Idée cadeau de Noël : 2€ l’album MP3 chez 7Digital

Si vous avez raté la promotion exceptionnelle sur les cartes cadeaux d’iTunes, c’est le moment de vous intéresser à l’opération de 7Digital. Cette plateforme légale de téléchargement musical propose pendant le mois de décembre (et peut-être plus longtemps) des centaines d’albums MP3 à 2€. Lady Gaga, Black Eyed Peas, Rihanna, 50 Cent, Vanessa Paradis, Weezer, Superbus, Mika, Renan Luce, Count Basie,… il y en a pour tous les goûts.

Cerise sur le gâteau, il est possible de profiter de l’offre même si on a envie de faire un cadeau. Un système de « mail-cadeau » permet d’offrir la musique achetée à un proche ! A 2€ l’album, ça vaut le coup non ?

Les morceaux achetés ainsi sont encodés au format MP3 à 320Kbps (qualité supérieure mais ça reste du MP3) et sont dépourvus de DRM. Ils sont donc copiables à l’infini et compatibles avec tous les lecteurs capables de lire du MP3. Cependant, rien ne dit que les morceaux ne comportent pas de signature invisible susceptible de pouvoir remonter vers celui qui redistribuerait ses albums sur des réseaux illégaux…

Enfin, comme rien n’est gratuit sur le Net, pour profiter  de cette offre, il faudra créer un compte ce qui revient à donner en échange quelques données personnelles…

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Note : si vous n’avez jamais entendu parler de 7Digital c’est parce que ce service n’est arrivé en France qu’en septembre dernier.

Loic Le Meur : « Laissez un maximum de traces sur le web »

Les traces qu’on laisse volontairement ou pas sur le web font l’objet de débats assez à la mode en ce moment. Il  est vrai que des photos humiliantes postées sur un réseau social peuvent porter préjudice à tout internaute qui peut voir resurgir au mauvais moment un passé compromettant. Mais si on garde à l’esprit que désormais toute société est susceptible de faire sur le Net des recherches concernant des candidats à l’embauche, autant se lâcher et laisser sur la Toile le plus d’infos possible sur soi ! Des informations positives, on s’entend. Une ascension du Mont Blanc à votre palmarès ? Un projet humanitaire ? Des poêmes émouvants ? Un don pour la cuisine ? Une passion pour la photo ou l’Histoire de France ? Tout ça mérite d’être vu et donc référencé par Google, Yahoo! et consort. Si une vidéo débile peut vous desservir, un blog relatant votre passion pour les Cupcakes peut en revanche vous valoriser.

« Laissez un maximum de traces sur le Web ». Voilà donc un bon conseil de Loïc Le Meur à l’attention des jeunes qui recherchent un emploi. Ce n’est pas le seul conseil de la vidéo qui suit alors cliquez sur lecture :

 

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Facebook : plus de clarté sur la sécurisation des données personnelles

Le Gouvernement canadien faisant pression sur le réseau social depuis des mois, Facebook a annoncé son engagement dans l’amélioration de sa politique sécuritaire. FB veut aider ses 300 millions de membres à mieux protéger leurs données personnelles :  » (…) nous avons intégré des sections expliquant plus en détail le degré de confidentialité que vous pouvez choisir » a déclaré Elliot Schrage, vice-président du site chargé de la communication.

Autre point important : Que chacun saisisse mieux la différence entre la désactivation et la suppression d’un profil. Lors d’une désactivation, Facebook garde les données du compte (statuts, photos, listes d’amis,…). Le titulaire pourra ainsi tout récupérer s’il change d’avis. Pendant cette désactivation cependant, les informations du compte ne sont plus accessibles par la communauté. La suppression du compte a des conséquences sensiblement différentes puisque dans ce cas, Facebook efface définitivement toute trace du profil éliminé. Si certaines données partagées restent accessibles sur les pages d’amis, elles sont alors « anonymisées ».

Quant aux membres de Facebook qui décéderaient, la Direction du réseau social s’est expliqué récemment.

