Le rachat de Marvel par Disney inspire les internautes

Après avoir racheté Pixax (2006) dont elle distribuait déjà les films (Toy Story, Némo, Cars,…) la société Disney s’est offert Marvel, éditeur de BD et détenteur des droits de personnages comme Spider-man, Iron-man, Les 4 fantastiques, X-men,… Je ne détaillerai pas ici les raisons de cet achat. Je rédige ce billet pour attirer votre attention sur les effets inattendus de cette opération : l’expression presque instantanée de la créativité toujours étonnante des internautes. En voici quelques exemples mais vous en trouverez bien plus sur le blog Superpunch :

Wikipedia dans la poche… pas besoin d’internet !!

Décidémment, je parle souvent de Wikipedia en ce moment (ici et ). C’est la rentrée et avoir une encyclopédie dans la poche en permanence même si on n’a pas de connexion à internet, c’est plutôt intéressant non ? C’est ce que permet le logiciel Okawix. Cette solution gratuite compatible Windows, Mac OS et Linux permet de télécharger la totalité de Wikipedia dans son PC – portable ou pas d’ailleurs.

Une aubaine dans ce monde où la connexion permanente n’est encore qu’un doux rêve. Certes, les machines portables (laptop, Netbook, Smartphone) sont équipés des puces qui les autorisent à se connecter en quasi-permanence mais les zones blanches sont encore très nombreuses. Il y a toujours un endroit, derrière un grand bâtiment, en sous-sol, à la campagne, en montagne ou tout simplement en déplacement (train, voiture, avion,…) où la connexion au Net est aléatoire voire impossible.

Là, plus de problème de connexion, tout est vraiment dans la poche. Wikipedia en français ne représente qu’1Go de données !! Autant dire que n’importe clé USB est susceptible de contenir l’encyclopédie.

Source

Google ne peut plus cacher qu’il est vulnérable

Hier soir, le service de webmail de Google, connu  dans le monde entier sous le nom de Gmail a connu une énième panne. Presque 2 heures d’indisponibilité pour les quelques 80 millions de personnes qui utilisent quotidiennement ce service. Et je ne parle pas des entreprises qui elles paient cette solution !

Google s’est publiquement excusé mais il est temps que 2009 se termine pour eux car l’année a été parsemée de problèmes et pannes en tout genre. Une vraie série noire qui révèle une certaine vulnérabilité du géant de Mountain View et qui commence à soulever un certain nombre de questions quant à l’avenir des SaaS (Software as a Service). Comme je l’expliquais il y a quelques temps, Google mise beaucoup sur le “tout en ligne” : un jour viendra où nous n’aurons plus du tout besoin de PC puissant car tous nos logiciels (traitement de texte, présentation, tableur, mail, calendrier, contacts, gestion de photo, de musique, jeux, …) et toutes nos données (documents, photos, musique,…) seront en ligne. Les logiciels ne seront plus vendus en tant que biens numériques mais en tant que Services (gratuit dans leur version de base et payant dans des versions plus élaborées ou sécurisées) hébergés sur les serveurs du fournisseur (Google, Microsoft, Zoho, Apple, IBM,…).

Ca c’est la vision de Google et des tous les autres géants de l’informatique. Le soucis c’est que lorsque le fournisseur a un problème, tous les utilisateurs sont pénalisés. Google l’a prouvé plusieurs fois ces derniers mois. En début d’année déjà, Gmail avait été victime d’une panne d’1 heure, quelques jours avant, c’est le moteur de recherche Google qui faisait des siennes en faisant penser que tous les sites affichés dans les résultats d’une recherche étaient infectés de virus; en mars, des milliers d’utilisateurs de GoogleApps ont vu leurs documents divulgués !

