Nul besoin d’aller jusqu’à Pékin pour observer un internet filtré et censuré. En Tunisie, l’accès à l’information est loin d’être aisé. Les boîtes mails des journalistes et militants semblent touchées par des comportements erratiques (filtrage, surveilance ?) et l’internaute tunisien, pourtant friand de surf, n’accède pas à l’information; surtout quand celle-ci concerne la Tunisie. Libération.fr a notamment été inaccessible pour avoir publié “un portrait acerbe du Président tunisien Ben Ali” en Février 2007. La même mésaventure est arrivée à plusieurs reprises au Monde.fr et au Nouvel Observateur.
YouTube ? Inaccessible. Reporters sans Frontières ? Idem.
Dans les “publinets”, cybercafés à la tunisienne, il est impossible de vider sa corbeille ou d’effacer l’historique de sa navigation… Quant aux auteurs de contenus militants, ils risquent tout simplement la prison.
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