J’ajouterais que par sécurité, mieux vaut considérer un  réseau social comme une place publique. Et même si les données que vous y partagées sont sécurisées (blocage de l’accès à des inconnus, rejet des applications tierces,…), comme le dit Barack Obama : il faut éviter de dire et faire n’importe quoi sur facebook parce qu’un jour, au moment où vous le voudrez le moins, on vous ressortira des choses qui pourront vous nuire. Et oui, les amis ne restent pas forcément des amis toute la vie. Et autant j’adore Facebook pour tout ce qu’il permet en tant qu’espace de communication, de partage, de socialisation , d’opinion, d’émotion ou de viralité… Je reconnais également les qualités de ce « moi virtuel » qui permet aux plus jeunes de « travailler » leur personnalité, leur image, d’affirmer leur appartenance à un groupe ou de tester leur popularité… Autant, je flippe un peu pour l’avenir de ceux qui se retrouvent dans des postures dégradantes par photos ou vidéos interposées. Je suis récemment « tombé » sur ce genre de photos :

ou ce genre de vidéo :

Ces contenus s’échangent fréquemment sur les réseaux sociaux. Sachant que de plus en plus de recruteurs se rendent systématiquement sur le Net à la recherche d’infos sur les candidats postulant en entreprise, l’effet créé par de telles découvertes peut être décisif…

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Source vidéo

Cplusnet aide les parents à encadrer les nouveaux usages de leurs enfants

Difficile pour les parents de maîtriser les nouveaux usages qui collent à leurs enfants; qu’ils aient 7, 8, 12 ou 17 ans, mille questions se soulèvent quant à leurs capacités à gérer les révolutions provoquées par l’explosion d’internet. Web, mobile, jeux vidéo, réseaux sociaux, blogs,… autant de domaines qui s’imbriquent aujourd’hui les uns dans les autres. Pour mieux comprendre et encadrer nos chères têtes blondes, le site Cplusnet.fr propose aux parents de faire un diagnostique des activités numériques de leurs enfants pour ensuite leur proposer des solutions pertinentes. Le site, pourtant estampillé Microsoft, reste assez objectif. C’est plutôt une bonne surprise : Microsoft ne vend pas ses produits et son état d’esprit à tous les « coins de page »… Il y a bien un certain nombre de liens dirigeant l’internaute vers les pages du géant du logiciel et les fiches techniques sont exclusivement dédiées à Windows Vista mais dans l’ensemble, les contenus sont intéressants et surtout… utiles : contenus inappropriés lors d’une recherche sur le Net, Âge et jeu, temps de jeu, cyber-harcèlement, discussion en ligne, données personnelles, spam, filtres,… autant de sujets qui intéresseront parents et grands-parents attentifs à l’équilibre de leurs petits.

Pour ceux qui préfèrent avoir un livre entre les mains, on retrouve le même genre d’aide dans Les 90 questions que tous les parents se posent de jacques Henno qui édite par ailleurs un blog sur « internet et les enfants » en marge de ses conférences.

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Facebook va renforcer la protection des données personnelles

Le Canada vient d’obliger Facebook à sérieusement renforcer la protection des données personnelles de ses 250 millions de membres.  Plusieurs points doivent d’ici un an faire l’objet d’amélioration :

- Les applications tierces. Difficile, quand on a un compte Facebook, de résister à l’installation d’applications gratuites qui permettent de faire tout et n’importe quoi sur le réseau social : offrir des cadeaux virtuels, partager des contenus, des liens, des blogs, jouer à des jeux, participer à des quizz, etc. Ces applications tierces (imaginées et développées par des personnes extérieures à Facebook) existent par milliers et leur installation ne demandent que quelques secondes. Mais voilà, si ces développeurs contribuent grandement à l’intérêt que suscite le réseau, en retour, ils ont accès aux données personnelles des utilisateurs : photos, profil, favoris, listes d’amis,… toutes ces infos sont alors accessibles par on ne sait qui pour… on ne sait quoi ! Le fait est que l’utilisateur qui vient d’installer une application sur sa page perd le contrôle de ses données personnelles tout comme… Facebook ! Le réseau social star du Net devra donc renforcer les avertissements (lors de l’installation de ces applications par exemple)  et permettre aux membres de limiter les données qu’ils veulent bien « céder » aux développeurs qui, dans le meilleur des cas, se contenteront de les revendre à des annonceurs honnêtes. C’est d’ailleurs un autre des changements exigés par le Canada : l’utilisateur doit savoir ce qu’on fera des données qu’il laisse accessibles au développeur de l’application qu’il vient d’installer.