Voilà donc le talon d’Achille des applications en ligne : leur fiabilité. Tant technique (voir plus haut) que morale; car utiliser un service en ligne revient à confier sa vie numérique constituées de documents plus ou moins sensibles, à une tierce personne qui doit en assurer la sécurité. Confier ses photos, ses dossiers professionnels ou personnels à une société est un acte assez radical dans le sens où l’on perd totalement le contrôle de ses données. Les avantages sont cependant très intéressants : les données sont accessibles de n’importe où sur la planète, depuis un PC, un smartphone ou un Netbook. Seule suffit une connexion internet (ADSL, 3G, Wifi,…). Le partage de ces données est largement facilité : on peut autoriser n’importe qui dans le monde à lire voire éditer certaines données. Plus besoin d’installer le moindre logiciel sur son PC ou son smartphone. Plus besoin de mettre ses logiciels à jour. Tout cela est assuré par le fournisseur de la solution. L’utilisateur se contente de lancer son navigateur (Internet Explorer, Firefox, Safari, Opéra,…)

Tous les avantages des solutions en ligne sont désormais accessibles aux particuliers et aux entreprises. Les applications en ligne vont très certainement exploser dans les années qui viennent surtout si on imagine des connexions internet bien plus puissantes qu’aujourd’hui (4G, fibre optique, Wimax). Reste que les pannes de Google jettent un sérieux doute sur la fiabilité de telles solutions. Personne n’est à l’abri de panne; étant abonné chez Free, il m’est déjà arrivé de ne plus avoir accès à mes mails pendant plusieurs minutes et je n’étais certainement pas le seul. Ces problèmes arrivent aussi en entreprise; j’ai déjà assisté à plusieurs bugs venant du fournisseur d’accès auquel ma boîte était abonnée. La panique envahit souvent tout le Groupe… Alors c’est sûr quand un fournisseur comme Google immobilise plusieurs dizaines de millions d’utilisateurs, l’effet est vertigineux.

Wikipedia va préciser la fiabilité de ses articles

Wikipedia fait un pas vers les plus sceptiques, et il y en a, qui se méfient encore trop de ses contenus. Pour rappel, ces derniers sont créés par les utilisateurs eux-même qui peuvent écrire, compléter ou corriger un article. La qualité variable des articles fait souvent dire abusivement aux détracteurs du projet encyclopédique qu’il n’est qu’un formidable terreau pour la propagande, le désinformation, l’approximation, la confusion, la partialité… J’ai tenté d’expliquer simplement dans ce billet que malgré ses défauts, Wikipedia reste une formidable source d’information qui s’impose certainement comme la première étape de toute recherche encyclopédique.

Les plus grands défenseurs du projet (dont je fais partie) reconnaissent toutefois que tout ce qui peut améliorer l’information quant au niveau de qualité de tel ou tel article est bienvenu. Wikipedia s’est déjà de ce point de vue profondément améliorée : plusieurs niveaux de contrôle a posteriori existent : surveillance des corrections par des volontaires et des spécialistes,  pages dédiées aux modifications, alertes en tout genre lors de la navigation, liste des sources,…

Mais la Fondation Wikimedia va désormais ajouter une couche de contrôle : Dès cet automne, la fiabilité de chaque article sera matérialisée par un niveau de orange qui prendra place à l’arrière plan du texte. ce système dénommé WikiTrust est basé notamment sur la renommé du rédacteur et l’ancienneté des dernières corrections apportées à l’article : plus le rédacteur aura bonne réputation (système de notation de 0 à 9) plus l’article sera digne de confiance. Plus un article est modifié, plus il est sujet à caution.

Il y a quelques jours, Wikimedia annonçais déjà une grande étape dans l’amélioration de ses contenus.

