tous moteurs de recherche confondus, est aussi la célébrité qui a généré le plus d’envoi de courrier indésirable. « Les cybercriminels savaient bien que la mort du chanteur intéresserait le plus grand nombre de personnes, que cette actualité serait un moyen idéal de capter l’attention des internautes, et ainsi d’augmenter l’ouverture de courriels frauduleux ou de pousser à cliquer sur des liens nuisibles », explique Symantec (éditeur de solutions de sécurité). Ces 12 derniers mois, l’éditeur d’anti-spam a observé 40 trillions de spam (40 milliards de milliards !) soit 5 000 pourriels par personnes dans le monde… Pour 2010, Symantec prévoit un gros développement des fraudes sur les réseaux sociaux, des faux anti-virus et des virus pour smartphone notamment.

Pour plus d’infos sur les mots-clés les plus recherchés :

Google Zeitgeist, Bing, Yahoo!,l’article de 01net (2 min de lecture).

Source sur les spam (2 min de lecture)

Source sur les vidéos (1 min de lecture)

Nouveaux mots du dictionnaire Oxford : Les nouvelles technos y ont la part belle

Les réseaux sociaux, phénomènes de l’année 2009, ont logiquement des effets sur la mise à jour du New Oxford American Dictionary. C’est ainsi que des mots et expressions devenus courants dans Facebook ou Twitter débarquent dans le plus célèbre dictionnaire anglophone. Exemples :

« Unfriend » est un terme (verbe) utilisé par les membres de Facebook quand ceux-là retirent une personne de leur liste d’amis. Un mot anglais que même certains internautes français utilisent.

« Hashtag » : petit mot précédé d’un dièse qui définit le sujet d’un message (tweet) envoyé sur twitter. Le hashtag permet ainsi de regrouper les conversations par sujet.

Le dictionnaire accueille également « intexticated » (automobiliste distrait par l’utilisation de son mobile) qui n’a pas d’équivalent français, Netbook (petit PC portable à bas coût) et sexting (SMS ou MMs à caractère sexuel) qui sont en revanche utilisés sur notre territoire.

En France, les Larousse et autres Robert ont eux aussi accueilli de nouveaux mots directement issus des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC). Dans les éditions 2010, on peut désormais retrouver des termes comme Buzz, Geek, Web 2.0, Mobinaute, Peer-to-peer, Webtélé, Webradio, Blacklister, e-book  Hameçonnage, Multijoueurs, Adresse IP, Wi-Max ou e-learning. Des termes assez généraux, moins pointus que les nouveaux venus du Oxford, et à la définition « officielle » parfois un peu timide…

Mais en réalité, a-t-on le réflexe d’ouvrir un dictionnaire papier pour découvrir ou vérifier la définition de mots si nouveaux ? Des mots et expressions largement expliquées dans des espaces numériques gratuits fort bien documentés au premier rang desquels on retrouve le fameux projet encyclopédique Wikipedia. Pour le mot « Geek » par exemple, si la définition du Larousse reste très limitée voire incomplète, Wikipedia permet faire la différence entre « geek » « technophile » et « nolife ».

Source (2 min de lecture)

Envoyé Spécial : l’échec programmé de la loi Hadopi ?

Quelques heures avant la diffusion du sujet intitulé « Cinéma et musique sur internet, la fin des hors-la-loi ? », j’étais un peu inquiet quant à l’objectivité des auteurs. Je proposais d’ailleurs de voir ou revoir 2 reportages totalement orientés qui pouvaient donner une idée des sentiments des journalistes de télévision vis à vis d’internet…

Mais surprise, le reportage proposé par Envoyé Spécial jeudi dernier était plutôt objectif. L’a priori qui voudrait que le piratage de CD et films soit à l’origine d’un effondrement des industries musicales et cinématographique a en partie été battu en brèche !  Tout n’est pas si simple. Les jeunes continuent de dépenser pas mal d’argent pour la musique : l’industrie du disque ne représente pas à elle seule l’industrie musicale comme voudraient nous le faire croire les Majors… Le cinéma se porte plutôt pas mal et les gros blockbusters, ceux qui sont le plus téléchargés, sont aussi ceux qui rapportent le plus d’argent… et plus que jamais : Wolverine et Bienvenue chez les ch’ti en sont 2 exemples.

Le sujet de France 2 soulève ainsi de bonnes questions : le prix élevé des cd et dvd, les marges astronomiques de l’industrie du disque, les modifications de nos modes de vie, l’émergence du streaming,… même si le temps qui leur est consacré ne permet pas un éclaircissement complet. Et puis manquent tout de même à l’appel certaines questions pourtant essentielles : Pourquoi les Majors n’ont jamais véritablement encouragé les nouveaux usages (VoD, streaming,…) ? Pourquoi les Maisons de disques n’ont-elles jamais voulu croire au succès du MP3 ? Pas grand-chose non plus sur les nouvelles dépenses des ménages (Box internet, Mobile, Consoles de jeux, jeux vidéo, plasma,…) qui se sont déplacées vers l’innovation et la nouveauté éloignant du même coup les consommateurs d’un secteur campant sur ses mécaniques industrielles, marketing et commerciales vieilles de plusieurs dizaines d’années. L’idée du partage est-elle nouvelle sur le web ou remonte-t-elle à ses origines ? Bref, comment en est-on arrivé à un tel succès du téléchargement illégal ?