- Le distinguo désactivation / suppression de compte doit être clarifié. Un membre de Facebook qui désire quitter le réseau a 2 solutions :  désactiver son compte de façon à ce que toutes ses données soient conservées. De cette manière, s’il désire réintégrer la plate-forme, l’ex-membre pourra retrouver son profil intact. L’alternative, plus radicale, consiste à supprimer le compte et d’en effacer toutes les données. Facebook doit désormais garantir que les informations personnelles sont bien effacées des ses serveurs. Ca paraît logique mais facebook a semble-t-il un peu « oublié » que chacun a droit à l’oubli. L’important est que lors de la procédure de « désactivation », l’utilisateur soit informé de la différence entre « désactivation » et « suppression ».

- Mort d’un membre. Lors de la création d’un compte, facebook devra être plus clair sur la possibilité de laisser le profil accessible en cas de décès.

Facebook doit réaliser ces changement d’ici un an. Le pari technique est d’autant plus grand qu’il ne faut pas pour Facebook que le renforcement des systèmes de sécurité vienne détériorer l’expérience utilisateur. trop d’alertes, trop d’options à cocher, trop de configuration et le réseau social préféré des internautes risque de perdre de son attrait. D’un autre côté, il ne faudrait pas non plus que toutes les bonnes intentions de Facebook soient noyées au sein de conditions générales d’utilisation que personne ne lit. Quant aux développeurs d’applications tierces, ils devront se faire aux nouvelles règles. Le point positif pour Facebook, c’est que tous les autres réseaux sociaux seront bien avisés d’anticiper les foudres d’un Etat (le Canada ou un autre)  en prenant eux aussi les mesures qui s’imposeront à terme de façon universelle.

Source :

Office of the privacy commissioner of canada (anglais, 5 min de lecture)

lefigaro.fr (2 min de lecture)

DigitalWorld.fr (2 min de lecture)

Wikipedia change son fusil d’épaule. Petit point sur un phénomène de société.

La fondation Wikimedia a annoncé que désormais, les éditions et modifications d’articles concernant des personnes vivantes seraient soumises à l’aval de rédacteurs « accrédités ». Pour rappel, l’encyclopédie en ligne au succès fulgurant permet à tout internaute de participer à son développement à travers l’écriture de nouveaux articles et l’enrichissement d’articles déjà parus. Ce système collaboratif qui fait la part belle à ce qu’on appelle l’intelligence collective a permis de créer la plus grosse encyclopédie du monde qui plus est, en accès gratuit : plus de 300 millions de visiteurs s’y connectent chaque mois !

Le problème c’est que certains thèmes (religieux, politiques, historiques,…) ont toujours posé problème. Certains rédacteurs, privés ou institutionnels, n’hésitent pas à se servir de cette forme de liberté pour diffuser des messages propagandistes ou diffamatoires. Certains dérapages ont marqué l’histoire de Wikipedia. Concernant la biographie de certaines personnes vivantes, les « incidents » ont poussé Wikipedia à modifier les règles. L’annonce erronée de la mort de Ted Kennedy, sénateur américain, victime d’un malaise le 20 janvier dernier, a poussé Jimmy Whales, fondateur de Wikipedia, à réaliser  un sondage concernant la mise en place de rédacteurs expérimentés tous bénévoles qui seraient chargés de valider les articles et modifications d’articles concernant les personnes vivantes. La réaction positive des internautes a certainement encouragé la mise en place officiel de ce « filtre » déjà effectif sur tous les articles allemands et qui sera désormais mis en place sur les biographies de personnes vivantes dans le Wikipedia  anglophone. Les articles français ne sont donc pas encore concernés et des « erreurs » comme celle qui a concerné Philippe Manoeuvre en avril 2008 peuvent donc toujours survenir.

Pour plus de précisions, lire la très intéressante interview de Julien Fayolle, Vice-Président de Wikimedia France (2 min de lecture)

C’EST QUOI LE PROBLEME AVEC WIKIPEDIA ?