D’autres infos à la Source (3 min de lecture)

Les chiffres ahurissants des recherches sur le Net

Le cabinet ComScore vient de publier quelques chiffres concernant les recherches sur le Net. 113 milliards. C’est dans le monde, le nombre de requêtes lancées dans un moteur de recherche en juillet 2009. Rien de moins que 41% d’augmentation par rapport aux chiffres de l’années dernière ! Google s’accapare 70% de ces requêtes avec une pdm en augmentation de 58% ! yahoo! second au palmarès des moteurs de recherche ne représente “que” 9 milliards de recherches en juillet. La différence de score entre le leader et son challenger est assez effrayante… Google est-il encore un concurrent ? Le moteur chinois Baidu vient derrière Yahoo! avec 8 milliards de requêtes. C’st Microsoft qui arrive en 4ème position avec un peu plus de 3 milliards de recherches.

Notons pour finir, que l’Europe est la 1ère région mondiale en représentant à elle seule 32% des recherches de la planète. Les Etats-Unis ne représentent “que” 22% des recherches, devancés par l’Asie-Pacifique (31%).

Plus d’infos à la Source

Zidane, star d’une série de vidéos virales

On en parle régulièrement dans ASLN, les marques savent aujourd’hui qu’une vidéo aux allures amateurs, diffusée comme ça sans explication sur une plate forme comme YouTube ou Dailymotion a toutes les chance de faire le buzz en tout cas si c’est bien fait. Jetez un oeil sur la vidéo de Rayban, c’est très réussi. Et là, force est de constater que ça sent la campagne de pub à plein nez ! Dommage car l’idée de se faire rencontrer “par hasard” Zidane et un tout jeune fan vidéaste aurait pu être très réussie. Le côté amateur est bien là. Les “trucages” sont quasi-invisibles et l’émotion est bien présente. Alors qu’est-ce qui fait qu’on n’y croit pas ? Peut-être qu’il y a trop de vidéos (4)  utilisant systématiquement les même ficelles (caméra au poing, rencontre fortuite, exploit de Zidane, phrase subliminale,…). Encore une fois dommage car une seule de ces vidéos (celle du billard ?) aurait certainement suffit, les autres auraient du, à mon humble avis, exploiter d’autres ressorts. Allez, je vous les mets parce qu’elles sont quand même rigolotes ces vidéos.

Quant à la marque se trouvant à l’origine de la “campagne”, si elle reste invisible pour le moment, un petit coup d’oeil vers les sponsors de Zidane devrait s’avérer payant… Comment ça, y porte des lunettes Zizou ?

Le GPS rallonge la vie

Navteq, fournisseur de données cartographiques pour les GPS, a fait réaliser une étude qui révèle que les utilisateurs de GPS gérant le trafic en temps réel peuvent faire gagner 4 jours de voiture chaque année !

D’une manière générale, utiliser un GPS, c’est parcourir de plus courtes distances (optimisation du parcours, disparition des égarements,…) et ainsi consommer moins d’essence. Sur 100km, un conducteur équipé d’un GPS peut réduire sa consommation jusqu’à 12%. De façon induite, l’émissions de Co2, l’usure de millions de pneus (et leur mise au rebut) , etc sont ainsi en nette diminution avec un GPS embarqué ! Les chiffres sont encore plus éloquents lorsque l’appareil de navigation gère le trafic en temps réel.

Plus d’infos dans l’article de flotauto.com(2 min de lecture)

Presse en ligne : la fin de la gratuité ?

Rupert Murdoch, le Boss charismatique de NewsCorp (20th Century Fox, Fox tv, MySpace, The Wall Street Journal, The Times, The Sun,…) change radicalement de stratégie : lui qui défendait la gratuité de la presse en ligne, censée récupérer ses fonds grâce à la publicité, vient d’annoncer que les sites associés à ses journaux anglais (The Times, The Sun,…) seraient payant dès 2010 !!

Les revenus publicitaires en ligne ayant toujours été bien plus faibles que dans la presse papier, la chute des ventes des journaux et magazines en kiosque n’a jamais pû être compensée par la montée en puissance pourtant non négligeable des sites d’information lancés par les grands titres de la presse traditionnelle. Exsangue, la grande presse, qu’elle soit française, britannique ou américaine, hésite pourtant à faire payer l’accès à ses sites. La raison en est simple : l’information générale et spécialisée est accessible gratuitement et librement sur la Toile ! Les sources d’informations gratuites sont illimitées et pour pas un sou !! Abondance, gratuité; comment lutter ? Le fait est que l’accès à plusieurs sources, même de qualité inégale, associées à leurs liens et à leurs commentaires, satisfait des millions d’internautes qui ne voient pas pourquoi ils paieraient ce qui est par ailleurs gratuit.