Je ne m’étends pas d’avantage mais si vous voulez mon avis sur Hadopi, vous le découvrirez en lisant les quelques billets qui abordent le sujet et notamment celui-ci qui fait un point sur Hadopi, le CD, le DVD et le Blu-ray.

Pour ceux qui n’ont pas vu l’émission, la voici en 5 parties. Il me semble d’autre part qu’Envoyé Spécial abordera un sujet qui touche de près internet dans une quinzaine de jours. Enfin, vous pouvez toujours revoir Envoyé Spécial sur Facebook.

NB : je vous aurais bien encouragés à aller voir ou revoir le sujet sur le site d’Envoyé Spécial (catch up TV) mais il n’y figure pas… alors que les autres reportages de la soirée y sont bien visibles…

1990-2009 : Les 10 événements qui ont marqué le Web

En attendant d’annoncer en avril prochain les Webby Awards qui récompensent chaque année les meilleures initiatives du Web (Actualité, publicité, vidéo,…), l’Académie Internationale des arts et des sciences numériques vient de désigner les 10 événements qui ont marqué le Web ces 10 dernières années.

1. Craiglist (2000) s’étend aux Etats-Unis. Craiglist n’est pas connu en France, mais il s’agit d’un site de petites annonces régionalisées qui connaît un énorme succès outre-Atlantique. C’est un peu leur BonCoin.fr à eux mais qui s’est développé sur 50 pays.

2. Lancement d’AdWords (2000), le système de lien publicitaire que chacun (entreprise ou particulier) peut acheter aux enchères. Quand un internaute entre un mot-clé que vous avez acheté dans le moteur de recherche de Google, un lien menant vers votre site apparait en haut de la page, dans un espace réservé aux liens commerciaux (sur fond jaune en haut et fond blanc à droite). ce système a fait la fortune de Google et de ses fondateurs : lorsque le lien apparaît à l’écran, l’annonceur ne paie rien, c’est lorsque l’internaute clique sur le lien commercial que Google facture l’annonce (quelques centimes de $) au détenteur du lien.

3. Wikipedia (2001), le projet encyclopédique en ligne gratuit rédigé et corrigé par les internautes eux-même. Avec ses 14 millions d’articles et ses 300 millions de visiteurs mensuels, Wikipedia a été adopté par les étudiants du monde entier. Un phénomène qui adonné un sacré coup de vieux aux encyclopédies classiques (Universalis, Encyclopaedia Britannica,…) et numériques comme Encarta qui a récemment mis la clé sous la porte. Wikipedia soulève cependant un certain nombre de critiques de la part de détracteurs peu enclins à faire confiance à la « sagesse des foules ». On en parle régulièrement dans les page d’ASLN.

4. La disparition de Napster (2001). Et oui, dans le passé, pour télécharger de la musique gratuitement, il fallait se connecter à Napster. C’était illégal mais plus simple à maîtriser pour des Majors qui étaient loin de croire au succès du MP3 ! Napster a dû fermer et le système de Peer to Peer (P2P) s’est développé : l’internaute ne télécharge plus des fichiers stockés sur un serveur (Napster) mais stockés sur les milliers de PC interconnectés par le biais d’une application de P2P. Chacun met à disposition du monde entier ce qu’il a lui-même téléchargé !

5. Google entre en Bourse (2004). En 2009, Google est capitalisée à hauteur de 200 milliards de $. Une somme difficile à appréhender. La fortune de Google s’est construite sur la vente de liens publicitaires : AdWords et AdSense. Je rappelle que Google n’ a pas construit son business sur ses contenus car le moteur de recherche n’en possède pas ! Google « se contente » d’indexer tous les contenus créés par les autres… L’idée étant biensûr d’indexer le mieux possible pour que l’internaute trouve toujours réponse à ses questions… et le plus vite possible. Enfin, cet état de fait est sensiblement en train de changer car Google stocke maintenant des contenus : Des vidéos sur YouTube, des articles sur Knol (concurrent de Wikipedia), des données sensibles (documents personnels ou professionnels) à travers Google Docs et ses services d’application en ligne. Mais ne nous trompons pas, le coeur du business de Google reste la vente de liens publicitaires… avec désormais en ligne de mire le marché des publicités sur l’internet mobile.

6. La révolution vidéo menée par YouTube. 20 heures ! Voilà la quantité de vidéo envoyée chaque minute sur les serveurs de YouTube. Un phénomène qu’avait anticipé Google en rachetant le site pour 1,65 milliards de $ alors que le service ne rapportait pas un cent ! Et coûtait même déjà une petite fortune en bande passante et en serveurs. On peut d’ailleurs affirmer sans risque que si Google n’avait pas racheté le site, ce dernier n’existerait plus ! Google tente aujourd’hui de monétiser cette colossale quantité de contenus (pub en bas des vidéos,…) mais avec peu de succès pour l’instant. Peu importe ! Google peut se permettre un gouffre financier (2 millions de $ par jour selon certains analystes) comme YouTube. Quand M. ToutLeMonde aura YouTube dans son salon et plus seulement sur son PC, quand YouTube proposera des contenus à haute valeur ajoutée payants ou générant des revenus publicitaires (films, documentaires,…) alors Google récoltera les fruits de ses investissements.