Wikipedia est une encyclopédie collaborative rédigée par ses utilisateurs ! Un schéma très éloigné voire opposé à l’idée que l’Humanité s’est toujours faite d’une encyclopédie depuis que ce concept existe. La tâche qui consiste à compiler les connaissances du monde a d’abord incombé à un certain nombre de savants plus ou moins solitaires : Aristote, Pline l’Ancien, Tu Yu, Diderot (avec Voltaire et Rousseau notamment),… La création des encyclopédies a ensuite été transmise à des équipes d’experts organisées et hiérarchisées. C’est ainsi que l’Encyclopaedia Britannica, Universalis et autres Encarta se sont constituées. Wikipedia ce sont des milliers de rédacteurs, experts, passionnés et autres estètes qui s’auto-organisent spontanément. Résultat : un amoncellement de connaissance qui repose sur un système où personne n’est vraiment responsable de ce qu’il écrit. D’où un manque de confiance assez naturel de la part d’utilisateurs qui, historiquement ont toujours fait confiance à des auteurs (experts, savants, chercheurs, universitaires, journalistes…) qui, par définition, ont l’autorité pour parler à la place d’autrui. La question que tout cela soulève est la suivante : des milliers de contributeurs peuvent-ils être plus intelligents qu’un expert ?

LES AVANTAGES DE WIKIPEDIA

Alors qu’une Encyclopédie papier commence à se fossiliser dès sa parution, Wikipedia intègre une espèce d’ADN qui lui permet d’évoluer, de s’améliorer, de se compléter, de se corriger, de se réparer au fil du temps. Ainsi, les millions d’articles que contient le projet encyclopédique numérique surclasse l’inertie des Encyclopaedia Britannica (moins de 70 000 articles dans sa version papier) et Encarta (60 000 articles). En ce 21ème siècle, le moindre dictionnaire met des années à reconnaître intégrer l’existence de concepts et sujets qui naissent par dizaines chaque année (cyber-criminalité, données personnelles, l’open source, l’UGC, La longue traîne,…). Wikipedia les adopte et les explique en quasi-temps réel ! La probabilité de trouver ce qu’on cherche sur Wikipedia est mille fois plus importante que dans une encyclopédie papier.

Alors que les encyclopédies classiques filtrent les sujets, alors que que seuls certains thèmes y ont droit de cité, Wikipédia est ouverte à l’infinité de sujets que la connaissance humaine accumule depuis des siècles. La moindre connaissance si infime ou si insignifiante soit-elle peut avoir sa place dans Wikipedia et intéresser une niche d’internautes, certes très peu nombreux (quoique) mais qui n’auraient jamais assouvi leur curiosité sans cette précieuse ouverture d’esprit.

Les erreurs… Parlons-en puisque c’est le sujet de départ. Comme toute encyclopédie, Wikipedia comporte des erreurs. Une étude qui a fait grand bruit en 2005 et publiée dans le magazine Nature a révélé que sur un panel de 42 articles scientifiques, on trouvait 4 erreurs sur Wikipedia et… 3 dans l’Ecyclopaedia Britannica ! Et devinez quoi : peu après la parution de cet article, les erreurs de Wikipedia ont été corrigés ! Celles de l’encyclopédie papier ont dû attendre l’édition suivante. Cet exemple illustre parfaitement le fond de Wikipedia : le projet s’améliore en grandissant. Quant au vandalisme, à la propagande et à la désinformation qui siègent tous trois au sein du côté obscur de Wikipedia (et du web en général), ils n’ont pas un impact aussi effrayant que certains veulent le faire croire. Une étude IBM Watson Research a révélé qu’un acte de vandalisme touchant un article met moins de 5 minutes à être éliminé.

LES PRECAUTIONS A PRENDRE

Wikipedia est une formidable source d’informations et de connaissances mais les principes qui la régissent (sagesse des foules, anonymat, liberté,…) doivent pousser à la prudence. Je le répète assez souvent dans les lignes de ce blog : Wikipedia doit être une source d’info voire la 1ère source d’information mais doit impérativement être recoupée par d’autres sources. Être vigilant sur l’origine des articles de Wikipedia est également essentiel. C’est exactement pareil quand on consulte un blog (ASLN compris) : ses contenus sont élaborés par quelqu’un de passionné et enthousiaste qui connaît peut-être pas mal de trucs sur un sujet mais des erreurs sont probables et seule la lecture d’autres blogs, d’autres avis et articles pourra conduire l’internaute vers une forme d’exactitude. Que ce soit dans Wikipedia, dans Google ou dans la seule blogosphère, « (…) il n’existe qu’un niveau de qualité statistique, ce qui revient à dire que certaines choses seront excellentes, d’autres médiocres et d’autres encore absolument nulles ». (Chris Anderson, « La longue traîne »)

Google annonce Chrome OS, son système d’exploitation maison… BOUM !!