Les articles de la presse traditionnelle en ligne sont-ils meilleurs que les contenus de sites et blogs gratuits ? Je suis moi-même un grand consommateur d’informations en ligne et voilà mon raisonnement : je me sers d’internet (Google News, presse en ligne gratuite, blogs, sites spécialisés,…) au quotidien. Cela me permet de rester en contact avec l’information chaude, celle, grosso modo, que tous les médias traitent. Je pense que la presse en ligne n’a aucune raison de faire payer ce genre d’information ! La valeur ajoutée des journalistes professionnels est dans ce cas-là pas évidente. Je suis également un grand consommateur de presse traditionnelle (techno, éco, politique, société,…) parce que j’ai le sentiment d’y trouver des enquêtes et dossiers qui, à mon avis, ne sont réalisables qu’avec les moyens que se donne une rédaction professionnelle. Ces contenus à grande valeur ajoutés n’ont aucune raison d’être gratuits sur le Net ! Aux journaux de convaincre les lecteurs de payer pour la qualité ! Un visiteur du monde.fr doit à un moment donné être séduit par le titre, l’accroche et… le prix d’un dossier payant. D’autre part, si les la qualité des articles gratuits du monde.fr est médiocre, il y a peu de chance que le visiteur soit séduit par l’offre payante. Ma remarque n’est pas innocente : arpentant des dizaines de sites chaque jour, je ne peux m’empêcher de pester contre les “faux” articles d’une presse professionnelle en ligne qui se contente de diffuser les dépêches AFP brutes de décoffrage. Pas d’analyse, pas de valeur ajoutée… ce n’est pas cette tendance qui séduira l’internaute.  Alors que la presse dite sérieuse accuse internet de manquer de fond et d’analyse, j’ai parfois l’impression qu’en ce qui les concerne, les agences de presse font l’information…

En France, bien avant Murdoch, Edwy Plenel, ancien du Monde, a fait le pari des contenus payants. Il a lancé MediaPart, un journal 100% web payant. Pour lui, le paiement est la garantie d’une indépendance et d’une qualité rédactionnelles que les sites gratuits et les journaux financés par la publicité et leur maison-mère (de grands groupes industriels) sont incapables d’assurer.

Pour rester sur mon expérience personnelle de la presse, je terminerai en parlant d’un problème de support. Commençons par la presse papier : comment une rédaction peut-elle imaginer séduire les consommateurs en 2009 en leur proposant un support d’un autre âge ? Vous avez mesuré la taille d’un quotidien une fois ouvert ? Vous trouvez ça moderne d’être obligé de plier votre journal en 6 pour pouvoir le lire dans le métro ? Une fois plié et lu, jetez un oeil sur vos mains ! Noires ! comme il y a 100 ans !!! Et pourquoi noires ? parce que tout est noir et blanc dans votre journal ! Quelle industrie oserait se plaindre de ne plus vendre quand elle a sur le marché un produit d’un tel anachronisme ? Quant à la presse en ligne, qu’elle soit générale ou spécialisée, j’ai le sentiment que son modèle payant décollera le jour où il existera un vrai eBook (livre électronique) capable de télécharger et afficher n’importe quel contenu rédactionnel : magazine, quotidien, livre,… Un outil capable de réunir les qualités d’un journal papier (lisibilité, mobilité,…) et celle de la presse en ligne (temps réel, hyperliens, archives,…). La guerre des formats, celle des titres, celle des constructeurs font que cet appareil n’existe pas encore mais c’est inéluctable… La survie et le destin de la presse en dépendent.

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