7. Facebook pour tous. Réservé aux étudiants jusqu’en 2006, le réseau social aux 300 millions de membres a modifié les comportements de plusieurs générations qui utilisent chacune à leur manière l’outil communautaire. On en parle souvent dans ASLN.

8. Le lancement de l’iPhone (2007). Encore une fois, Apple a réussi à réinventer un produit et les comportements qui vont avec ! 1er smartphone à offrir une vraie expérience du web mobile (même affichage et même navigation que sur un PC Mac). 1er appareil mobile tactile… vraiment tactile ! Un touché encore inégalé, une réactivité hors norme en font un appareil exceptionnel. Enfin, le haut niveau de personnalisation de l’iPhone réalisable grâce aux 100 000 applications (gratuites ou payantes) téléchargeable sur l’AppStore est probablement un élément décisif dans le succès de l’éco-système iPhone. Comme toujours, Apple a surpris le consommateur et la concurrence en anticipant les usages et les besoins. Un exploit visionnaire déjà réalisé avec l’apparition de la souris, l’apparition et la disparition des lecteur de disquettes et de DVD, le lancement de l’iPod à l’ergonomie jamais égalée ou l’élaboration de l’iTunes Music Store ! Le monde des technologies ne s’est pas privée de critiquer l’iPhone (distribution exclusive, téléphone trop cher, incompatibilité flash, pas de SMS ni de MMS, système de l’AppStore fermé et opaque,…) mais le fait est que les plus grands n’ont d’autres choix aujourd’hui que de… copier ! Micosoft (Windows Mobile et maintenant Windows Phone), RIM (Blackberry), Google (Androïd), Nokia, Dell et tous les autres font marcher la photocopieuse et tentent de rattraper leur retard technologique et marketing. Une concurrence vertueuse pour le consommateur : Si Apple a réveillé l’internet Mobile qui sommeillait profondément en France, la marque à la Pomme a fait réagir la concurrence tant du côté des opérateurs que des fabricants. Un phénomène qui a sérieusement tiré les prix vers le bas… y compris celui de l’iPhone.

9. La campagne présidentielle américaine (2008). La dernière campagne présidentielle a révélé un président qui a su exploiter le potentiel d’internet. Tant pour mobiliser les foules que les donateurs. Facebook et YouTube ont pour cela joué un rôle déterminant. Obama aime internet et internet le lui rend bien. On en parle régulièrement dans les pages d’AujourdHuiSurLeNet.

10. Les manifestations iraniennes (2009). Les élections présidentielles iraniennes ont donné naissance à des manifestations violemment réprimées. Les médias traditionnels ayant été écartés, les manifestants se sont tournés vers les nouvelles technologies de l’information et de la communication : échange d’infos et envoi de vidéos par mobile, utilisation d’internet et de Twitter. Le site de micro-blogging a alors bénéficié d’un coup de projecteur inédit en France où il est bien moins connu que Facebook par exemple. Bref, Twitter a permis au monde de suivre les événements iraniens. Twitter se prête d’ailleurs très bien aux événements inattendus de grande envergure : déchaînement climatique, tremblement de terre, manifestations privées de couverture madiatique, crash aérien,… Il permet une circulation rapide de l’information que ce soit à l’attention des populations ou des secours.

Il n’y a rien à dire, les événements pré-cités méritent de figurer dans l’Histoire d’internet mais la dimension internationale, censée être incarné par l’Académie à l’origine de ce « classement », a totalement été exclue.  On peut même dire que les événements ainsi consacrés sont 100% américains ! On peut en déduire que les américains ont un sérieux problème d’égocentrisme ou bien que les nouveaux usages s’imaginent, s’inventent, se concrétisent et se développent avant tout dans un petit coin de l’Ouest-américain qu’on a coutume d’appeler la Silicone Valley…

Source 1 (3 min de lecture) et Source 2 (1 min de lecture)

Photos compromettantes sur Facebook : un assureur cesse ses remboursements

Ca se passe au Canada : En arrêt maladie depuis un an et demi pour dépression, Nathalie Blanchard vivait des versements que lui faisait son assurance. Mais l’assureur a récemment arrêté tout paiement. Celui -ci aurait vu sur Facebook des photos de Mme Blanchard en train de s’amuser à la plage notamment !

Si la femme affirme être sortie et avoir voyagé sur les conseils de son médecin, l’assureur (Manulife) a confirmé enquêter régulièrement sur ses clients en surveillant Facebook. Manulife affirme cependant que dans une telle enquête, les informations trouvées sur le réseau social ne sont qu’un élément parmi d’autres.

Un tribunal devra bientôt trancher…

Plus d’infos à laSource (1 min de lecture)