La rumeur courait depuis plusieurs jours sur le Net. Google a mis tout le monde d’accord hier en annonçant la sortie prochaine (2d semestre 2010) de son système d’Exploitation Chrome OS. La solution de Google reprend le nom du navigateur Chrome lancé il y a 9 mois avec un succès assez mitigé. Le marché des navigateurs étant largement dominé par Internet Explorer (Microsoft) et la solution qui monte : Firefox. Ce dernier atteignant désormais les 30% de parts de marché, IE tentant de rester au-dessus des 60% !! Des navigateurs plus « confidentiels » comme Safari, logiciel d’Apple compatible Windows, et Opera, très populaire dans les pays scandinaves sont devant Chrome (Chrome a parfois dépassé Safari) qui atteint difficilement 3% de pdm.

Mais revenons à Chrome l’OS. Alors que Microsoft a récemment attaqué Google en lançant un performant moteur de recherche sous le nom de Bing, le géant de Moutain View réplique en annonçant un sérieux concurrent de Windows. L’objectif affiché de Google est d’intégrer avec son OS le coeur des Netbook, ces fameux portables miniatures très bon marché qui se vendent encore comme des petits pains alors que le secteur informatique « classique » souffre profondément de la crise économique. Souvenez-vous, au lancement des ces Netbook, on y retrouvait souvent une version de Linux, ce système d’exploitation libre et gratuit qui contribuait d’ailleurs largement au tarif low cost des petits engins. Mais Microsoft a réussi à soudoyer convaincre les fabricants d’y intégrer Windows XP sans que cela ne fasse exploser les tarifs… Et puis Linux souffre d’une image assez geek (jeune technophile ayant un sérieux penchant pour la bidouille informatique) assez repoussante pour le commun des mortels : interface anti-sexy, ergonomie pas évidente,…

OU VEUT EN VENIR GOOGLE ?

Comme beaucoup d’experts, Google anticipe la disparition du PC local d’antan, celui qui héberge encore ses applications et données (mail, traitement de texte, montage, photos, musique, données personnelles et professionnelles,…) sur ses disques durs. Google mise sur ce qu’on appelle le « cloud computing », l’informatique dans les nuages ! Ce système permet d’avoir toutes ses données et logiciels en ligne, hébergés sur des serveurs distants. C’est déjà le cas avec Gmail, Google calendar, Google Dock,… et quelques concurrents comme Zoho. A terme donc, le PC ne se résumera souvent qu’à un Système d’exploitation léger à qui on ne demandera de ne faire fonctionner qu’un navigateur internet qui donnera accès à toutes les données dont on a besoin. Les Netbook, ces machines légères, mobiles et peu puissantes collent parfaitement à cette vision du futur ! Pas besoin d’une bête de course pour accéder au Net. Si Chrome OS est assez sexy, assez simple, assez rapide et assez sécurisé pour séduire le public, Google sera alors en passe de booster à nouveau le coeur de son métier : la recherche sur le Net. Chrome OS sera gratuit et contribuera à la baisse des prix de Netbook déjà très abordables. Qui dit baisse des prix dit hausse des ventes qui entraînera une hausse du nombre de « surfeurs ». Bref du pain béni pour Google qui réalise 99% de son business à travers la vente de liens publicitaires que les internautes croisent et cliquent au fil de leurs navigations.

OBSTACLES ET RISQUES

Pouvoir accéder en permanence à ses données en ligne suggère implicitement d’être en connexion permanente avec le Web. De nos jour, cela est quasimment impossible même si le cumul du Wifi et de la 3G (technologies payantes) permet de se connecter de presque n’importe où… Mais il y aura toujours un endroit, un quartier, une zone géographique où la connexion restera impossible ou très mauvaise. A terme cependant, toutes les solutions logicielles permettant de travailler en ligne sauront aussi travailler off-line (sans connexion) et assureront une synchronisation automatique dès qu’un réseau sera disponible. L’absence de connexion permanente reste tout de même un obstacle au total cloud computing. Quid de la confiance qu’on accorde au service (Google Docs, Zoho, MobileMe,…) qui héberge nos données. Héberger nos précieuses données personnelles et/ou professionnelles chez un tiers, c’est confier sa vie désormais numérique à des « inconnus » qui ne sont pas à l’abri de bug, intrusion, piratage ou malhonnêteté internes… Google, si puissant soit-il a déjà connu quelques frayeurs loin d’être anecdotiques ! Enfin, utiliser Google Docs, Gmail, faire ses recherches avec Google, naviguer avec Chrome sur Chrome OS, cela revient à confier sa vie à un unique acteur qui connaît potentiellement tout de vous… et qui ne se gênera pas pour monétiser tout ça ! Sans sortit les grands mots (Big Brother, 1984,…) il est utile parfois de se demander dans quelle Société on désire vivre.

ET MICROSOFT DANS TOUT CA ?

Chrome OS est clairement une bombe anti-Microsoft. Le géant du logiciel et Google seront de plus en plus concurrents. Il y a quelques jours, Microsoft lançait avec un certain succès son nouveau moteur de recherche BING. Un concurrent direct de Google qui doit relancer le business des liens publicitaires chez Microsoft qui rame un peu de ce côté-là… Le géant de Redmond sait pourtant que c’est là que réside une bonne part de ses relais de croissance. C’est d’ailleurs dans ce sens que le rachat avorté de Yahoo! aurait été tout à fait justifié. D’autre part, si Windows (Windows 7 arrive en Octobre) et Internet Explorer (IE) ont encore de beaux jours devant eux, Microsoft sait que Google mise gros sur une technologie de rupture (le cloud computing) qui vatrès probablement s’imposer à terme. Microsoft est « condamnée » à suivre la voie de Google. Ce dernier, déplace l’affrontement qui l’oppose à Microsoft sur le terrain qu’il maîtrise le mieux : internet. Un joli mouvement offensif qui suscitera on l’espère une belle réaction de Microsoft. A suivre…

Si vous voulez comparer les résultats d’une recherche sur Google et Bing sur une même page c’est par ici

D’autres infos intéressantes sur ZDNet (4 min de lecture) et sur Techcrunch (1 min de lecture)

Cdiscount condamnée

C’est énervant quand on reçoit perpétuellement dans sa boîte mail les messages publicitaire d’un cyber-commerçant qui utilise sans relâche vos coordonnées personnelles… En France, les auteurs de tels mailings doivent obligatoirement intégrer au message une option (souvent minuscule et bien cachée en bas de page) qui permet de se désabonner. L’expéditeur n’a alors plus le droit d’utiliser vos coordonnées. Sauf que chez Cdiscount, cette « option » est restée sans effet pendant des mois malgré les plaintes des clients… résultat : 30 000 € d’amende pour la filiale du Groupe Casino. Cdiscount n’embètera plus personne… jusqu’à la prochaine fois…

D’autres infos à la source (1 min de lecture)

J’ai eu récemment ce genre de problème avec Come4News, une plate-forme qui permet de publier des articles. Alors que leurs services me laissaient tranquille, du jour au lendemain, j’ai reçu un mail par jour de leur part m’informant des derniers articles parus. J’ai coché la case en bas de mail qui était censée me désabonner de leur « News letter ». Pas moyen ! Après 6 ou 7 essais infructueux, j’ai cherché et trouvé les coordonnées de la société qui gère le service et l’ai spammée à mon tour jusqu’à ce qu’une « bonne âme » me promette de faire le nécessaire. Depuis, plus rien… en tout cas venant de Come4News parce que sinon, pour le viagra, les casinos en ligne et les loteries, je reste « bien servi »… comme tout le monde.

Le Mac : nouvelle victime des pirates ?

Le succès grandissant de la famille des Mac (iMac, MacBook, MacBook Pro, MacBook Air, Mac Pro) à travers le monde attire logiquement l’attention des pirates. Ainsi, la société de sécurité informatique Symantec (Norton) vient de repérer un botnet 100% Mac. Un Botnet est un ensemble d’ordinateurs infectés par un virus et contrôlés à l’insu de ses utilisateurs par des pirates informatiques; ce réseau piraté permet à des hackers mal intentionnés de lancer des opérations de grande envergure (envoie de spam, récupération de données personnelles, attaque de serveurs,…) sans être repérés. Cette technique est très répandue dans l’univers Windows : les PC infectés (dits zombies) sont des millions dans le monde.

Très souvent, on infecte son ordinateur (PC ou Mac) en téléchargeant une application un peu n’importe où… genre sur les réseaux pirates ! Et pour revenir au botnet de Mac repéré par Symantec (déjà surnommé iBotnet) c’est à travers le téléchargement illégal de iWork 09 que les machines ont été infectées.

Bon, selon LePoint.fr, le réseau en question ne serait formé que de quelques milliers de Mac mais il faut cependant retenir 2 choses :

- Les mac ne sont pas à l’abri des virus même si les risques sont infiniment moins élevés que sous Windows. Les « Mac Users » ne doivent pas ignorer l’existence d’anti-virus qui leur sont dédiés : Intego,…

- S’il y a une excellente raison de se méfier du téléchargement illégal c’est bien celle-là : Les versions gratuites pirates des logiciels stars de l’informatique (Office, Photoshop,…) sont des cachettes très appréciées des pirates du Net.

Attention, le Mac Addict parle : Pas de panique, le botnet repéré par Symantec existe certainement mais il faut toujours prendre les dépêches alarmistes des vendeurs d’anti-virus (ce qu’est Symantec) avec des pincettes. Dans leurs discours, le commerce n’est jamais loin… Pour être infesté, là il faut télécharger une version pirate d’iWork, le meilleur anti-virus reste donc… l’esprit critique.

Je navigue sur Mac depuis 10 ans sans anti-virus. Si j’étais sous Windows, jamais je n’aurais tenté pareille aventure. On a l’habitude de dire que si les pirates s’attaquent plus à Windows, c’est parce qu’ils veulent toucher le plus grand nombre… Mais la bonne résistance du Mac face aux virus ne tient pas qu’à sa « faible » part de marché (10% tout de même aux Etats-Unis !); elle est aussi due à une architecture plus difficile à déjouer.

 

Plus d’infos à la Source (2 min de lecture) 

.tel fait sa pub

A la fin du mois de mars, un nouveau nom de  domaine est apparu, le .tel. Il vient s’ajouter aux nombreux autres noms de domaine que l’on connaît déjà : .fr, .com, .net, .org, .biz, .eu, etc qui permettent de qualifier ou catégoriser chaque site internet disponible sur la Toile. Le .fr permet de savoir que tel site a une relation avec la France ou la langue française; bref, que le site est en français. Le .org que le site est un organisme à but non lucratif, etc. A chaque extension est attribué un domaine particulier : eu = europe, biz = business, .gouv = gouvernement,… Le .eu, apparu il y a peu, permet d’identifier les sites qui sont rattachés à l’Europe. Bref, le .tel a fait son apparition il y a quelques jours. Cest un domaine restreint puisqu’il ne peut concerner qu’une page d’informations personnelles : téléphones professionnel, perso, adresse mail, etc. L’idée est de simplifier l’échange de « carte de visite » que le contexte soit professionnel ou personnel.

N’étant pas un technicien, ma 1ère question est : quid des Jean Dupont qui se comptent par milliers en France ? Sachant qu’il ne peut y avoir qu’un « Jeandupont.tel » et qu’un « jean.dupont.tel ». La réponse est : 1er arrivé, 1er servi !! Mauvais point. Une situation que j’ai déjà personnellement vécue : j’ai voulu créer une adresse mail pour ma fille de 2 ans en me disant que là aussi, le 1er arrivé est le 1er servi. Mauvaise surprise : chez mon fournisseur d’accès, toutes les combinaisons étaient déjà réservées ! Avec un point, un tiret, tout attaché, pas moyen de créer une adresse mail à ma dernière. Alors je peux essayer de créer une adresse chez Google, Yahoo! ou d’autres mais certains services se méfient des adresses mail gratuites qui peuvent être créées par milliers par des pirates en tout genre. Les adresses rattachées à un fournisseur d’accès (payant donc) sont en général un peu plus dignes de confiance.

D’autres observateurs plus techniques se sont empressés de faire remarquer que les données d’un .tel sont loin d’être à l’abri des pirates toujours à la recherche de données personnelles : codes d’accès trop simples, sécurisation des serveurs très insuffisant,…

Malgré ces points négatifs, je vous propose de découvrir le spot publicitaire proposé par .tel qui évidemment n’aborde pas les aspects cité ci-dessus. Non, la vision est là bien plus… romantique; mais ne manque pas d’humour.

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